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GÉNÉRALITÉS :
Plusieurs informations sembleraient établir
que les DEMOLY proviendraient du
sud-ouest, de la frontière d'Espagne. On
retrouve en effet le patronyme en Rouergue
ou en Albigeois. Nos ancêtres seraient
ensuite partis vers l’Est, dans une certaine
mesure en remontant le cours du Rhône, se
seraient installés dans le Jura, qu’ils
auraient ensuite fui pour se regrouper dans
le duché de Savoie et, pour certains,
regagner, plus tard, la région de
Franche-Comté.
D’après une recherche généalogique familiale
privée : citation… dans la notice
qu’il consacre à la famille de Moly,
H. de Barrau fait une courtoisie allusion à
Hugues de MOLY, bailli royal de la Roque-Valsergues
en 1325, on pourrait ajouter un Bernard
de MOLY qui déjà, en 1347, hommageait
une maison à Maleville et un autre
Bernard de MOLY, Consul de Villefranche
en 1445. Ce nom de de MOLY, MOULY ou
DELMOLY est, en Rouergue assez répandu…
fin de citation.
Il faut se souvenir que la Franche-Comté a
fait partie, durant deux siècles, du
Duché/Royaume de Bourgogne qui, à son
apogée, sous Charles le Téméraire, allait
des Marches du Nord, aux rives de la
Méditerranée. Il était alors coutume de
doter de terres les capitaines
‘’démobilisés’’. (Référence ‘’Les Anciennes
familles de Provence’’ par le Baron du Roure
Paris 1907).
Personnellement, cette hypothèse ne me
semble pas recevable ; deux de MOLY
seulement ont été répertoriés, à ce jour, en
Franche-Comté : Johannes De Moly qui marie
sa fille en août 1684 à Courcuire (70) puis
un Louys MOLY qui naît à Arbois en
1705, fils d’Antoine MOLY, militaire
qui semble être de passage… (Victor Hugo est
Franc-Comtois pour être né à Besançon, fils
du général qui s’y trouvait affecté…).
Par contre deux de MOLY du Rouergue
auraient été transportés en Guadeloupe vers
1789 et y auraient ‘’disparus’’ ; ceux-ci
pourraient être à l’origine des nombreux
DEMOLY de cette île ?
Certaines sources émanant de Franche-Comté
invitent à chercher du côté de Saint-Claude
(39) et en pays de Gex pour s’orienter,
ensuite, vers la Savoie :
Extrait de ‘’la Terre de Saint-Claude de
Dom Benoit - Page 544 – Tome II - :
Au milieu des malheurs prolongés dont la
Franche-Comté fut le théâtre et la victime,
les habitants voyant leurs maisons détruites
et leurs champs périodiquement ravagés, sans
abri, sans ressources, livrés à des transes
continuelles, émigrèrent en grand nombre. Ce
fut pendant l’horrible famille de 1638 que
les Comtois commencèrent à quitter leur
pays.
‘’En cette occasion, dit le seigneur de
Beauchemin, les plus courageux résolurent de
se tirer hors du pays durant cette horrible
saison et passèrent en pays étranger, où eux
et leurs femmes gagnèrent leur vie et celle
de leurs enfans par le travail de leurs
bras.
Les premiers passèrent en Savoye et en
Suisse : d’autres les suivirent, ce fut une
sortie générale, et ne pouvant la Suisse et
la Savoye soustenir tant de gens la plus
grande partie qui cherchoit les terres de
son Toy passa en Italie et s’arrêsta à
Milan, grand nombre néantmoins passèrent
jusques à Rome, patrie commune de tous les
chrétiens ; un curé s’y trouva l’année
suivante avec cinq cens de ses paroissiens,
auquel le pape donna une église pour leur y
administrer les sacrements ; on comptoit
qu’ils « estoient à Rome dix ou douze mille
Bourguignons de tout sexe’’……..
Cette étude ne comporte pas les DEMOLLI,
qui seraient, pour leur part, originaires
d’Italie et que je n’ai pas encore eu
l’opportunité d’étudier, je leur demande de
bien vouloir m’en excuser !
La piste suisse semble, elle-même, à
exclure. André HYENNE, généalogiste averti
écrit : ‘’j’ai personnellement étudié
l’immigration suisse. Sur 3.000 fiches, je
ne me souviens pas d’avoir noté de DEMOLY’’.
Par contre, le fichier des Savoyards de
Paris contient des centaines de DEMOLIS
et quelques rares DEMOLY,
anciennement et actuellement établis en
Savoie : nos plus anciens DEMOLY
‘’repérés en Franche Comté’’ et pour
beaucoup, signaient DEMOLIS, DESMOLIS
ou même DEMOLICE.
L’ouvrage de Félix FENOUILLET ‘’Les noms de
famille en Savoie’’ (1893) indique DEMOLY
DEMOLIS, signification : pierres meulières
et classe ce patronyme en nom tiré de la
nature et de la configuration du sol. Le
patronyme DEMOLY viendrait de :
des Moulins, Desmoulins, Demoulin, Demoly…
DEMOLI, d’après le dictionnaire des
noms de famille LAROUSSE de DAUZAT,
considéré comme un expert des noms de
famille de France serait la forme occitane
de ‘’meule’’ (à affûter) surnom probable
d’artisan.
Sur un autre écrit : DEMOLI : möle –
meule, surnom d’un affûteur… DEMOLIENS,
-lliens, Demollière, -llière,
‘’originaire de Molien (Oise) ou Molliens
(Somme) et d’un des nombreux Molière(s), ces
derniers étant des noms de villages (Aude,
Dordogne, Drôme, Seine et Oise…) ou de
domaines (sens primitif : carrière de
meulière) – DEMOLIN DEMOLY, Sud et
Sud-Ouest).
En langue Astèque, moli veut dire moudre
!!!!!
Le dictionnaire MORELET n’indique pas
l’origine de DEMOLI mais celle de
DESMOLLIS (racine différente) – mollis,
terrain mou, marécageux.
Dans la région du Haut-Jura, souvent, les
patronymes sont ceux des défricheurs
importés par les moines de Saint-Claude dès
le 12° siècle ainsi que ceux venus de la
plaine vaudoise, arrivés par le col de
Saint-Cergues. Clément GOURDON historien
jurassien attire l’attention de ses lecteurs
sur les mouvements dits ‘’pendulaires’’…
‘’Ainsi, écrit-il, des comtois ayant fui
leur pays dans les années 1636/1645, en
raison de l’attaque française, ont très bien
pu ne regagner celui-ci, qu’une dizaine ou
une quinzaine d’années plus tard et être
alors, réputés originaires de leurs pays
d’accueil provisoire, qu’il s’agisse de la
Savoie, mais aussi de la Suisse ou de la
Lorraine. Ceci ne peut être entièrement
écarté’’. Ce sont ceux-là qu’on appelait
alors, les ‘’retrahants’’.
L’ouvrage « Les Comtois dans la Tourmente,
l’accueil de la Savoie 1636-1639 de Pierre
Doudier (Bibliothèque de Besançon) traite de
l’exode vers le Sud de Comtois fuyant les
armées françaises et allemandes : « quand
fut revenu le calme, on vit les «
retrahants » regagner leurs villages
comtois. Pour relever les ruines et
remplacer les manquants, ils font appel aux
Savoyards qu’ils ont connus… ».
En effet, durant cette guerre, dite de dix
ans, la Franche-Comté est ravagée par les
troupes françaises et par les troupes de
Bernard de Saxe-Weimar, ancien lieutenant du
roi Gustave-Adolphe de Suède, au service de
Richelieu. Les Comtois qui ont survécus se
souviendront longtemps des ‘’Swèdes’’ ainsi
que de la peste et du choléra qu’ils ont
importés d’Allemagne dans leur mouvance.
DEMOLY est, à notre époque,
massivement d’origine franc-comtoise.
L’INSEE donne entre 1891 et 1999, 1.273
naissances de DEMOLY en
Franche-Comté, sur 482 dans les autres
régions. Il y a des DEMOLY dans la
Lorraine voisine. On en trouve également
dans les départements d’outre-mer et
princopalement en Guadeloupe.
Le Brésil semble, pour l’étranger, présenter
la plus forte concentration de DEMOLY
; c’est DEMOLY Jean Charles Pompée,
ingénieur, fils d’un père jurassien de
Silloères, qui, parti vers 1830 pour
effectuer des travaux dans le port de Rio
Grande y a fait souche.
Une attestation de franchises en date du 1er
avril 1575 concernant DEMOLIS Jean
l’Aîné et DEMOLIS Jean le Jeune,
témoigne de la présence du patronyme à
Saint-Claude du Jura. Toutefois, ce
DEMOLIS Jean venait d’Arbussigny en
Savoie et soudainement devient DEMOLY
à Saint-Claude du Jura !
Le premier des DEMOLY « dûment repéré
», serait DÉMOLY Jean l’Ayné, (de
MOLY sur l’acte de naissance de sa fille
Charlotte), bourgeois, marchand, à
Saint-Claude du Jura qui serait né vers
1580, époux de MIVILLE Françoise. On trouve
ensuite, né le 10 janvier 1607 à
Saint-Claude, DÉMOLY Christophle. Il
est le fils de DEMOLY Jean et de
BOISSARD Pernette qui se sont mariés à
Septmoncel (Jura) le 10 juillet 1606.
A St-Claude du Jura sont échevins en 1635,
DÉMOLY Jean, en 1637, DÉMOLY Jean
est co-échevin, en 1642, Christophe
DÉMOLY, en 1656, Claude DÉMOLY…
Dans le Doubs, à Besançon, on recense un
DEMOLISSE Claudÿ, ‘’mercator’’
(marchand) et sa fille Maria née le
02.09.1584.
Les DEMOLY, d’après d’autres archives
anciennes, seraient originaires de la
Franche-Comté.
En Haute-Saône, c’est DESMOLIS Aimé
qui, si j’ose dire, ‘’ouvre le bal’’… Il
était Curé de Servance (Haute-Saône) en 1659
et vivait avec son frère…
Aux environs de Gray (70), Joseph DEMOLY
est un marchand, quincaillier, né vers 1755,
marié à Marguerite CABOURNEAU, (CABOURNOT
?), née en 1751 et décédée à 81 ans, le 23
novembre 1832 à Velesmes (70). Joseph est
décédé à Rigny (70), petite ville proche de
Gray (70), le 19 brumaire an VIII, soit le
10 novembre 1793. Son fils DEMOLY Gaspard
Joseph est né le 13.07.1792 à Velesmes
où il meurt le 22 janvier 1869 à l’âge de 77
ans. Il avait épousé Jeanne Baptiste FUIN,
décédée en 1866, et exerçait les métiers de
cultivateur et de charron après avoir été
scieur de long… C'était un ancien soldat de
l'Empire (médaillé de Sainte-Hélène).
Les Archives de Rigny ont été partiellement
détruites. Il est donc difficile de
retrouver de façon certaine les ascendants
de DEMOLY Joseph. On peut supposer
qu'il descend ou est apparenté à : DEMOLY
François (1690-1776) bourgeois de
Lons-le-Saunier du Jura, titulaire de la
Sous-Ferme des Sels pour la région de Vesoul
(70) et les environs vosgiens et plus
certainement à DEMOLY Antoine Joseph,
né le 1er juillet 1727 à Rougemont (25).
Peut-être était-il cousin de DÉMOLY
Antoine né vers 1757 qui demeurait à
Sept-Fontaines en Haute-Saône et qui avait
épousé Jeanne JACQUEY à quelques kilomètres
de Velesmes : Montarlot lès Rioz (70).
Selon un site Internet de généalogie
(Suisse), le nom de DEMOLY était le
plus porté dans les départements suivants :
1891 à 1915, Doubs, Haute-Saône, à Mancenans
Lizerne, Oricourt et Paris,
1916 à 1940, Doubs, Paris, Guadeloupe, à
Maîche, Grand Bourg,
1941 à 1965, Doubs, Haute-Saône, Guadeloupe,
à Maîche, Aubertans,Grand Bourg,
1965 à 1990, Doubs, Haute-Saône, Guadeloupe,
à Besançon, Vesoul, Les Abysses.
En 2003, les DEMOLY en France
seraient classés au 4325ème rang des
patronymes avec :
74 naissances entre 1891 et 1915, 97
naissances entre 1916 et 1940
153 naissances entre 1941 et 1965, 170
naissances entre 1966 et 1990.
Sans
passé, on a pas d’avenir…
Début citation :
Les noms d’origine…
Extrait de ‘’L’Histoire savoyarde par Paul
GUICHONNET’’ Article paru dans le MESSAGER –
L’Essor Savoyard 22 avenue du Général de
Gaulle – 72400 – THONON LES BAINS.
… Les gens d’ailleurs... On ne fait
plus guère attention, de nos jours, à la
provenance des personnes que l’on côtoie et
leur lieu d’origine, dans une société de
plus en plus mobile, n’est pas un critère
d’identification. Il n’en était pas de même
autrefois. Les patronymes ‘’géographiques’’
ont commencé à se former dès le XII° siècle,
après les Croisades, lors du démarrage des
villes qui y attire des habitants.
La population urbaine s’étoffe, en Savoie,
aux XIIIe et XIVe siècles, avec la création
des villes neuves, dont les chartes de
franchises donnent aux bourgeois qui s’y
installent des libertés et des privilèges.
Le nom de leur paroisse ou de leur hameau
devient patronyme. Ce sont tout d’abord les
campagnes du voisinage qui fournissent les
citadins. On relève ainsi, dans les
registres d’Annessy des Branchies (de
Branchy) Chavano de (Chavanod) Cortagier,
Courtangier (de Cortangy, Savigny)……. Fin
de citation.
Selon toute vraisemblance, nos
Démoly-Demoly de Franche-Comté seraient
issus de Savoie et plus précisément, selon
Paul GUICHONNET, du village d’Evires. Ce
patronyme s’écrivait Démolis et devient, en
Franche-Comté Démoly ou Demoly
tel que le montrent, en 1575, les
attestations des franchises, par Jacques de
Savoie, des dits DEMOLIS Jean l’Aîné
et de DEMOLIS Jean le Jeune, que nous
retrouveront quelques temps après, nommés
DEMOLY ; façon d’écrire ce patronyme qui
resurgit ou résiste également à quelques
reprises en Haute-Saône où d’ailleurs
existent des familles Démolis, Démolice ou
Démolisse…
"Le nom
de leur paroisse ou de leur hameau devient
patronyme…"
L'ouvrage de Don Benoît (XIXe siècle) :
Histoire de la terre de St-Claude nous
fournit une piste intéressante et qui me
paraît la plus convaincante :
Citation …"Contestation avec les
Cuisels de Clairvaux, avec l'abbaye de
Nantua et l'abbaye du lac de Joux.
1339. Au midi de Trémontagne s'étend un
vallon que nous avons vu inféoder à Jean de
Châlon et se peupler d'habitants ; c'est le
vallon actuel de Prénovel et des Piards.
Or, pendant qu'il était encore désert, ses
pâturages se trouvaient également convoités
par les colons établis des deux cotés de la
montagne, par ceux du Grandvaux et par ceux
de la seigneurie de Clairvaux et de Châtel
de Joux.
Les colons de Grandvaux pouvaient les
revendiquer, comme appartenant à l'abbaye de
St-Claude, puisqu’ils étaient à l'orient du
mont de l'Echine ; ceux de la seigneurie des
Cuisels prétextaient sans doute un long
usage.
Un accord intervient en 1301 entre Etienne
de Villars, abbé de St Oyend et Humbert de
Cuisel, seigneur de Clairvaux et de Châtel
du Joux. L'abbé de St Oyend fut reconnu
suzerain de tout le territoire ; le seigneur
de Clairvaux et de Châtel de Joux fut
associé à la possession d'une partie,
par-là, se trouvaient sauvegardés le droit
suzerain de l'abbaye et les droits d'usage
possédés par les sujets de la maison de
Cuisel. Une fois que l'abbé de Saint-Claude
et le seigneur de Clairvaux furent d'accord,
il leur fut facile d'établir la paix parmi
les colons qui dépendaient d'eux.
Un 1er traité fut conclu vers 1130 entre
Adon 1er Abbé de St Oyend et Pierre II,
prieur de Nantua et neveu d'Adon.
Un second traité en date de 1158 confirma le
premier.… D'après les témoignages, on fixa
pour limites du territoire des deux
monastères, la roche, le déversoir et
l'embouteilleux de Désertin, le four de
Samania et le dois de Sémaneta…
En retour, Humbert de Thoire leur cède le
village de Molie.
Les témoins sont Humbert de Thoire,
Guillaume de Montdidier, Guillaume de
Châtillon et Turumbert son frère, Hugue de
Balbe et Isard son frère, Illio d'Albent,
Guillaume de Charchilla, Mainier de Chassal,
Humbert de Chassal, Guichard de Viry et
Bernard Curtez. Le pape Adrien IV confirma
cet accord une bulle où il rappelait la
sentence de Humbaud et la déclarait
inviolable. L'acte est ainsi daté :
Hec carta facta est anno ab incarnatione
domini Milesimi CLVIII…
1342. Quel est ce village nommé Molie
que donne Humbert de Thoire au monastère de
Saint-Oyend ? Nous ne le saurions dire avec
certitude. Quant au village de Port sur
lequel l'abbé de Saint-Claude renonce à tout
droit, c'est le village de ce nom, situé
près de Nantua, comprenant aujourd'hui 250
habitants environ, alors beaucoup plus
considérable, pillé et détruit en grande
partie par les sires de Thoire en 1195 et
1230’’. Fin de citation
N.B. : d'après les cartes, le Désertin,
l'Embouteilleux, la Sémine, la Roche d'Orvaz
se situent vers la commune du Bouchoux. Vers
le Desertin, un pré s'appelle pré Moliet ou
Mollet.
Les ‘’colons’’cités en début de ce précédent
texte étaient les moines qui ont toujours
prétendu qu’avant leur arrivée, le Jura
était désert… (dixit Don Benoit !)
Ce patronyme Demoly ne viendrait-il
pas des habitants de ce hameau disparu
appelé MOLIE ? Les habitants de
Molie ?
Ce qui n'empêcherait pas une immigration
précédente à partir d'une autre région.
Rappel : Dans la région du Haut-Jura, les
patronymes sont ceux, souvent, des
défricheurs importés par les moines de
Saint-Claude dès le 12° siècle ainsi que
ceux venus de la plaine vaudoise, arrivés
par le col de St Cergues (voir plus loin,
les DÉMOLY des Rousses du Jura).
… les de Molie… Laissons notre
imagination vagabonder !
Mais c'est l’hypothèse qui me séduit le plus
!!!
Toutefois gardons à l’esprit qu’en 1209,
Guillaume comte de Vienne et de Macon donne
à perpétuité à l’abbaye de Grandvaux, douze
sous estevenants, chaque semaine où l’on
fera bouillir la chaudière de Lons qui
appartenait à sa mère. Acte fait en présence
de C. de Salins, frère du donateur, de
Rodolphe de Munet, Pierre de Molpré
(en latin Molli prato)…(cf ouvrage
sur le Grandvaux de l’abbé Maillet-Guy en
1933 – page 29).
Mais à peine une supposition est échafaudée
que se présente une nouvelle piste !
En effet, aux Archives Départementales de
Besançon, dans le recueil des ‘’Testaments
de l’Officialité de Besançon, tome II
(1265-1500)’’, est cité un testament qui
aurait été établi dans les années
(1402-1498) par un nommé VIENNET dit
DEMOLIT, en faveur de sa fille Belle… Ce
VIENNET était de Luxeuil en Haute-Saône !
Ce document, comme beaucoup de pièces
répertoriées dans ce recueil, semble avoir
disparu, vendu ou donné, par un certain Abbé
GUILLAUME qui aurait, selon ce recueil,
outrepassé ses droits et sa mission
d’archiviste…
J’ai même entendu ce postulat farfelu, issu
d’une imagination débordante, qui soutenait
que nous étions descendants de la famille du
fameux Jacques de MOLAY, que s’attribuent
autant les Jurassiens, affirmant qu’il
serait né vers 1243 dans le village éponyme
de leur département (près de Tavaux), que
les haut-saônois qui pensent qu’il serait né
à Molay, village de l’arrondissement de
Vesoul…..
Seule certitude à ce jour, Jacques de MOLAY,
né dans une famille noble de Franche-Comté,
vingt troisième et dernier Grand Maître de
l’Ordre des Templiers, est mort sur le
bûcher de l’île aux Juifs le 11 mars 1314.
G 470 : DESMOLEY Claude, prêtre à
Choisey (Jura) février 1492 serait un de ces
descendants ?
On a le droit de rêver !!!
Rémy DEMOLY
Abréviations générales et notes concernant
les textes généalogiques qui suivent :
Naissances : °
Environ : ca
Mariages : x
Douteux : ?
Décès : +
Divorce : )(
Remariage : xx
Fils : fs
Fille : fa
Discrète
personne Messire - discret : peut tenir
son voisin à discrétion (riche).
Noble Messire – Titre accordé souvent
à des ecclésiastiques. Messire est un titre
d’honneur, ajouté à un autre titre cela le
renforce. Noble, en principe fait partie de
la noblesse mais ne possède pas forcément un
titre.
Honnête : gagne honnêtement sa vie
(sans aumônes).
Honorable : premier degré de
considération juste au-dessous d’honnête,
s’appliquait plutôt à de jeunes gens. Un peu
plus riches (bétail, dotent leurs filles, de
bonne famille). Accordé à de petits
commerçants ou artisans estimés ou encore à
des paysans à l’aise.
Demoiselle : se dit d’une jeune fille
de famille un peu aisée et notable.
Sieur : (dérivé de Seigneur)
personnages parvenus par leurs mérites ou
par leur fortune au sommet de la hiérarchie
roturière.
Il vaut
mieux une bonne partie tête qu’une mauvaise
particule !
Entendu à la radio de la part de
Jean-Louis BEAUCARNOT le 14 mai 2006.
________________________
Noblesse résultant de fonctions publiques
: (selon l’Encyclopédie QUILLET).
Texte recueilli par DEMOLY Daniel.
Noblesse municipale, noblesse ou noblesse
d’Echevinage quand cette noblesse provenait
de quelque magistrature municipale. Ex :
Capitouls, Echevinage de Reims ou de
Toulouse.
Cette noblesse était encore appelée noblesse
de cloche.
La noblesse par charge ou noblesse d’office
tenait ses origines des charges ou offices
qui, à la cour ou dans la magistrature
anoblissaient leurs titulaires.
La noblesse de robe résultait de l’exercice
des fonctions judiciaires etc.…
Mais qu’elle fût municipale ou d’office, la
noblesse ainsi obtenue n’était pas toujours
parfaite ou entière, c’est-à-dire
transmissible.
D’autre part, elle n’était définitivement
acquise qu’à la seconde génération : il
fallait que le père et le fils dussent
successivement remplir un office noble,
chacun pendant
vingt ans ou qu’il fussent morts dans
l’exercice de leurs fonctions pour que la
noblesse put être transmise aux petits
enfants du premier qui avait été anoblit.
Au XVIIIe siècle, un édit de Louis XV crée
une noblesse nouvelle.
A partir du mois de novembre 1750, la
noblesse parfaite peut être acquise par les
officiers généraux ou de grade inférieur
pourvu que ces derniers fussent chevaliers
de l’Ordre de Saint-Louis et justifient de
certaines conditions déterminées.
En principe, la noblesse venait du père ;
aussi l’appelait-on noblesse de sang,
noblesse paternelle ou noblesse de partage.
Néanmoins dans certaines provinces comme la
Champagne, la Brie, les femmes pouvaient,
elles-aussi, transmettre la noblesse à leurs
enfants.
Cette noblesse, utérine ou coutumière était
considérée comme inférieure à la première.
Pas nécessairement titrés, ces nobles de
charges ou d’office avaient le droit de
porter l’épée, étaient exemptés de taille,
subsides ou impositions. Ils étaient
dispensés du logement des gens de guerre et
des servitudes personnelles, corvées etc.…
Ils pouvaient être admis à certaines charges
militaires ou ecclésiastiques.
Ils avaient le privilège d’être décapités et
non pendus !
Nota Bene :
Les listes suivantes réalisées grâce aux
recherches que j’ai pu effectuer dans les
Mairies du Haut-Doubs, aux Archives
Départementales de Besançon, de Vesoul, et
de Lons le Saunier, aux Archives Militaires
de Vincennes et aux diverses informations
fournies par des DEMOLY contemporains
et de nombreux généalogistes amateurs sont
loin d’être exhaustives. Elles seront
complétées au fur et à mesure des
renseignements que vous voudrez bien
m'adresser. Toute information sera la
bienvenue et permettra peut-être de modifier
et compléter les textes et listes qui
suivent.
L’orthographe d’origine est strictement
respectée en ce qui concerne les citations
d’actes ou de textes anciens.
Lorsque je note … x… enfants il est bien
évident qu’il s’agit de listes qui ont pu
être établies selon des indications, souvent
incomplètes, des registres de l’état civil
sans vouloir ni pouvoir indiquer le nombre
exact d’enfants du couple intéressé.
D’autre part, le ‘’LIVRE NOIR’’ qui suit
cette étude, ne comprendra pas, pour des
raisons de confidentialité et de
délicatesse, de prénoms ou d’indications
trop précises qui permettraient d’identifier
les DEMOLY cités, ce que chacun
comprendra.
Le but que je poursuis est celui d’élaborer,
dans la mesure de mes possibilités, une
illustration historique et actuelle, la plus
complète possible, du patronyme DEMOLY
sans la moindre limitation géographique ni
de période.
Texte de Rémy DEMOLY
___________________________
Citation d’une phrase de M. Roger
CHIPAUX généalogiste réputé, Ancien
Président du Conseil d'Administration du
Centre d'Entraide Généalogique de
Franche-Comté.
‘’La découverte et l’acceptation de la
diversité de ses propres origines, diversité
géographique, sociale, culturelle ou
religieuse met un terme immédiat et
définitif à toute idée de prétendue race
pure et de refus des migrations.
Nous sommes tous cousins. Nous sommes
tous des descendants de migrants.’’
Classement par lettres de l’alphabet :
Les DEMOLY de Haute-Saône, du Doubs, du
Jura, de Paris…
A – DÉMOLY Simon (de Sancy ? )
mariage à Fondremand (70) le 26.11.1726 à
FONTENOIS Anna.
B – DÉMOLY Joseph né en 1755 + - ?
décédé à Rigny (70) en 1799 ( les
DEMOLY de VELESMES-PARIS).
C - DÉMOLY Pierre François, né en
1722 à Bonnal (25) domicilié à Esprels (70)
marié à Moimay (70).
D – DÉMOLY Antoine père de DÉMOLY Nicolas
(serait le frère de Jean Baptiste E).
E – DÉMOLY Jean Baptiste (serait le
frère de Nicolas en D).
F – DESMOLIS Aimé (Amédé) prêtre Curé de
Servance (70) en 1659.
G – DÉMOLY Nicolas qui serait né en 1685
marié à Fontenois la Ville (70) en 1711.
H – DÉMOLY Jean Baptiste de Cendrey (25).
Mendiant et sans domicile…
I : DESMOLY (sabaudi in loco). Epoux de
Pierronne BUET, de Savoyeux (70), décédée le
07.11.1690 à Rougemont (25) – Groupe des
‘’Rougemont’’ (25).
II : DÉMOLY Jean François - Les
‘’Rougemont’’ (25).
J : DÉMOLY Jacques, né le 23.09.1759 à
Fondremand (70) époux de BOURGEOIS Thérèse
et GRILLOT Jeanne.
K : DÉMOLY Claude, marié le 06.10.1708 à
Montferney (25) à GARNIER Claudine.
L : DÉMOLY Jean Claude, né vers 1765, époux
de Claudine PERRIER.
M : DÉMOLY Pierre Alexandre, né en 1847 à
Oricourt (70).
N : DEMOLY (DEMOLIS) Bernard serait né en
1675. Époux d’Anne Antoine BAILLY, née à
Courcuire (70).
O : DÉMOLY Joseph, né en 1775 mar’ié à
CARDINAUX Anne.
P : DÉMOLY Jean Baptiste, né avant 1753 (à
la tour de Scay (25) ? ), époux de Jeanne
Claude GRANDPERRIN.
Q : en réserve.
R : DEMOLY Claude François né vers 1787
époux de Claudine PARENT.
S : DÉMOLY Denise de Beaumotte lès Pin (70).
T : De MOLY Johannès, époux de Claudia
JACQUARD (JACQUOT, JACQUET ?)
U : DEMOLY Jean Claude époux de Anne MUNNIER
(Beaumotte les Montbozon.
V : DEMOLY Jacques époux de Jacquette MERMET
de Gresy, Aubonne, pays de Savoie.
W : DÉMOLY Françoise de Moimay.
X : DÉMOLY Marguerite épouse de PAGE Pierre.
Y : DEMOLY Jean Baptiste, né vers 1703,
époux de Claude Reine RENAUD
Z : DEMOLISSE Anne Claude, épouse de BERREAU
(?) François
Jura. Saint-Claude
AA : DEMOLY (DEMOLIS) Jean l’Aîné ou layné
époux de Jehanne GRANDVAL.
AB : DÉMOLY Jean le Jeune époux de BOISSARD
Pernette, St-Claude (39)
AC : DÉMOLY Jean qui serait né vers 1580,
époux de MIVILLE Françoise.
AD : DÉMOLY Jean de Septmoncel, époux de
Pernette DALOZ.
AE : DÉMOLY Claude époux de DUPONT Adrienne.
AF : DÉMOLY Jean époux de Etiennette JOLY.
AG : DÉMOLY Jean (Le Jeusne) époux TEYLIER
Pernette.
AH : DESMOLY Jacques époux de PLANTIN
Françoise.
AI : DÉMOLY Claude Denis époux de FOURNIER
Chrétienne pourrait être soit le AB.2, AB.3
soit le AC.4 jusqu’à acte de mariage…)
AJ : DÉMOLY Claude époux de JANTET Anne
pourrait être soit le AB.2, AB.3 soit le
AC.4 jusqu’à acte de mariage…).
AK - AL : en réserve.
Jura :
Vaudrey
AM : DEMOLY Barbe épouse CARTIER Nicolas.
AN : DEMOLY Pierrette épouse FRESCHARD
Denis.
AO : DESMOLY Antoine époux de Marie
Madeleine BASSEMONTAGNE:
Jura….
Les Rousselands… (Rousses du Jura).
AQ : DEMOLY
Claude Benoist époux de BONNEFOY Françoise.
AR : DEMOLY Clauda Marie née vers 1645/1655,
épouse de GINDRE Jacques.
AS : DEMOLY Claudÿ époux de Claudine
BENOIST-LIZON.
AT : DEMOLY Pierre époux de JEANGROS Joanna.
AU : DEMOLY Claude époux de CHEVASSUS BOSSET
(BOUSSET ?) Pernette.
AV : DEMOLY Claude dit GOLET époux de
BONNEFOY Françoise
Les
Lons le Saunier-Arinthod
AW : DEMOLY Adrien époux de HOLY ( ?) Jeanne
Françoise.
AX : DEMOLY François, marchand.
AY : DÉMOLY (DÉMOLI) François Désiré époux
de Anne Victoire MOREL.
Les
Ivory et Chilly du Jura.
AZ : DEMOLY Claude époux de Noëlle BRUN.
Les
Poligny.
AAA : DEMOLI Françiscus époux de Richarda
MARCHAND.
AAB : DEMOLI Françisci époux de Johanna de
Baule.
AAC : DEMOLIS (DEMOLISSE) Marie Françoise
épouse LIGIER Jean Baptiste
AAD : DESMOLEY Claude – Elisabeth et
Philiberte DESMOLAY…
AAE en réserve
Paris
AAF : DÉMOLY Jean Pierre époux de Félicité
TAHER.
AAG à AAL en réserve.
Lyon –
Caluire (69)
AAM : DÉMOLY Pierre, époux de Baltazarde
LETRA.
AAN : DÉMOLY Claude Joseph
AAO : DÉMOLY François
La
GUADELOUPE
AAP : DÉMOLY Rémy, époux de Marie Luce
LANDERNEAU (Guadeloupe).
_______________________________
LES
DEMOLY de FRANCHE-COMTÉ (Quelques pages à
titre d'exemple...)
De A à.. Haute-Saône et Doubs
A – DÉMOLY Simon (de Sancy ? ), charpentier,
marié à Fondremand (70) le 26.11.1726 avec
Dame FONTENOIS Anna de Trésilley (70). Tous
deux décédés avant 1768.
Domicilié à Trésilley (70) en 1730. (DESMOLI
sur un acte).
Les enfants de DÉMOLY Simonis et d’Anna
FONTENOIS (FONTENOY ?) :
DÉMOLI Jacobus né le.….10.1730 à Trésilley
(70) qui suit en A 1.
DÉMOLY Adriana né le 15.11.1732 à Trésilley
(70) qui suit en A.2.
DÉMOLY Ariana né le 15.08.1734 à Trésilley
(70) qui suit en A.3.
DÉMOLY Jean Claude né le 20.04.1736 à
Trésilley (70) qui suit en A.4.
DÉMOLY Nicolas né vers 1743 qui suit en A.5.
DÉMOLY Jeanne Claude née 20.09.1746 à
Trésilley (70) qui suit en A.6.
A.1. : DÉMOLI Jacobus, né le …10.1730 à
Trésilley (70). Charpentier demeurant à
Trésilley (70) x le 11.01.1756 à Trésilley
(70) avec MIDEY Magdeleine, originaire de la
paroisse de Rioz (70). Magdeleine est
décédée le 14.01.1773 à Besançon (25).
Jacques est décédé le 13.10.1788 à Montarlot
(70).
d'où
DÉMOLY Antoine qui serait né en 1757 qui
suit en A.1.1
DÉMOLY Jacque, né le 23.09.1759 à Fondremand
(70) qui suit en A.1.2.
DÉMOLY François qui serait né en 1764 qui
suit en A.1.3.
A.2. : DÉMOLY Adriana né le 15.11.1732 à
Trésilley (70).
A.3. : DÉMOLY Ariana né le 15.08.1734 à
Trésilley (70).
A.4. : DÉMOLY Jean Claude né le 20.04.1736 à
Trésilley (70).
Décédé le 20.09.1746, inhumé à Fondremand
(70).
A.5 : DEMOLY Nicolas, salpêtrier*, 25 ans
(1743 ?). Marié le 01.02.1768 à Gilley (52)
avec MEURET Jeanne, âgée d’environ 20 ans et
quatre mois (1747 ?), fille de MEURET
François, salpêtrier et de THIERY Anne.
Témoin-curateur au mariage de son frère
DEMOLY Jacque. Les bans ont été publiés à
Fondremand (70).
d’où :
DEMOLY Jeanne Marguerite, née le 11.02.1776
à Lucet (21), décédée le 22.02.1776 à LUCEY
(21).
salpêtre : nom vulgaire du nitrate de
potassium. Ses propriétés oxydantes le font
employer dans la fabrication des poudres,
explosifs et artifices Les agriculteurs
l’employaient comme engrais.
On fouillait le sol pour extraire le
salpêtre indispensable à la fabrication des
poudres. Dans chaque commune, la chaudière
où les terres étaient ‘’lessivées’’ ne
devait cesser de bouillir à l’exception du
jour de décadi ‘repos républicain’’, et
aucune ‘’terre à salpêtre’’ ne devait être
négligée. La municipalité devait ‘’faire
fabriquer et faire un amas de cendres ou de
salin, et mettre à la disposition du
directeur de l’atelier ces matières
essentielles pour accélérer son travail
révolutionnaire…
A.6. : DÉMOLY Jeanne Claude née le
20.09.1746 à Trésilley (70), marié le
19.10.1784, âgée de 48 ans, avec DEMESMAY
Etienne, messager, âgé de 41 ans (1743 ?)
veuf de GREEN ? Jeanne Claude de Besançon.
A.1 - DÉMOLY Jacques, né le./10.1730 ? à
Trésilley (70). Charpentier puis jardinier à
Besançon. Marié le 11.01.1756 à Trésilley
(70) avec MIDEY Magdeleine, originaire de la
paroisse de Rioz (70). Magdeleine est
décédée le 14.01.1773, entrée à l’hôpital le
03.12.1772 à Besançon (25), témoin et
curateur au mariage de son frère Nicolas le
01.02.1768, ce qui laisse à penser que les
parents étaient décédés. Domiciliés à
Besançon (Saint-Claude) depuis 1782 ?.
Jacques est décédé le 13.10.1788 à Montarlot
(70).
d'où
DÉMOLY Antoine qui serait né en 1757 qui
suit en A.1.1
DÉMOLY Jacque, né le 23.09.1759 à Fondremand
(70) qui suit en A.1.2.
DÉMOLY François qui serait né en 1764 qui
suit en A.1.3.
A.1.1. : DÉMOLY Antoine qui serait né en
1757 (à l’origine de la majorité des DÉMOLY
du Doubs)..
Un peu d’histoire : texte de Rémy DEMOLY.
Sur cette Terre, il y eut bien sûr un
premier homme. Selon les Ecritures, Adam…
Dieu étant fort généreux Adam se vit doté
d’une compagne: Eve, créature de rêve… Mais
il n’avait le droit que de la regarder…
Pourtant, son subconscient l’avertissait
vaguement qu’il avait besoin d’une
descendance pour, plus tard, lorsqu’il
serait bien vieux, ses enfants et
petits-enfants soient en mesure de lui
assurer une retraite bien méritée…
Et puis Eve était tellement appétissante. La
foi et la raison s’opposent… Il se laissât
séduire, Eve fit tout de même le premier pas
en lui offrant le fruit de l’arbre de la
connaissance ; pourtant Dieu, pervers, avait
interdit sa consommation… Ainsi, Adam
préfèrant l’intelligence au destin
d’imbécile heureux, désobéit au Grand
Architecte de l’Univers.
Premier ‘’sans Dieu ni Maître’’, Adam ne
comprenait pas qu’on lui flanque sous les
yeux un avantage tellement alléchant sans
qu’il ait le droit d’y tâter !
Vous connaissez la suite ! Chassé du
paradis, condamné à l’errance, livré aux
misères de l’existence : au travail, à la
douleur, à la souffrance et à la mort, le
couple eut plusieurs enfants …Caïn Abel,
Seth et plusieurs filles. Et puis et puis…
|
 |
Le
27.06.1780, DÉMOLY Jacques, à
Montarlot lès Rioz (70), donne son
consentement et assiste au mariage de son
fils DÉMOLY Antoine, demeurant à
Sept-Fontaines* (70). Les témoins étaient :
JACQUEY Charles père de l’épouse JACQUEY
Jeanne, demeurant au Bois de Sorans (70),
DÉMOLY Jacque, frère de l’époux, GIRARD
Claude, coupeur dans les bois de Marvelise
(Doubs) et HENRY François, recteur d’école
au dit Montarlot.
* Sept-Fontaines commune du canton de Pesmes
(1790), supprimée en 1807 et réunie à
Saint-Gand, canton de Fresne-Saint-Mamès ;
rétablie en 1824 sous le nom de La Vernotte,
canton de Fresne.
DÉMOLY Antoine serait né en 1757. C’était un
‘’nomade’’ : Maître Bûcheron, il
transportait sa famille au gré des coupes de
bois qui lui étaient attribuées… Ici et là,
il se mariait, faisait un enfant… à
Saint-Juan, Saint-Hilaire, à Belvoir, à
Chaux les Passavant, à Blussans, à Fournet
Blancheroche puis à Maîche…
Il est témoin de mariages, de décès et de
naissances de la 2ème année Républicaine à
‘’Belvoie’’ dans les années 1794. Son
domicile est alors défini ainsi : commune de
Belvoir ‘’en montagne’’ municipalité du
Vernoy.
Commis au bois de Chaux les Passavant en
1787, manouvrier en 1804, coupeur de bois
puis Maître Bûcheron, domicilié à la Lizerne
de Maîche (25) en 1812. Il s’est éteint le
19.04.1834, à l'âge de 77 ans, propriétaire
bûcheron, après une dure vie de labeur en sa
demeure des Seignottes de Maîche.
27.06.1780 : mariage à Montarlot lès Rioz
(70) de DÉMOLY Antoine, demeurant à
Sept-Fontaines (70) fils de DÉMOLY Jacques
laboureur et de feue Magdeleine MIDEY, âgé
d’environ 23 ans (1757 ?) avec JACQUEY
Jeanne demeurant au Bois de Sorans (70),
âgée d’environ 24 ans (1756 ?), fille de
JACQUEY Charles coupeur de profession dans
les bois de Sorans et de feue HELET ( ?) en
présence de DÉMOLY Jacque frère de l’époux
illettré, de GIRARD Claude, coupeur dans les
bois de Marvelise (25) illettré et de HENRY
François recteur d’école au dit Montarlot*.
DÉMOLY Jeanne née JACQUEY est décédée le
01.09.1840 à Maîche (25).
* Le Recteur d’école de l’Ancien Régime
n’est pas l’instituteur de iième République
de Jules Ferry. Le Recteur d’école élu par
la communauté généralement pour un an (peut
être réélu) est le bras du curé de la
paroisse. Il est présent lors des sacrements
(il signe pratiquement sur tous les actes
BMS), il chante lors des messes, il sonne
les cloches de l’église et… donne quelques
rudiments de mathématiques, français et
surtout prières aux garçons (principalement)
des familles du village. Courant XVIIIème,
le pourcentage des filles suivant les cours
du Recteur d’école s’élève…
Texte de Christophe FAIVRE généalogiste.
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