Les
Catholiques:
Texte : Rémy DEMOLY
Extraits de
‘’Histoire de l’Abbaye et de la terre de
Saint-Claude par Dom BENOIT’’
Page 124
tome II : Il n’est aucune famille ancienne de nos
montagnes qui n’ait donné à la sainte Église un
grand nombre de ses prêtres selon le cœur de Dieu.
Au VI°
siècle comme au VIII° siècle, toutes les familles de
la Bourgogne, de la Transjurane comme de la
Cisjurane, celles du peuple comme celles de
l’aristocratie comptaient des membres parmi les
moines du Haut Jura. Depuis le XIII° et le XIV°
sciècle, le grand monastère n’est plus ouvert qu’aux
maisons nobles ; jusqu’au XVIII°siècle il ne sera
plus peuplé que des fils de l’aristocratie.
Les DÉMOLY
de Franche Comté semblent être catholiques
convaincus dès leur apparition dans cette région, il
faut dire que c’était la ‘’religion du prince’’ :
Nota bene : Il
n’est pas rare au XIV° siècle, que des enfants, nés
dans des familles modestes, aient pour parrain ou
marraine des personnes de qualité :
seigneurs,notables, prêtres, les parents étant
souvent attachés à leur service.
Entre 1786 et
1536, à Choisey (Jura), DESMOLAY Claude,
prêtre signe, sur parchemin, un donation au profit
des desservants de l’église de Dole (Réf ; série G
–470 AD de Lons le Saunier).
A Saint-Claude
du Jura :
le 29 juin
1610, noble Messire BYAR Jacque, prêtre, vicaire
perpétuel de l’église de St-Claude du Jura est
parrain de DÉMOLY Jacqua,
le 11 septembre
1610, Messire FORNIER, prêtre, est parrain de
DÉMOLY Jeanne Marie,
le 9 mars 1613,
Messire HUGON, prêtre est parrain de DÉMOLY
Claude,
le 25 juillet
1615, Messire CLEMENT Humbert, prêtre de Saint-Lucipin
est parrain de DÉMOLY Humbert,
le 23 mai 1619,
discrète personne messire Noë, vicaire de la Rixouse
pour messire Charnage est parrain de DEMOLY Noë,
le 3 janvier
1621, discrète personne messire LANDROY Jaque,
prêtre et familier est parrain de DEMOLY Jaqua
Denise,
le 4 mars 1650,
Messire JANTET Humbert prêtre, est parrain de
DEMOLY Félix
le 28 juillet
1656, MICHALET Philibert, curé de Grandvaux est
parrain de DEMOLY Marie Clauda, (Claude
Philibert MICHALET, né en 1620 dans la ville de
Saint-Oyant, Curé de Grandvaux dès le 07.02.1654 à
l’année 1699).
le 21 avril
1658, Mre BORREY Simon Antoine, chanoine de Besançon
est parrain de DEMOLY Simon Antoine,
le 31 mars
1687, Messire FAVIER Jacques, prêtre sociétaire de
l'église est parrain de DEMOLY Jacques François
fils de DEMOLY Marie Jeanne épouse DELACROIX,
(20.06.1689, mariage
aux Rousses , de
Maria DEMOLY
et DELACROIX Jean ?).
Par ailleurs :
En 1721,
DÉMOLY Félix est inhumé en l’église de
Saint-Claude du Jura, à coté de l’épître.
En 1727,
DÉMOLY
Claude François est inhumé dans la petite nef
près de la chapelle du Rosaire à Saint-Claude du
Jura.
En 1743,
DÉMOLY Jean Claude est inhumé dans l’église des
frères Cordeliers à Sellières du Jura.
En 1748,
DÉMOLIS Péronne décédée le 20 août 1748 est
ensevelie dans l’église de Bons en Chablais
(Savoie), en payant les droits accoutumés.
Extrait de
la Terre de Saint-Claude par Dom Benoit page 666 –
Tome II – chapitre 2667 : Les pieux fidèles ont
toujours désiré dormir du dernier sommeil dans le
voisinage de l’autel et auprès des reliques…
…A
Saint-Claude, un certain nombre de familles avaient
aussi le droit d’ensevelir leur membres dans
l’église de Saint Romain. Il en était de même dans
toutes nos paroisses ; partout les familles
ambitionnaient comme une faveur singulière le droit
de posséder un tombeau dans l’église.
On ne
pouvait trouver d’usage plus touchant ni plus
salutaire aux vivants comme aux défunts. Les membres
de ces familles se réunissaient sur les dalles qui
recouvraient les cendres de leurs proches : le
souvenir de ceux qui les avaient quittés remplissait
leur esprit et leur cœur : ils offraient le sang de
la divine Victime et les prières de l’Église pour
ceux qui les avaient devancés. Lorsqu’à leur tout
ils descendaient dans la tombe, ils allaient mêler
leurs cendres à celles de ces êtres chéris et
vénérés dont ils avaient partagé le toit et la
table, qui les avaient élevés dans l’amour de Dieu
et enrichis par leurs sueurs : leur suprême
consolation était de savoir que ceux qu’ils allaient
quitter viendraient chaque semaine sur leur tombe
pour y répandre leurs larmes avec leurs prières. Ce
tombeau, creusé dans la maison de Dieu, en face des
autels servait de trait d’union permanent entre les
générations passées et la génération présente,
maintenait le souvenir des défunts dans la mémoire
des vivants, provoquait l’aumône de la prière en
faveur des morts, élevait les vivants aux pensées et
aux espérances éternelles…
______________________
De nombreux
religieux et religieuses catholiques DÉMOLY
et DEMOLIS figurent actuellement dans cette
recherche :
(en
premier ceux ayant de liens familiaux certains ou
quasi certains).
DÉMOLIS
Louis, né le 19.12.1728 à Sellières (39).
Curé de Danjoutin (90) de 1764 à 1789. Prêtre
réfractaire ‘’Le Curé DEMOLIS refuse de
publier le mandement de l’Evêque du Haut Rhin et il
intimide le Curé élu en avril 1792. (source : Les
paroisses du Territoire de Belfort par FIETER et
Michel COLNEY). Il bénit l’église de Chevremont (90)
le 17.12.1786. Il figure sur la ''liste des
Ecclésiastiques dont les noms sont inscrits sur les
listes d'émigrés et prêtres déportés du Département
du Haut Rhin'' 1800-1810 avec mention :
déporté.
Extrait de :
Cause de Béatification – les Martyrs Francs-Comtois
– 1909.
Citation :
C’était le 18 mars 1793 qu’avait été forgée la loi
de mort contre les prêtres déportés rentrés en
France. A ce propos je tiens à insister davantage
sur la différence qui existe entre la déportation,
transport arbitraire hors des frontières, destinée à
empêcher les prêtres fidèles à exercer le Saint
Ministère, et l’émigration, fuite volontaire hors du
lieu de persécution. Parfois les deux choses se
confondent, le ‘’déporté’’ ayant été inscrit
sur la liste des ‘’émigrés’’ n’est autre qu’un
‘’déporté’’ qui a cru prudent d’éviter les
formalités légales. Pour le ‘’déporté’’ la Foi seule
est en jeu ; pour l’ ‘’émigré’’ la politique peut
entrer aussi en cause. On conçoit l’importance de
cette distinction. Fin de citation.
DÉMOLIS
Louis est décédé le 20.01.1802 à Danjoutin (90).
Source Société
Belfortaine d'Emulation : il faut savoir que dans
notre région, les prêtres réfractaires se
"déportaient volontairement" en Suisse voisine.
DÉMOLIS Louis s'est réfugié, en 1792, dans le
canton de Fribourg (Suisse). En 1797, il prend à
Belfort, un passeport pour se déporter à Bâle. La
même année, il obtient un permis de séjour et se
rend à Soleure (Suisse).
Bibliographie :
Le moulin de Danjoutin de Ernest FRANCK 1937 n° 51
pp 2136).
DÉMOLIS
Louis a été, auparavant, Curé de Montbéliard
(25).
Pourrait être :
AU.3 : DEMOLY Ludovicus baptême le 19.12.1728
à Sellières (39),
Fils de
DEMOLYJoannis Baptista et de VYENOT Fransesca.
Dans l’ouvrage
‘’Le Catholicisme et le Protestantisme’’ dans le
Pays de Montbéliard de l’Abbé TOURNIER, Curé
d’Athesans (Besançon imprimerie JACQUIN) 1894 on
peut lire :
Chapitre VII :
… tracasseries suscitées aux Curés de Montbéliard,
MAGNIN, RUILLARD, JOBIN, MAîTREHUGUE, DÉMOLY…
Page 167 :
DÉMOLY Louis, Curé de Montbéliard de 1758 à 1764
eut un léger démêlé avec l’autorité de la ville.
Un négociant de
Champagne ayant fait de mauvaises affaires s’enfuit
à Montbéliard dans un des logements du collège. Sa
retraite ayant été découverte par un de ses
créanciers, il fut l’objet de poursuites
judiciaires. La saisie de ses meubles fut ordonnée.
L’inventaire en ayant été commencé à 8 heures du
soir n’était pas terminé à minuit. Le Curé dont
toute la paroisse était troublée par cet exploit
s’en prit aux agents du prince et leur soutint
qu’ils n’avaient pas le droit d’exercer un acte de
ce genre dans un bâtiment où les ordres du roi de
France devaient être en vigueur. Les conseillers
fâchés de cette attitude écrivirent à l’Archevêque.
Le Prélat essaya de tout calmer en justifiant son
subordonné ‘’s’il y eut quelque vivacité de la part
du sieur Curé, ça n’a été que l’effet de la crainte
qu’il a eut d’être accusé de négliger les droits de
la place ou de manque de fermeté. Sa délicatesse sur
ce point ne doit pas diminuer vos bontés à son
égard. La lettre du Prélat rétablit la paix pour le
moment’’…
DÉMOLY Louis
en 1764 est devenu Curé de Danjoutin et doyen
des Granges..
GRANGES :
(Décanat de), tire son nom d’une ancienne seigneurie
de la Franche-Comté, aujourd’hui Granges le Bourg,
département de la Haute-Saône. De
Grangüs, 1105 (Als. Diplo. I, 186). – Le
décanat rural de Granges dépendant du diocèse de
Besançon et comprenait les communes du Haut-Rhin
dont les noms suivent, savoir : Auxelles-Bas,
Banvillars, Bavillers, Belfort, Bermont, Bourogne,
Danjoutin, Essert, Évette, Giromagny, le Puix,
Rougegoutte, Valdoye et Vézelois (Almanach d’Alsace
de 1783).
DÉMOLY Roger,
(Rogerius, Anatolius, Josephus), Abbé, ordonné
prêtre en 1936 (voir chapître A - A.1.1.5.5.5.9.
Né le
27.12.1911 à Sancey le Long (25). Décédé à
Villersexel (70) en 1987.
Séminaire de
Maîche (25) puis à Besançon (25) le 04.10.1931.
Ordonné Prêtre
le 19.07.1936 à Besançon (25).
Situation
militaire : sous-officier de réserve.
Vicaire à
Besançon Saint-Maurice en 1936.
Vicaire de
Bonnevent (70) en 1941.
Curé en 1944.
Vice Doyen de
Gray (70) en 1953.
DESMOLIS
Amédée (Aimé ou Aymé) prêtre catholique, Curé de
Servance (70) en 1655. Décédé le 24.04.1681 (sans
indication de l’âge) inhumé au pied du grand hôtel
de l’église de Servance. Recensé en 1657 au
dénombrement en tant qu’habitant de Servance, le
grand Cemetière (sic), avec son frère (sans
indication du prénom de ce dernier).
Nota Bene -
Amédée est le nom de plusieurs princes de Savoie
dont le plus célèbre est Amédée IVVV qui devint pape
sous le nom de Félix V et renonça à la tiare en 1449
pour mettre fin au schisme d’Occident. Amédée VI en
1371.
Aux A.D.
d’Annecy (74) dans une liste relevé de
religieux figure un DEMOLIS Amédée qui
pourrait bien être le même malgré quelques non
concordances de dates DEMOLIS Amédée né
à Menthonnex en Bornes, le 23 janv 1628 – le 11 oct
1651, dim. pour ordres majeurs à Poitiers – Prêtre
le 8 mars 1653 – le 26 mars 1678, curé de Pontchy
(74) – 30 janvier 1680, curé dans le diocèse de
Besançon.
A Servance
–70), le prêtre DESMOLIS Amédée (Aimé)
a été parrain plusieurs fois :
12.06.1657 :
RP de DAVAL Pierrette, fille de Nicolas et de
LAMBOLEY Claudine, marraine MARTIN Pierrette,
le 09.07.1655 :
B de JEANMOUGIN Andrée fils de Nicolas et de BALLAY
Deylon, marraine JEANMOUGIN Sébastienne,
le 13.06.1657 :
RP de LALLOZ Françoise (des Evaudois) fille de
Jean François et de BONMARCHAND Sébastienne,
marraine BALLAY Deylon,
du 11 au
15.02.1658 : B de GENET Amédée (des Evaudois), fils
de Claude et de FAIVRE Genette, marraine JEANMOUGIN
Sébastienne,
le 16.05.1660 :
RP de TISSERAND d’ANCIER Melchiro, Seigneur d…. et
de LAMBOLEY Marie, marraine VUILLEMIN Sébastienne,
Le …….. : RP de
LAMBOLEY Jean Baptiste fils de Claude et de
GRIFFON Claudine, marraine LAMBOLEY Déicole,
Le 30.12.1670,
B de FAIVRE Amédée , (de Recelaxer), fille de
Dominique et de PETIT Nicole, marraine LAMBOLEY
Le 05.12.1668,
Amédé DEMOLIS est co-signataire d’un contrat
de mariage à Lure chez Maître SIBLOT Philibert (AD
70 : 2E 21 581.
24.04.1681 :
décès du prêtre DEMOLIS Amédé (Aimé) (sans
indication de son âge sur l’acte de décès). Inhumé
dans l’église de Servance.
Photocopie de l’acte de décès à Servance de
DEMOLIS Amédé.

Dominus
Seigneur (Dominus se traduit en latin d’église
plutôt par ‘’sieur’’ dénomination pratiquement
automatique pour désigner les prêtres ex : Rvd dom.
Révérend sieur x….), Amedeus DEMOLIS,
parochus (curé),
Vigesimus
quarta 24, die aprilis d’avril, 1681,
Sacramentis
munitus muni des sacrements,
Dominus semble
être le titre qui confère la dignité d’Archiprêtre
et attribué par l’Evêque au plus ancien des prêtres
du Diocèse.
Extrait de
Servance et son histoire…
Patrum et
Patriae honorem Servans : gardienne du culte des
Ancêtres et de la Patrie.
1209 : Première
mention de Servance . Une église y est déjà
mentionnée.
1266 – 1316 :
Servance fait partie de la seigneurie de Faucogney.
1319 : 23
ménages y sont recensés
1525 : Servance
est envahi par les ‘’bonshommes’’ paysans
protestants révoltés qui saccagent l’église et
pillent la population.
1532 ! Le Comte
de Lupfen et sa femme Barbe de Ferette vendent à
l’abbaye de Lure, leurs terres de Servance ainsi que
leurs habitants.
1530-1550 :
migration de familles catholique du duché de
Montbéliard et Héricourt envahis par les protestants
(réforme religieuse).
Vers 1550 :
reconstruction d’une église.
De 1600 à
1620 : de nouveaux ménages s’installent dans la
région pour travailler dans les mines de cuivre et
d’argent de Château Lambert.
Environ 1610 :
création de la paroisse de Château Lambert ;
1614 : 60
ménages sont recensés (environ 306 personnes).
1614 : incendie
de l’église de Servance.
1616 :
Construction de l’église de Château Lambert.
1618 : Le
prêtre Pierre RONDOT fonde, en l’honneur de la
Vierge et de Saint-Claude la chapelle dite des
DEMESY parce qu’il en réserve le patronage à Nicolas
DEMESY (d’Es Mésy) et ses descendants mâles et ce
jusqu’à la Révolution.
1628-1633 :
épidémie de peste.
Octobre 1635 :
nouvelle épidémie de peste amenée par les troupes
impériales et françaises en pleine guerre de 10 ans.
Ce fléau ne
disparaîtra qu’en 1640 faisant environ 30.000 morts
dans la Prévôté de Vesoul.
L’an 1654 : 160
ménages sont recencés à Servance (soit 820
personnes).
L’an 1657 : 183
ménages sont recencés à Servance (soit 1017
personnes) dont l’Abbé DEMOLIS Amédé (Aimé)
et son frère.
24.04.1681 :
décès du prêtre DEMOLIS Amédé (Aimé) (sans
indication de son âge sur l’acte de décès). Inhumé
dans l’église de Servance.
1678 : Traité
de Nimègue rattachant Servance et le Comté de
bourgogne à la France (auparavant sous la protection
espagnole).
1789 : 3.900
habitants.
Pourrait
être proche de la famille le 06.06.1666 : naissance
à La Roche sur Foron de DEMOLY Jean qui
épouse à Evires (74), PHILIPPE Perrine, d’où :
DEMOLY Amed (Aimé-Amédé). source Centre
Généalogique. Savoyard n° 6444 dans la table des
mariages).
(voir les
DEMOLY de Courcuire)
Extrait de
l’ouvrage de l’abbé REBORD relatif au clergé
séculier et régulier dans le diocèse de
Genève-Annecy dès 1535 à nos jours. Annecy.
DESMOLEY
Claude, prêtre à Choisey (Jura) – en février
1492 -Reconnaissance au profit des desservants de
l’église de Dole de 2 sols est. sur une maison
(Référence série G – 470 aux AD de Lons le Saunier).
DÉMOLIS
Pierre, 14.03.1570 Curé de Saint-Jean de Tholome
(74). 15.07.1572, résigne*.
* le terme
résigne veut dire : se démettre d’une charge, d’un
office. Démission du titulaire d’un bénéfice
ecclésiastique en faveurd’une personne remplissant
les conditions requises pour l’obtenir.
DÉMOLIS
Martin, 1576, Curé de Mésigny (74) 02.03.1640,
résigne.
DÉMOLIS Jean,
né à Arbisigny (47) ordonné après dim. Des 15
février et 2.12.1578. Le 24.08.1581, vis. Prêtre, il
était vicaire à Musièges (74).
DÉMOLIS
Rolet ou Rodolphe, né à Arbussigny (74). Prêtre
le 04.04.1620. Curé de Nangy (74) le 03.08.1627.
Décédé en août 1642.
DÉMOLIS
François, né à la Roche. Prêtre le 20.12.1554
(vis. P.).
DÉMOLIS
Mathieu, 15.07.1572, Curé de Saint Jean de
Tholome (74) – 16.09.1580, lors de la visite papale,
était à Évires (74), sans cesser d’être Curé de
Saint-Jean.
DÉMOLIS
Louis, 01.12.1603, Curé de Cuvat. – En
même temps, il desserait avec un auxiliaire la
paroisse d’Évires. Décédé en janvier 1635.
DÉMOLIS
Antoine, né à Évires (74), t. à Ésery le 12
octobre 1606.
(vis. P.).
DÉMOLIS
François, né à Duingt, Prêtre le 20.12.1631.
DÉMOLIS
Pierre, né à Arbussigny (74) Prêtre le
10.06.1656. Vicaire à Villy-le-Bouveret (74). Prêtre
le 10.06.1656. Curé de Villy-le-Bouveret (74) et
ann. de Monthonnex-en-Bornes (74). Décédé en
septembre 1701.
DÉMOLIS
Jean-Louis, né à Évires (74) – 04.02.1660,
dim.pour prêtrise. – 1671-1679, Vicaire à Villaz
(74). (Ac. Sal. XIX, p.315). – le 16.06.1679, il
dessert la paroisse de Contamines-s-Arve (74) pour
les Barnabites.
DÉMOLIS
Claude, né à Menthonnex-en-Bornes (74), t. le
25.03.1662, le 28.06.1687, il desservait Vovray-en-Bornes
(74).
DEMOLIS Jean
est né en 1700 à Saint-Didier-en-Chablais (74). Ses
parents ne sont pas connus. Il est Vicaire puis Curé
de Bons en Chablais (74) et gardiateur de l’Église
de Saint-Didier en Chablais (74) en juillet 1731-
1735 – 1739.
DÉMOLIS Jean,
né à Menthonnex en Bornes (74), Prêtre le
21.12.1720, Vicaire à Manigod (74) et à Bons en
Chablais (74) le 20.10.1731 et 08.02.1732. Curé de
St-Didier le 28.04.1746 où il fonde des m. à
Menthonnex (74). Le 13.04.1758, fonde des m.
et autres œuvres pies à St Didier ; à Bons, fonde
des m. par testament. Il serait décédé le
16.04.1764.
DEMOLIS Jean
Joseph, né à Arbussigny , Prêtre le 18.12.1751,
Vicaire à Manigod (74), Curé de la Balme de Thuy
(74), le 12.03.1782 permute avec chapellerie –
Décédé en 1782.
DÉMOLIS
Michel, né à Menthonnex-en-Bornes le 20.06.1789.
Prêtre le 28.07.1816, Vicaire à S. Jean-d’Aulps,
Curé de Loisin (74) le 01.10.1819. Retiré à Loisin,
décédé le 24.09.1869, âgé de 81 ans fils de DÉMOLIS
Michel et de DURET Péronne cultivateurs à
Menthonnex, canton de Cruseilles ar. de St
Julien (74).
DÉMOLIS
Basile, né à Évires (74) le 21.08.1811. Prêtre
le 21 mai 1841 – le 20.10.1842 Vicaire à Cruseilles,
le 31.01.1851, Vicaire à Sciez, le 28.05.1861, Curé
de Brison, le 13.01.1870 Curé de St Jean de Tholome.
Décédé le 4 août 1873.
GALLIOT
Henri Joseph, né le 08.06.1863 à Thiébouans
(25), Frère Robert Augustin des Écoles
chrétiennes, décédé le 20.03.1931à Besançon
(25), fils de A.1.1.6.4. : DÉMOLY Marie Appoline,
née le 16.02.1832 à Charquemont (25), mariée le
28.01.1857 à Thiébouans avec GALLIOT François
Joseph, tailleur d’habits, né le 16.03.1829 à
Thiébouans (25) et décédé en 1898.
DÉMOLIS
François-Marie, né à Évires le 28.03.1889.
Prêtre le 12.07.1914. à Chevenoz le 14.07.1914.
Mobilisé et tué à l’ennemi le 30 août 1914.
DÉMOLIS
François Simon, né le 24.12.1914 à Arbussigny
(74), prêtre le 07.06.1941. Vicaire à Thorens le
24.07.1941. Curé de la Vernaz le 09.07.1944. Curé de
Cordon le 14.06.1951. Décédé le 09.08.1953 dans un
accident de montagne aux Aravis.
Chez les de
MOLY, les archives militaires de Vincennes
rapportent plusieurs religieux pensionnés
militaires :
MOLY Antoine
né le 10/07/1737 à Grès (12), domicilié à Vabre
(12), Curé.
MOLY Bernard
né le 04/01/1733 à Naucelle, (12), Curé.
MOLY Jeanne
née le 09/04/4739 à Rodez, Aveyron, Religieuse.
MOLY Marie
née le 20/02/1745, religieuse Congréganiste.
MOLY Pierre
né le 16/01/1745 à Malleville, Aveyron, domicilié à
Clannhac (12), Curé.
De MOLY des
ONDES 1679-1753 était Prieur de Tayrac
Divers :
DÉMOLY
Thérèse a été repertoriée à Maîche en 1792 pour
avoir fait une déclaration de soutien à un prêtre
réfractaire (Pages d’histoire de la Franche Montagne
de Jean Michel BLANCHOT Publications Jardins de
Mémoire décembre 1997.
Manuscrit de
dépositions au sujet de l’abbé JEAMBRUN.
Détails provenant de Mademoiselle de MALSEIGNE, de
Thérèse DEMOLY et d’un JEANNEROT des Ecorces.
(Archives privées du château de MONTALEMBERT.
En 1792,
(1ère République) Claude François
MENEGOZ s’opposait au sort qui était dévolu
par les révolutionnaires aux prêtres réfractaires…
citation :
L’abbé OLIVIER venait souvent à la Lizerne chez
Pierre François PARENT. Il y disait la messe. Les
patriotes de Maîche arrivèrent pour le prendre.
Jeanne Françoise PARENT leur dit : ‘’je n’ai rien de
lui. Si vous trouvez quelque chose chez MENEGOZ ,
c’est à moi. Ils allèrent chez MENEGOZ, trouvèrent
du linge d’église, des habits sacerdotaux, cachés à
la grange, sous des monceaux de blé. Mais ils ne
trouvèrent pas le prêtre. Claude François MENEGOZ
faisait le patriote, allait à la messe des intrus,
il ne voulait pas aller à la messe dans les granges.
On le laissait faire, il déjouait les manœuvres des
ennemis des prêtres et rendait des services. Fin
citation.
Au hasard !
|
Au sujet de la main-morte :
M.
de Glatigny dans sa dissertation sur la
servitude, & son abolition en
France, p. 35 I., parle du nombre
prodigieux de serfs qui appartenaient
aux ecclésiastiques. Il rapporte la
cérémonie du dévouement de ces
malheureux imbéciles ; ‘’elle se faisait
dit-il, dans l’église ; le prosélyte
s’approchait de l’autel, il y plaçait
dévotement les mains, y couchait sa
tête, & dans cette situation prononçait
la formule de sa profession, il
déclarait qu’il offrait à Dieu, à la
sainte Trinité, & aux saints patrons de
l’église, ses biens, & sa personne ;
qu’il s’engageait de les servir comme
esclave pendant tout le temps de sa vie.
Les plus zélés s’entouraient le col
d’une corde, pour exprimer le sacrifice
entier qu’ils faisaient de leurs biens &
de leurs vies. |
Arnaud
AMAURY
:
Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens !
Le Concile
Général de Latran, en 1179, dans son canon 27,
ordonnait en termes exprès aux princes temporels de
poursuivre les hérétiques. Il rappelait les paroles
de saint Léon le Grand : l’Église ne peut pas porter
des peines de sang, mais peut et doit être aidée par
les lois des princes catholiques afin que les
coupables trouvent malgré eux leur salut, en voulant
échapper au supplice corporel. Que les seigneurs
hérétiques sachent que leurs sujets sont déliés de
leur serment d’hommage et de fidélité, que leurs
biens seront confisqués et qu’il sera loisible aux
Rois de les réduire en servitude.
En 1183, le
Pape Lucius III déclarait que les princes qui
refuseraient d’aider l’Église dans la Croisade
contre les Albigeois seraient excommuniés et leur
terre frappée d’interdit.
Il y a à peine quatre siècles
que le Concile de Trente (1545-1563) a
reconnu une âme à la femme… Mais il n’y toujours pas
de femmes curés…
Vatican 10
mars 1791 : Le Pape Pie VI s’attaque aux
principes mêmes de la Déclaration des droits de
l’homme et du citoyen…
Mgr CAMARA
Évêque de Carthagène pendant la guerre civile
d’Espagne (1936-1939) : Bénis soient les canons si,
dans les brèches qu’ils ouvrent, fleurit
l’Évangile !
Pie X :
il faut sa battre avec le poing. Dans un duel, on ne
compte ni ne mesure les coups… On ne fait pas la
guerre avec la charité !
Franz Von
Papen camérier secret du pape : Le nazisme est
une réaction chrétienne contre l’esprit de 1789 !
Mgr Stépinac :
Hitler est un envoyé de Dieu !
Petites
questions à propos de Dieu (Préguntitas sobre Dios)
Atahualpa
Yupanqui (Traduit de l’espagnol).
|
Un
jour moi, j’ai demandé
Grand père, où se trouve Dieu ?
Grand-Père triste est devenu
Et
ne m’a rien répondu. |
Mon
frère qui vit dans la forêt
Ne
connaît pas la moindre fleur ;
Malaria, serpents et sueur,
telle est la vie du bûcheron ! |
|
Il
est mort dans les champs un jour,
Sans prières ni confessions.
Et
les indiens l’ont enterré
Flûte de roseau et tambour. |
Et
n’allez pas lui demander
S’il sait où se trouve Dieu
Chez lui n’est jamais passé
Un
aussi important Monsieur. |
|
Un
peu plus tard j’ai demandé :
Père, que sais-tu de Dieu ?
Mon
père grave est devenu
Et
ne m’a rien répondu. |
Moi
je chante par les chemins
Et
quand je suis en prison
Du
peuple j’entends les voix :
Il
chante beaucoup mieux que moi. |
|
Mon
père est mort dans la mine
Sans docteur ni protection
Couleur du sang des mineurs
Que
celle de l’or du patron ! |
Il
est une affaire sur la terre
Plus importante que Dieu.
Qua
personne ne crache le sang
Pour que d’autres vivent mieux. |
|
Dieu veille-t-il sur les pauvres ?
Peut-être que oui, peut-être que non.
Mais il est sûr qu’il déjeune
A
la table du patron. |
Les Protestants
Texte de M.
Daniel DEMOLY.
Quelques faits
historiques en rappel :
1575 : la
Saint-Barthélemy.
Assassinat de
Coligny, Protestant et Franc-Comtois.
1598 : l’Edit
de Nantes accordant la liberté du culte aux
Protestants du royaume de France et de Navarre.
1685 : Edit de
Fontainebleau (révocation de l’Edit de Nantes).
1538 :
Montbéliard, possession du Wurtemberg se structure.
L’Université de Tübingen accorde des bourses grâce à
une fondation qui assure une formation théologique à
tous les ministres du culte du Comté.
Après le traité
de Nimègue, le Parlement de Franche-Comté devient
totalement assujeti à la couronne de France et
l’ordre voulu par Louis XIV est rapidement mis en
place à partir de septembre 1678.
De nombreuses
déclarations du Roy sont enregistrées au Parlement
de Besançon pour avoir force de loi.
Les plus
nombreuses concernent les RPR (Religion Prétendue
Réformée)
1680, une
déclaration du Parlement défend aux personnes de la
religion Réformée de se mêler de l’accouchement des
femmes les Raisons : ‘’En ce que suivent les
principes de leur Religion, ne croyant pas le
baptême absolument nécessaire, et ne pouvant pas
ondoyer les enfants parce qu’il n’est libre aux
ministres de baptiser : et même dans les temples,
quand il arrive que les enfants sont en péril de
vie, l’absence des dits ministres ou l’éloignement
des temples cause souvent leur mort sans qu’ils
aient reçu le baptême…’’.
‘’C’est
pourquoi voulont et nous plaît qu’aucune personne,
de quelque sexe que ce soit, faisant profession de
la religion prétendue réformée ne puisse dorénavant
se mêler d’accoucher dans notre royaume, pays et
terres de notre obéissance, des femmes, tant de la
religion catholique que de la RPR, leur faisant très
expresse défense de s’y immiscer à peine de 3.000
livres d’amende et poursuites extraordinaires’’.
Une deuxième
déclaration de juin 1680 défend aux catholiques
d’embrasser la Religion Prétendue Réformée.
‘’ Défendons
aux ministres de la dite Religion Prétendue Réformée
de recevoir ci-après aucun catholique à partir de la
religion réformée et tant à ceux qu’aux anciens des
consistoires, de les souffrir dans leurs temples ou
assemblées, à peine aux dits ministres d’être privés
pour toujours de faire aucune fonction de leur
ministère dans notre royaume’’.
Une nouvelle
déclaration du 18 mai 1682 interdit à tous gens de
mer et de métiers, de la Religion Prétendue Réformée
domiciliés dans le Royaume d’en sortir pour s’aller
établir dans les pays étrangers’’. Le zèle que nous
témoignons par nos édits pour la Religion Catholique
et Romaine et les soins que nous sommes obligés de
prendre pour y amener nos sujets qui sont dans
l’erreur,, ont reçu et reçoivent tous les jours de
la bonté Divine toute les bénédictions et tout le
succès que nous pouvons espérer par le nombre infini
de conversions qui se font dans toutes les provinces
du Royaume ; mais comme dans une grande
multitude, il est impossible qu’il n’y en ait de
plus obstinés les uns que les autres,… et même par
un esprit de cabale ils leur inspirent de se retirer
avec leurs familles de notre royaume….’’
Les peines en
conséquence, faites pour dissuader : ‘’à peine des
galères à perpétuité, contre les chefs des dites
familles et d’amende arbitraire, (qui ne pourra être
inférieure à 3.000 livres) contre ceux qui seront
convaincus d’avoir contribué à leur sortie ou
autrement…..’’.
Une autre
déclaration royale suit :
‘’Tous
mahométans et idolâtres qui voudront se faire
chrétiens, ne pourront être instruits et faire
profession d’autre religion que de la catholique,
apostolique et romaine.’’ Bien d’autres textes,
déclarations suivront ; puis viendra la révocation
de l’Edit de Nantes.
Mais en janvier
1686, on s’occupe de l’éducation des enfants
protestants. Tout est prévu : ayant ordonné par
notre Edit de Fontainebleau du mois d’octobre
dernier que les enfants qui naîtraient de nos sujets
qui font profession de la Religion Prétendue
Réformée seraient élevés dans la religion catholique
apostolique et romaine, nous estimons à présent
nécessaire de procurer avec la même application le
salut de ceux qui étaient nés avant cette loi, et de
suppléer de cette sorte au défaut de leurs parents
qui se trouvent encore malheureusement engagés dans
l’hérésie.
Nous voulons et
nous plait que dans huit jours après la publication
faite à notre présent Edit tous les enfants de nos
sujets qui font encore profession de la dite
Religion Prétendue Réformée depuis l’âge de cinq ans
jusqu’à celui de seize accomplis, sont mis à la
diligence de nos procureurs et de ceux de nos sujets
ayant haute justice, entre les mains de leurs aïeux,
aïeules, oncles ou autres parents catholiques (s’ils
veulent bien s’en charger) pour être élevés par
leurs soins dans la religion catholique et instruits
dans les exercices convenables, à leurs conditions
et à leur sexe. Voulons qu’en cas que ces enfants
n’ayant point d’aïeuls ou parents catholique, on que
leurs pères et leurs mères ayant des raisons
légitimes pour empêcher que l’éducation de leurs
enfants ne leur soient confiées, ils soient mis
entre les mains de telles personnes catholiques qui
seront nommées par les juges pour être élevés, ainsi
que ci-dessus expliqué’’.
Enfin, le 12
octobre 1686 : ‘’Ceux de nos sujets et autres quels
qu’ils soient qui se trouveront prévenus et coupable
d’avoir directement ou indirectement favorisé ou
contribué à l’évasion et retraite des nouveaux
convertis hors de notre royaume, soit en les
conduisant eux-mêmes soit en leur indiquant des
routes. Et des guides pour les en faire sortir,
soient punis de mort sans rémission au
lieu de la peine des galères.’’.
Un siècle et
quelques années plus tard, tombait la guillotine, au
nom de la Liberté…
Le deux août
1699, un arrêt du Parlement de Besançon défend à
peine arbitraire et de châtiments exemplaires
à tous les échevins, prud’hommes, communautés et
autres d’admettre aucun étranger pour habitants ou
résidents dans les villes et villages du Comté de
Bourgogne sans apporter attestations suffisantes
qu’ils sont nés de parents catholiques et ont
toujours vécu catholiquement, et pour recevoir à
leur service soit pour officiers, agents,
serviteurs, domestiques ou ouvriers aucun
hérétiques, ni de les admettre dans leurs amodiation
ou recettes de biens soit principaux fermiers,
receveurs, agents, facteurs, associés ou cautions ;
…….. La Cour fait défense à peine arbitraire ou de
punition exemplaire à tous les hérétiques de résider
audit Comté, sous quelque prétexte que ce soit et de
sorti du dit Comté de Bourgogne dans quinze jours
après la publication du dit arrêt.
Divers
autres décrets :
Pour nos
recherches concernant les ascendances antérieures à
1601 et dont les actes faisaient état d’origine ‘’de
Savoye’’, il serait souhaitable de connaître de
façon précise les limites d’alors concernant le
Bugey, le Valromey et la Savoinie de Gex – de la …..
la Bresse.
Ces territoires
proches de nos limites Comtoises actuelles ont été
conquis par Henri IV sur la Savoie et font partie de
la France depuis le Traité de Lyon en 1601. C’est
d’ailleurs grâce à ces acquisitions que nos armées
ont pu éviter la Suisse et ses coûteux péages lors
des conflits ultérieurs.
______________________
Enfin, et
toujours dans l’esprit de la recherche des origines
et de l’orthographe du nom, il nous faut rappeler
que ia déclaration du 4 septembre 1696 et les
règlements faits pour la Franche-Comté est trop
considérable pour n’y pas porter l’attention qu’elle
mérite. En effet, par l’article 335 du titre des
qualités des personnes tiré de l’édit (1656) de
Philippe IV, roi d’Espagne, il suffit de prouver une
possession plus que centenaire pour être maintenu
dans la noblesse, et 339 du titre des qualités des
personnes, tirés les règlements du 13 mars 1619 et
30 juillet 1629, les amandes ordonnées contre les
usurpateurs qui étaient arbitraires auparavant n’ont
été fixées qu’à cinquante livres et au-dessous, par
la raison que les qualités de noble, noble homme,
écuyer, messire et chevalier, il y en a plusieurs
autres qu’il est défendu de prendre, entre autres
les titres d’illustre, d’éminent, puissant, haut et
généreux seigneur, sont étroitement défendus à
toutes personnes.
‘’Nul ne peut
prendre le titre de marquis, comte, vicomte, baron
ou autres semblables sans une concession expresse,
ou une possession plus que centenaire.
Au terme de
l’article 330 les anoblis et tous autres ne peuvent
prendre le DE avant leurs noms et signer autrement
que des noms propres de leurs familles’’
Je laisse cette
citation à votre appréciation !
_______________________
Nombreuses sont
les démarches de contestation, de séparation et de
réforme de l’église Romaine depuis les temps les
plus reculés.
Il n’est
pas question ici, de porter un jugement quelconque
ni une appréciation ou une critique sur la Réforme
et ses partisans. Qu’il nous soit simplement permis
de rappeler dans le contexte des recherches
généalogiques qui est notre seul objectif que le
mouvement de la Réforme en Franche-Comté s’est fait
en fonction des critères nés de la Paix d’Augsbourg
qui ont permis la formation d’identités Luthériennes
en Principauté de Montbéliard mais aussi, pour les
branches alliées aux régions alsaciennes, selon les
critères ‘’Cujus régio éjus religio’’. (La Religion
du Prince) ;
L’installation
du pouvoir royal de Louis XIV, tant en Franche-Comté
qu’en Alsace a compliqué un peu le schéma et la
Religion Calviniste étant puissamment installée à
Genève aussi bien qu’en Allemagne, il a fermement
invité la population luthérienne à ne pas quitter
Montbéliard et supprimé tout espoir pour les
quelques Protestants Calvinistes qui existaient en
Franche-Comté d’y subsister librement et d’y tenir
des offices*.
Aussi les
chemins de l’émigration Protestante ont-ils été plus
nombreux vers la Suisse et l’Allemagne que
l’inverse.
Aucune des
recherches entreprises par nos soins n’ont révélé de
souches Protestantes en Franche-Comté pour les
familles qui nous intéressent. Tous les actes que
nous avons pu trouver concernant les DEMOLY
sont d’origine catholique. La tradition ne révèle
rien d’autre d’ailleurs.
Les alliances
avec des Familles Protestantes sont limitées
semble-t-il aux branches de
Velesmes-Paris.………………………….
(contemporains…)
……………..
recherches Rémy DEMOLY :
On pourra également noter à ce
chapître Religions – protestants : que
DÉMOLY Marie née le 04.07.1852, petite fille de
DEMOLY Louis de Sellières (39) baptisée
catholique, est signalée protestante lors de son
décès en 1893. Son père, DEMOLY Jacques Louis,
était l'époux d'une strasbourgeoise protestante qui
avait semble-t-il élevé ses enfants dans cette
religion.
Idem pour le fils de :
C.4.1.4. : DÉMOLY
Pierre Antoine, né à Échavannes (70) le
09.07.1823. Journalier, époux de Catherine ABRAM,
ménagère, née à Sancey le Grand (25) vers 1826,
ménagère, décédée le 07.08.1859, âgée de 33 ans
(certainement lors de l’accouchement compte tenu de
la date de décès de son fils Auguste Henri),
d’où :
DEMOLY Pierre Henri, né
à ? le 27.07.1857, baptisé le 03.08.1857 au
temple d’Allenjoie par le Pasteur.
DEMOLY Auguste Eugène,
âgé de 10 jours, décès le 14.08.1859 à Blidah
(Algérie), hôpital militaire, famille domiciliée à
Oued El Halleug, annexe de Blidah.
DÉMOLY Pierre Antoine
s’est marié pour la seconde fois le 25.05.1871 à
Birtouta, commune de Chébli (Alger) avec Geneviève
GROSJEAN, née le 08.04.1821 à Quers (70),
fille de GROSJEAN Jean Baptiste, journalier décédé à
Blida (Algérie) le 12.11.1864 et de feue Thérèse
LAMBOLEY, décédée à Douera (Algérie) le 09.04.1855.
________________________
L
es
Athées, les Agnostiques…….. :
…
paroles prêtées à Jésus :
Évangile selon Matthieu 10,34,37 :
N’allez pas croire que je
sois venu apporter la paix sur la terre, je ne
suis pas venu apporter la paix, mais bien le
glaive…
Évangile selon Luc
19,26,27 :
Quand à mes ennemis, ces
gens qui ne voulaient pas que je règne sur eux,
amenez-les ici, et égorgez les devant moi.
________________________
Tout Amour
semé, tôt ou tard, fleurira…
Raoul Follereau
Quand on boîte
dans sa tête, on a besoin de béquilles !
(entendu un
jour en 2004 sur Radio Libertaire).
Si Dieu existe,
l’homme est esclave.
Si l’homme est
libre, Dieu n’existe pas.
Je défie qui
que ce soit de sortir de ce cercle. Et maintenant,
choisissons !
Michel
Bakounine
Dieu est une
création humaine alors que le contraire reste à
prouver…
Serge
Gainsbourg
19 février
1619 : "Allons allègrement mourir en philosophe !" a
déclaré Cesare Vanini avant son exécution. On lui a
alors tranché la langue puis on l'a brûlé vif. Au
cours de son procès devant le parlement de Toulouse,
il s'est pourtant défendu d'être hérétique et a
affirmé sa foi en la sainte Trinité. Mais ses
ouvrages parlaient contre lui… … Ecrire des
blasphèmes passe encore. Mais répandre la mauvaise
parole, voilà qui ne peut être pardonné !
Aboul-Ala
al-Maari (Syrie – Maara – 11° siècle) :
Les
habitants de la terre se divisent en deux,
Ceux qui ont
un cerveau et pas de religion
Et ceux qui
ont une religion mais pas de cerveau.
1953 -
Eisenhower, Président des U.S.A. :
La France
est décadente parce que la moitié des Français sont
athées…
‘’Lorsque les
Blancs sont venus en Afrique, nous avions la terre
et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier
les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts,
les Blancs avaient la terre et nous la Bible’’.
Jomo
Kenyatta
Extrait de
La Terre de Saint-Claude de Dom Benoit , page
552, Tome II, chapitre XL :
1581 – Un
concile de France constate que l’invasion de
l’hérésie est ordinairement accompagnée du
déchaînement de la magie ; il remarque qu’au XVI°
siècle les ravages de l’hérésie protestante ont été
suivis d’un étrange développement des arts occultes
et ordonne aux tribunaux ecclésiastiques d’informer
et de sévir contre les coupables. « « De même que
presque toutes les hérésies, ce sont les paroles du
concile, ont abouti à la magie et au règne de Satan,
ainsi nous avons à déplorer qu’en ce royaume, dans
la plupart des lieux par l’effet de la licence des
hérésies, les maléfices s’exercent avec une
incroyable audace et mettent en péril les mariages,
la vie et la fortune des hommes. Désirant porter
remède, autant que nous le pouvons à un si
grand mal, nous prescrivons que l’excommunication
soit renouvelée tous les dimanches contre les
magiciens, les athées et les libertins,
et qu’en outre on informe contre eux et qu’on les
punisse selon la rigueur des canons, en invoquant,
s’il est besoin, le secours du bras séculier.
Nota :
avons-nous besoin d’observer que le mot de libertin
avait au XVI° siècle un autre sens que de nos
jours ? Maintenant, il désigne les hommes d’une vie
dissolue, qu’elles que soient leurs doctrines ;
alors il se disait de certains sectaires protestants
qui, professant le panthéisme ou l’athéisme,
faisaient fi de toute religion et de toute morale,
et s’appliquait généralement à tous les impies qui
s’attribuaient toute licence de penser et d’agir.
Le
Franc-Comtois PROUDHON a écrit :
…Et quand je me
rappelle que ce mot païen, paganus, signifie
paysan ; que le paganisme, la paysannerie,
c’est-à-dire le culte des divinités champêtres, le
panthéisme rural, est le dernier nom sous lequel le
panthéisme a été vaincu et écrasé par son rival ; je
songe que le christianisme a condamné la nature en
même temps que l’humanité, je me demande si
l’Église, à force de prendre le contre-pied des
religions déchues, n’a pas fini par prendre le
contre-pied du sens commun et des bonnes mœurs….
Selon
Jean-Louis BAUCARNOT :
… Poutant, les
choses ont radicalement changé pour les habitants
des pagi, anciens villages gallo-romains, que
l’on appelait donc des pagani, mot que l’on
peut traduire indifféremment par ‘’paysans’’ ou par
‘’païens’’, deux termes alors synonimes, mais que
l’histoire va se charger de dissocier.
Ces ‘’païens’’ qui adoraient les sources, les
rivières et les dieux des vents et des eaux, vont
être convertis. Le christianisme arrive…
‘’On nous a
promis des paradis et menacés d’enfers, aussi faux
les uns que les autres, insultes effrontées à
l’intelligence et au bon sens que nous avons eu tant
de difficultés à faire naître.
L’esprit
humain ne manque pas d’ennemis, mais celui-là (dieu)
est l’un des plus obstinés et corrosifs’’.
José
Saramago prix Nobel de Littérature 1998.
(Le Monde 21.09.2001.
Extraits
de : L’Église de France des origines au XVI° siècle
de Paul Lesourd
et Claude Paillat – Presse de la Cité
…Seuls, des
peuples germaniques ayant envahi l’Empire romain
d’Occident, les Francs avaient résisté à la
contagion arienne et avaient conservé leur
paganisme. Ils constituaient dans une Europe
occidentale arienne un îlot païen, qui tôt ou tard
allait abandonner son paganisme. La propagande
arienne était active et efficace. Si les Francs y
cédaient, ils assuraient le triomphe définitif de
l’arianisme et le catholicisme submergé serait
contraient de rentrer dans les catacombes. L’heure
était grave. L’Épiscopat catholique des Gaules était
anxieux, inquiet. Pour détourner les populations
encore païennes de cet arianisme en vogue, tout
était mis en œuvre. On fabriqua des légendes, on
christianisa des sources sacrées, on mit des statues
de saints là où se trouvaient les divinités
païennes. Il fallait frapper les imaginations et
r »épandre au loin la réputation des miracles opérés
par le Dieu des catholiques. Mais plus que tout
cela, ce qui importait, c’était la conversion du
grand chef, de Clovis, dont le prestige était
immense………
…Le pontificat
de Clément VI se caractérisa par l’extension de la
centralisation du gouvernement de l’Église,
l’aggravation de la fiscalité et sa meilleure
organisation, l’accroissement du luxe à la cour
pontificale et l’essor donné à la peinture, à la
sculpture et à l’architecture.
L’éclat de sa cour fut, dit-on incomparable et attira
toute la noblesse méridoniale. ‘’Mes prédécesseurs,
prétendait-il, ne surent pas être Papes’’. Fêtes,
festins, tournois, concerts. Là comme ailleurs à
cette époque, l’apparat était signe d’autorité. La
fortune mobilière et immobilière du Saint-Siège,
fut, par lui, accrue en partie grâce aux lourds
impôts dont fut frappé le clergé. C’est lui qui
acheta la ville d’Avignon à la reine Jeanne de
Naples, ce qui exaspéra les Italiens qui craignaient
que ce ne fût le signe d’un séjour indéfini de la
papauté hors de Rome. Pétrarque, on le sait, fut
très dur pour ce Pape et sa cour qu’il qualifia
d’égout où toutes les immondices de la terre
étaient venues se rassembler. A l’appui de sa thèse,
il décrivait avec crudité les scènes de lubricité et
de débauche dont Clément VI était le héros…
Texte de
Rémy DEMOLY
''A
force d'être déçu par les autres, je finirai par
croire en moi... Frédéric DARD''
C’est l’homme
qui invente ses dieux ! …. Inventons le Dieu de
l’Égalité, de la Fraternité, de la Liberté et je
serai son premier serviteur… Mais ce Dieu là est
tout inventé, il existe, nous le cotoyons chaque
jour : il s’agit de l’Homme !
C’est par
l’instruction générale et civique, par l’exemple
donné à son prochain que l’homme saura prendre son
destin en charge sans avoir la hantise de la
punition infligée par un Dieu quelconque dans un
autre monde communautaire, de contemplation, de
soumission, ou peuplé de mille vierges…….
Loin de
dédaigner les croyants qui préfèrent la foi qui
rassure que la raison qui inquiète, je ne les trouve
ni grotesques ni méprisables, mais pourquoi faut-il
qu’ils préfèrent les fables tranquillisantes des
enfants aux évidences implacables des adultes. Je
ressentirais même une certaine compassion pour ces
gens mystifiés mais je retiens difficilement une
violente colère contre les suborneurs qui avec
obstination trompent leurs adeptes et leur font
vénérer un Dieu intolérant, belliqueux, violent.
Des millénaires
d’imposition d’un Dieu unique ont ravagé le monde,
assassinats, conflits, massacres, guerres… Des
millions d’êtres humains ont été tués, torturés,
brûlés vifs au nom de Dieu ! L’histoire en témoigne
et ‘’la fête continue’’ !.
Par contre, je
ne rencontre pas la même clémence de la part des
déistes qui regardent et traitent l’athée
d’antisocial, d’amoral, d’hérétique, d’incarnation
du démon… Citons saint Bernard de Clairvaux qui
écrivait, aveuglé par sa foi : ‘’La meilleure des
solutions est de les tuer’’ ou encore ‘’la mort du
païen est une gloire pour le chrétien’’…
L’Athée est
condamné parce qu’il utilise la raison,
l’intelligence, le raisonnement alors que le croyant
adopte sans réflexion la révélation, le dogme et
l’inféodation, la servilité absolue….
Notre
organisation, notre vie, nos actions ne procèdent
pas d’une révélation quelconque, elles doivent être
régulées, imaginées, mises en pratique d’une manière
pragmatique et intelligente afin de bénéficier à
l’ensemble de l’humanité, sans exception. Les hommes
doivent imaginer et décider de leurs lois, les faire
appliquer humainement sans avoir recours à de faux
prétextes imposés par une puissance extra-terrestre.
L’être humain,
c’est certain a besoin d’être guidé, conseillé, mais
il possède suffisamment d’intelligence, de
morale et de sens pratique pour s’autogérer et agir
dans le sens du bien de l’humanité.
Les détracteurs
des Athées assèneront toutefois cet argument : Si
Dieu n’existe pas alors tout est permis… Non,
certainement pas et ce n’est que par l’évolution
intelligente et raisonnée de l’homme que chacun
pourra apporter sa pierre à l’édifice de l’humanité
et permettre à ses frères humains d’accepter qu’il y
ait une fin, qu’il y ait une mort et par-là de vivre
pleinement le temps de vie qui leur est dévolu. Je
n’ai nul besoin d’une religion quelle qu’elle soit
pour me conduire en homme, ne pas voler, ne pas
tuer, aimer mon prochain comme moi-même…..
Ces
commandements de l’Église que bien des croyants
suivent uniquement par crainte d’un châtiment
ultérieur, font partie de ma manière naturelle de
vivre et de penser.
Si tous ces
Saints hommes, Clercs, Diacres, Rabbins, mollahs,
Ulémas, Bonzes, Gourous, ces religieux ou sectateurs
de tous poils, monothéistes ou adorateurs
fétichistes et autres usant d’‘’ismes’’ sans valeur,
dévastateurs et contraignants avaient consacré leur
temps et leur énergie tout simplement à
‘’l’homme’’ sans tous ces mensonges, fioritures,
prières et décorum peut-être serions-nous parvenus à
une civilisation plus exemplaire, plus juste, sans
être idéale bien entendu, l’Utopie est là…Que tous
ces fous de Dieu n’ont-ils opté pour l’amour du
prochain, la bonté, la compréhension, la Paix ?
DÉMOLY Rémy,
votre serviteur !
Pour les âmes
vaillantes, l’Utopie n’a jamais que quelques années
d’avance.
Christiane TAUBIRA.
C’est pas
parce qu’on n’aime pas le Coran, qu’on doit finir
chrétien !
Hubert Félix
Thiéfaine
Antoine-François MOMORO, fils de Jacques MOMORO.
Né à Besançon en 1755, décapité par ordre de
Robespierre le 24 mars1794. ‘’Premier imprimeur de
la liberté’’, fut l’un des membres les plus radicaux
du Club des Cordeliers. Théoricien de la communauté
humaine, il est l’auteur de la devise tant
galvaudée :
Liberté,
Egalité, Indivisibilité ou la Mort… devenue en
1848 Liberté Egalité Fraternité.
Pétition du
Club des Cordeliers le 21 juin 1791 :
… Aucun
individu dans l’Etat ne doit raisonnablement
posséder assez de richesses, assez de prérogatives
pour pouvoir corrompre les agents de
l’administration politique. ……. Il ne doit exister
aucun emploi dans l’Etat qui ne soit accessible à
tous ses membres …… Plus un emploi est important,
plus sa durée doit être courte et passagère.
Au Nom de
Dieu - paroles et musique de Pierre PERRET.
les
Francs-Maçons
De la création
de l’homme par lui-même, naît l’homme perfectionné,
le Fils de l’Homme.
Oswald Wirth
La
franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes
- Oswald Wirth :
……A la lumière
des extraits qui précèdent, la Franc-Maçonnerie
moderne, nous apparaît comme une association
d’hommes choisis, dont la moralité a pu être
éprouvée, si bien que, se sentant parfaitement sûrs
les uns des autres, ils peuvent pratiquer entre eux
une fraternité sincère et sans réserve.
Ces hommes,
reconnus bons, loyaux et probes, sont tenus d’éviter
avec le plus grand soin tout ce qui risquerait de
les diviser. Il leur est spécialement interdit de se
chercher chicane quant à leurs convictions intimes,
tant religieuses que politiques, leur vertu
caractéristique devant être, en toute chose la
TOLÉRANCE.
Or, pour être
tolérant, il est indispensable d’acquérir des idées
larges et de s’élever au-dessus de l’étroitesse de
tous les préjugés. La Franc-Maçonnerie s’efforce, en
conséquence, d’émanciper les esprits ; elle
s’applique, en particulier, à les affranchir des
erreurs qui entretiennent la méfiance et la haine
parmi les hommes. Ceux-ci, à ses yeux ne doivent
être estimés qu’en raison de la valeur effective
qu’ils tiennent de leurs qualités intellectuelles et
morales, toute autre distinction de croyance, de
race, de nationalité, de fortune, de rang ou de
positions sociales, devant s’effacer au sein des
réunions maçonniques…
…….. Ce qui
fascinait par-dessus tout dans l’institution, c’est
la pratique de l’égalité. On savait que, sous
l’égide du niveau maçonnique les plus grands
seigneurs fraternisaient sans réserve avec ce que
l’on appelait alors les gens du commun.
Au sein des
Loges se trouvait donc réalisé l’idéal d’une vie
plus parfaite. Les castes s’y effaçaient l’individu
n’y étant plus apprécié qu’en tant qu’Homme,
c’est-à-dire en raison de sa valeur réelle,
abstraction faite de ses conditions de naissance…..
… que la
plupart des humains, prennent leur rôle au sérieux :
ils croient comme on dit familièrement, ‘’que les
choses sont arrivées’’. Grimés et affublés de
costumes assortis, ils prennent le langage, le ton,
les gestes, le maintien du personnage qu’ils ont à
représenter, puis ils jouent avec une telle
conviction, qu’ils oublient totalement qu’à la chute
du rideau les acteurs jettent masques et oripeaux
pour redevenir eux-mêmes…….
De Benjamin
Franklin, homme d’Etat héros de l’Indépendance
américaine qui dirigeait la loge des ‘’Neufs sœurs’’
du Grand-Orient de France après 1778 :
‘’L’honneur
descendant transmis à une prospérité qui n’a pu
avoir aucune part à le gagner, est non seulement
illogique et absurde, mais souvent néfaste pour
cette postérité qu’il rend orgueilleuse,
dédaigneuse, incapable de travaux utiles et qu’il
voue ainsi à la bassesse, à la servilité et à la
misère, ce qui est le cas de beaucoup parmi ceux que
l’on nomme ‘’nobles’’ en Europe d’aujourd’hui’’.
DÉMOLY Etienne, (AO.1.2.5.),
né
le 18.04.1767 à Sellières, Jura –
Fils de DÉMOLY Jean
Joseph
Notaire Royal et Contrôleur et de Marie Josèphe
REGAUD. Capitaine au 30° Régiment de ligne, 1er
Bataillon. Franc-maçon, faisait partie de loge « La
vraie Fraternité » à l’Orient de Strasbourg
(source : bibliothèque du Grand Orient de France,
rue Cadet à Paris).
‘’La
Franc-maçonnerie, c’est l’homme, libre de sa
pensée et de sa conscience, qui se forme à lui-même
sa morale et se l’impose comme un impératif
catégorique…
(cité par
Antonio Cohen et Michel Dumenisl de Grammont,
anciens grands-maîtres de la Grande Loge de France,
in La Franc-maçonnerie Écossaise Figuière Éditeur
Paris 1934).
(Extraits de : Le drapeau noir, l’équerre et le
compas. Léo Campion).
‘’Si les Maçons anarchistes sont une infime
minorité, la vocation libertaire de la Maçonnerie
est indéniable’’ Léo CAMPION
--------------------------
Pierre Joseph PROUDHON,
Franc-Maçon, se glorifiait de ‘’quinze quartiers
de roture’’ et proclamait que ‘’Dieu, c’est
le mal’’ et que ‘’la propriété c’est le
vol’’, il
fut initié le 8 janvier 1847 à la Loge Sincérité,
Paraite Union et Constante Amitié de Besançon.
…
nous
pouvons affirmer aujourd’hui que Proudhon était,
avant même son initiation, Maçon d’esprit sinon de
fait, puisqu’il possédait cet esprit maçonnique, si
difficile pourtant à acquérir.
N’écrivait-il pas, le 17 mai 1846, huit mois avant
son admission, à Karl Marx : ‘’Donnons au monde
l’exemple d’une tolérance savante et prévoyante ;
mais, parce que nous sommes à la tête d’un
mouvement, ne nous faisons pas les chefs d’une
nouvelle intolérance ; ne nous posons pas en apôtres
d’une nouvelle religion, fût-elle la religion de la
logique, la religion de la raison’’…
--------------------------
‘’La
société est composée de deux grandes classes : ceux
qui ont plus de dîners que d’appétit et ceux qui ont
plus d’appétit que de dîners’’ Frère Sébastien
CHAMFORT.
--------------------
BAKOUNINE (Franc-Maçon, Anarchiste) a écrit entre
autres :
-‘’Ceux qui sont unis par une pensée vivante, par
une volonté et par une grande passion communes, sont
réellement Frères même lorsqu’il ne se connaissent
pas’’.
- ‘’Le
dernier terme, le but suprême de tout développement
humain, c’est la Liberté’’.
-
‘’Tout pouvoir politique, quelles que soient son
origine et sa forme, tend nécessairement au
despotisme’’.
-
‘’Tant qu’il n’y aura point d’égalité économique et
sociale, l’égalité politique » sera un mensonge’’.
(Quand
on voit, plus de cent ans après, où le marxisme a
abouti : fascisme rouge de Staline ou de Mao, d’une
part ; socialisme réformiste incrusté dans le régime
capitaliste de l’autre ; on mesure, avec le recul,
la lucidité et la sagesse de Michel Bakounine).
____________
les
Bons Cousins Charbonniers
Démoly
Nicolas figure sur une liste de membres de ‘’BONS
COUSINS’’, de la Chambre d’Honneur de
St-Désiré de Lons le Saunier (39) en date du 12
juillet 1812.
Ce Démoly
négociant, (serait horloger) à Lons le Saunier (39).
Toutefois, sachant que le patronyme COMBETTE figure
également sur ces listes, il pourrait s’agir de
Jean Nicolas DEMOLY dont le beau-frère était un
COMBETTE.
