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Michel Goudrand
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Michel
Goudrand
michel.goudrand@free.fr
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Armoiries des
De Boudrand d'Arbois
D'azur à une
bande d'or chargée de trois cœurs de gueule |
Depuis plus de 20 ans,
Michel GOUDRAND, 56 ans, fait partie de ces
généalogistes amateurs, qui marchent sur les traces de
leurs ancêtres au gré des turbulences de l’Histoire de
la Bourgogne et de la Franche-Comté. Il remonte
inlassablement le temps, au rythme de ses découvertes
généalogiques. Son ancêtre le plus lointain, il le
localise à Morteau. Dans les années 1450 avec Ferry
BOUDRAN, notaire et époux d’une certaine Simonette
MITORION.
Comme tout généalogiste, l’objectif de Michel GOUDRAND,
est de transmettre à son tour, le jour venu, à sa
descendance une monographie familiale « La Saga des
BOUDRAN » dont le fil rouge, est l'évolution de son
patronyme à travers les siècles.
Comme il aime à le raconter : « Si mon patronyme
commence aujourd'hui par un G il n'en n'a pas été
toujours ainsi. Dés le XVe siècle jusqu’au XVIIIe le
patronyme de mes aïeux était BOUDRAN, avec un B ».
Et il y tient à ce B. D’ailleurs, il ne relève pas moins
de quinze variantes orthographiques de son patronyme.
Exemple : BOUDERAN, BOULDERAN, BOUTERAN etc…
Sa frénésie généalogique, l’entraîne inexorablement à la
passion de l’Histoire locale de la Bresse Chalonnaise (Serley,
Moisenant, La Chaux, etc.…) et celle du Bailliage d'Aval
(Arbois, Nozeroy, Salins, Poligny, etc…) deux berceaux,
parmi les autres, des BOUDRAN.
Son obstination à tout savoir et tout lire sur
l’histoire de nos contrées, frise l’obsession. Des
événements climatiques aux impositions, en passant
inévitablement par les épidémies, les faits divers, les
guerres …il note tout le bougre !
Incontestablement, sa période favorite d’investigation,
se situe entre la Guerre de Dix ans (1634/1644), et 1674
(date de la signature du traité de Nimègue) qui
entérine, l’annexion du Comté de Bourgogne au Royaume de
France.
Période tragique pour la population franc-comtoise
disséminée, victimes d’épidémies, de disettes et des
ravages de la guerre. Ce sont les mouvements migratoires
des populations sortantes et rentrantes dans le Duché et
le Comté de Bourgogne qui l’intéressent. Et tout
particulièrement dans la zone située du Nord au Sud
entre Dole et Lons-le-Saulnier, et d’Est en Ouest de
Nozeroy (39) à Chalon-Sur-Saône (71).
Comme pour beaucoup d’aventuriers de l’histoire et de la
généalogie, Michel GOUDRAND doit arpenter plusieurs
Archives Départementales, Doubs, Jura, Saône et Loire et
l’Ain, pour reconstituer le puzzle des BOUDRAN. Ses
ancêtres prenaient, semble-t-il, un malin plaisir à
vivre le long des frontières, de Flacey-en-Bresse (71) à
Villers-les-Bois (39). Depuis quelques années, après
avoir observé à la loupe la branche roturière de son
ascendance, il étudie au microscope une autre branche et
vieille famille arboisienne : les De BOUDRAN1. Cette
famille était alliée, entre les XVe et XVIIe siècles
aux: MITORION, VIGOUREUX, VOITURIER, SORDET, CUYNET,
TISON, GILLABOZ, REGNAUD, BAILLAND, MONTRIVEL, BRICON,
VERMOILLET et enfin VERNIER.
Mais, pour Michel GOUDRAND, de nombreuses zones d’ombre
subsistent encore dans l’histoire de cette famille. La
plus importante, est la cause de l’extinction totale de
cette branche qualifiée de « noble ». Cette vieille
famille De BOUDRAN est aussi une longue dynastie
(1457-1640) d’hommes de loi, de magistrats et notaires
résidants à Arbois et coseigneurs de Villers-les-Bois
(39) des années 1584 à 1623.
Curieusement, sur plusieurs siècles d’occupation dans le
secteur d’Arbois, il n’a trouvé qu’un seul acte de
sépulture !... Pour résoudre cette énigme, il reprend
toutes ses recherches à la loupe. Il s’est attelé,
depuis trois ans, aux relevés systématiques des
registres paroissiaux de cette ville (1567-1742). Fin
des travaux prévue dans le courant de l’année 2009.
Mais ce dont Michel GOUDRAND souffre le plus, c’est le
nombre trop restreint de généalogistes Arboisiens….
Alors, avis aux amateurs, l’union fait la force !
L'aune–
du latin ulna,
l'os
ulna – est une unité de
longueur de
quatre
pieds. Ce ratio est
attesté depuis la fin de l'Antiquité
dans le
traité
métrologique
Gromatici veteres
L'aune en
France
L'aune est une mesure de
longueur ancienne instaurée par l’Édit royal de
François Ier qui disait de
« n’utiliser comme unité de longueur que l’Aune du
Roy ou Aune de Paris, ayant pour valeur 3
pieds, 7
pouces, 8
lignes de Pied du Roy » (environ
118,84 cm). Elle se divisa par seize. Plus tard, on
jugea que l’étalon de l’aune de Paris (les marchands
d’étoffes étaient les seuls à respecter encore
l’édit royal) était plutôt de 3 pieds, 7 pouces, 10
lignes et 10 points. Mais en
1668, l’étalon du pied du Roi
avait été modifié d’environ 0,5 %.
La définition de l’aune de
Paris était une tentative de rendre acceptable une
unité de mesure nouvelle partout en
Europe. Étant donné que l’étalon
français traditionnel, le pied du Roy, était
beaucoup plus grand que les mesures équivalentes en
Espagne et en
Italie par exemple, on voulait
alors restaurer le pied
romain.
L’aune de Paris se
voulait de quatre
pieds romains exactement.
Le pied français était environ 10% plus long que le
pied romain. D’où cette étrange définition de l’Édit
royal, souvent citée mais rarement comprise.
Quoi qu’il en soit, en
1793, le système métrique décimal
abolit pour toujours cette « aune de Paris de quatre
pieds romains » !
Mais, cette aune prouve aussi
que, dès la fin du Moyen Âge et sa préférence pour
le
système duodécimal, on chercha à
revenir vers des divisions plus classiques : par
deux, par quatre, par huit, etc. Certes, on n’était
pas encore dans le
système hexadécimal, puisqu’on ne
disposait pas de seize chiffres (un à quinze, plus
le zéro) pour calculer cette aune dans un système
arithmétique
positionnel avancé. C’est
pourquoi, dès le début du
XVIIIe siècle,
on chercha à décimaliser les unités de longueur.
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