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H
HANRIOT-COLIN
(Jules).
Maire de la commune de Vanclans.
HANRIOT
(Alphonse).
Maire de la commune de Chasnans.
HANRIOT
(Augustin).
Maire de la commune de Châtillon-le-Duc.
HANRYÉ
(Jules-Marie-François) né à Besançon le 25 septembre
1831.
Major de cavalerie en retraite.
Chevalier de la Légion d'honneur. Engagé volontaire au
7ème régiment de cuirassiers le 09.10.1851, M. Hanryé
devient brigadier le 26.07.1852 et maréchal des logis le
20.11. 1853. II entra avec ce grade dans les cuirassiers
de la garde impériale le 5 août 1855. Il fit la campagne
d'Italie (20.05.1859), assista aux batailles de
Solférino et de Magenta, et fut promu sous-lieutenant
au cuirassiers de la garde le 31.octobre suivant. Il
revint, en France et fut affecté au 8ème réqiment de
chasseurs à cheval. Il séjourna en Afrique avec ce
régiment du 09.12.1859 au 1810.1861 ; mais lors de son
rapatriement, il obtint de permuter pour rester dans
cette colonie et (95) entra au 20 spahis le 16.03.1863 ;
il y fut nommé lieutenant le 12.08.1864 et capitaine au
choix en 1868. M. Hanryé passa au 1ème hussards où il
devint adjudant-major le 24.12.1869.
La
guerre étant déclarée avec l'Allemagne, il partit à
l'armée du Rhin, fut fait prisonnier lors de la
capitulation de Sedan, le 2 septembre; mais il réussit,
à s'échapper des mains de l'ennemi et revint se mettre à
la disposition de ses chefs. Le 29 décembre suivant, il
fut attaché au dépôt de son régiment, comme capitaine
instructeur, fonctions qu'il remplit jusqu'à
l'armistice. Envoyé en Algérie lors de l'insurrection
des Kabyles, il rentra en France le 25 décembre 1871 et,
à son retour, passa au li dragons, où il servit jusqu'au
25.10.1875, puis au 15ème chasseurs qu’il quitta le 7 juin
1879 et fut, par la suite, compris dans les cadres du 3ème
dragons. Promu chef d'escadron, il prit, les fonctions
de major an 11ème hussards le 29 mars 1889. C'est là qu'il
fut atteint par la limite d’âge, compatit à son actif
trente ans de service et 15 campagnes. M. Hanryé a été
décoré de la Légion d’honneur le 20 octobre 1871. Il est
titulaire de la médaille commémorative de la campagne
d'Italie.
HAUTEFEUlLLE
(d').
Agent-voyer chef départemental. Vice-président de la
société des cantonniers du service vicinal du Doubs.
Officier d'Académie.
HEITZ (Victor) né
à Halisheim (Haut-Rhin) le 2 janvier 1801.
Docteur en médecine. Professeur de médecine opératoire
et de clinique obstétricale à l'école de médecine de
Besançon, annexé à l'asile départemental de
Saint-Jean-l'Aumônier. M. Heitz est l'auteur de la thèse
suivante : Contribution à l'étude des éruptions
bulbeuses (Paris, 1885).
HELME
(Emile-Eugène-Marie-Régis) né à Crest (Drome) le 10 mai
1810.
Conseiller à la cour d'appel de Besançon. M. Helme
débuta dans la magistrature le 6 juillet 1876, en
qualité de juge suppléant au tribunal de Valence. Nommé
juge d'instruction à Embrun le 20.01. 1869, ii devint
juge à Saint-Marcelin le 22.07.1872, puis il reprit
l'instruction à ce tribunal le 04.06.1875. Vice
président du tribunal civil de Gap le 13.04.1878 et de
Saint-Etienne le 03.06.1882. Il est conseiller à la cour
d'appel de Besançon depuis le 3 avril 1884.
HENRIET
(Félix-Adon).
Maire de la commune d'Arçon.
HENRY (Jean) né à Argilly (Côte-d'Or) le 24 juillet 1825. [*116]
Professeur de l'Université en retraite. Agrégé des
sciences physiques. Docteur ès-sciences naturelles.
Officier de l'instruction publique. Travaux géologiques
1ème lifra lias dans la Franche-Comté (Thèse pour le
doctorat) ; 2ème Bathonien supérieur des environs de
Besançon. M. Henry est membre du conseil central
d'hygiène et de salubrité de l'arrondissement de
Besançon.
HENRY (Auguste).
Maire de la commune de Pelonsey. (96)
HENRIET.
Notaire à Arc-sous-Cicon depuis 1864. Suppléant du juge
de paix du canton de Moutbenoit.
HERRMANN (Albert)
né à I'IsIe-sur-le-Doubs le 9 octobre 1860.
Reçu docteur par la faculté de médecine de Paris le
20.11.1890, avec une thèse traitant des Sténoses de
l'œsophage d'origine syphilitique. M. le docteur
Herrmann exerce à Pierrefontame.
HIERLE (Ursin).
Maire de la commune de Montandon.
HOLLIGER
(Jacques).
Maire de la commune de Blanchefontaine.
HOTELANS (d').
Ancien conseiller de préfecture. Propriétaire au château
de Thoraise, par Boussières (Doubs), et 12, rue
Charles-Nodier, à Besançon.
HOTELANS (Raoul
d').
Ancien officier de cavalerie, propriétaire. Maire de la
commune de Novillars. Au château de Novillars, par
Roche-les-Beaupré (Doubs). La famille de
Broch-d'Hotelans, originaire des Pays-Bas, s'est établie
à Vesoul, en Franche-Comté, dès les premières années de
XVIème siècle. Ses armes sont : de gueules, au chêne
arraché
d'or, soutenu par un croissant d'argent. Alias de
gueules, au broc d'argent, attaché d'or, accompagné d'un
croissant d'argent en pointe.
HOUDARD
(Alphonse) né à Sombacourt en 1827.
Docteur en médecine. Médecin de l'hôpital et des
douanes, adjoint au maire de Pontarlier. M. le Dr
Houdard représente cette ville au conseil
d'arrondissement. Il
est chevalier de la Légion d'honneur. Il s'est fait
recevoir docteur par la faculté de médecine de
Montpellier avec une thèse traitant des Considérations
sur les kystes ovariens, le 16 juillet 1860.
HOUDARD (Joseph)
né à Pontarlier le 20 février 1867.
Fils du précédent. Ancien interne de l'hôpital
Saint-Joseph de Paris et des hôpitaux de Besançon.
Lauréat et ancien prosecteur de l'école de médecine de
Besançon.
Docteur en médecine à Pontarlier, attaché au service de
santé de la garnison.
M.
Houdard fut reçu docteur par la faculté de médecine de
Paris le 21.12.1893, avec une thèse traitant de :
L'électricité: moyen de diagnostic en gynécologie.
HUBERT (Henri).
Maire de la commune de Villars-sous-Dampjoux.
HUFFLEN
(Constant).
Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.
HUGON (Charles)
né à Baume-les-Dames le 2 janvier 1857.
Maire de la ville de Pontarlier où il exerce les
fonctions de notaire depuis 1885. (97)
Président de la chambre de discipline des notaires de
l'arrondissement. Suppléant du juge de paix, délégué
cantonal. Officier d'Académie.
HUGON (Edmond).
Membre du conseil municipal de la ville de Baume.
HUGON (Edmond).
Maire de la commune de Geneuille.
HUGON
(Jean-Bapt.).
Maire de la commune de Saint-Hippolvte Courcelles.
HUGUENOTTE
(Louis-Etienne-Ernile) né le 6 octobre 1844. [*118]
Maréchal des logis de gendarmerie retraité. Maire de
Chazoy.
HUGUES (Auguste)
né à Salins le janvier 1820.
Professeur honoraire de l'Université. A professé les
mathématiques au lycée de Besançon pendant 33 années
consécutives, de 1856 à 1880. Officier de l'instruction
publique. Président de l'association générale de secours
et, de patronage de Besançon.
HUGUET
(Henrv-Louis), né à Arbois le 4 août 1860.
Ancien magistrat et député du Doubs. M. Huquet se
présenta pour la première fois à l'élection partielle du
29.04.1894, dans l'arrondissement de Montbéliard, comme
candidat républicain progressiste et fut élu en
remplacement de M. Viette, son oncle, décédé le 13
févrierier de cette même année, dont il avait été le
chef de cabinet. Substitut à Dreux 1887. Chef du cabinet
du ministre de l'agriculture décembre 1887, février
1889. Juge d'instruction à Lille 1890-1892. Procureur à
Troves 1892.
Substitut à Paris novembre 1892, avril 1894. Député,
élection partielle du 29 avril 1894, en remplacement de
M. Viette.
HUGUET (Louis) né
à Blamont le 24 août 1862.
Membre de l'association franc-comtoise «les Gaudes».
Chef adjoint du cabinet du Ministre de l'Agriculture
novembre 1887, février 1889.
Secrétaire général de l'Indre. Mai 1889, février 1892.
Chef du cabinet du ministre des Travaux publics, février
1892, décembre 1893. Conseiller référendaire à la Cour
des comptes, octobre 1893.
HUMBERT
(Antoine-Nestor) né à Passonfontaine le 29 août 1856.
[*119]
Docteur en médecine à Vanclans. Auteur de la thèse
suivante: De l'alimentation artificielle, après les
opérations pratiquées sur la langue. Contribution à
l'étude du traitement du cancer de la langue. (Faculté
de Paris 17 juin 1884).
HUMBERT (Elisée).
Maire de la commune de Bouclans.
HUMBERT (A.-J.).
Négociant. Membre du conseil municipal de la ville de
Besançon. (98).
HUMBERT (A.).
Maire de la commune de Montferney. Propriétaire à
Passonfontaine. Président du comice agricole du canton
de Versel.
HUOT-BOLEY
(Xavier).
Maire de la commune de Bretonvillers.
I
ISEMBART (Léon).
Secrétaire du comité du patronage des enfants de la
classe indigente, à Besançon.
ISENBART (Emile)
né à Besançon le 3 mars 1846.
Membre de l'Académie de Besançon depuis le 29 janvier
1883, et de la commission de la société des Amis des
Beaux Arts. Artiste peintre hors-concours, élève de M.
Fanart. Membre de la société des Artistes français.
Titulaire d'une mention honorable en 1885, d'une
médaille de 3e classe en 1888, d'une médaille de bronze
à l'Exposition universelle de 1889 et d'une médaille de
2ème classe en 1891. On doit. à cet artiste les œuvres
suivantes : Forêt de sapins dans les montagnes du Doubs,
1872 - Bords du Dessoubre à Consolation - L’intérieur
d'une forêt de sapins, 1873 –
Chemins sous bois, 1874 - Le Val-du-Miroir à Consolation
- Terrasse du couvent de
Consolation - l’intérieur de forêt, 1875 - Source, 1878
- Les roches de Plougastel -
Ruisseau du Puits-noir (Doubs), 1879 - Marais au Bélieu
(Doubs) - Forêt de sapins au Bélieu, 1880 - Solitude -
Les tourbières du Bélieu, 1881 - Lisière de forêt -
Tourbières dans les montagnes, 1882 - Avril ;
Franche-Comté ; Le soir, environ de Brest, 1886 -
L'orage - La fin du jour, 1887 - Champs de bruyères -
Ruisseau du Val-noir, 1888 - L'été - les pins du
Cosicer, 1889 - Dans la forêt - Source dans la montagne,
1890 - Le matin au bord du Doubs -Printemps, 1891 - Les
premières feuilles, environs de Besançon - Tussilages,
1893 - Derniers beaux jours - Le matin au bord de la
Loue, 1895 - Soir d'automne environs de Besançon ;
Estavayer, lac de Neufchâtel, 1896. La vallée du
Dessoubre - Fontaine de Plougastel (Finistère), 1876.
Ravin à Vitznau (Suisse) - les bords du Doubs aux
environs de Besançon, 1877 - Dans les bois, et à
l'Exposition universelle, Prairie de Voray
(Haute-Saône), 1878 - Les roches de Plougastel -
Ruisseau du Puits-noir (Doubs), 1879 - Marais au Bélieu
(Doubs) - Forêt de sapins au Bélieu, 1880 - Solitude -
Les tourbières du Bélieu, 1881. - Lisière de foret -
Tourbières dans les montagnes, 1882 -Avril ;
Franche_Comté ; Le soir, environ de Brest, 1886 -
L'orage - La fin du jour, 1887 - Champs de bruyères -
Ruisseau du Val-noir, 1888 -L'été - les pins du
Cosicer, 1889 -Dans la forêt - Source dans la montagne,
1890 - Le matin au bord du Doubs -Printemps, 1891 - Les
premières feuilles, environs de Besançon - Tussilages,
1893 - Derniers beaux jours – Le matin au bord de la
Loue, 1895 - Soir d'automne environs de Besançon ;
Estavayer, lac de Neufchâtel, 1896. (99).
J
JACOUTOT
(Victor).
Adjoint au maire de Isle-sur-le-Doubs.
JACOUTOT
(Alphonse).
Maire de la ville de Marchaux. Membre du conseil
d'arrondissement de Besançon, où il représente ce
canton.
JACQUET (Eie).
Maire de la commune de Courvières.
JACQUET (César).
Maire de la commune de Mouillevillers.
JACQUIN
(Adolphe).
Maire de la commune de Romain.
JACQUIN (Edmond)
né à Besançon.
Contrôleur des contributions directes, à Paris. Membre
de l'association franc-comtoise «les Gaudes».
JACQUOT
(Gustave).
Maire de la commune le Chasot.
JALLERANGE
(l'abbé Louis de) né à Besançon le 14 décembre 1845.
Chanoine titulaire de la cathédrale de Besançon,
archiviste de la chancellerie de l'archevêché, assesseur
à l'officialité métropolitaine. M. de Jallerarige fit
ses eludes au collège Saint- François-Xavier de
Besançon. Ordonné prêtre en 1869, il a occupé les
fonctions de curé d'Appenans, pendant deux ans.
Originaire de Saint-Aubin (Jura) dont la filiation
remonte à Ferdinand (1356) la famille de Jallerange
blasonne : au chevron d'or accompagné en chef de deux
quintefeuilles d'argent et en pointe d'un cygne essorant
de même. Devise: Ubique rectus.
JANTET (Edmond).
Avoué près le tribunal civil de Pontarlier. Membre du
conseil municipal de cette ville.
JANTET (l'abbé)
né à Pontarlier le 25 avril 1864.
Aumônier catholique de la maison d'arrêt et de
correction de Montbéliard.
JAPY
(Frédéric-Benoist) né à Badevel, le 23 février 1826.
Entré à l'école de Saint-Cyr en 1844, il obtint deux ans
plus tard le galon de sous-lieutenant dans l'infanterie.
Il fut successivement nommé aux grades de lieutenant le
21.07.1850, de capitaine le 22.03.1853, de chef de
bataillon le 04.03.1864, de lieutenant-colonel le
13.08.1865, puis de colonel, le 24.12.1869. Peu après,
il reçut les étoiles de général de brigade le
04.11.1864, puis celles de divisionnaire le 30.03. 1891.
Il prit part à toutes les campagnes du second empire, et
se distingua particulièrement au Mexique, dans la
bataille de Majorna où il fit preuve d'un grand
sang-froid. En 1870, il fut fait prisonnier et conduit
en Allemagne. Rentré en France, il commanda le 53 (100)
Rgt d'infanterie, puis devenu général de brigade, la 25ème
brigade d'infanterie, et la 110ème brigade d'infanterie à
Tours. Général de division en 1881 ii fut enfin promu en
1885, général en chef du 12e corps puis du 15e corps à
Marseille, en février 1888. Retraité en 1891, il fut élu
sénateur le 02.08.1891. Chevalier de la Légion
d'honneur, le 22.11.1853 ; officier le 23.04.1863,
commandeur le 8 août 1871, il devint grand officier le 5
juillet 1887.
JAPY (Louis-Aimé)
né à Berne [Seloncourt].
Artiste peintre hors concours, élève de M. François.
Membre de la société des Artiste
Français. Titulaire des récompenses suivantes : Médaille
en 1870 ; une médaille de 3ème classe en 1873 et une
médaille d'argent à l'Exposition Universelle de 1889.
Parmi ses principales toiles nous citerons: Paysages en
1864 et 1865 - Souvenir de Nerni (Etats-Romains), 1866 -
Un marais - Souvenir de Tivoli, 1867 - Matinée d'été -
Le vallon des Fées (Jura) 1868. Bords du Doubs -
Pâturage (Jura) 1869 - Matinée de printemps - Soirée
d'automne 1870 - Lisière du bois, automne - Souvenir du
Finistère 1872 - Crépuscule, souvenir du Finistère -
Printemps, 1873 - Aurore - Le printemps dans la
montagne. Ruisseau, 1874 - Fin de mai. Avant l'orage -
Le vallon de Nantuis 1875 - Le Mont-Dol au printemps -
Les marais de Beaufort au soleil levant, 1876 - Vallon
(Finistère) - Crépuscule, effet de lune, 1877 -
Printemps, dans la vallée de la Somme – Dans les bois,
en avril, 1878 - Fin d'avril - Vallée de Lomont (Doubs),
1879 - Dans les plaines, à Villers-Cotterets, 1880 -
Soir d'automne, 1881 - Matinée de mai - Soir d'automne,
1882. Dans la baie du Mont-Saint-Michel - Le calme,
crépuscule, 1886 - Matinée de mai – Soirée de septembre,
1887. Vieux mont (matinée de printemps) - Crépuscule,
1888 - La rentrée ami parc (crépuscule). Matinée de
mai, 1889 - Les feux des bergers - A la source, 1890 -
Soir d'octobre - Matin de printemps, 1891 - La mer et le
berger - Brumes de l'aurore, 1893. Soleil couchant -
Crépuscule d'automne 1895 - La vieille église - L'aurore
au printemps 1896.
JAPY (Georges) né
à Seloncourt.
Homme de lettres. Auteur de: La dame qui rit, in-12,
1875 - Gazelle, in-12, 1875 -
Mademoiselle Bankanart, in-12, 1878 -
Amoroso, in-12, 1883.
La Gueuse, drame en 5 actes in-12, 1886.
L'éducation d'un mari, M. Mousseline, in-12, 1890 -
L'Amour nouveau, 1895.
JAPY (Gaston).
Maire de la commune de Fesches-le-Châtel.
JAPY (Henry).
Industriel, à Badevel. Maire de cette commune.
Vice-président de la chambre de commerce de Besançon.
JAPY (Philippe).
Industriel, à Valentigney. Membre de la chambre
consultative des arts et manufactures de Montbéliard.
JAPY (Albert).
Industriel, à Dampierre-les-Bois. Maire de cette
commune. Membre de la chambre consultative des arts et
manufactures, de Montbéliard. (101)
JAPY (Paul).
Propriétaire du château de Berne. Fabricant
d'horlogerie, à Berne, commune de Seloncourt. Membre de
la chambre consultative des arts et manufactures de
Montbéliard.
JAULMES (Gédéon)
né à Nyons (Drôme) le 27 mars 1861.
Pasteur à Montbéliard. Ancien secrétaire général de la
société d'Émulation de cette ville.
JEAMBRUN
(Joseph).
Maire de la commune de Charmauviilers.
JEANGIRARD
(Arthur) né à Jougne le 1er mai 1852.
Secrétaire de la mairie de la ville de Pontarlier.
JEANNENEY
(Jules-Emile) né à Besançon le 6 juillet 1804.
Avocat à la cour d'appel de Paris. M. Jeannenev commença
ses études de droit à Lyon et vint à Paris où il se lit
recevoir docteur par la faculté de droit. Il y présenta
une thèse qui fut couronnée par cette faculté. Inscrit
au barreau de Paris en 1885, ii fut le secrétaire de la
conférence des avocats pendant la session de 1889-90, et
prononça, en cette qualité, le discours de rentrée sur
l'éloquence judiciaire dans les temps modernes, d'une
grande valeur littéraire. Il est l'auteur d'un ouvrage
sur le Crédit agricole, qui fut couronné en 1889, par la
société nationale d'agriculture. Il
publie dans plusieurs journaux francs-comtois, sous le
pseudonyme de Pierre Patient, des articles de
littérature et de droit très estimés.
JEANNENEY
(Nicolas).
Maire de la commune de Chevroz.
JEANNEROD
(Jules).
Maire de la commune de Malpan.
JEANNEROD
(Francois-Alexaiidre) né à Besançon le ler octobre 1836.
[*120]
Général commandant la 14e division d'infanterie.
Officier de la Légion d'honneur.
Elève de l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr du
11.11.I85l au 1er octobre 1855, M. Jeannerod fut nommé
sous-lieutenant au 58ème de ligne et fit avec ce régiment
les campagnes d'Afrique de 1859 à 1861i. Au moment de la
déclaration de guerre contre l'Allemagne, M. Jeannerod
était capitaine instructeur de tir à ce même régiment
(proixiotica du 10.08.1868), il ne suivit pas le 58ème à
l'armée de CMions mais fut versé au.19ème promotion devenu
un mois plus tard le 119e de ligne. Il prit port avec ce
régiment aux deux sièges de Paris ; blessé pendant la
campagne, il fut fait chevalier de la Légion d'honneur
le 23.04.1871 et passa chef de bataillon le 16.02.1875
au 55ème de ligne, puis en 1877 il fut placé à la tète du
7e bataillon de chasseurs. Promu lieutenant-colonel au
94 régiment d'infanterie le 10.07.1881, il fut nommé
colonel le 05.12.1885 et prit en cette qualité le
commandement du 22ème de ligne à Lyon. Le 26 octobre 1890
il reçut les étoiles de brigadier et il fut appelé à la
tète de la 28e brigade d'infanterie à Besançon (14e
division, 6e corps d'armée). Le décret du 18 mai, lui
donna le commandement de la 14e division d'infanterie, à
Besançon, et des subdivisions de Bourg, Belley et
Belfort, il remplaça dans ces fonctions le général
Duchesne, commandant en chef du corps expéditionnaire de
Madgascar. M. le général (102) Jeannerod est officier de
la Légion d'honneur depuis le 5 juillet 1888.
JEANNEROD
(Gaspard-François-Joseph) né à Besançon le 27 mai 1839.
Frère du précédent. Général de brigade, commandant la
12e brigade d'infanterie, commandeur de la Légion
d'honneur. Entré à Saint-Cyr, en novembre 1859, ii en
sortit deux ans après sous-lieutenant au 58e
régiment de ligne qu'il alla rejoindre en Algérie. Promu
lieutenant le 11.03.1868, il fut fait capitaine le
09.08.1870, et suivit son régiment, pendant la guerre
franco-allemande, à l'armée de Châlons, où le 58e entra
dans la composition du 12e corps, commandé par le
général Lebrun. Le 30 août, ce corps d'armée se porta
sur Mouzon pour soutenir la retraite du 5ème corps (de
Failly) qui fut surpris et écrasé à Beaumont. Le 58e,
établi sur la rive gauche de la Meuse, au sud du bourg
de Mouzon, dans une position expectante, se trouva, dans
la journée attaqué par des masses nombreuses
d'infanterie allemande qui débouchaient des bois
voisins, en lignes épaisses de tirailleurs. Le 58e,
débordé sur sa droite, recule, et les soldats surpris
allèrent se débander, lorsque le lieutenant-colonel
Meuziaux saisissant le drapeau du régiment des mains
défaillantes du sous-lieutenant Caussade qui venait
d'être atteint mortellement, se jeta au milieu de ses
bataillons ébranlés et les ramena en ligne. A ses cotés
parmi les officiers qui se distinguèrent par leur
énergie et leur vaillance on remarqua le capitaine
Jeannerod. Le
1er septembre, à Sedan, le 58 se trouva un des premiers
corps engagés, posté qu'il était à l'est de Balan,
c'est-à-dire en première ligne. Jusqu'à une heure de
l'après-midi, il demeura sur, ses positions, sans céder
un pouce de terrain et malgré des pertes énormes. Enfin,
meurtri, disloqué, il se replia sur Sedan, et le soir,
il participa encore, dans une large mesure, au dernier
effort tenté par le général de Wimpffen. A la suite de
cette fatale journée, le capitaine Jeannerod suit son
régiment en captivité à Halberstadt (Saxe). A sa rentrée
en France (avril 87), il est nommé au commandement de la
compagnie d'Éclajreurs de la 2ème division du 4ème corps de
l’armée de Versailles. A la tête de cette compagnie, il
prend part toujours en avant-garde au service de
tranchée devant la porte d'Auteuil et aux opérations
dans Paris du 21 au 28 mai. Sa conduite pendant ces
dures journées, coûtèrent à sa compagnie un officier
blessé et 17 sous-officiers ou soldats tués ou blessés,
lui valut une citation à l'ordre de la division du
général L'Herilles et la croix de chevalier de la Légion
d'honneur le 24 juin 1871. Le 16.11.1877, ii fut promu
chef de bataillon au 125ème d'infanterie, puis, bientôt
après il prit le commandement du 18ème bataillon
Chasseurs, qu'il quitta le 08.07.1886 pour le 8e
d'infanterie, en qualité de lieutenant-colonel.
Promu colonel le 12.10.1889, ii fut placé à la tête du
4ème zouaves, et c'est en Tunisie qu'il reçut, le
30.12.1892, la rosette d'officier de la Légion
d'honneur. Le décret du 1er mai 1894 lui conféra les
étoiles de général et le plaça à la tête de la 83e
brigade d'infanterie, à Saint-Nicoas-du-Port. Il a été
appelé au poste de chef de cabinet du ministre de la
Guerre le 14 novembre 1895. A ce titre il fit partie de
l'ambassade extraordinaire envoyée en Russie pour la
fête du couronnement de l'empereur Nicolas II, à Moscou,
en mai 1896; il reçoit à son retour, le 6 juillet, la
croix de commandeur de la Légion d'honneur. Le général
Jeannerod commande actuellement la 12e brigade
d'infanterie; il est décoré des ordres du Nicham Iftikar
(grand officier).; de Saint-Alexandre de Bulgarie (grand
officier) ; de Saint-Stanislas (Russie) (grand croix),
du Khan de bou Khara (grand officier), du Trésor (103)
sacré du Japon (grand officier).
JEANNEROT
(Alfred).
Secrétaire rédacteur de la chambre de commerce de
Besançon.
JEANNEROT.
Notaire à la Cour-Saint-Maurice depuis 1870.
JEANNEY (Louis).
Maire de la commune d'Ougney-Douvot.
JEANININ
(Adolphe).
Maire de la commuune de Belleherbe.
JEANNIN (Joseph)
né à Ferrières le 27 octobre 1830.
Maire de la commune de Ferrières.
JEANNIN
(Auguste).
Maire de la commune de Fontain.
JEANNIN (Félix).
Maire de la commune de Voillans.
JEANNIN
(Olivier).
Maire de la commune de Dampierre-sur-le-Doubs.
JEANNIÇ-DONAT.
Maire de 1a commune de Châtelblanc.
JEANNIN
(P.-Fr.).
Maire de la commune de Cour.
JEANNIN (P.-F.).
Membre du conseil municipal de la ville de Baume.
JEANNIN (Mgr.
Charles-Marie-Félix-Armand) né à Baume-les-Dames le 2
mars 1836.
Prélat de la maison du Pape. Chanoine honoraire de la
cathédrale. Missionnaire apostolique, curé de Notre
Dame, à Besançon. Mgr Jeannin est assesseur à
l'officialité diocésaine, supérieur des religieuses
chanoinesses de Notre Dame, à Gray. Il fit ses études au
grand-séminaire de Saint-Sulpice et a été ordonné prêtre
le 18 décembre 1859. Il s'est occupé spécialement
d'œuvres pour jeunesse : fondation d'un orphelinat,
création d'un cercle important, direction des
pèlerinages diocésains, direction de la Semaine
religieuse de Besançon.
JEANNINGROS
(Pierre-Jean-Joseph) né à Besançon le 21 novembre 1816.
Général de division en retraite, ancien inspecteur
général des bataillons scolaires.
Grand officier de la Légion d'honneur. Engagé volontaire
le 20.10.1834. Il reçut les galons de caporal le
06.07.1835 et de sergent le 14.02.1836. Il fut promu
sous-lieutenant le 21.06.1840, puis lieutenant le
02.01.1842 et capitaine le 10.07.1847. Nommé chef de
bataillon le 07.02.1854, il devint lieutenant-colonel le
20.10.1855 et colonel le 12.07.1859. II reçut les
étoiles de général de brigade le 13.08.1865 et fut nommé
divisionnaire le 22.05.1873. Admis à faire valoir ses
droits à la retraite, le général Jeanningros demanda la
(104) liquidation de sa pension et rentra dans la vie
privée le 17.01.1882. Lors de la formation des
bataillons scolaires, créés dans le but de donner aux
enfants des écoles d’instruction militaire qui
aplanirait, lors de leur appel sous les drapeaux, le dur
apprentissage du métier de soldat, il fut choisi par le
ministère de la Guerre pour être leur inspecteur
général, fonctions qu'il occupa jusqu'à la suppression
de ces bataillons. Grand officier de la Légion d'honneur
depuis le 07.08.1877, le général Jeanningros avait été
nommé successivement dans cet ordre : chevalier le
06.08.1843, officier le 14.04.1856 et commandeur le
13.08.1863.
JEANNINGROS
(Victor).
Maire de la commune de Longechaux.
JEANNINGROS
(Constant).
Maire de la commune d'Athose.
JEANNINGROS
(Paul) né à Besançon le 21 décembre 1858.
Reçu licencié en droit par la faculté de sa ville
natale. Il entra dans l'administration le 8 mars 1886
comme membre du conseil de préfecture du Gers. Il
remplit ces fonctions à la préfecture du Jura du
17.11.1886 au 18.02.1893 époque à laquelle il fut nommé
aux mêmes fonctions dans le département des Vosges. M.
Jeanningros est membre du conseil de préfecture du
Doubs, depuis le 31.10.1895.
JEANNOT
(Jean-Baptiste).
Maire de la cornitune de Roche-lez-Clerval.
JEANNOT
(Joseph-Clément-Maxime) né à Ornans le 5 janvier 1855.
[*121]
Ancien élève de l'Ecole des Beaux Arts. Architecte,
aquarelliste. Depuis nombre d'années M. Jeannot s'est
installé dans la forêt de Fontainebleau où il travaille
presque constamment à reproduire en butes saisons les
sites sauvages et pittoresques de cette grande et
merveilleuse nature. Il a exposé au salon : Dans la
forêt de Fontainebleau, près Marlotte (aquarelle), 1886
- La Gorge-aux-Loups, forêt de Fonrainebleau
(aquarelles), 1887 - Forêt de Fonfainebleau (hiver de
1887, aquarelles), en 1888 - Fontainebleau, en hiver
(aquarelle), Fontainebleau, en 1889 - Sous bois, forêt
de Fontainebleau, en automne (aquarelle), en 1891; -
Long rocher, en 1893; - Forêt de Fontainebleau, en hiver
(aquarelle) - Fontainebleau, lisière de forêt en hiver
(aquarelle), 1895 - Forêt de Fontainebleau (hiver) - Une
allée en forêt de Fontainebleau, aquarelles en 1896 ;
Hiver, Fontainebleau en 1897.
JEANPETIT
(Ernest).
Maire de la commune le Chantrans.
JOBARD
(Jean-Pierre).
Maire de la cornmime d'Abbans-Dessous.
JOLIBOIS (Jules).
Maire de la commune de Montfaucon.
JOLIBOIS (César)
né à Mamirolle le 2 2 1845.
Maire de la commune de Grange-Vienney.
JOLIBOIS (Armand)
né à Dijon le 3 janvier 1858.
Officier d'Académie. (105). Conseiller de préfecture à
Besançon.
JOLIET (Charles)
né à Saint-Hippolyte-sur le-Doubs le 8 août 1832. [*122]
Poète, littérateur, journaliste. Fit ses études
classiques au collège de Chartres et au lycée de
Versailles. M. Joliet entra au ministère des Finances en
1854, fut attaché à la trésorerie de l'armée d'Italie,
en 1859, et reprit ses fonctions au ministère en 1860.
En 1864, il quitta l'administration pour s'adonner à ses
études et travaux littéraires, qui le passionnaient
depuis son enfance. M. Joliet écrivit dans la plupart
des journaux parisiens, entre autres : «La Vie
parisienne», «Le Charivari», «Le Journal de la
Jeunesse», l'illustration, le Figaro, le Moniteur, la
Liberté, le Journal des Débats, le Correspoidant, le
Tour du monde, etc. Il publia : l'Esprit de Diderot en
1860 et suivit alors la longue et illustre carrière
littéraire qu'il s'était tracée. Il est l'auteur de
nombreuses publications, parmi lesquelles nous
remarquons : la Bougie rose, comédie en 1 acte (1865,
in-18) ; le Médecin des dames (la même année, in-18) ;
Le Roman de Deux Jeunes Mariés (1865) ; les Athéniennes,
poésies (1866, in-18) - l'Envers d'une campagne (la même
année, in-18) - Les Romans microscopiques (1866) - Une
Reine de petite ville (1867, in-18) - les Pseudonymes du
jour (1867, in-18, édition revue et corrigée en 1883) -
huit jours en Danemark (la même année, in-18) - la Vie
parisienne (1870, in-18) - Mademoiselle Chérubin (même
année, in-18) - les Romans patriotiques, L'Occupation
(1871, in-18) - le Train des maris (1872, in-18) -
Fanfinette (1872) - Trois Hulaiis (1872, in-18) - la
Poire aux chagrins (1873, in-18) - les Fils d'amour
(vol. in-18) - les Pilles d'enfer ; Bérengère (1874,
in-18) - la Vicomtesse de Jussey (1875, in-18) –
Carrmagnol (1873), Jeune ménage (1875, in-18) - Diane
(1873, in-18) - Roche d'or (1879, in-18) - Vipère (1880,
in-18) - ía Balle de cuivre ; Aurore - Le Crime du Pont
de Chatou (1882, in-18) - Les Mains blanches; la
Fauroriae ; Curiosités des lettres, des sciences et des
arts (1884,
in-18) - le Capitaine Harold (1886, in-18) - Roman
incohérent (1887, in-18) - Violette:
Misère et splendeur d'une Comédienne (1890, in-18) - La
Novice de Trianon (1870, in-16) - le Trésor des
curiosités (1891, in-18) - La Confession de Talleyrand ;
le Mariage d’Alceste, Comédie en vers, etc. M. Charles
Joliet a donné à la Comédie-Française Molière, stances
dites par Mmes Sarah Bernhardt et Lloyd (1879) ; et à
I'Odéon, Vieille Maison, comédie en prose (1894).
JOLIOT
(Augustin-François-Marie) né à Ecole le 4 octobre 1845.
Président du tribunal civil de Rambouillet
(Seine-et-Oise). Entré dans la magistrature le
08.02.1883 en qualité de juge suppléant à Mantes, M.
Joliot devint juge à Bar-sur-Seine le 13.11.1883 et fut
chargé de l'instruction à ce tribunal le 21.12.1883,
puis à celui de Pontoise le 22.06.1887. Il est président
du tribunal de Rambouillet depuis le 3 mars 1894.
JOLIOT (François)
né à Ecole le 2 octobre 1847. [*123]
Agriculteur, maire de la commune d'Ecole. Président du
Syndicat cantonal d'Audeux.
Directeur de la Caisse rurale de Pirey-Ecole. Ancien
sous-officier du 9ème d'artillerie, a pris part aux
batailles de Froescheviller 6 août 1870 ; Sedan 31 août
et 1er septembre 1870 ; fait prisonnier ; interné à
Stettin du 12 septembre au 12 juillet 1871.
JOLIOT (Jules).
Maire de la commune de Rosureux. (106).
JOLYOT (Marcel)
né à Valentin le 26 décembre 1865.
Maire de la commune de Valentin.
JULY (Jules).
Maire de commune de Fontenelles-Montby.
JON (Pierre
Louis), né au Petit-Bornand, canton de Bonneville
(Haute-Savoie) le 8 décembre 1848. [*124]
Membre du conseil municipal de la ville de Besançon.
Ancien soldat de l'armée de Metz au 88ème Bataillon de
chasseurs à pied, nommé sous-officier sur le champ de
bataille de Gravelotte au mois d'août 1870.
JOUBIN.
Professeur de physique à la faculté des sciences de
Besançon.
Membre du conseil général des facultés de cette ville.
Officier d'Académie.
JOUDOU
(Charles-Louis-Eugène) né à Besançon le 18 juin 1848.
Sous-intendant militaire de 2ème classe à Oran. Chevalier
de la Légion d'honneur (11 juillet 1891). Engagé
volontaire le 17.07.1868,Il fut nommé brigadier le
17.01.1869 et maréchal-des-logis le 26 août suivant. Il
fut promu sous-lieutenant le 27.11.1870 puis lieutenant
à son corps, le 27.11.1872 et devint capitaine au 36ème
d'artillerie, le 18.11.1877. Il entra dans l'intendance
en qualité d'adjoint, le 31.12. 1880, fut nommé
sous-intendant de 3ème classe le 05.09.1882 et a été élevé
à la 2ème classe le 19.08.1889.
JOUFFROY
(Alfred-Louis-Joseph) né à Saulx (Haute-Saône) le 5 mai
1839. [*125]
Ancien élève de l'Ecole nationale forestière. Inspecteur
des forêts à Pontarlier. Nommé précédemment : Garde
général stagiaire, à Pontarlier le 05.10.1861, à
Champagney (Haute-Saône) le 14.12.1861, garde général au
même lieu le 16.09. 1862, à Mouthe (Doubs) le
12.12.1866, à Gap (Hautes-Alpes) le 06.03.1868;
sous-inspecteur le 16.12.1871, à Vesoul (Haute-Saône) le
21.02.1874, à Grenoble (Isère) le 07.03.1876, à
Pontarlier le 13.11.1878; Inspecteur, à Belley (Ain) le
31.03.1882, à Pontarlier le 30.09.1883. Chevalier du.
Mérite agricole.
JOUFFROY
(Edmond-Théodore-Auguste) né aux Pontets le 14 mai 1844.
Ancien élève de l'Ecole nationale forestière. Inspecteur
des forêts à Poligny (Jura).
M.
Jouffroy avait été nommé précédemment: Garde général
stagiaire le 12.09.1865 ; titulaire de ce poste le 28
janvier suivant inspecteur adjoint le 28.01.1875. Il est
inspecteur depuis le 15.05.1883.
JOUFFROY (Albert)
né à Mouthe le 14 septembre 1851.
Sous-préfet d'Orange (Vaucluse). Avant d'entrer dans
l'administration, M. Jouffroy avait exercé les fonctions
de maire de Mouthe pendant 7 années, celle de conseiller
d'arrondissement pendant plus de 11 ans, de suppléant de
la justice de paix pendant 9 ans, de président de la
délégation cantonale pendant 11 ans et de président du
comice a9ricole de l'arrondissement de Pontarlier
pendant 4 ans. Il fut nommé sous-préfet de Bonneville le
5 octobre 1888; et successivement: de Thonon le 24 mai
1889; de Nyons le 19 janvier 1893 et d'Orange le 5 mai
1895. (107).
JOUFFROY (Alfred)
né à Mouthiers le 5 février 1851.
Maire de la commune de Mouthiers.
JOUFFROY,
(Marie-Mathieu-Léon), né à Muthier_Hautepierre (Doubs)
le 1er octobre 1852. [*126]
Publiciste. Sous-Préfet de Gex du 28 février 1896.
Officier de l'instruction publique; chevalier du Mérite
agricole. Maire de Mouthier du 23.01.1881 au 28.02.1896.
Notaire dans cette commune du 28.09.1878 au 31.12.1890.
Depuis la période du 16 mai, s'est trouvé mêlé à toutes
les luttes politiques du Doubs. A collaboré activement à
un grand nombre de journaux républicains, mais plus
particulièrement à la «Dérnocratie-Comtoise», à la
«Sentinelle du Jura» à «l'Union» républicaine de Mâcon,
«au Réveil du Dauphiné», au Petit Comtois etc. Auteur de
deux petites brochures publiées en 1885 et en 1890, et
ayant pour titres : «1ème Excursion au pays des cerisiers;
2e Les vignerons étude sociale».
JOUFFROY
(Félicien).
Maire de la commune de Refranche.
JOUFFROY D'ABBANS
(le Comte Alphonse-Charles-Joseph de) né à Besançon le 17 novembre 1823.
[*127]
Général de brigade en retraite. Commandeur de la Légion
d'honneur. Admis à l'Ecole spéciale militaire de
Saint-Cyr le 5 novembre 1842, M. de Jouffroy d'Abbans
fut nommé caporal à cette école le 25.01.1844. II en
sortit le1er octobre suivant avec le grade de
sous-lieutenant au 75ème de ligne. Lieutenant à son corps
le 21.06.1848 et capitaine le 20.01.1852, ii devint
adjudant major au 16, bataillon de chasseurs à pied au
mois de décembre 1853 et fit, avec ce bataillon, la
campagne d'Orient, du 16.10. 1855 au 19.07.1856. II
servit auprès de l'empereur Napoléon Ill en qualité
d'officier d'ordonnance, du 20.12.1859 au 16.01.1862 ;
il avait été nommé chef de bataillon le 07.12.1861 et
fut appelé à exercer son commandement au 21e régiment
d'infanterie avec lequel il fut envoyé en Afrique le
08.02.1862 - Elevé au grade de lieutenant-colonel au 39ème
régiment de même arme, en Afrique, le 15.07.1870, ii
revint en France le 20 septembre suivant pour faire la
campagne contre la Prusse. Promu colonel le 31 octobre
de la même année, il servit dans l'armée de la Loire et
prit, peu après, le commandement de la 1ème brigade
d'infanterie du 15ème corps. Placé hors cadre, il commanda
la lème brigade du 17ème corps et fut nommé général le 10
décembre. Appelé à commander la 3ème division d'infanterie
avec le grade de général de division à titre provisoire,
il fut mis à la disposition de l'amiral Penhoat,
commandant en chef l'armée des Vosges, pour faire le
licenciement de cette armée, le 16.02.1871. Mis en
disponibilité le 7 mars suivant, il fut maintenu dans le
grade de général de brigade, par la commission de
révision des grades, pour prendre rang du 16.09.1871.
Après avoir commandé plusieurs brigades, il fut admis à
faire valoir ses droits à la retraite et rentra dans la
vie rivée le 17.11.1885. M. de Jouffroy d'Abbans a été
fait chevalier de la Légion d'honneur le 14.09.1855 ;
officier le 19.08.1870 et commandeur le 28.12. 1883. M.
le général Comte de Jouffroy est membre de l'Académie
des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Besançon et de
plusieurs sociétés littéraires et artistiques.
JOUFFROY d'ABBANS
(Marquis de).
Propriétaire du château d'Abbans-Dessus par Quingey.
(108). La maison de Jouffroy d'Abbans, originaire de
Franche-Comté fait remonter sa filiation à 1707. Elle
blasonne Fascé d'or et de sable de six pièces, la
première de sable chargée de deux croisettes henrettées
d'argent.
JOUFFROY d'ABBANS
(Comte Charles-Joseph-Ferdinand de) né à Dole (Jura) le
28 avril 1820. [*128]
Député de la deuxième circonscription de Besançon.
Vice-président du conseil général du Doubs. Propriétaire
du château d'Abhans-Dessous. Chevalier de la Légion
d'honneur (17 août 1881). Officier d'Académie (1880).
Ancien président de la société d'agriculture du Doubs,
président du comice agricole de Marchaux. Titulaire
d'une médaille d'or comme viticulteur, au concours
régional de Besançon. Petit neveu de Claude de Jouffroy,
qui, le premier eu France, se servit de la vapeur comme
force motrice pour la navigation, M. le comte de
Jouffroy d'Abbans entra à l'Ecole nationale forestière,
d'où il sortit en 1842 en qualité de garde général. Il
donna sa démission et se retira à Abbans-Dessous. Elu
conseiller municipal en 1852, il fut constamment réélu
depuis. Candidat au conseil général dans le canton de
Marchaux, contre de nombreux candidats, il lut élu le 19
juin 1870 avec une forte majorité. Toujours réélu
depuis, il a été nommé vice-président de ce conseil. Aux
élections législatives de 1889, M. le comte de Jouffroy
d'Abbans, se porta dans la 20
circonscription de l'arrondissement de Besançon, comme
candidat républicain conservateur modéré, et fuit élu
député au premier tour, le 22 septembre, par 6741 voix
contre 419 attribuées à M. Jules Gros, député sortant,
son concurrent. Il obtint le même succès aux élections
de 1893, et fut réélu au premier tour, le 20 août, par
7.645 voix, contre 3.286, données à M. Larmet, radical,
et 1.094 à M. Fourquet, républicain.
JOURDAIN
(Louis-Xavier) né à Baume-les-Dames le 7 juin 1855.
Juge au tribunal civil de Langres depuis le 27 février
1896, ce magistrat a occupé les fonctions de juge
suppléant au tribunal de sa ville natale en 1883, et a
été juge et juge d'instruction à Rocroi du 13 octobre
1886 au 27 avril 1889, puis juge à Toul à cette dernière
date jusqu'à sa nomination à Baume-les-Dames.
JOURDAIN
(Marie-Joseph).
Maire de la commune de Quingey-Goux.
JOURDAIN (Louis).
Maire de la commune de Cademène.
JOURNOT
(Joseph-Ulysse) né à Battenans-Maîche le 13 octobre
1860. [*129]
Maire de la commune de Battenans-Maîche. Délégué
cantonal; membre correspondant de diverses sociétés
agricoles.
JOUVANCEAU
(Gabriel). Négociant, à Besançon.
Membre de la chambre de commerce de cette ville.
JUIF (Auguste) né
à Gorisans le 10 avril 1842. [*130]
Maire de la commune de Gonsans.
JULIARD
(Charles).
Maire de la commune d'Orve.
JUILLARD
(Paul-Georges-Louis) né à Héricourt (Haute-Saône) le
20.12.1841.
Notaire à Audincourt depuis 1874. Suppléant (le la
justice de paix de ce canton du 23
(109) novembre 1880. Démissionnaire du 7 février 1897.
JUILLERE (DE
REBOUL DE LA) né à Lure (Haute-Saône) le 5 mai 1845.
Propriétaire du château de Vaire. Ancien auditeur de
1ère classe au Conseil d'Etat impérial. Famille
originaire du Capençais dont les armes sont Mi-partie au
1 d'azur à 3 tortues d'or qui est Reboul et au 2 d'azur
au lion d'or armé et lampassé de gueules accompagné en
chef de six étoiles d'or qui est Chabestan. (Jugement de
maintenue du 31 janvier 1669. Armorial général de
France).
JUNG
(Geoffroi-Eugène) né à Bischwiller (Alsace) le 21
décembre 1838.
Docteur en droit. Conseiller à la cour d'appel de
Besançon.
Voici les états de service de ce magistrat : Juge
suppléant au tribunal civil (le Schlestadt, 06.01.1866;
juge à celui (le Wissembourg, 30.12.1868; de Die, 27
décembre 1873; de Montélimar, 10.01.1874; substitut à
Montbéliard, 30.12.1874; juge d'instruction à Gray, 18
mars 1876 ; procureur à Belfort, 10 août 1878;
conseiller à Besançon, 8 février 1883. M. Jung est
décédé à Besançon le 24 mai 1894.
JUNOD (Arthur) né
à Pontarlier le 3 novembre 1847. [*131]
Fabricant d'absinthe à Pontarlier. Membre de la chambre
de commerce, membre du conseil municipal de cette ville.
Capitaine de pompiers.
JURAIN
(Hubert-Marie-Laurent) né à Brussey (Haute-Saône),
canton de Marnay, le 28 mars 1848.
Notaire à Rougemont. Dépositaire des minutes dés études
réunies de Cuse et d'Huanne-Montmartin Décret du 29 juin
1895.
K
KELLE né à
Strasbourg le 16 novembre 1833. [*132]
Lieutenant-colonel, commandant le 7e régiment
territorial d'artillerie, à Besançon.
Officier de la Légion d'honneur.
KOLLER
(Charles-Joseph) né au Russey le 26 mai 1827. [*133]
Ancien entrepreneur, aux Chaprais. Membre du conseil
d'arrondissement de Besançon pour le canton nord de
cette ville depuis 1880. Président de cette assemblée
depuis 1887. Conseiller municipal de la ville de
Besançon. Après le coup d'Etat, a été condamné à
l'internement pour ses opinions républicaines, par la
Commission mixte du département du Doubs. Il reçoit une
pension de 100 fr. en qualité de victime du 2 décembre
et l'abandonna chaque année pour l'acquisition de
livrets de caisse d'épargne à distribuer aux premiers
élèves des écoles primaires communales des Chaprais et
de la banlieue.
KONTZ
(Jules-Henri-Albert) né à Beutal le 10 mars 1852.
Professeur agrégé d'allemand au lycée de Besançon,
chargé d'un cours complémentaire à la faculté des
lettres de cette ville. Officier d'Académie.
KORTZ (Henri) né
à Besançon le 4 décembre 1864.
Docteur en médecine à Paris; médecin-adjoint du palais
de justice du tribunal de commerce. (110). Officier
d'Académie. Ancien externe des hôpitaux (médaille de
bronze). On doit au docteur Kortz une thèse sur Les
maladies de l'aorte et du système artériel dans leurs
rapports avec la tuberculose pal, (Faculté de Paris, le
27 décembre 1892).
KUHN (Le pasteur
Félix) né à Montbéliard le 5 novembre 1824.
Président du consistoire de l'Église de
la confession d'Ausbourg, à Paris. Inspecteur
ecclésiastique. Chevalier de la Légion d'honneur.
Fondateur en 1867 et rédacteur du journal
Le Témoignage,
pour soutenir et développer la cause religieuse qu'il
représente. Le pasteur Kuhn fit de fortes études à
Strasbourg, il fut reçu bachelier en théologie en 1846
avec la thèse suivante Caractéristique de Saint-Pierre,
d'après les livres du Nouveau-Testament. II fut nommé
pasteur à Champey, dans la Haute-Saône, puis à
Seloncourt, dans le Doubs, et de là, en 1865 à Paris où
il exerça son ministère d'abord dans la paroisse le
Saint-Marcel puis à la Rédemption. On doit au pasteur
Kuhn les ouvrages suivants : L'appel de Luther à la
noblesse chrétienne de
la
nation allemande, touchant la réformation de la
chrétienté, traduit et précédé d'une notice historique,
1879 - Le livre de la liberté chrétienne du docteur
Martin Luther, avec l'épître dédicatoire au pape Léon X
et une notice historique, 1883 - Luther, sa vie et son
œuvre, 3 vol. 1883-1884 (Mention honorable de l'Académie
française) -
Guide du chrétien, 3ème édition en 1896, et de nombreux
articles littéraires dans la «Revue chrétienne».
KUNTZ
(Frédéric-Henry) né à Thionville (Alsace) le 25 avril
1857.
Docteur en droit. M. Kuntz a été bibliothécaire de la
faculté de droit de Dijon, de décembre 1880 à août 1883.
Il entra ensuite dans la magistrature, comme substitut à
Sancerre, le 4 du même mois, et occupa les mêmes
fonctions à Vassy (20 octobre 1883), à Béziers (1er
octobre 1887). Nommé procureur, il passa successivement
à Embrun le 1er mars 1890 ; à Gaillac le 14 août 1891;
et à Villefranche (Haute-Garonne) le 29 du même mois. Il
est substitut du procureur général près la cour d'appel
de Besançon depuis 1e 8 octobre 1895.
KIJRTZ
(Charles-Edouar d) né à Strasbourg le 21 avril 1861.
Juge au tribunal civil de Pontarlier depuis le 3 juin
1893, M. Kurtz avait été nommé
précédemment juge suppléant à Saint-Claude le 22.06.1887
et substitut à Gray le 15
novembre 1890.
L
LABEUCHE
(Albert).
Maire de la commune d'Hyémondans.
LABOUREY (Emile).
Membre du coniseil d'arrondissement de Baume, où il
représente le canton de Pierrefontaine. (111).
LABRUL (Henri).
Licencié en droit. Bâtonnier de l'ordre des avocats près
le tribunal civil de Pontarlier.
Membre du conseil municipal de cette ville.
LACLEF (Charles).
Maire dc la commune de Berche
LACROIX
(Gustave).
Maire de la commune de Dompierre.
LAETHIER
(Albert).
Avoué honoraire à Besançon. Suppléant de la justice de
paix du canton nord de cette ville. Délégué cantonal.
Membre de la commission scolaire. Officier d'Académie.
Membre du conseil de direction de la caisse d'épargne et
de prévoyance, membre du conseil d’administration du
mont-de-piété de la ville de Besançon.
LAFLOND (Armand).
Maire de la commune de Corcelles-Mieslot.
LAGARDÈRE (l'abbé Jean) né à Couthures-près-Marmande
(Lot-et-Garonne) le 7 décembre 1860. Secrétaire
particulier de Monseigneur l'Archevêque de Besançon, et
aumônier du Carmel. Docteur en théologie et en droit
canon. M. l'abbé Lagardère fit ses études an petit
séminaire d'Agen. Ordonné prêtre en 1887, il alla
terminer ses études à Rome au collège rimait. Om occupa
les fonctions de professeur à l'école
Saint Caprais d'Agen, puis celle de secrétaire
particulier de Mgr l'évêque du Puy (1891-94).
LAGIER (Charles).
Membre du conseil municipal de la ville de Pontarlier.
LAGRESILLE
(Alfred-Joseph) né à Nancy le 19 juillet 1857.
Président du tribunal civil de Montbéliard. Reçu docteur
en droit parla faculté de Nancy en décembre 1881, M.
Lagresille fut nominé substitut à Remiremont le 17
juillet 1880 et passa juge à Tlemcen le 27 mars 1883. 11
devint juge d'instruction à Bone le 10 avril 1886 puis
successivement président du tribunal de Guehina le 24
janvier 1890 ; d'Apt le 18.10.1892 et enfin de
Montbéliard le 13.10.1894. On doit à ce magistrat les
ouvrages suivants : Tutelle perpétuelle des femmes - Le
vagabondage et de la transportation.
LAILAVOIX (Louis)
né à Montbéliard le je septembre 1856.
Nommé à partir du 1er janvier 1885 Agent voyer en Chef
du département de la Somme après d'importants travaux
exécutés dans l'Ain, la Savoie, le Rhône et l'Aveyron,
il a été appelé en janvier 1897 aux fonctions
d'inspecteur de la Vicinalité au Ministère de
l'intérieur (6e Inspection). M. Lailavoix est
officier d'Académie. Il est l'auteur d'une carte
routière de la Somme au 1/160.000e qui a été récompensée
d'une mention honorable à l'Exposition universelle de
1889, et d'une instruction générale annotée sur les
Chemins vicinaux. (112)
LAITHIEZ
(Georges-Claude-Louis-Marie) né à Besançon le 1er
décembre 1847.
EIève de l'Ecole nationale forestière de Nancy, M.
Laithiez en sortit le 18 octobre 1871 en qualité de
garde général stagiaire et devint garde général
titulaire le 14 mars 1873. Il fut nomme
inspecteur-adjoint he 27 avril 1880 et est actuellement
inspecteur titulaire à Baume les_Dames depuis le 12 mars
1892.
LAJEANNE
(Stanislas).
Maire de la commune 41e Feule.
LALIGANT (l'abbé
Bernard) né à Lons-Saulnier (Jura) le 10 août 186.
Chanoine titulaire de l'église métropolitaine de
Besançon et chancelier de l'archevêché.M. l'abbé
Laligant fit ses études classiques au petit séminaire de
Vaux, près Poligny (Jura) ; ses études philosophiques au
séminaire d'Issy et ses études théologiques au séminaire
de Saint-Sulpice, à Paris. Il passa ensuite deux années
(1880-1881) à Rome, où il fut l'élève du célèbre
canoniste de Angelis à l'Université romaine, et conquit
le grade de docteur. Il a occupé les fonctions de
directeur au grand séminaire du Puy (Haute-Loire) où il
enseigna l'Écriture sainte et l'Histoire ecclésiastique
et fut maitre en éloquence sacrée. M. l'abbé Laligant
est également chanoine honoraire de la cathédrale du
Puy.
LALLEMAND (Paul)
né à Stenay (Meuse) le 20 décembre 1826.
Conseiller à la cour d'appel de Besançon. Chevalier de
la Légion d'honneur. M. Lallemand débuta dans la
magistrature en qualité de juge de paix à
Fresnes-en-Woëvre le 07.01.1860; il passa à Mirecourt le
24.12.1864 et devint juge à Vie le 04.03.1865 où il fut
chargé de l'instruction le 11 avril suivant. Nommé juge
à Neufchâteau le 12.04.1871 puis à Montmédy le 27 du
même mois, il prit l'instruction à ce tribunal le
21.02.1874 devint juge, sur sa demande, le 1er mai 1876,
puis reprit les fonctions de juge d'instruction le
01.07.1879. M. Lallemand fut nommé vice-président du
tribunal de Saint-Mihiel le 25.07.1880 et le quitta le
23.09.1883 pour remplir les mêmes fonctions à Nancy. II
est conseiller à la cour d'appel de Besançon depuis le
10.04.1886. Membre de la société des lettres, sciences
et arts de Bar-le-Duc et de plusieurs sociétés savantes,
M. Lallemand est un bibliophile distingué; il est arrivé
à réunir sur l'ancien Barrois et particulièrement sur le
pays de Stenay, l'une des plus belles collections de
livres, manuscrits, gravures, cartes, plans et médailles
qui existent.
LALU (Louis).
Membre du conseil municipal de la ville de Baume.
LAMBERT
(Hippolyte) né à Baume-les-Dames.
Peintre-décorateur. Membre de l'association
franc-comtoise «les Gaudes».
LAMBERT
(Théodore) né à Besançon.
Professeur à la ville Paris et architecte. Membre de
l'association franc-comtoise «les Gaudes».
LAMBERT
(Louis-Mathieu-Philippe-Marie) né à Moutier le 29 avril
1855.
Président du tribunal civil de Gray (HauteSaône). Reçu
docteur en droit parla faculté de Paris, M. Lambert
devint juge suppléant au tribunal (113) civil de
Versailles le 29 juillet 1884. 11 fut nommé juge à
Vitry-le-François le 12.11.1888 puis à Châlons le 19
septembre 1892.
LAMBERT
(Nicolas-Joseph) né à Rupt-sur-Moselle (Vosges) le 16
avril 1844. [*134]
Nommé notaire à Frasne (Doubs) par décret du 23.12.1876.
Ancien président de la chambre des notaires de
l'arrondissement de Pontarlier. Membre de la délégation
cantonale de l'enseignement primaire du canton de
Levier, depuis 1889.
LAMBERT (Maurice)
né à Liesle le 16 juin 181.
Avocat à la cour d'appel de Besançon. Membre de
l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de cette
ville depuis le 25.07.1889. Secrétaire de la rédaction
des Annales franc-comtoises.
LAMBERT
(Alphonse).
Maire de la commune de Poulley-les-Vignes.
LAMY (Paul) né à Sancey le Long le 26 janvier 1861.
Reçu docteur par la faculté de médecine de Paris le 25
février 1888, avec une thèse traitant Du vomissement
utérit en dehors de la grossesse. Etude clinique et
sémiolocjique. M. le docteur Lamy exerce à Sancey le
Grand.
LAMY
(Charles-Eugene) né à Sancey le Long le 25 novembre
1862.
Notaire à Saint-Hippolvte-sur-le-Doubs depuis 1889.
Trésorier de la chambre des notaires de l'arrondissement
de Montbéliard.
LANCHAMP (P.) né
à Paris le 4 août 1858.
Ancien interne des hôitaux. Docteur en médecine à
Besançon. Médecin de l'établissement des sourdes
muettes. Secrétaire de la société locale des médecins.
Auteur de la thèse suivante : Contribution à l'étude des
indications et des difficultés de la version céphalique
par manœuvres externes (Faculté de Paris, 30 juillet
1885).
LANCHY (Louis).
Avoué près le tribunal civil de Baume-les-Dames. Membre
du conseil municipal de cette ville.
LANDOZ (Auguste).
Maire de la commune de Lavernay.
LANGLOIS
(Hippolyte) né à Besançon le 3 août 1839.
General commandant la 17e brigade d'infanterie (9e
division, 5ème corps d'armée) à Auxerre. Entré à l'Ecole
polytechnique le 01.10.1856, M. Langlois fut nommé
sous-lieutenant d'artillerie à la sortie de cette école
le 01.10.1858, et devint successivement lieutenant le
01.10.1860; capitaine le 21.12.1866 ; chef d'escadron le
05.01.1878, lieutenant-colonel le 18.08.1885 et colonel
le 21.10.1888. Ii fut promu général le 09.10.1894.
Officier de la Légion d'honneur depuis le 30.12.1890, M.
le général Langlois avait été fait chevalier de cet
ordre le 30.12.1890. (114)
LANQUETIN
(Charles-Louis) né à Besançon le 25 juin 1863.
Avoué près la cour d'appel de Besançon. Avocat à la cour
d'appel de Besançon d'octobre 1886 au 12.11.1888, M.
Lanquetin fut nommé, à cette dernière date, juge
suppléant au tribunal de Lons-le-Saulnier. Il passa au
même titre à Gray le 28.11.1889 et y fut chargé de
l'instruction. Il devint substitut à Arbojs le
27.04.1893, démissionna en octobre 1895 et, par décret
du 17.01.1896, fut nommé avoué près la cour d'appel de
Besançon.
LANQUETIN (Paul).
Maire de la commune de Maison-du-Bois.
LANTERNIER
(J.-Fr.).
Maire de la commune d'Ollans.
LARESCHE
(Alphone).
Maire de la commune de la Planée.
LARMET (J.) né à Gv le 12 novembre 1843.
Vétérinaire des Haras, au dépôt d'étalons de La Butte.
Membre du conseil municipal de la ville de Besançon.
Membre du conseil de perfectionnement des écoles
vétérinaires. Secrétaire général du grand conseil des
vétérinaires de France.
Vétérinaire délégué, chef du service sanitaire du
département du Doubs.
Président de la société vétérinaire de l'Est. Président
de l'association du patronage des Ecoles laïques.
Président d'honneur de la société de gymnastique et
d'instruction militaire «la Comtoise»
LAROCHE (Achille)
né à Toul (Meurthe-et- Moselle) le 13 juillet 1837.
Directeur des contributions directes, à Besançon.
LARZILLIÊRE.
Lieutenant-colonel, directeur de l'école d'artillerie de
Besançon. Officier de la Légion d'honneur.
LAUDE (Pierre). Maire de la commune de Sainte-Suzanne.
LAUNAY (Albert-Nicolas) né à Besançon le 6 octobre 1865.
Garde qénéral des forêts à Compiègne (Oise) depuis le 10
septembre 1890. M.
Launav avait été nommé garde général stagiaire à sa
sortie de l'Ecole forestière, le 14 septembre 1888.
LAUNOIS
(Alexandre-Henry-Emile) né à Villecerf (Seine et-Marne)
le 14 mai 1838.
Commissaire de surveillance administrative des chemins
de fer en exploitation, du réseau de Paris à Lyon et à
la Méditerranée, à Besançon. Capitaine adjudant-major
retraité en 1879 pour blessures de guerre et infirmités
consécutives. Campagnes d'Afrique de 1862 à 1870 contre
l'Allemagne 1870-1871, armée du Rhin et armée de
la Loire. Chef de bataillon au 54ème régiment territorial.
Chevalier de la Légion d'honneur.
LAUREAUX
(Bernard-Jean) né à Champrenault (Côte-d'Or) le 21 août
1841. [*135]
Sous-ingénieur des ponts et chaussées, à Besançon.
Officier du Mérite agricole. Ancien (115) adjoint au
maire de Verdun-sur-Meuse. Ancien officier d'artillerie
(1870). Ancien capitaine du génie (territoriale). Ancien
ingénieur-représentant de la compagnie du chemin de fer
de Besançon-Morteau. Président de la société
d'horticulture du Doubs. Président-fondateur de la
société d'horticulture de la Meuse. Président de la
société de secours mutuels des jardiniers du Doubs.
Membre d'honneur de plusieurs comices agricoles de la
Meuse et de plusieurs sociétés d'horticulture de France.
Président de l'Académie des Echecs de Besançon.
Fondateur et président d'honneur des canotiers de la
Meuse. Fondateur et vice-président d'honneur de la
Société Meusienne pour l'amélioration de la race
chevaline.
LAURENÇOT
(Isidore).
Maire de la commune de Palantine.
LEBEAULT (Armand)
né à Besançon le 26 septembre 1841.
Docteur en médecine à Saint-Vit. On doit au docteur
Lebeault une thèse traitant de : la farine des artères
(faculté de Montpellier 1872).
LEBÈGUE
(Marie-Edmond-Gustave) né à Fontainebleau
(Seine-et-Marne) le 19 septembre 1833.
Officier d'Académie. Président du tribunal civil de
Baume-les-Dames. M. Lebègue fit ses débuts dans la
magistrature en qualité de suppléant rétribué du juge de
paix
de
Sidi-bel-Abbès, le 10 février 1880. Juge de paix du
canton de Coléa le 02.04.1880 et de Saïda, il devint
juge suppléant au tribunal civil d'Oran le 13.09.1881 et
fut chargé de l'instruction à ce tribunal le 09.01.1882,
puis il passa, comme juge d'instruction, au tribunal de
Sidi-Bel-Abbès le 31.12.1882. II fut appelé à présider
le tribunal de Mostaganen le 06.10.1890, ii fut nommé
procureur à Tlemcen le 26 mai 1891 et à Rochechouart le
13.07.1894. II quitta ce tribunal le 25.01.1896 pour
occuper le siège de la présidence au tribunal de
Baume-les-Dames.
LEBLOND
(Victor-Henri-Ernest) [*136]
Docteur en médecine à Paris, né à Besançon le 14
novembre 1858. Interne des hôpitaux de Besançon 1879-80.
Externe des hôpitaux de Paris 1882-85. Reçu docteur en
médecine le 11.07.1883 avec une thèse intitulée Étude
physiologique et thérapeutique de la caféine. Le docteur
Leblond a fait sur lui-même, beaucoup d'expériences sur
l'action physiologique et toxique de la caféine,
l'importance de ces expériences a été mise en lumière
par le docteur Laborde et aussi par le docteur
Dujardin-Beauinetz dans ses leçons de clinique
thérapeutique. Il s'est prêté également en 1883, à des
expériences sur les réactifs de la sueur; les résultats
cri ont été relatés par le docteur François Franch,
professeur au Collège de France dans l'article « Sueur »
du dictionnaire de Dechambre. Sa thèse a été récompensée
par la Faculté de médecine par une médaille d'argent
elle fut en outre l'objet d'un prix décerné par la
société de Biologie (Prix Godard) sur le rapport du
docteur Laborde.
Le
docteur Leblond a été nommé officier de l'instruction
publique en janvier 1890. 11 a obtenu une médaille
d'argent décernée par la préfecture de Police, à
l'occasion de l'épidémie (116) cholérique de 1884 ; une
médaille de bronze du ministère de l'Intérieur à
l'occasion de l'épidémie cholérique de 1890. On doit
aussi au docteur Leblond qui est professeur à l'Union
des Femmes de France différents travaux : Contribution à
l'étude des différents travaux entre l'arthrétisme et
l'hystérie. Deux publications sur le Tannin et le
mercure (1886-1887). En 1888-89-92 a présenté dans
différentes sociétés savantes des études sur le
traitement des maladies utérines par le massage
gynécologique : ces travaux soulevèrent en 1888
d'ardentes polémiques dans la presse médicale, mais
aujourd'hui tous les gynécologues sont d'accord pour
reconnaître les excellents résultats que l'on obtient
avec ce genre de traitement judicieusement appliqué.
Jusqu'en 1887, le docteur Leblond a été à la tête du
service de maladies des femmes à la Polyclinique de
l'Hôpital International.
LEBON
(François-Nicolas-Eugène) né à Dijon (Côte-d'Or) le 24
mars 1826. [*137]
Ancien externe des hôpitaux de Paris. Bachelier
ès-lettres et ès-sciences. Docteur en médecine de la
faculté de Paris. Membre de l'Académie de Besançon
depuis le 28 janvier 1868. Ancien trésorier de
l'association des médecins de France, société locale du
Doubs. Ancien inspecteur du travail des enfants dans les
manufactures du Doubs. Ancien secrétaire du conseil
central d'hygiène du Doubs. Ancien chirurgien-adjoint de
l'hospice départemental du Doubs, 1858. M. le Dr Lebon
est l'auteur de la thèse suivante : De l'emploi des
aitestitésigizes dans le traitement du rhumatisme
articulaire aigu ; thèse qu'il présenta et soutint
devant la faculté de médecine de Paris le 18 février
1854. - Note des historiques morales et statistiques sur
l'horlogerie en Franche-Comté, 1860. - Le travail de
l'horlogerie engendre-t-il la phtisie, 1861.
-
Diagnostic différentiel de la méningite venimeuse due à
la predes ascarides lombricoïdes et de la méningite
tuberculeuse, 1862 - Victor Hugo est-il véritablement né
place Saint-Quentin à Besançon.
LECLERC
(Ferdinand-François-Auguste) né à Dole (Jura) le 27 août
1837,
Juge de paix du canton d'Ornans.
LEDOUX
(Emile-Honoré) né à Besançon le 21 décembre 1844.
Docteur en médecine à Besançon. Ex-interne des hôpitaux.
Lauréat de l'école de médecine de cette ville
(1866-1868). Ancien président de la société locale des
médecins du Doubs et de la société d'Emulation du Doubs.
Membre de l'Académie de Besançon depuis le 11.07.1895 et
de la commission de la société des Amis des beaux-arts.
M. le D Ledoux a présenté et soutenu devant la faculté
de médecine de Paris, le 18.11.1871, pour l'obtention du
grade de docteur, une thèse sur: Les affections
sympathiques de l'œil.
LEFRANG
(Jean-Denis).
Maire de la commune de Rignosot.
LEGRAND
(Pierre-Marie-Jean-Baptiste).
Membre du conseil d'arrondissement de Besançon où il
représente le canton de Quingey.
LEGROS (Théodore)
né à Vellechevreux-Courbenans (Haute-Saône) le 23
juillet 1851. [*138]
Maire de la commune de Dannemarie. (117).
LELIÈVRE
(Adolphe) né à Besançon le 25 juillet 1836.
Sénateur. Après avoir terminé son droit à Dijon (1853),
M. Lelièvre entra dans l'enregistrement où il resta
jusqu'en 1868 successivement receveur à Grésy (Savoie),
puis à Saint-Laurent (Jura), Premier commis de la
direction à Lons-le-Saulnier vérificateur à Privas
(Ardèche). C'est à cette date qu'il démissionna et se
fit inscrire au barreau de Lons-le-Saulnier. En 1871, M.
Lelièvre se porta comme candidat républicain à
l'Assemblée nationale dans le Jura, mais il échoua. Le 8
octobre suivant, il fut élu conseiller générai du canton
de Conliège (Jura). Posant à nouveau sa candidature dans
l'arrondissement de Lons-le-Saulnier lors des élections
législatives du 20.02.1876 il fut élu député par 14.952
voix sur 22.360 votants contre
7.293 données à M. Moreau, bonapartiste. A la Chambre,
il fut un des 363 députés qui refusèrent le vote de
confiance au cabinet de Broglie (16 mai 1877), à la
suite duquel la dissolution de cette assemblée fut
prononcée. Il fut réélu aux élections suivantes (14
octobre) par 16.430 voix contre M. Piquet, candidat
officiel du gouvernement du 16 Mai, qui n'en réunit que
6.877. A l'expiration de son mandat, le 21.08.1881, il
se représenta avec succès dans la même circonscription
et obtint 15.691 suffrages contre 6289 attribués à M. de
Mérona. Depuis 1876 M. Lelièvre fut successivement
secrétaire et vice-président du groupe de l'Union
républicaine. Il en était le président lors de
l'expiration des pouvoirs de la Chambre, en 1885. Il fut
porté sur la liste républicaine opportuniste du Jura,
aux élections législatives de cette année et obtint au
1ème tour, le 4 octobre, 19.229 suffrages sur 68.240
votants. Il se désista avec tous les candidats de la
même liste au moment du scrutin de ballottage.
Tenu quelque temps en dehors des affaires publiques, il
revint de nouveau sur la scène politique lors des
élections sénatoriales faites dans le département du
Jura auquel fut attribué le siège de l'amiral
Jauréghiberry, sénateur inamovible, décédé à Paris le 21
octobre 1887, M. Lelièvre, fut appelé à lui succéder le
25 janvier 1888, par567 voix sur 880 votants, contre M.
Lamy, son concurrent, qui en obtint 330. A
la Chambre Haute, M. Lelièvre a fait partie de la
commission des finances et a été
rapporteur du budget des finances pour l'année 1888-89.
Nommé vice-président de l'Union républicaine du Sénat en
1896 et 1898.
LEMOINE.
Notaire à Morteau depuis 1895. Membre de la chambre de
discipline des notaires de l'arrondissement de
Pontarlier.
LEPAGNOLE (L.).
Inspecteur de la protection des enfants du premier âge
pour la banlieue de Besançon. M. Lépagnol exerce la
médecine dans cette ville depuis l'année 1872.
Il
est officier d'Académie.
LERCH (Théophile)
né à Besançon le 16 août 1846.
Licencié en droit. Avocat à la cour d'appel de Besançon.
Ancien bâtonnier de l'ordre.
Suppléant de la justice de paix du canton sud de cette
ville. Conseiller général pour le canton de Bousmères,
secrétaire de la commission départementale du Doubs. 118
Professeur de législation et d'économie politique au
lycée Victor Huqo. Officier d'Académie.
LESCOT
(Henri-Désiré) né à Monthéliard le 28 novembre 1852.
Licencié en droit. Juge suppléant au tribunal civil de
Gray (Haute-Saône) depuis le 8 décembre 1877.
LESTERLIN
(Armand-Georges-Félix) né à Pontarlier le 22 décembre
1870.
Médecin aide-major de 2e classe au 16e régiment de
chasseurs à cheval. Reçu docteur en médecine par la
faculté de Lyon le 4 janvier 1894.
LESVIGNES
(l'abbé).
Aumônier de l'asile départemental de
Saint-Jean-l'Aumônier, à Besançoi, et de la maison de
correction, à la Butte.
LETOUDAL
(Jules-F.):
Maire de la commune de Hauterive-la-Fresse.
LIARD (Edouard).
Maire de la commune d'Uzel.
LIEFFROY (Aimé).
Membre de l'Académie de Besançon depuis le 24 juillet
1890 et de la commission de la société des Amis des
beaux arts. Président de la société de lecture de cette
ville.
LIGIER
(Alphonse).
Maire de la commune de Quingey-Courcelles.
LIGIER (l'abbé)
né à Vuillafans le 26 août 1824. [*139]
Chanoine honoraire. Curé-doyen de la ville de
Pontarlier. Aumônier de la maison d'arrêt et de
correction de cette ville.
LIMASSET (Claude)
né à Cussy le 26 avril 1841.
Exerce la médecine à Dormans (Marne) depuis 1871.
LIPIMANN
(Alphonse) né à Besançon.
Sculpteur, élève de M. Oliva. Auteur des œuvres
suivantes : Portrait, buste, plâtre, 1870 -Le Génie de
l'Alsace, statuette, plâtre, 1873 - Dame doloise au XVIe
siècle, statuette, plâtre, 1874 - Daine au XVIe siècle,
statuette, bronze - Page XVIe siècle, statuette, bronze,
appartient à M. Richard, 1875.
LISA DE
CHATEAUBRUN (le Marquis Charles-Marie-Jules) né à
Besançon le 16 juin 1840.
Maire de la commune de Noironte. Sorti de l'Ecole
polytechnique en 1862, comme sous-lieutenant du génie,
M. le marquis de Lisa de Châteaubrun fit la campagne de
1870, comme capitaine. Démissionnaire en 1871, il fut
nommé chef de bataillon du génie territorial en 1884 et
reçut la croix de la Légion d'honneur en 1889. La
famille de Châteaubrun est originaire du Berry où se
trouvent les ruines du château de ce nom
(commune de Cuzion, Indre). Le père du marquis de Lisa
de Chateaubrun était officier de la Légion d'honneur,
ancien maire de Vesoul, conseiller général de la
Haute-Saône et sous préfet de Toulon en 1851. Il avait
épousé Mlle de Terrier de Loray, sour du marquis de
Loray, (119) conseiller général du Doubs, décédé le 2
avril 1895. M. le marquis de Lisa de Châteaubrun a
épousé Mlle de Courtivron et a un fils René, élève à
l'école des Beaux Arts, section de sculpture. Les armes
de cette famille sont Ecartelé ; au j et 4, échiqueté
d'argent et de gueules: au 2 et 3, d'or, chargé d'une
croix de gueules, accompagnée de douze aiglons de sable.
Sur le tout: d'argent au chevron de gueules, accompagné
en pointe d'un lion armé et lampassé de gueules et en
pointe, de deux casques de chevalier, du même. Au chef
d'azur chargé de trois étoiles d'argent, posées en
tasce.
LOMBART
(Henri-Marie) né à Dijon le 9 septembre 1826.
Ancien conseiller à la cour d'appel de Besançon. Membre
de l'Académie des sciences, belles lettres et arts de
Besançon depuis le 27.01.1887. Vice-président du comité
de secours aux indigents nécessiteux. Mis à la retraite
en exécution de la loi du 30 août 1883, ii compte 27 ans
de services dont 9 comme président d'assises.
LOMON (Simon).
Maire de la commune de Saint-Georges.
LOMONT
(Claude-Eugène) né à Crozey-le Petit le 20 juillet 1836.
Avoué à Lure (Haute-Saône). Juge suppléant près le
tribunal civil de cette' ville depuis le 28 février
1885.
LORBER (Emile) né
à Mulhouse (Haut-Rhin).
Docteur en médecine à Fesches-le-Châtel. M. le docteur
Lorber a présenté et soutenu devant la faculté de
médecine de Nancy le 29 juillet 1879, pour l'obtention
du grade de docteur, la thèse suivante Etude clinique
des nevralgies et des points douloureux dans la
tuberculose pulmonaire.
LOUISON
(Jean-Jules) né à Adam-les-Passavant le 15 novembre
1842.
Capitaine commandant la gendarmerie de l'arrondissement
du Mans (Sarthe).
Chevalier de la Légion d'honneur. Entré au service en
qualité d'appelé de la classe de 1862, M. Louison fut
incorporé au 2e régiment de carabiniers le 25
août 1803. Promu sous-lieutenant de gendarmerie le 28
mai 1881, il passa lieutenant le 28 mai 1883 et devint
capitaine le 28 avril 1892. Il a tait la campagne contre
l'Allemagne.
LOUISON (Henri).
Avoué près du tribunal civil de Baume. Membre du conseil
municipal. Suppléant de la justice de paix de cette
ville.
LOUVET (Alfred) né à Belleherbe le 21 mars
1863.
Docteur en médecine au Russey. On doit à ce docteur une
thèse traitant de : La pathogénèse et des formes
cliniques de l'ophthalmique sympathique (Faculté de
Paris le 25 février 1889). (120)
LOUVET
(Théodore).
Maire de la commune de Flagey-Rignev.
LOUVOT
(Louis-Emmanuel) né à Besançon le 30 juin 1863.
Notaire à Besançon depuis le 21 mai 1889. Est le
successeur de : MM. Brusset, Morel, Lebon, Duinay,
Renaud et Dangel.
LOUYS
(P.-Frédéric).
Propriétaire à Audincourt, maire de cette ville.
Suppléant de la justice de paix.
Membre du conseil d'arrondissement de Montbéliard, où il
représente ce canton.
LOVY (Alfred).
Maire de la commune d'Issam.
LOVI (Frédéric)
né à Sainte-Marie le 6 décembre 1865.
Docteur en médecine à Tunis. Ancien interne des hôpitaux
de Paris. Actuellement médecin en chef de l'hôpital
musulman de Tunis. Auteur d'une thèse sur un Exanthème
de la fièvre typhoïde (Faculté de Paris, 1890).
LOYE (Ulysse).
Maire de la commune de Grange-Sainte-Marie.
LUCAND (Hilaire)
né à Vitry-sur-Seine (Seine).
Licencié en droit, ancien premier clerc de Me Mahot de
la Quérantorinais, notaire à Paris. Notaire à Besançon
depuis le 26 novembre 1895. Successeur de MM. Amiot,
Grison, Lesterlin, Mazoyhie, Jacquemin, Chéry fils (de
1788 à 1819), Chéry père (de 1750 à 1788).
LUCAS (Henri).
Maire de la commune de Bonnevaux.
LUGBULL (Pierre).
Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.
LUGOY (Aristide)
né à Rougemont le 19 juillet 1852
Juge de paix du canton de Tonnerre (Yonne).
LURION DE
L'EGOUTHAIL (Roger de) né le 29 mars 1858.
Membre de l'Académie de Besançon depuis le 24 juillet
1890. La filiation de la famille de Lurion de
L'Egouthail remonte à noble David Lurion de L'Egouthail
(1620). Ses armes sont : D'azur au lion d'or accompagné,
en chef d'une étoile d'argent à dextre, d'une croisette
de même à senestre. (121).
M
MABILLE
(Léon-Auguste).
Notaire à Laittenue (Prestation de serment du 8 octobre
1878). Trésorier de la chambre de discipline des
notaires de l'arrondissement de Besançon. M. Mabille est
le successeur de MM. Saillard Colin, Bonnefoy, Chapuis
et Louiset.
MACHEREY
(Alexandre).
Maire de la commune de Berthelange.
MACHEREY
(Edouard).
Maire de la commune de Breconchaux.
MAGDELAINE
(Jules-Frédéric) né à Baume-les-Dames le 10 septembre
1824, fils de Louis, décédé en 1804, conseiller
honoraire à la cour d'appel de Besançon, chevalier de la
Légion d'honneur et de dame Brenot. [*140]
Colonel d'artillerie, en retraite. Commandeur de la
Légion d'honneur. Elève de l'Ecole polytechnique le
octobre 1843, M. Magdelaine en sortit en 1845, avec le
grade de sous-lieutenant pour entrer à l'Ecole
d'application de Metz qu'il quitta le 01.10.1847 en
qualité de lieutenant et fut affecté au 8ème régiment
d'artillerie. Capitaine en second le 14.02.1881, il fut
successivement dans ce grade aide-de-camp du général
Liautey, adjoint à la direction d'Alger et commandant de
place à Laqhouat. Nommé le 11.03.1859, à la 1ème e
classe de son grade il fut affecté au 13 d'artillerie.
Promu chef d'escadron à son corps, le 10.08.1868, il
commandait l'artillerie de la place forte de
Civita-Vecchia (Italie) depuis le 24.06.1870, lorsqu'il
fut rappelé en France le 24 août suivant, après la
déclaration de guerre à la Prusse. Il reçut le
commandement de l'artillerie de la 3ème division
d'infanterie (13ème corps d'armée), prit part aux combats
qui furent livrés autour de Mézières, puis dans le
mouvement de retraite vers Paris et combattit à Chevilly
le 30 septembre ; à Bagneux le 13 octobre ; à Champigny
les 30 novembre, 1er et 2 décembre. Nommé
lieutenant-colonel le 8 du même mois, il fut chargé du
commandement de la 2e division de la réserve générale
d'artillerie de la 2ème
armée. Il fut au Bourget le 12 suivant et à Buzenval le
19.01.1871. Il commanda l'artillerie du 7e secteur le
26 de ce mois au 19 mars suivant. Cinq jours après, il
fut désigné pour commander la réserve d'artillerie de
l'armée de Paris qui, mise en réserve pendant
l'insurrection, prit part aux combats du plateau de
Châtillon, du 2 au 9 avril. Le 6 octobre de la même
année, il fut nommé directeur de l'école d'artillerie de
La Fère puis passa à l'arsenal de Rennes, le 14.07.1874,
comme sous-directeur. Le 24.02.1880, il fut promu
colonel et classé directeur d'artillerie à
Clermont-Ferrand. M. le colonel Magdelaine est
commandeur de la Légion d'honneur depuis le 07.07.
1884. Il avait été fait chevalier de cet ordre le
28.12.1859 et officier le 26.11.1870.
MAGNIN (Antoine)
né à Trévoux (Ain) le 15 février 1848. [*145]
Professeur de botanique à la faculté des sciences et
d'histoire naturelle à l'école de médecine de Besançon;
membre du conseil générai de l'Université, assesseur du
doyen de la faculté des sciences; directeur du jardin
botanique. Membre du conseil municipal, ancien adjoint
au maire de Besançon. Officier de l'instruction publique
(20.07.1891). Admis, à la suite du concours du
23.10.1871, en qualité d'interne dans les hôpitaux
civils de Lyon, M. Magnin devint préparateur du cours
d'histoire naturelle à l'école de médecine de cette
ville, de 1871 à 1873, se fit recevoir licencié
ès-sciences naturelles à Lyon en 1875, puis (122)
docteur en médecine à Paris, en 1876, où il obtint le
prix des thèses (médaille d'argent) ; cette thèse le fit
élire la même année, membre correspondant de l'Académie
des sciences médicales de
Palerme (15 décembre). Nommé chef des travaux pratiques
du laboratoire de matière médicale et de botanique à la
faculté de médecine de Lyon, il exerça ces fonctions du
01.12.1877 à novembre 1883. Dans cet intervalle, il se
fit recevoir docteur ès-sciences par la faculté de
Montpellier (1879). Il fut chargé des fonctions d'agrégé
d'histoire naturelle a la faculté de Lyon (5 juin 1879),
devint suppléant du professeur de botanique pendant
l'année 1879-1880, fut chargé d'un cours de botanique à
la faculté des sciences de cette ville en 1881-1882 et
passa à la faculté de Besançon, comme maître de
conférences de cette matière, le 15.04.1884 ; il prit la
chaire d'histoire naturelle à l'école de médecine de la
même ville, le 17.03.1885 et y devint professeur
titulaire le 26.01.1889. Nommé professeur adjoint de
botanique à la faculté des sciences de Besançon, le
17.07.1886, ii devint titulaire de ce poste le
29.11.1894 ; il avait été appelé a faire partie du
conseil général de l'Université le 25 janvier 1892. II
est assesseur du doyen depuis le 01.12.1894. En dehors
de l'enseignement universitaire, M. Magnin a professé la
zoologie et la zootechnie à l'institut agricole
d'Ecully, près Lyon (1870-188), l'histoire naturelle à
la société d'enseignement professionnel du Rhône
(1878-1884) et des cours libres et publics sur diverses
branches de la botanique appliquée et sur l'histoire
naturelle générale. Par la part importante qu'il a prise
à la fondation de la société botanique de Lyon (1872),
les conférences publiques qu'il fit pendant plusieurs
années sur les différentes branches de la cryptogamie,
les nombreuses herborisations qu'il a dirigées dans les
régions lyonnaises et jurassiennes, M. Magnin a
contribué beaucoup à la vulgarisation des études
botaniques dans l'Est de la France. De 1872 à ce jour,
M. Magnin remplit les fonctions suivantes : secrétaire
général de la société botanique de Lyon (mars 1872 à
décembre 1882). Président de cette société pour l'année
1883. Secrétaire des sessions extraordinaires tenues par
la société botanique de France, à Gap (1874) ; Angers
(1875), Lyon (1876). Secrétaire-adjoint de la société
d'agriculture, histoire naturelle, sciences et arts
utiles de Lyon (1881-82). Secrétaire du comité d'études
et de vigilance pour la destruction du phylloxéra dans
le département du Rhône depuis sa réorganisation (1879)
jusqu'en 1884. Directeur du jardin botanique et des
collections botaniques de la ville de Lyon (nov. 1881 à
mai 1884). Secrétaire de la session extraordinaire tenue
par la société mycologique de France, à Besançon, en
1886. Vice-président de la section d'hygiène du congrès
international de médecine, tenu à Washington, en 1887.
Secrétaire général du comité local d'organisation de la
session de 1893 (Besançon), de l'association française
pour l'avancement des sciences ; président de la section
de botanique. Membre du comité de patronage des Annales
de Géographie. II fait encore partie de nombreuses
sociétés savantes. De plus, il est membre du comité de
surveillance et de perfectionne ment de la ferme-école
de La Roche-sur-l'Ognon, du comité départemental
d'hygiène et de la commission météorologique du Doubs,
et des bureaux d'administration des lycées et de l'école
normale d'institutrices de Besançon. M. Magnin est
l'auteur des ouvrages suivants: Recherches géologiques,
botaniques et statistiques sur l'impaludisme dans la
Dombes et le miasme paludéen, thèse pour le doctorat en
médecine, faculté de Paris, 1876. (Prix des thèses). -
Les bactéries, thèse d'agrégation, in-8, 1878. Ouvrage
traduit plusieurs fois, notamment : Bacteria by ant
Magnin and G. Sternberg, 20 édit., 12 pi. photographe,
30 fig., 1884. - Recherches sur la géographie botanique
du Lyonnais ; bas-plateaux lyonnais, cotiére méridionale
de la Dombe ; thèse pour le doctorat ès (123) sciences,
in-8ème avec deux cartes, 1880 -Les botanistes lyonnais :
1ème Claret de la Tourrette, sa vie, ses recherches sur
les lichens du Lyonnais, d'après ses ouvrages et les
notes inédites de son herbier, in-8ème, avec 2 planches
d'autographes, 1885 - 2ème Notices sur G. IVicodén2i et G.
De jean, ex-directeurs du jardin botanique, avec 2
autographes in-8ème, 1890 - 30 Plusieurs autres notices
biographiques sur Duchoul, le Petit Bauhin, les De
Jussieu, etc. Fragments lichénoloqiques, 3 fasc.,
1883-1884 - Statistique botanique du département de
l'Ain in-12,1883 - La végétation de la région lyonnaise
et de la partie moyenne du bassin du Rhóne ou
description topographique, géologique et botanique des
régions du Lyonnais, du Beaujolais, de la Dombe et du
Bas-Dauphiné, caractères de leurs flores, etc., gr.
in-8ème, avec 7 cartes, dont 6 coloriées, 1886 -
Eiuzmératio1t des plantes qui croissent dans le
Beaujolais, précédée d'une notice sur B. l'aivolet et
les anciens botanistes de cette région, in-8ème, 1887 -
Végétation des Alpes françaises, in-12, 1893 -
Végétation des Monts-Jura, précédée de la climatologie
du Doubs, in-8ème, 1893 - Recherches sur la végétation des
lacs du Jura, in-8, 1803 - Les lacs du Jura, 3 fasc.
in-8ème 1, 1894; 11, 1895; 111, 1897. Nombreuses
communications sur la Géographie botanique, les
Urédinées, les Lichens du Lyonnais et du Jura, la
castration parasitaire, la flore lacustre, etc. dans les
comptes-rendus de l'Académie des sciences (déc. 1886,
oct. et nov. 1888, avril et juin 1890, 10 et 31 oct.
1892, avril 1893), le Bulletin de la société botanique
de France, les annales de la société d'agriculture, de
la société lilinéetine et de la société botanique de
Lyon, les mémoires de la société d'Emulation du Doubs,
les C. R. de 1'Association française pour l'avancement
des sciences, etc. M. Magnin collabore au Dictionnaire
des communes de France, aux Annales de Géographie,
etc.
MAGNIN (Xavier).
Maire de la commune de Doubs.
MAGNIN (Alfred).
Maire de la commune de Naisey.
MAHIEU (Ernest)
né à Jonchery-sur-Vesle (Marne) le 6 août 1835. [*141]
Général de brigade, commandant la 6ème subdivision,
gouverneur de la place et commandant supérieur du groupe
de la défense de Besançon. Atteint par la limite d'âge
depuis le mois d'août 1897. Commandeur de la Légion
d'honneur.
MAIGNET (Louis).
Maire de la commune de Dasle.
MAILLARD
(Louis-Eugène).
Notaire à Orflans, depuis le 29 décembre 1874.
Président de la chambre de discipline des notaires de
l'arrondissement de Besançon.
M.
Maillard est le successeur de MM. Muselier,
Grandjacquet, Roy, Guillaud, Besson et Maire.
MAILLEY
(Hermin-Emile-Jean-Baptiste) né à Luxiol le 25 septembre
1846.
Juge au tribunal civil de Bougie. Docteur en droit de la
faculté de Besançon, M. Mailley débuta dans la
magistrature le 27.07.1880 comme substitut à
Baume-les-Dames. Procureur à Loches le 20 octobre 1883,
il passa à Lons-le-Saulnier le 20 février 1886, puis
devint juge à Bougie le 4 juillet 1889. (124).
MAILLOT (Ulysse)
né à Barboux le 9 février 1842. [*142]
Maire de la commune du Barboux depuis le 14 juilIet
1878. 11 exploite dans cette commune une distillerie de
gentiane très renommée. M. Maillot est président de la
société locale de fromagerie.
MAILLOT
(Stanislas).
Maire de la commune d'Indevillers.
MAIRE
(Jean-Baptiste-Alfred) né à Besançon le 21 avril 1842.
Président de chambre à la cour d'appel de Besançon.
Chevalier de la Légion d'honneur. M. Maire débuta dans
la magistrature comme juge suppléant à Lure le 20
janvier 1869. II devint substitut à Montbéliard le
02.11.1870, puis à Gray le 19.08. 1873 et à Lons le
Saulnier le 19.06.1875. Il donna sa démission et fut
remplacé le 6 juillet de la même année. Nommé procureur
à Arbois le 13.01.1883, il passa à Lons-le-Saunier le 27
juin suivant. M. Maire fut appelé à la cour d'appel de
Besançon en qualité de substitut du procureur général,
le 05.07.1880. II devint conseiller à cette cour le
09.01.1882, puis président le 21.02.1890, et enfin,
président de chambre le 30.01.1892. M. Maire est
président de la société d'Assistance par le travail.
MAIRE. [*141]
Négociant. Membre du conseil municipal de la ville de
Besançon, de la chambre consultative
et
du bureau de bienfaisance. Suppléant de la justice de
paix du canton nord de Besançon.
MAIRE (Victor).
Maire de la commune de Pointvillers.
MAIRE (François).
Maire de la commune de Chaucenne.
MAIRE (Louis).
Maire de la commune de Remondans.
MAIRE (Alfred) né
aux Hôpitaux-Neufs le 12 juin 1860.
Chef des bureaux de la sous-préfecture de Pontarlier.
MAIRE (Joseph).
Maire de la commune de Vyt-les-Belvoir.
MAIRE DU POSET
(Xavier). Maire du Poset.
Propriétaire à Besançon et du château de Resues par
Port-Lesney.
MAIRE (Pierre-Célestin) né à Flagey le 11 octobre 1832.
Ancien avoué, juge de paix du canton nord de Besançon.
MAIROT (Henri)
né
à Besançon le 29 janvier 1842.
Banquier à Besançon. Président du tribunat de commerce.
Conseiller municipal.
Vice-président de l'association générale de secours et
patronage de Besançon.
Appartient à l'Académie de cette ville depuis le 24
janvier 1886.
MAIROT (Félix) né
Besançon le 3 décembre 1815.
Banquier, censeur à la succursale de la banque de
France, à Besançon. (125)
Ancien président du tribunal et de la chambre de
commerce de cette ville.
MAITRUGE
(Ernest).
Maire de la commune de Saint-Gorgon.
MALDINEY (Jules)
né à Mandeure le 1er mai 1864. [*144]
Archiviste de la société d'émulation du Doubs, à
Besançon. Chef des travaux pratiques de physique à la
faculté des sciences. Professeur de sciences physiques à
l'école nationale d'horlogerie. Président de la section
photographique de l'Union Artistique bisontine.
Directeur de la Revue franc comtoise de photographie à
Besançon. Officier d'Académie.
MALENFER (Marc)
né à Arc-et-Senans.
Chef d'escadron d'artillerie, en retraite. Officier de
la Légion d'honneur. Engagé volontaire dans un régiment
d'infanterie, M. Malenfer, après avoir franchi
rapidement
les
grades inférieurs, fut promu au grade de sous-lieutenant
le 13.03.1857, et prit les fonctions d'adjoint an
trésorier au 12 régiment d'artillerie montée. Lieutenant
puis capitaine en février 1865, ii fut affecté, comme
trésorier au 2ème régiment d'artillerie à pied. Décoré de
la Légion d'honneur le 10.08.1868, il fit la campagne
contre la Prusse dans l'artillerie de l'armée du Rhin
et, après la guerre, fut placé au 29 puis au 7ème régiment
de cette arme. Il revint au 29ème lors de sa nomination au
grade supérieur et remplit, à ce corps, les fonctions de
major le 8 octobre 1875. M. Malenfer reçut la rosette
d'officier de la Légion d'honneur le 12.07.1880. Il prit
le commandement d'un escadron de son régiment et le
conserva jusqu'à son admission à la retraite.
MALIVERNEY
(Adolphe) né à Bournois le 4 avril 1842.
Conducteur principal des ponts et chaussées à Besançon,
attaché au bureau de l'ingénieur en chef. Chevalier du
Mérite agricole.
MALLIÉ (Albert)
né à Besançon en 1841.
Membre de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et
Arts de Besançon. Membre de la commission de la société
des Amis des Beaux Arts et Arts industriels de
Franche-Comté.
MAMET (Joseph).
Maire de la commune des Fins.
MANDEREAU
(Léon-André) né à Bourges (Cher) le 19 novembre 1857.
[*146]
Lauréat de l'Académie de médecine de la Société
nationale d'agriculture (médaille d'or) et de l'Ecole
vétérinaire de Lyon ; ex-répétiteur de pathologie à
l'Ecole de Lyon.
Officier d'Académie; chevalier du Mérite agricole.
Docteur en médecine. Licencié ès-sciences naturelles.
Vétérinaire. Directeur du service d'inspection des
subsistances alimentaires à Besançon. Professeur
d'anatomie à l'école de médecine de cette ville.
Professeur de zootechnie à l'école nationale d'industrie
laitière de Mamirolle. On doit à M. Mandereau les
ouvrages suivants : Différents mémoires sur l'anatomie,
la physiologie et l'hygiène - Lactinomycose en
Franche-Comté (Travail couronné par
l'Académie de Médecine, Prix Daudet 1887) - Contribution
à l'étude de la tuberculose. De la viande et du lait de
provenance tuberculeuse dans l'alimentation humaine.
Utilisation du lait après ébullition et de la viande
après salaison. (Travail couronné par la Société
nationale d'agriculture. Médaille d'or à l'effigie
d'Olivier de Serres, 1894).- Considérations sur le
régime, sur la digestion et l'assimilation des aliments
de nature animale par les ruminants - Sur l'entretien et
l'engraissement des avidés et des bovidés par
l'adjonction à la ration de poudre de sang desséché.
(Journal de médecine de Lyon). (126).
MANET (Félix) né
à Pause le 17 décembre 1870.
Maire de la commune de Palise.
MARAIN (Emile).
Maire de la commune d'Ecot.
MARCHAND
(Pierre-Louis-Joseph) né à Arbois (Jura) le 3 octobre
1841.
Entré dans l'administration des forêts en qualité de
garde général stagiaire à sa sortie de l'Ecole
forestière de Nancy, le 05.09.1863, M. Marchand fut
nommé titulaire de ce poste le 30.01.1864 puis il devint
inspecteur adjoint le 24.04.1872 et inspecteur le
13.09.1872. Il est actuellement conservateur des forêts
à Besançon depuis le 07.11.1881. M. Marchand est
officier d'Académie, chevalier du Mérite agricole et de
la Légion d'honneur. Il appartient à l'armée
territoriale en qualité de lieutenant-colonel hors
cadres.
MARCOU
(Charles-Adolphe) né à Pont-de-Roide le 7 février 1851.
Membre du conseil général du Doubs. Président de la
société de gymnastique. Suppléant de la justice de paix.
Docteur en médecine à Pont-de-Roide. M. le docteur
Marcou a présenté et soutenu devant la faculté de
médecine de Paris le 25 juillet 1878 pour l'obtention du
grade de docteur, la thèse suivante : De la dilatation
du col de l'utérus contre les vomissements incoercibles
de la grossesse.
MARCOU (Flavien).
Maire de la commune de Mathay.
MARÉCHAL (Edmond)
né à Lisle [Liesle ou L’Isle-sur-le-Doubs].
Médecin de 2ème classe de la marine. Chevalier de la
Légion d'honneur. M. Maréchal a été reçu docteur en
médecine le 1er août 1875 par la faculté de Nancy, avec
une
thèse traitant de Quelques considérations sur la fiévre
jaune.
MARGAUD
(Arthur-Léon) né à Besançon.
Ancien interne des hôpitaux et lauréat de 1'Ecole de
médecine de Besançon (1867-6869). Reçu docteur par la
faculté de médecine de Paris, le 24 avril 1873, avec la
thèse suivante Suppuration chronique des voies
séminales. M. le docteur Margaud exerce à Besançon. Il
est médecin de l'école normale des instituteurs.
MARGUET
(Emile-Charles-Honoré) né à Pontarlier le 21 avril 1853.
Docteur en médecine à Paris.
S'est fait recevoir docteur par la faculté de médecine
de Paris le 23 juin 1888, avec une thèse sur les
Ji'istes hydatiques des muscles colontaires. Histoire
naturelle et clinique. Lauréat de la faculté de médecine
de Paris. en 1888, et de l'Académie de médecine en 1889.
Nommé médecin de la manufacture des Tabacs, en 1891.
MARGUET (Julien).
Maire de la commune de Verrières-de-Joux.
MARGUIER (Eugène)
né à Septfontaines le 24 février 1848. [*147]
Membre du conseil municipal de la ville de Pontarlier, à
l'Etang. (127).
MARLE
(Louis-Jules).
Maire de la commune d'Abbans-Dessus.
MARTEL (Eugène)
né à Montbéliard le 1er avril 1854.
Ancien élève stagiaire au Val-de-Grâce. Ancien externe
des hôpitaux, attaché au dispensaire laryngoscopique du
bureau central. A présenté et soutenu devant la faculté
de Paris, le 19 février 1877, pour l'obtention du
diplôme de docteur, une thèse sur la syphilis lary
MARTI (Samuel).
Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.
Vice-président de la Société d'émulation de cette ville.
MARTI (Fritz).
Maire de la commune de Vieux-Charmont.
MARTIN
(Nicolas-Alphonse) né à Valleroy le 27 juillet 1829.
Juge au tribunal civil de Briey (Meurthe-et-Moselle). M.
Martin demeura inscrit au tableau de l'ordre des avocats
à la cour d'appel de Metz de janvier 1853 au 01.09.
1855, date de sa nomination de juge suppléant au
tribunal civil de Sarrequemines. Il passa au même titre
à Briey le 12.03.1859, puis il devint juge de paix de ce
canton le 01.05.1877, et reprit ses fonctions de juge à
ce tribunal le 21.12.1883.
MARTIN (Charles)
né à Busy le 17 juillet 1862. [*148]
Ingénieur-agronome. Chargé pendant deux ans d'une
mission d'études agricoles en Suisse, Allemagne et
Danemark. Désigné en 1888 par le ministère de
l'Agriculture pour organiser une Ecole nationale
d'industrie laitière Mamirolle près Besançon; est
directeur de cet établissement depuis sa création.
MARTIN (Léonce)
né à Besançon le 9 juin 1833.
Ancien juge suppléant au tribunal civil de Besançon.
Ancien président de la société
d'horticulture du Doubs. Ancien vice-président de la
société de se cours aux blessés (Croix-Rouge). Ancien
délégué cantonal. Ancien membre de l'assistance
judiciaire. Membre du conseil de direction de la caisse
d'épargne. Membre de la commission administrative des
hospices réunis de Besançon, délégué à la tutelle des
enfants assistés du Doubs. Membre de la commission de
protection des enfants du premier âge.
MARTIN
(Charles-François) né à Rougemont le 26 mai 1846. [*149]
Officier d'administration de 1ème classe à Rouen. Entré au
service le 7 septembre 1867, M. Martin fut nommé
sous-officier le 14.03.1871, et adjudant-élève
d'administration le 24.12.1872. Il fut promu officier
d'administration adjoint de 2 classe le 23.04.1874, puis
de 1ère classe le 23.09.1880; il passa officier
d'administration de 2ème classe le 3
avril 1889 et fut élevé à la 1ère classe de son grade le
16.07.1894 et nommé chevalier de la Légion d'honneur le
11.07.1896. Pendant la guerre 1870-1871, M. Martin a
assisté au siège de Strasbourg. Après la capitulation il
fut interné à Cosel (Silésie) d'où il s'évada le 15.
janvier. Arrivé à Marseille il assista aux troubles du 4
avril et le 15 octobre 1871 il s'embarquait pour aller
faire partie des colonnes organisées pour la répression
du soulèvement des Arabes. (128)
MARTIN (Maurice)
né à Busy le 22 septembre 1865.
Agriculteur et maire de Busy. Président du comice
agricole de Busy (canton de Besançon, Boussières et
Quingey). Secrétaire de la société départementale
d'agriculture.
MARTIN (Cyrille).
Membre du conseil municipal de la ville de Pontarlier.
MARTIN (Aimé).
Maire de la commune de Belvoir.
MARTIN (Leon).
Maire de la commune de Malbuison.
MARTIN (Maximin).
Maire de la commune de Tarcenay.
MARTIN (Léon).
Maire de la commune de Val-de-Roulans.
MARTY (Samuel).
Maire de la ville de Montbéliard.
MARY (Auguste).
Maire de la commune du Grand-Vaire [Vaire-le-Grand].
MASSE
(Charles-Edouard) né à Strasbourg le 30 mars 1850.
Avocat général à la cour d'appel de Besançon. Membre du
conseil d'administration de l'école normale
d'instituteurs du département du Doubs à Besançon.
Chevalier de la Légion d'honneur. Licencié en droit de
la faculté de Paris, M. Masse fut secrétaire de la
conférence des avocats de cette ville pour l'année
1874-1875. Attaché an ministère de la Justice, il lut
nommé substitut à Ruffec le 30 octobre 1875, puis à
Périgueux le 5 février 1878. Il devint procureur à
Rjbérac le 15 mai 1870 et substitut du procureur général
à Orléans le 9 mars 1880. Il est actuellement avocat
général à Besançon depuis le 4 décembre 1883.
MASSENET (Henri)
né à Besançon le 11 avril 1869.
Reçu docteur en médecine par la faculté de Lyon le 19
décembre 1893, avec une thèse traitant : De quelques
causes sociales du crime.
MASSON (Bénigne)
né à Saint-Julien (Côte-d'Or) le 13 juillet 1843.
Inspecteur des écoles de la circonscription de Besançon.
Officier de l'instruction publique.
MASSON-GROSCLAUDE
(Charles). [*150]
Maire de la commune de Grand-Charmont.
MATHEY-DORET
(Armand-Emile) né à Besançon.
Artiste graveur, hors concours. Elève de Lehmann et de
Waitner. S'attacha particulièrement à la gravure à
l'eau-forte. Admis au Salon M. Mathey-Doret y expose
chaque année des gravures très appréciées parmi (129)
lesquelles nous citerons: Martyre de Saint Sébastien
(d'après Ribéra) en 1886 -Les derniers moments de Mozart
(d'après M. de Munkacsy) en 1887 ; Chien au canard
(eau-forte, d'après
Troyon) en 1888 - La galère royale (d'après Delort) -
Fâcheuse aventure (d'après le même), en 1889 - Rubens
peint par lui-même (eau-forte) en 1891 - Mariage
mystique de Sainte Catherine (d'après Van Dyck),
eau-forte, en 1893 - Milton visitant Galilée, à
Florence, en 1460 (eau-forte) en 1895. M. Mathey-Doret a
obtenu une mention honorable en 1882, méd. 3 classe en
1883, méd. 2e classe en 1887, une médaille
d'argent à l'Exposition dc 1889 et une médaille de 1ère
classe en 1891.
MATHEZ (Lucien)
né à Verrières-de-Joux le 30 octobre 1831.
Licencié en droit de la faculté de Paris. Ancien avoué..
Avocat au barreau du tribunal civil d'Epernay (Marne).
M. Mathez est décédé aux Verrières-de-Joux le
13.01.1897.
MATHEZ
(Casimir-Auguste) né à Mouthier. le 10 janvier 1848.
Docteur en médecine à Mouthier-Hautepierre. M. le
docteur Mathez : présenté et soutenu devant la faculté
de médecine de Paris le 21.11.1894, pour l'obtention du
grade de docteur, la thèse suivante : Contribution à
l'étude des angiomes sous-cutanés.
MAUDOIGT
(Georges).
Maire de la commune de Venise.
MAULBON
D'ARBAUMONT (Maxime) né à Belfort le 22 septembre 1862.
Receveur de l'enregistrement, des domaines et du timbre
à Audincourt. Originaire de Champagne et Bourgogne la
famille Maulbon d'Arbaumont blasonne: d'azur au chevron
d'or accompagné de trois croissants d'argent, celui de
la pointe surmonté d'un hêtre de sinople.
MAUVAIS (Clovis).
Maire de la commune de Fessevillers.
MAUVEAUX
(Julien-Ernest) né à Sainte-Suzanne le 26 juillet 1869.
Directeur-général de «l'Echo de Monthéliard».
Littérateur à Montbéliard. On doit à M. Mauveaux les
ouvrages suivants : Octave, étude. Yang-Ha, poème. Elisa
Forvart, roman. - Campenottes (poéses montbéliardaises)
– Les Dolents (sonnets) - Phrynè (roman).
MAY (Alphonse).
Maire de la commune de Chalèze.
MÉGUIN
(Georges-Frédéric).
Maire de la commune de, Thulay.
MEINER. (Edmond).
Maire de la ville d'Isle-sur-le-Doubs. Président du
comice agricole du canton de l'Isle-sur-le-Doubs.
MELCOT
(Charles-Joseph) né à Besançon le 17 janvier 1866.
Juge au tribunal civil de Saint-Dié (Vosges).
Entre dans la magistrature en qualité de juge suppléant
au tribunal civil de Péroinie le 17février 1891, (130)
M. Melcot passa à Vervins le 14 août suivant et à
Beauvais le 7 novembre de la même année. Il est juge à
Saint-Dié depuis le 9 octobre 1893.
MELCOT (Edmond)
né à Faverney (Haute-Saône) le 11 mars 1842.
Avocat général à la Cour de cassation. Officier de la
Légion d'honneur. Président de l'association
franc-comtoise «les Gaudes».
MEIGNAN
(Victor-Jules) né à Candé (Mailleet-Loire) le 25 février
1854.
Licencié en droit, a été successivement Conseiller de
Préfecture de la Haute-Savoie, de l'Aube, du Calvados,
du Nord et de la Seine Inférieure. Actuellement
Sous-Préfet de Baume les Dames. Officier d'Académie,
chevalier du Mérite Agricole.
Lieutenant en premier d'Artillerie territoriale.
MÉLIÈRE (Ulysse)
né à Roches-lès-Blamont le 27 août 1846.
Maire de cette commune.
MÉNEGOZ (Emile).
Maire de la commune l'Allenjoie.
MÉNEGUIN
(Anicet).
Maire de la commune d'Epeugney.
MÉNETTRIER
(A.-J.-Cl.)
Maire de la coinmane de Déservillers.
MENNEGAUD
(Sch.-P.).
Maire de la commune de Dambenoît.
MENOUX (Emile)
né
à Saint-Hippolyte le 18 septembre 1865.
Notaire à Bouclans, successeur de M. Vuillecard
(prestation de serment du 7 mars 1894).
MERCIER (Eugène).
Maire de la commune le Mamirolle.
MERCIER (l'abbé),
né à la Chapelle-des-Bois le 26 janvier 1853.
Supérieur de l'école secondaire ecclésiastique d'Ornans.
MERCIER (A.-E.)
né à Besançon le 13 juillet 1841. [*151]
Docteur en médecine à Besançon. Médecin en chef de
l'institution départementale des sourds muets ; médecin
de la compagnie des chemins de fer et de l'état civil
aide major du bataillon de sapeurs-pompiers. Ex-interne
de l'hôpital général et de l'asile public d'aliénés de
Dijon, lauréat de l'école de médecine de celte ville. M.
le D Mercier a présenté et soutenu devant la faculté de
médecine de Paris, le 8 août 1874, pour l'obtention du
grade de docteur, la thèse suivante : Considérations
cliniques sur quelques cas de fractures comminutives
avec plaies. A publié, depuis cette époque, plusieurs
travaux, entre autres : du traitement de l'endométrite
par le chlorure de zinc. Mémoire lu à l'Académie de
médecine par le professeur Depaul ; en
1887, une petite brochure intitulée : Angine couenneuse
(croup), sa guérison en 48 heures par le chloral. Cette
brochure a été analysée par tous les grands journaux
d’Europe. A publié depuis, dans la «Presse médicale», un
certain nombre d'articles sur Le traitement de
l'ophthalmie purulente par le chlorure de zinc, sur le
traitement de l'hématurie par l'opium à haute dose,
etc., et a soutenu tic 1888 à 1889 une polémique très
vive dans les journaux de la (131) localité au sujet des
causes de la fièvre typhoïde qui ravageait autrefois le
quartier des Chaprais, et qui a disparu par l'adoption
des mesures que le docteur Mercier a préconisées.
Ajoutons, pour compléter cette notice, que le docteur
Mercier, étant interne à l'asile d'aliénés de
Dijon, s'est engagé pour la durée de la guerre au 23ème de
ligne, et que versé au 138ème il a fait le siège de Paris
et a combattu en 1ème ligne à Epinay-les-Saint-Denis, et,
le 21 décembre au Bourget. Pendant trois années de
séjour au Valdahon, il a été suppléant du juge de paix
de Vercel, et secrétaire de la délégation cantonale. Il
est, actuellement, le doyen des médecins du bureau de
bienfaisance de Besançon.,
MERCIER
(Charles-Victorin) né à Rantechaux le 11 octobre 1862.
[*152]
Maire de la Commune de Rantechaux.
MERCIER (Louis)
né à Besançon le 12 Lévrier 1839. [*153]
Horloger à Besançon. Directeur du journal « Les Gaudes
». Fait partie de l’Académie de cette ville depuis le 27
janvier 1876 et de celle de Reims depuis 1893. Lauréat
des Jeux floraux, M. Mercier a publié une dizaine de
plaquettes de vers et en 1894, un volume de poésies
intitulé : au Pays comtois. Simple ouvrier horloger, il
a reçu de M. Carnot, lors de son passage à Besançon, les
palmes académiques.
MEREAU (Jean).
Membre du conseil municipal de la ville de Pontarlier.
MÉRILLON
(Aristide).
Maire de la commune de Franey.
MÉRODE
(Charles-Werner-Marie-Ghislain) comte de Mérode né à
Villersexel (Haute-Saône) le 13 janvier 1816. [*154]
Ancien député du Doubs et du Nord. Ancien sénateur du
Doubs, le comte de Mérode fut sous le gouvernement de
juillet attaché aux ambassades de France à Vienne et à
Madrid, puis député du Doubs de 1846 à 1848, il fit en
1850 partie de l'Assemblée législative, député du Nord
en 1852, il donna en 1853 sa démission motivée sur la
restriction des pouvoirs attribués à cette assemblée et
sur le traitement imposé à ses membres, comme pour les
consoler de leur néant. Il avait déjà donné sa première
démission de membre de la commission consultative,
nommée après le coup d'état par le Prince Président, à
la suite des décrets confisquant les biens de la maison
d'Orléans. Après la guerre de 1870, il fit partie de
l'Assemblée nationale en qualité de député du Nord;
enfin, en 1876 il fut élu sénateur par le département du
Doubs. Maire de Maîche, il a représenté le canton de ce
nom pendant 40 ans, de 1848 à 1888. Il était le fils du
comte Félix de Mérode qui prit une part considérable aux
événements qui amenèrent l'indépendance de la Belgique,
sa mère était la fille du marquis de Grammont député de
la Haute-Saône. Alors que la Franche-Comté appartenait
aux mêmes provinces que les Pays-Bas catholiques, la
maison de Mérode avait hérité des biens de la maison de
Chalon et de ceux de la maison de Ray
passés depuis, les premiers à la maison d'Arenberg et
les seconds à celle de Marmier. Ses armes sont d'or à
cinq piles de gueule.
MESNY (Alphonse).
Maire de la commune de Remoray. (132)
MITOZ.
Docteur en médecine à l'IsIe, conseiller général.
Suppléant de la justice de paix du canton de
l'Isle-sur-le-Doubs. Reçu docteur en 1875.
METTETAL
(Armand-Georges-Auguste) né à Audincourt le 6 juillet
1858.
Juge au tribunal civil de Vannes (Morbihan). M. Mettetal
entra dans la magistrature eu qualité de juge suppléant
au tribunal civil de Montbéliard, le 20 février 1886 ;
nommé substitut à Lure le 21 octobre 1887, puis juge à
Baume-les-Dames, le 12 septembre 1890, ii fut chargé de
l'instruction à ce tribunal, du 14 mai 1892 au 14
décembre 1895, date de sa nomination au tribunal de
Vannes.
MEUNIER (Louis)
né à Arbois le 13 septembre1844.
Professeur de sciences naturelles au collège de
Montbéliard. Conservateur des collections de la société
d'émulation et bibliothécaire de cette ville. Officier
de l'Instruction publique.
MEYNIER(Joseph)
né à Ornans en 1839.
Médecin principal de l'armée territoriale. Officier de
la Légion d'honneur. Membre de l'Académie de Besançon
depuis le 29 juillet 1879. A publié des Etudes
hygiéniques sur Besançon, in-8ème, 1876.
MICHAUD
(Hérard).
Maire de la commune de la Chaux-Neuve.
MICHAUD (Henri).
Membre du conseil municipal de la ville de Pontarlier.
MICHAUX (Emile)
né à Isle-stir-le-Doubs le 15 octobre 1850
Docteur en médecine à l'Isle-sur-le-Doubs. Suppléant de
la justice de paix de ce canton M. le docteur Michaux a
présenté et soutenu devant la faculté de médecine de
Paris, le 24 février 1876, pour l'obtention du grade de
docteur, la thèse suivante : De l'influence menstruelle
sur la production d'accidents rhumatismaux.
MICHEL
(Alphonse).
Maire de la commune de Vuillecin.
MICHEL (Paul).
Maire de la commune de Sainte-Anne.
MlCHEL-LANCON
(Edouard-Claude-Léon) né à Besançon le 20 octobre 1854.
Artiste peintre, élève de MM. Ed. Raille Lehmann et
Machard, M. Michel-Lançon expose au Salon des
Champs-Elysées depuis l'année 1881. Parmi ses toiles
nous citerons : Les soins domestiques- (panneau
décoratif). – Obsèques nationales de Victor Huqo (aspect
de l'arc de triomphe de l'Étoile, le 31 mai 1885, à 6
heures du matin, après la déposition du corps dans le
catafalque, en 1886 - Portrait de M. H. C... en l888 -
Portrait de Mme B... en 1889 ; La France appuyée sur la
Force, abritée par la Paix - L'Industrie moderne
couronnée par le Génie du Progrès en 1890 - Panneau
décoratif en 1893 - Pauvre savant; Vue sur le Jura, de
l'hôtel Richemont, à Lausanne. (133) M. Michel Lançon a
obtenu une médaille de 3ème classe en 1890.
MICHEL (Henri).
Maire de la commune de Montmahoux.
MICHELOT (abbé).
Chanoine titulaire de la cathédrale de Besançon.
Directeur au grand séminaire. Assesseur à l'officialité
diocésaine.
MIEUSSET.
Conducteur de 1ère classe des ponts-et-chaussées, à
Besançon.
Appartient à l'Académie de cette ville depuis le 28
janvier 1878.
MIGNOT.
Notaire à Pontarlier depuis 1890. Secrétaire de la
chambre de discipline des notaires de l'arrondissement.
Suppléant du juge de paix.
MILLOT
(Joseph-Leon) né à Vix (Côte-d'Or) le 9 juillet 1853.
[*156]
Négociant à Besançon. Membre du conseil d'arrondissement
de cette ville (canton sud). Délégué cantonal pour
l'instruction primaire.
MILLOT
(Joseph-Victoria) né à Fontenelles le 28 octobre 1851.
Officier d'administration de 2ème classe du service des
subsistances militaires, au corps expéditionnaire de
Madagascar. Entré au service le 25 octobre 1875, M.
Millot fut nommé sous-officier le 24.10.1877 et
adjudant-élève d'administration le 09.08.1879. Il lut
promu officier-adjoint de 2ème classe le 18.01.1881 puis
de 1ème classe le 12.06.1886 et est officier
d'administration de 2 classe depuis le 05.10.1895.
MINNARD
(Louis-Clément) né à Besançon le 23novembre 1848.
Officier d'administration de 1ère classe du service des
subsistances militaires, à Limoges. Chevalier de la
Légion d'honneur (05.07.1893). Entré au service le
16.10.1869, M. Minnard fut nommé sous-officier le
27.11.1870 et adjudant-élève d'administration le
26.10.1873. Promu officier d'administration adjoint de
2ème classe le 12.07.1875, il passa à la 1ère classe le
07.08.1880 puis il devient officier d'administration de
2ème classe le 12.04.1884 et a été élevé à la 1ère classe
de son grade le 21.05.1889.
MOINE (Edmond).
Maire de la commune de Hautepierre.
MOLL
(Marie-Alexandre-François-André) né à Colmar (Alsace) le
2 septembre 1847.
Conseiller à la cour d'appel de Besançon. Substitut à
Pontarlier le 6 juillet 1875. M.
Moll fut nommé juge suppléant à Montbéliard le 28
novembre 1876 et prit en même temps les délicates
fonctions de l'instruction. (134) Juge à Lure le 13
avril 1878, il fut chargé de l’instruction le 19 avril
1879. Juge d'instruction à Vesoul le 20 octobre 1882, il
fut maintenu à Vesoul le 31 du même mois. Juge à
Besançon le 17
avril 1883, juge d'instruction à e tribunal le 30 juin
1885, il passa conseiller à la cour d'appel de Nancy le
23 février 1893 il exerce ces mêmes fonctions à Besançon
demis le 27 avril 1893.
MONGENOT
(F'rançois-Camille-Napoléon) né à Pontarlier le 10
juillet 1840.
Conservateur des forêts à Epinal. Ancien élève de
1'Ecole nationale forestière, M. Mongenot fut nommé
garde général à Quinjev à sa sortie de cette école.
Inspecteur adjoint à Mâcon le 2 février 1870, il devint
titulaire de ce grade le 2 février 1880, avec résidence
à Moutiers (Savoie). M. Mongenot est conservateur des
forêts dlepuis le 31 janvier 1891. Il est chevalier de
la Légion d'honneur et du Mérite agricole.
MONIN (Hippolyte)
né à Besançon le 18 août 1854. [*157]
Docteur ès-lettres, professeur au collège Rollin et à
l'Hôtel-de-Ville de Paris (enseignement populaire
supérieur) ; Membre de l’Institut international de
sociologie.
Auteur des ouvrages suivants : Essai sur l’histoire
administrative du Languedoc pendant l'intendance de
Basville (1685-1719), in-8ème, 1885; - De unitate
religionis homericae, gr. in-8ème, 1885 - L'Etat de Paris
en 1789, études et documents sur l'ancien régime à
Paris, gr. in-8ème 1889 - Journal (fictif) d'un bourgeois
de Paris pendant la Révolution française, année 1789,
in-12, 1889. A publié avec préfaces, notes et tables,
les Mémoires sur la Bastille, de Linguet, in-16, 1889. A
collaboré ou collabore à la Revue de géographie, à la
Revue bleue, au Monde moderne, à la Grande Encyclopédie,
à la Révolution française, à la Critique philosophique,
au
Vieux-Montmartre, etc.
MONIN (Ernest)
né
à Besançon le 13 septembre 1856. [*158]
Frère du précédent. Docteur en médecine à Paris.
Secrétaire général de la société française d'hygiène.
Chevalier de la Légion d'honneur, officier de
l'instruction publique. Fils d'un professeur à la
faculté des lettres de Besançon, M. Monin fut nommé
interne des hôpitaux puis prosecteur à l'école
secondaire de médecine de cette ville. Il termina ses
études médicales à Paris devint, après concours, médecin
stagiaire au Val-de-Grâce et passa sa thèse à la faculté
de médecine de Paris, le 26.12.1877, avec un Essai sur
la pathogénie et l'étiologie des oreillons. Trop jeune
pour se livrer à l'exercice de la médecine, il se
consacra d'abord au journalisme scientifique et à la
vulgarisation de la médecine pratique et de l'hygiène.
Il rédigea pendant quinze années les articles
scientifiques du «Gil Blas» où il traita toutes les
questions médicales à l'ordre du jour. Chargé de
missions en Pologne en 1877 et à l'Exposition de
Barcelone en 1888, il s'en acquitta tout à son honneur.
La dernière lui valut la croix de la Légion d'honneur en
récompense des services qu'il rendit en sa qualité de
président du groupe XV, à cette exposition. Il a reçu
les palmes académiques en 1880 et est officier de
l'instruction publique depuis 1885. M. le docteur Monin
est inspecteur médical des écoles de Paris, délégué
cantonal du Vie arrondissement, lauréat de la société
française d'hygiène, de la société de médecine pratique,
de la société de médecine d'Anvers, de la société
d'encouragement, vice-président de la société d'hygiène
de l'enfance, membre de la société des Gens de lettres,
de l'association littéraire internationale, des
associations de la presse républicaine et de la presse
française, etc. (135). M. le docteur Monin a publié les
ouvrages suivants : La Crémation, avec lettre du docteur
Prosper de Patra Santa, in-8, 1883 ; La propreté de
l'individu et de la maison, in-8ème, 1884 - Traitement du
diabète, in-8ème, 1885 - Les propos du docteur ; médecine
sociale, hygiène générale, à l'usage des gens du inonde,
in-12, 1885 - Un nouveau chapitre de sénièiologie. Essai
sur les odeurs du corps humain dans l'état de santé et
dans l'état de malade, in-12, 1885 - L'hygiène de la
beauté (formulaire cosmétique) avec une préface de
Catulle Mendès, réédition, in-16, 1886 ; 2e édition,
1890 ; Stephano Merlati : histoire d'un jeûne célèbre,
précédé d'une étude anecdotique, physiologique et
médicale sur le jeûne et les jeûneurs, in-12, 1887, en
collaboration avec M. Ph. Maréchal ; - Les maladies
épidémiques : hygiène et prévention, in-16, 1887 ; -
L'alcoolisme, étude médico-sociale, contenant une
préface de M. le professeur Dujardin-Beaumetz, in-12,
1888 ; ouvrage couronné par la société française de
tempérance - L'hygiène de l'estomac ; guide pratique de
l'alimentation ; une préface de Th. Banville, in-18,
1888 - L'hygiène du travail; guide médical des
industries et professions, in-12, 1889 – La santé par
l'exercice et les agents physiques ; préface de M.
Ph.Daril, in-16, 1889 - l'hygiène des sexes, in-18,
1890 - Misères nerveuses, in-12, 1890. Traitement des
maladies vénériennes - La santé de la femme - Les
troubles digestifs. Traitement des maladies de la peau.
MONNIER
(Félicien).
Maire de la commune d'Etray.
MONNIER
(Charles-Auguste) né à Jougne le 4 janvier 1851.
Maire de la commune de Jougne depuis 1896. Membre du
conseil d'arrondissement de Pontarlier, où il représente
le canton de Mouthe depuis 1895. Chevalier du Mérite
agricole depuis le 4 juin 1893.
MONNIER (l'abbé Ernest-François) né à Saint-Claude près Besançon le
25.05.1850. [*159]
Maire de la commune des Maisonnettes. Professeur de
rhétorique au petit séminaire d'Ornans il prit le grade
de licencié ès-lettres à l'Université de Besançon, et
passa un an en Allemagne. Nommé en 1886, à son retour,
professeur de rhétorique au petit séminaire de N. D. de
Consolation, il en devint le supérieur en 1887. Membre
du conseil municipal de la commune, il fut nommé maire
le 19 Août 1894. Aux élections de 1896, il fut, ainsi
que l'adjoint, M. Julien Faivre, réélu à l'unanimité
membre du conseil municipal, puis à l'unanimité réélu
maire de la commune.
MONNIN
(Joseph-Charles) né à L'Hôpital-du-Grosbois le 10 août
1848. [*160]
Officier d'administration de 2e classe des bureaux de
l'intendance à Epinal.
Entré au service comme engagé volontaire le 23 mars
1869, M. Monnin fut nommé caporal le 29 août 1870 puis
sous-officier le '1e juin 1874 et adjudant-élève
d'administration le 24 septembre 1877. Ii fut promu
officier d'administration adjoint de 2e classe le 14
avril 1879 puis de 1ère classe le 10 novembre 1884 et
devint officier d'administration de 2 classe le 2
octobre 1893.
MONNIN (Alcide).
Maire de la commune de Soulce-Cernay.
MONNOT (Paul).
Maire de la ville de Maîche, président du comice
agricole de ce canton. (136).
MONTENOIRE (Fr.).
Maire de la commune de Glamondans.
MONTRAVERS
(Joseph).
Maire de la commune de Sancey-le-Grand.
MONTRICHARD
(Vicomte de).
Propriétaire du chateau de Cléron par Ornans.
La
maison de Montrichard originaire de Franche-Comté fait
remonter sa filiation authentique du XIIe siècle.
MORÉAL
(Ursule-Auguste-Henri-René de) né à Arc-lès-Gray
(Haute-Saône) le 10 octobre 1838.
Président du tribunal civil de Lons-le-Saunier (Jura)
depuis le 4 février 1897. M. de Moréal avait été nommé
précédemment juge au tribunal civil de Besançon le 11
septembre 1875, substitut à Pontarlier le 26 juin 1867
et juge d'instruction à Gray le 5 août 1872. La maison
de Moréal originaire de Foucherans (Jura) fait remonter
sa filiation à 1560. Elle blasonne : 4 aiglettes
d'Argent sur champ d'Azur.
MOREL
(Jean-Baptiste-Joseph) né à Renève le 22 février 1837.
Officier supérieur d'artillerie en retraite à Besançon.
Major du 7e régiment territorial d'artillerie. Chevalier
de la Légion d'honneur.
MOREL
(Louis-Honoré) né à Montbéliard le 2 août 1822.
Banquier à Montbéliard. Vice-président de la chambre
consultative des arts et manufactures de cette ville.
MOREL (Claude).
Maire de la commune d'Avilley.
MOREL (Stéphane).
Maire de la commune de Damjoux.
MOREL (Alphonse).
Maire de la commune de Nods.
MORFAUX (Ernest)
né à l'Isle le 14 septembre 1844.
Adjoint au maire de la ville de l'Isle-sur-le Doubs
depuis le 20 mai 1884.
MORLET
(Jean-Baptiste) né à Noiron-sur-Bèze (Côte-d'Or) le 18
mars 1837.
Ancien négociant. Membre de la chambre de commerce et
ancien conseiller municipal de Besançon. Ancien membre
du conseil de direction de la caisse d'épargne et de
prévoyance: Membre du conseil d'administration du
Mont-de-Piété de cette ville. Administrateur de la
succursale de la Banque de France, à Besançon.
MORTEAU
(Alex.-Jules).
Maire de la commune de Côtebrune.
MOSSARD
(Valentin).
Maire de la commune de Pompierre. (137)
MOUCHET né à Clerval le 7 février 1856.
Professeur à la faculté de droit de Dijon.
MOUGIN (Marin).
Maire de la commune de la Chenalotte.
MOUGIN
(Victorin).
Maire de la commune de Foi rnets-Blancheroche.
MOUGIN
(Xavier-Ed.).
Maire de la commune de Vennes.
MOUGNARD
(Auguste).
Maire de la commune de Thise.
MOUHOT (Fritz).
Maire de la commune de Présentevillers.
MOUILLEBEC
(Casirnir).
Maire de la commune d'Arcier.
MOURAUX (Arthur).
Maire de la commune de Montperreux.
MOUROT (Alired)
né à Amathay-Vésigneux le 13 février 1831.
Maire d'Amathay-Vésigneux. Président du comice agricole
du canton d'Ornans. Vice-président de la Société
départementale d'agriculture.
MOUROT (Alfred).
Maire de la commune de Septfontaines.
MOUSTIER
(Pierre-René marquis de) né à Paris le 16 février 1850.
[*161]
Député de l'arrondissement de Baume-les-Dames, membre du
conseil général du Doubs, secrétaire du conseil général.
Membre du comité de surveillance et de perfectionnement
de in ferme école de la Roche-sur l'Ognon. Fils du
marquis de Moustier décédé en 1869. ancien ministre
plénipotentiaire à Berlin, ambassadeur à Vienne et à
Constantinople, représentant du Doubs à l'Assemblée
législative de 1849. Ministre des affaires étrangères de
1866 à 1868 et qui présida pendant vingt ans le conseil
général du Doubs, M. le marquis P.-R. de Moustier fit
ses études aux lycées Louis-le-Grand et Saint-Louis, et
venait de les terminer lors de la déclaration de la
guerre contre l'Allemagne. Il fit toute la campagne
comme lieutenant d'une compagnie de mobiles du Doubs,
prit part aux opérations de l'armée de l'Est et assista
aux combats en avant de Belfort et à la bataille
d'Héricourt. Après la guerre, il se retira dans son
château de Bournel où il s'occupa surtout d'améliorer le
sort de la classe pauvre des villages voisins. En 1876,
il se présenta pour la première fois dans
l'arrondissement de Baume-les-Dames, comme candidat
indépendant aux élections législatives. Il obtint au 1er
tour 4.378 voix ; il se désista après le 1er tour.
L'année suivante, il fut chargé de représenter le canton
de Rougemont au conseil général du Doubs. Depuis cette
époque, il remplit à ce conseil les fonctions de
secrétaire ; il a fait également partie de la commission
départementale et préside la commission des routes.
(138). Aux élections législatives de 1889, M. le marquis
de Moustier se porta dans l'arrondissement de
Baume-les-Dames avec la profession de foi suivante : «La
politique que j'entends défendre est une politique
d'apaisement, de paix religieuse, de liberté pour tous,
la seule à laquelle je puisse associer mon nom.
«J'ai toujours été le partisan des institutions
démocratiques, et je demande que la République soit
libérale et ouverte à tous. Je demande l'économie dans
les finances de l'Etat, le progrès et la moralité de la
démocratie française, le développement de l'enseignement
populaire, la défense des intérêts agricoles et
industriels du pays, la révision des traités de commerce
dans le sens le plus favorable à la production
nationale. Je n'entends coopérer, ni directement, ni
indirectement, par mon action politique, aux manœuvres
des partis qui, sous prétexte de réviser la
Constitution, ne tendent, qu'ils le veuillent ou non,
qu'au renversement de nos institutions au profit d'une
dictature de rencontre». Il fut élu au premier tour par
7856 voix contre 5269 données à M. Estignard, conseiller
honoraire à la cour d'appel de Besançon, révisioriniste,
et 990 à M. Rain, républicain. Le 20 août 1893, M. le
marquis de Moustier, se vit renouveler ce mandat par
plus de 11.255 voix sur 12365 votants et 16000 inscrits.
La maison de Moustier, d'ancienne noblesse tire son nom
du bourg de Moustier Haute-Pierre en Franche-Comté. Elle
a fait ses preuves de cour en 1767.Elle a été
constamment reçue dans les chapitres nobles, dans
l'ordre de Malte et dans celui des chevaliers de
Saint-George, auquel elle a donné deux gouverneurs et
quinze chevaliers. Sa filiation est suivie sans
interruption depuis Renaud de Moustier, qui périt sous
les murs de Saint-Jean-d'Acre à la troisième croisade en
1191. Le nom de Renaud et celui de son fils Herbert ont
été placés dans la galerie des croisades du musée de
Versailles. Sous les comtes et les ducs de Bourgogne et
sous les rois d'Espagne, la maison de Moustier a fourni
des capitaines de cent hommes d'armes à cheval et des
gouverneurs de places. Depuis la réunion
de
la Franche-Comté à la couronne de France, elle a eu
trois officiers généraux dont un colonel d'un régiment
de cavalerie de son nom, et trois ambassadeurs. Armes :
De gueules, au chevron d'argent, accompagne de trois
aigles d'or. Devise : Moustier
sera malgré le Sarrazin. Cette maison est alliée aux
familles de Clermont-Ambroise, de Nassau, de Marmier, de
la Forest, de Clermont-Tonnerre, de Contades, et de par
sa mère, née comtesse de Mérode, des liens de palenté
avec les d'Arenberg, les Montalembert, le prince de
Monaco et de la première duchesse d'Aoste, née princesse
de la Cisterne, qui, par sa mère, était une cousine
germaine.
MOUTARLIER (Paul)
né à Lac-ou-Villers le 12 septembre 1855.
Maire de la commune de Lac-ou-Villers [Villers-le-Lac].
MOYNE
(Marie-Fr.-J.).
Maire de la commune de Myons.
MULLER
(Joseph-Albert) né à Fenelle-la-Grande (Vosges) le 14
novembre 1858.
Ancien élève de l'Ecole nationale forestière de Nancy,
M. Muller fut nommé garde générai stagiaire à sa sortie
de cette école le 7 septembre 1881. Il passa garde
général titulaire le 30 septembre 1882 et devint
inspecteur adjoint des forêts à Baume-les-Dames le 19
septembre 1887.
MUNIER (Adolphe).
Membre du conseil municipal de la ville de Baume. (139)
MUNIER (Auguste).
Maire de la commune de Mondon.
MUNSCHINA
(Ignace-Emile) né à Ensisheim (Haut-Rhin) le 8 octobre
1834.
Conseiller à la cour d'appel de Besançon. Chevalier de
la Légion d'honneur.
Entré clans la magistrature en qualité de juge suppléant
au tribunal de Mulhouse le 31 mars 1860, M. Muschina
[sic] fut chargé de l'instruction au tribunal de Belfort
le 11. mai 1861. Il devint juge à Wissembourg le 21 mars
1863, et remplit les fonctions de juge d'instruction à
ce tribunal du 7 novembre 1863 au 5 septembre 1865, date
de sa nomination de procureur à Belfort. Il quitta ce
poste le 10 juin 1865 et exerce depuis cette époque, les
fonctions de conseiller à la cour d'appel de Besançon.
MUSELIER (Paul)
né à Ornans.
Docteur en médecine à Paris. Médecin à l'hôpital
Broussais. Chevalier de la Légion d'honneur. Membre de
l'association franc-comtoise «les Gaudes».
MUSY né à Doubs
le 5 juin 1867. [*162]
Receveur de l'enregistrement des domaines et du timbre à
Saint-Vit.
MYON (Gustave)
né
à Besançon le 3 janvier 1850.
Gradué en droit. Directeur général de La Mutuelle
d'Indre-et-Loire à Tours.
Officier de l'armée territoriale.
N
NAGEOTTE.
Professeur de littérature ancienne à la faculté des
lettres de Besançon. Membre du conseil général des
facultés de cette ville. Officier de l'Instruction
publique.
NAU (Louis) né à
Baume-les-Dames le 26 juin 1842.
Docteur en droit. Bâtonnier de l'ordre des avocats près
le barreau de Baume.
Membre du conseil municipal de cette ville.
NÉDEY (Armand) né
à Sancey-le-Grand le 29 juin 1842. [*163]
Suppléant à la justice de paix du canton de Clerval
depuis 1878. Délégué cantonal depuis la même époque.
Conseiller d'arrondissement de 1881 à 1891. Auteur d'une
monographie de Sancey-leGrand. M. Nédey a fait la
campagne de 1870-71 comme engagé volontaire des
francs-tireurs de Colmar, commandant Eudeline.
NELATON
(François).
Maire de la commune de Cessey. (140).
NICKLÈS
(Joseph-Adrien) né à Benfeld(Alsace) le 29 mars 1853.
Ancien interne des hôpitaux. Pharmacien de 1ère classe à
Besançon. Officier d'Académie.
NICOD
(Jean-Joseph).
Maire de la commune de Sombacourt.
NICOD
(Marie-Hilaire-Vincent) né à Sombacourt le 8 novembre
1863.
Substitut du procureur de la République près le tribunal
civil de Lure (Haute-Saône) depuis le 3 mars 1894,
précédemment juge suppléant au tribunal du Mans le 15
novembre 1890).
NICOLAS
(Auguste-Cl.-J.).
Maire de la ville de Quingey.
NICOT (Georges).
Maire de la ville de Blamont. Membre du conseil
d'arrondissement où il représente ce canton. Suppléant
de la justice de paix du canton de Blamont.
NOEL (Eugène).
Maire de la commune de Saint-Hilaire.
NOTTET
(François).
Maire de la commune de Boismurie.
NOTTET
(Etienne-Théophile) né à Routelle 24 décembre 1842.
Capitaine trésorier du cadre de réserve, au régiment
d'infanterie. Chevalier de la Légion d'honneur. Appelé
de la classe de 1863, M. Nottet fut inrporé au 61e de
ligne le 26.08.1863, il y vint caporal le 16.06.1864,
puis sergent le 01.09.1865, sergent-fourrier le
16.01.1866 et sergent-major le 04.07.1867. Il fut promu
sous-lieutenant au 20ème régiment de marche le 17.10.1870,
pendant la guerre contre l'Allemagne et fut interné en
Suisse du 2 février au 16.03.1871. Rentré en France, il
lut affecté au 29ème de ligne et prit les fonctions
d'adjoint au trésorier le 15.03.1875 et reçut son 2ème
galon tout en conservant ses fonctions, le 10.05.1875.
Capitaine au 29ème régiment de même arme, le 26.05. 1882,
il passait au 27ème comme capitaine trésorier, le 15 avril
1884. M. le capitaine Nottet a reçu la voix de la Légion
d'honneur le 4 mai 1889.
NOUGUIER
(P.-Eugène).
Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.
O
ODILLE
(Jean-Baptiste).
Maire de la commune de Lantenne-Vertière.
ODY (Charles) né
à Arc-sous-Cicon le 17 juillet 1830.
Maire de la commune d'Arc-sous-Cicon. 141
ODY (Louis)
né à
Montfort le 12 juin 1857.
Maire de la commune de Montfort.
OFFEL DE
VILLAUCOURT (Marie-Stéphane-Gustave) né à Longwy
(Meurthe-et-Moselle) le 9 juin 1841.
Inspecteur des forêts à Gray (Haute-Saône) le 11
décembre 1882 et à Besançon depuis le 25 mars 1889. M.
Offel de Villaucourt occupait précédemment les postes
suivants : Aix-en-Provence, Pertuis (Vaucluse), Mouzon
et Sedan (Ardennes), Carcassonne, Dijon et Paris.
OLIVIER (Ernest)
né à Moulins (Allier) le 6 janvier 1844. [*164]
Propriétaire à Besançon et au château de Chenecey par
Quingey, naturaliste et agronome, a épousé en 1878
mademoiselle Loiseau, fille de M.
Jean-Simon-Mathieu-Gustave Loiseau, né le 5 octobre
1813, d'une famille de magistrats originaire de Frasne
(canton de Mouthe), mort à Besançon le 10 mars 1879; qui
fut nommé en 1848 procureur général à la cour de
Besançon, puis premier président en 1861. Il représenta
pendant vinqt-neuf ans le canton de Mouthe au conseil
général du Doubs et pendant plusieurs années fut
président de cette assemblée et de la commission
départementale. Il avait une grande réputation comme
jurisconsulte et ses arrêts sont des modèles de
précision et de clarté. Outre de nombreux discours, il a
fait l'Éloge historique de Courvoisier, de Proudhon et
de Curasson (3 vol. in-8).
A
la suite de son mariage, M. Olivier habita Besançon
pendant quelques années et s'occupa de recherches
zoologiques dans le département du Doubs. En 1883, il a
publié dans les mémoires de la société d'Emulation : la
Faune du Doubs, travail comprenant la description de
tous les animaux dont il avait constaté la présence dans
ce département. Propriétaire du château historique de
Chenecey près Besançon il habite la plus grande partie
de l'année le château des Ramillons près Moulins
(Allier) où il a réuni de nombreuses collections sur
toutes les branches de l'histoire naturelle. Il a créé
en 1888 la
Revue scientifique du Bourbonnais et du centre de la
France qui paraît toujours sous sa direction.
ORDINAIRE
(Dionys) né à Jougne le 10 juin 1826. [*165]
Député de l'arrondissement de Pontarlier. Publiciste,
poète et littérateur, critique distingué. M. Dionys
Ordinaire vint à Paris pour compléter ses études. Il
entra au collège et se fit admettre ensuite à l'Ecole
normale supérieure promotion de 1848) d'où il sortit en
qualité de professeur agrégé des lettres, et occupa
successivement la chaire de rhétorique aux lycées de La
Flèche, Amiens, Versailles et Paris. Pendant la guerre,
il occupa les fonctions de secrétaire de M.
Cliallemel-Lacour, préfet du Rhône, son ami.
Collaborateur politique et ami de Gambetta, il entra à
la rédaction de la
République
française que celui-ci venait de fonder, et
prit ensuite la direction, comme rédacteur en chef, de
la Petite
République française, où il combattit avec
une vigueur et une verve brillantes les auteurs du 16
mai, dans le même moment, il fit paraître dans la
Revue bleue
des articles d'histoire et de critique. En
1880, lors de l'élection qui eut lieu dans
l'arrondissement de Pontarlier pour pourvoir au
remplacement de M. M. Colin député, Dionys Ordinaire se
présenta avec un programme républicain et fui élu le 28
décembre par 7391 voix. Réélu aux élections de 1881, il
se présenta toujours avec succès dans cet arrondissement
aux renouvellements généraux des Chambres, et se vit
renouveler son mandat avec d'importantes majorités. A la
Chambre, il fit partie de (142) l'Union républicaine.
M. Dionys Ordinaire a fait paraître, en
1866, 2 volumes in-18, un
Dictionnaire de mythologie et Rhétorique
nouvelle,
ouvrages de fine critique et d'une fantaisie légère et
spirituelle que le titre ne ferait pas prévoir; en 1873,
deux volumes in-18, en vers: Les Régents du collège et
un autre en 1878: Mes Rimes; ainsi que des Lettre; aux
Jésuites, in-18, en 1883. Il est décédé à Paris le 15
octobre 1896.
ORDINAIRE
(Maurice) né à Besançon.
Fils du précédent. Conseiller général pour le canton de
Mouthe.
ORDINAIRE
(Marcel) né le 17 juin 1848 à Maisières dont il est
maire. [*174]
Artiste peintre élève de MM. Courbet et Français. On
doit à M. Ordinaire des toiles importantes qui ont
figuré au Salon des Champs-Elysées et qui lui ont valu
une médaille de 3ème classe au salon de 1879. Parmi ses
toiles nous citerons. Le ruisseau du Seligthal, 1868 -
Le ruisseau de la Brème, 1869. - Ruisseau près de
Maisières, 1870. - Sous les saules à Maisières - Le
ravin du Puits-Noir, 1875. - Le ravin de la Brème en
hiver, 1877 - Etude, effet d'hiver, 1878. - Le ruisseau
du Puits-Noir - L'hiver à Maisières. 1879. - Dans le
ravin du Puits-Noir, effet d'hiver, 1882. Le
talent puissant et délicat à la fois de ce paysagiste
fait le plus grand honneur à l'école franc comtoise qui
compte déjà tant de peintres célèbres. (Marcel Ordinaire
est décédé, notre dictionnaire étant déjà en cours
d'impression).
ORIVAL DE
MISEREY. (Louis-Marie d') né à Besançon le 2 avril 1855.
Aumônier des sours de la charité de Besançon. D'origine
Normande, la maison dOrival fait rt. monter sa filiation
à Raoul d'Orival, Seigneur de Normandie, qui vivait au
milieu du 15e siècle. Elle est établie en Franche-Comté
depuis 1540. Elle blasonne De gueules à trois faces
blanches. Devise : Recto transite.
OUDET (Alexandre
Gustave) né à Beaufort (Jura) le 4 juillet 1816. [*166]
Sénateur du Doubs, ancien maire de Besançon, ancien
conseiller généraI, 1871.
M. Oudet fit ses études au lycée de
Lons-le.Saulhier, puis il vint à Paris et se fit
recevoir licencié par la faculté de droit de cette ville
en 1840. Quelque temps après, il se fit inscrire au
barreau de l'ordre des avocats de la cour d'appel de
Besançon et devint le premier avocat général près cette
cour en février 1848.Démissionnaire, il reprit son
inscription d'avocat en 1849. Il fonda en 1850, un
journal républicain:
Le démocrate Franc-Comtois,
dont les attaques dirigées contre le prince-président
lui valurent plusieurs poursuites et amendes et enfin la
suppression. Après le Coup d'Etat, M. Oudet, à cause de
ses opinions républicaines et par suite de l'opposition
qu'il n'avait-cesse de faire au gouvernement, fut
arrêté. Jugé pour la forme et condamné à la déportation,
il fit appel à ce jugement et vit sa peine réduite à
quelques années de prison et de surveillance de haute
police. A l'expiration de cette peine il revint à
Besançon et reprit, sa place au barreau. Elu conseiller
municipal au mois d'août 1860, M. Oudet continua ses
attaques contre le gouvernement et, lors des élections
législatives de 1863, il fut un des adversaires les plus
acharnés de M. de Conégliano, candidat officiel,
chambellan de l'Empereur. Pendant la guerre conte
l'Allemagne, il dirigea les ambulances de la Société
internationale de (143) secours aux blesses. La guerre
terminée, il se présenta dans le canton de Besançon,
comme candidat républicain pour le conseil général et
fut élu. Lors de la formation du Sénat, M. Oudet fut élu
sénateur dans son département, le 30 janvier 1876, par
359 voix. Réélu le 25 janvier 1885, par 529 voix, il le
fut également le 9 janvier 1894, par 663 voix. A la
Chambre haute, il siège à la Gauche républicaine. M.
Oudet était chevalier de la Légion d'honneur. Il est
décédé au mois d'avril 1897.
OUDRY (Léonis).
Maire de la commune de Vellevans.
OUTHENIN-CHALAND
(Joseph).
Manufacturier ; administrateur de la succursale de la
Banque de France, à Besançon. Propriétaire à Besançon et
au château de Geneuille par Cussey.
OYSELET DE
CHEVROZ (Charles-Henri) né à Besançon le 25 février
1835.
Ancien magistrat de 1862 à 1883. Etait juge à Vesoul
lorsqu'il fut admis à faire valoir ses droits à la
retraite en vertu de la loi MartinFeuillée sur la
magistrature. M. Oyselet de Chevroz a été président de
l'Association des anciens élèves de l'institution
Sainte-Marie, à Besançon.
OZANON (Henri) né
à Paris le 23 février 1865.
Docteur en médecine à Hérimoncourt. M. le docteur Ozanon
a présenté et soutenu devant la faculté de médecine de
Paris le 25 juillet 1894, pour l'obtention du grade de
docteur, la thèse suivante Contribution à l'étude des
paralysies dites systématiques.
PAGE
(François-Martin) né à Branne le 4 mars 1858.
Procureur de la République près le tribunal civil
d'Annecy. Avocat au barreau de la cour d'appel de Paris
de janvier 1883 au 7 mars 1885, M. Page fut nommé à
cette dernière date juge suppléant au tribunal de
Grenoble. Juge à Briançon le 6 mars 1886, il devint
substitut à Gap le 24 mars 1887, puis à Vienne le 20
novembre 1889 et revint à Briançon comme procureur, le
19 septembre 1892. Il remplit les mêmes fonctions à
Annecy depuis le 16 novembre 1893.
P
PAGE (Laurent).
Maire de la commune de Branne.
PAGE (Clément).
Maire de la commune de Battenans (Marchaux).
PAGNIER (Ernest)
né à Ferrière-sous-Jougne le 12 septembre 1859.
Ancien interne des hôpitaux de Besançon. Officier
d'Académie. Docteur en médecine de la faculté de Paris,
M. Pagnier présenta et soutint le 18 juillet 1884 une
thèse contenant un Essai sur l'étio-logie du rhumatisme
articulaire aigu. M. le Dr Pagnier exerce à
Noisy-le-Grand (Seine-et-Oise). (144).
PAGNY (François).
Maire de la commune de Chassaqne.
PAHIN (Antoine).
Maire de la commune de Moutherot.
PAILLARD
(Camille).
Maire de la commune de Saint-Antoine.
PAILLOZ (Henri)
né à 1'Isle-sur-le-Doubs le 30 juillet 1866.
Ancien interme de l'hôpital de Saint-Denis (Seine). A
présenté et soutenu le 16 juillet 1896, devant la
faculté de médecine de Paris, une thèse traitant des
Localisations de la grippe influenza sur la vessie,
l'urètère, le testicule et ses annexes. M. le docteur
Pailloz exerce à Druyes-les-Belles-Fontaines (Yonne).
PAILLY
(François).
Maire de la commune de Ruffey.
PAINBLANC
(Constant).
Maire de la commune de Charnay.
PAMEYER
(Charles-Jacques).
Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.
PAQUETTE
(Amédée).
Maire de la commune des Hôpitaux-Neufs.
PAQUETTE (Émile).
Membre du conseil municipal de la ville de Pontarlier.
PARAIZE (de) né à Evaux-les-Bains (Creuse) le 1er novembre 1861.
Sous-directeur du haras, à la Butte, près Besançon.
Originaire de la Nièvre, la famille Aladane de Paraize
blasonne D'azur à deux bandes d'argent et six bezans
d'or dont trois en chef. Deux au milieu et un en poule.
PARDONNET (Louis)
né à Saint-Pétersbourg (Russie) le 8 octobre 1851.
Notaire à Montbéliard depuis 1884. Président de la
chambre des notaires de l'arrondissement. Suppléant de
la justice de paix du canton. Chevalier de la Légion
d'honneur.
PARENT
(Victorin).
Maire de la commune de Montjoie.
PARENT
(Julien-Joseph).
Maire de la commune de Belfays [sic].
PARIS
(Claude-Antoine-Paul).
Notaire à Quingey depuis le 16 janvier 1880. Suppléant
de la justice de paix de ce canton, conseiller général.
Les prédécesseurs de M. Paris sont : MM. Beltzer,
Gentilhomme, Monin, Lhomme et Tonnot.
PARIZOT (Ernest)
né à Chailly (Côte-d'Or) le 6 novembre 1852.
Receveur des hospices civils de Besançon. 145
PARIZOT (Adolphe)
né à Thionville (Alsace) le 2 novembre 1832. [*167]
Inspecteur honoraire des Enfants-Assistés. Secrétaire au
conseil de direction de la caisse d'épargne et de
prévoyance de Besançon. Ancien avocat à la cour de Metz.
Ancien chef du cabinet du préfc de la Moselle 1888 -
Secrétaire de la commission chargée de répartir les
secours aux familles des victimes de l'explosion de
l'arsenal de Metz. 1870. - Chargé lors de la declaration
de guerre de l'enquête relative aux ambulances à établir
dans le département de la Moselle pour les blessés.
Secrétaire du comité départemental institué à l'effet de
recueillir des dong et souscriptions en vue
de venir en aide aux blessés de l'armée et aux familles
des militaires et des marins en campagne et d'assurer la
répartition des sommes recueillies. A secondé activement
l'Administration dans l'organisation des nombreuses
ambulances établies à Metz pendant le blocus.
PARMENTIER (Paul)
né à Semmadon (Haute-Saône) le 29 avril 1860.
Docteur ès-sciences. Botaniste. Professeur de sciences
au collège de Baume les-Dames. Officier d'Académie -
Chevalier du Mérite agricole.
PARRAND (E.) né à
Montbéliard.
Pharmacien de 1ère classe à Montbéliard. Ex-interne des
hôpitaux de Paris. Chimiste-expert près le tribunal.
Essayeur de la Garantie. Membre du conseil d'hygiène.
PARRIAUX
(Prosper-Clément) né à Jougne le 25 janvier 1818. [*175]
Médecin à Montfort depuis 1845. Reçu docteur par la
faculté de médecine de Strasbourg le 14 septembre 1845
avec une thèse traitant : l'Anatomie, la médecine, la
chirurgie, la pharmacie, etc.
PARROD (Louis).
Maire de la commune de Malam.
PARROT-PELET
(Louis).
Maire de la commune de Bavans.
PARROT (Léon).
Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.
PASTEUR
(Alphonse).
Maire de la commune de Châtillon-sur-Lison.
PATAILLE
(Jules-Henri-Paul) né à Paris le 29 mai 1847.
Conseiller à la cour d'appel de Besançon.
Avocat à la cour d'appel de Paris, entré dans la
magistrature comme substitut à Nyons le 22 mars 1879, M.
Pataille passa ensuite à Belfort le 28 juin 1880, puis
il fut nomme procureur à Saint-Claude le 4 décembre de
la même année. Il devint président du tribunal de Die le
20 octobre 1883, puis juge d'instruction à
Chalon-sur-Saône le 7 août 1885 et fut nommé président à
Louhans le 24 octobre suivant puis à Gray le 1er octobre
1887 et à Vesoul le 6 mai 1893. Il est conseiller la
cour d'appel de Besançon depuis le 13 octobre 1894. M.
Pataille est co-propriétaire et rédacteur des
Annales de la proprieté industrielle,
artistique et littéraire
fondées en 1855 par son père M. Jules
Pataille avocat à la cour d'appel de Paris. Il est
également l'un des auteurs du
Dictionnaire de la propriété industrielle
artistique et littéraire,
répertoire général de l'ouvrage précité (Arthur
Rousseau, éditeur à Paris). 146
PATARD (Charles)
né à Cuse le 20 septembre 1854.
Propriétaire. Maire de la commune de Cuse-et-Adrisans.
PATER (Léopold).
Maire de la commune de Vellerot-lès-Belvoir.
PATEU (Léon) né à
Besançon le 28 février 1862.
Entrepreneur, administrateur délégué de la Compagnie des
Bains Salins de la Mouillère. Membre du conseil
municipal de Besançon. Officier d'Académie.
PAUL (Emile).
Maire de la commune de Braillans.
PAULIN (Louis)
né
à Boujailles le 28 février 1852, [*168]
ancien élève de l'Ecole de Cluny. Principal du collège
Jules-Simon à Vannes (Morbihan). Officier d'Académie
(décembre 1888).
PAUTHIER
(Henri-Baptiste) né à Baume-les-Dames le 27 mars 1851.
[*169]
Docteur en médecine à Senlis (Oise). Après avoir
collaboré aux divers journaux républicains de la
Franche-Comté, avoir été élu en 1876 conseiller
municipal dans sa ville natale, M. Pauthier, reçu
docteur en médecine par la faculté de Paris, vint se
fixer dans le département de l'Oise en 1880. Après un
séjour de quelques années dans la commune de Brégy où il
fut nommé adjoint au maire, ce praticien s'établit à
Senlis où il remplit les fonctions de conseiller
municipal, de délégué cantonal, de médecin-inspecteur
des écoles, de médecin des prisons, du collège, de
médecin-adjoint de l'hôpital général, etc. Membre de la
société de médecine publique et d'hygiène
professionnelle, membre de la société de médecine et de
chirurgie pratiques de Paris, le docteur Pautliier a
publié différents travaux, parmi lesquels nous citerons
les opuscules suivants : Du renversement des mouvements
normaux, de la respiration dans les fractures multiples
de côtes, (1880) - Des maladies charbonneuses et de
lapustule maligne dans l'Oise,1887 - Des maladies
réqnantes et de la mortalité dans l'arrondissement de
Senlis 1887 à 1892, 6 fascicules séparés.
Contribution à l'étude des monstres en
obstétrique, 1891 - Etude d'hygiène professionnelle,
1891 - Les dangers du lait provenant de vaches nourries
avec des feuilles d'artichaut (communication à
l'Académie de médecine le 27.05.1891 - hygiène et
mortalité dans l’arrondissement de Senlis, 1893. Petite
chronique sanitaire de l'arrondissement de Senlis, 1894
et 1895, 2 fascicules - Epidémiologie de
l'arrondissement de Senlis, en 1896 – Les récréations
d'un praticien (chroniques médicales extraites du
Petit Comtois,
1896-97. M. le docteur Pauthier, lauréat de l'Académie
de médecine (épidémies 1890 et 1891), obtint plusieurs
rappels de médaille d'argent, une médaille de bronze des
conseils d'hygiène, 1890 ; une médaille d'honneur
(choléra, 892). Pendant cette dernière épidémie,
l'honorable praticien a vulgarisé l'emploi de l'acide
lactique dans une limonade anticholérique qui porte son
nom, et qui, vendue dans le commerce comme boisson
hygiénique, a rendu les plus grands services. Officier
d'Académie depuis 1884, M. le docteur Pauthier qui
rédige depuis plusieurs années la chronique scientifique
du
Petit Comtois
a reçu les palmes d'officier de
l'instruction publique des mains du ministre Combes, le
27 mars 1896. (147)
PAUTHIER
(Jean-Baptiste).
Maire de la commune d'Esnans.
PAUTHIER (Emile).
Maire de la commune de Charbonnières.
PAUTHIER (Henri)
né au Riissey.
Professeur au lycée Montaigne, è Paris. Membre de
l'association franc-comtoise les Gaudes.
PAUTOT
(Fr.-Justin).
Maire de la commune de Bois-la-Ville.
PAVILLARD
(G.-Frédéric).
Maire de la commune de Sernondans.
PAWLOWSKI (Albert
de) né à Monthéliard le 6 mai 1846. [*170]
Chef de section des études à la Compagnie
des chemins de fer de l'Ouest. Membre de l'Association
franc-comtoise
les Gaudes.
Ancien lieutenant de mobiles ; capitaine d'infanterie
territoriale hors cadres. Officier de l'ordre du
Nicham-Iftikhar. M. de Pawlowsti a épousé le 7 août 1872
Mlle Valérie de Tryon-Montalembert, de laquelle a eu un
fils, Gaston, docteur en droit.
PEAUTIN
(François).
Maire de la commune des Vieux-Hôpitaux [Les
Hôpitaux-Vieux].
PECHER (Eugène).
Négociant. Membre du conseil municipal de la ville de
Besançon.
PÉGEOT (Jules).
Maire de la commune de Soye.
PÉKER
(Jean-Baptiste-Etienne) né à Recologne-les-Ronchamps
(Haute-Saône).
Conseiller municipal. Juge au tribunal de commerce.
Membre du conseil de direction de la caisse d'épargne et
de prévoyance de cette ville et de la commission de
l'école nationale d'horlogerie. Administrateur délégué
des Docks et Magasins Généraux de Franche-Comté.
PELLETIER
(Paul-François-Joseph) né à Besançon le 11 novembre
1844.
Chef d'escadron commandant la gendarmerie des
Hautes-Pyrénées, à Tarbes.
Chevalier de la Légion d'honneur. Engagé volontaire pour
sept ans le 09.12.1861, M. Pelletier reçut l'épaulette
de sous lieutenant de gendarmerie le 27.10. Lieutenant
le 27.10.1876 et capitaine le 29.10.1881, il est chef
d'escadron depuis le 01.11.1891.
PELLETIER
(Alfred).
Maire de la commune de Gevresin.
PÉPIOT (Joseph).
Maire de la commune de Vauclusotte.
PEQUIGNOT
(Claude-Marie-Marc) né à Pin-l'Emagny (Haute-Saône) le 9
juillet 1844.
Conseiller à la cour d'appel de Besançon. M. Péquignot
fut nommé juge suppléant au tribunal civil de
Baume-les-Dames le (148) 11.12.1873. Il fut chargé de
l'instruction le 18 mai 1874 et passa à Lure comme juge
le 13.04.1876, puis à Lons-le-Saulnier le 13.04.1878 et
à Besançon le 21.12.1880 ; il y devint juge
d'instruction le 09.01.1882. Il est conseiller à la cour
d'appel de cette ville depuis le 30 juin 1885.
PEQUIGNOT (Léon).
Maire de Damprichard. Avocat près la cour d'appel de
Besançon, Président du comité du patronage des enfants
de la classe indigente. Membre de l'Académie de cette
ville depuis le 29 juillet 1886.
PERDRIZET (Paul)
né à Vandoncourt le 21 janvier 1836.
Ancien professeur de philosophie au collège de
Montbéliard; actuellement professeur
honoraire.
PERDRIZET (René)
né à Héricourt, (Haute-Saône) le 5 novembre 1866.
Ancien interne des hôpitaux. Docteur en médecine à
Montbéljard. M. le docteur Perdrizet a présenté et
soutenu devant la faculté de médecine de Paris le 23
juillet 1894, pour l'obtention du grade de docteur, la
thèse suivante : Des amputations du col de l'utérus et
de leurs indications en dehors du cancer.
PÉRIARD
(Elisée-P.-J.).
Maire de la commune de Rognon.
PERNOT
(Joseph-Edouard) né à Bettancourt-la-Ferrée, canton de
Saint-Dizier (Haute-Marne) le 25 décembre 1857.
Fondateur-directeur de la Société qui porte son nom en
date du 3 mars 1897. A pris la suite de la distillerie
bien connue J. Courtot aîné.
PERNOT (Auguste)
né à Besançon le 18 novembre 1847.
Docteur endroit, ancien bàtonnier de l'ordre des avocats
près la cour d'appel de Besançon.
PERNY (le père
Paul) né à Pontarlier en 1818.
Provicaire apostolique de Chine, de la congrégation des
missions étrangères.
M. Perny est l'auteur de la Salle des
Martyrs, avec des notices sur plusieurs martyrs (1877).
Le P. Perny a traduit du latin
Vestiges des principaux dogmes chrétiens
tirés des anciens livres chinois.
-
Appendice du dictionnaire
français-latin-chinois de la langue mandarine parlée,
contenant : Une notice sur l'académie impériale de Pékin
; une notice sur la botanique des chinois - une
description générale de la Chine - la liste des
empereurs de la Chine avec la date et les divers noms
des années de règne;- les tableaux des principales
constellations – la hiérarchie complète des mandarins
civils et militaires - la nomenclature des villes de la
Chine avec leur latitude - le livre dit des cent
familles avec leurs origines - une notice sur la musique
chinoise et sur le système monétaire - la synonimie la
plus complète qui ait été donnée jusqu'ici sur toutes
les branches de l'histoire naturelle de Chine, etc.
(1872) ; - Deux mois de prison sous la Commune suivi de
détails authentiques sur l'assassinat de Mgr
l'Archevêque de Paris (1871) - Dialogues chinois-latins
traduits mot à mot avec la prononciation accentuée
(1872) - Dictionnaire français-latin-chinois des langue
mandarine parlée (1869); - Grammaire de la langue
chinoise orale et écrite (1873) - Projet d'une académie
européenne au sein de la Chine (1874) ; - Proverbes
chinois, recueillis et mis en ordre par Paul Perny
(1869). (149)
PERRENET
(Félicien).
Juge de paix à Pontarlier. Membre dit conseil
d'arrondissement de cette ville, oil il représente le
canton de Levier.
PERRIN
(Claude-Etienne-Constant) né à Abbenans (canton de
Rougemont) le 19 janvier 1815. [*171]
Instituteur à Pierrefontaine-les-Varans.
PERROD (Léonard).
Maire de la commune les Mazerolles.
PERRON
(Charles-Louis-Auguste) né à Besanon le 5 mai 1858.
Juge au tribunal civil de Besançon.
Entré dans la magistrature en qualité de juge suppléant
an tribunal de Besançon le 22 juin 1883, M. Perron
devint substitut à Lure le 13, novembre 1883 et passa à
Montbéliard comme uge d'instruction le 4 janvier 1887.
Il fut nommé procureur à Saint-Claude le 21 février
1890, puis à Arbois le 14 mars 1891, et enfin à Gray le
8 novembre 1892. Il est juge au tribunal civil de
Besançon depuis le 8 février 1897.
PERRONNE
(Edouard-Lucien) né à Baume-les-Dames le 30 mars 1813.
[*172]
Architecte, élève de l'Ecole des Beaux-Arts et de feu
Lequeux et Marie Péron [sic].
Membre de la société centrale des Architectes français
et de la société des Artistes français, expert arbitre
au tribunal de commerce, expert de la Cie d'assurance
mutuelle «Immobilière» (MACL). Architecte de la ville de
Paris, chargé de la ville de Paris, chargé de la 3e
division des travaux du au département. Auteur des plans
suivants exécutés : Propriété G. Miasson, 120, Boulevard
Saint-Germain, 3
châssis 1876 - Monument de la défense de Châteaudun -
Projet d'hôtel pour le Cercle de la librairie,
exposition 1879, 2 châssis - Eglisede Bazoches-en-Dunois
(Eure-et-Loir), exposition 1880, 2 châssis - Seigneurie
de la Guesdière (Oise), 1886. - Maison à Boulogne et rue
de Vaugirard, 313. - Domane de la Rainville-Châteaudun
(Eure-et-Loir), 1891, 2 chassis - Propriété L. Bret rue
de la Faisanderie, 21, 1892, 3 châssis. Caserne de
sapeurs-pompiers. Ville de Paris, rue J.-,J. Rousseau,
70 et rue du Jour, 19-21. - Exposition de Lyon, 1895, 1
châssis. - Exposition d'Anvers, 1895, 2 châssis. -
Propriété Turgis, rue Saint-Placide et rue du Regard,
1896 - Propriété Accary av. de Suffren, 8, 1897.
PERRONNE (Mlle
Laure) née à Baume-les-Dames.
Peintre sur porcelaine, élève de M. Dessart et de Mme
Thoret. Expose au Salon depuis 1877 des portraits sur
porcelaine d'une exécution exacte et soignée.
PERRONNE (Mlle
Léon) née à Baume-lesDames.
Lithographe, élève de M. Comte. A exposé au Salon de
1879 La porte d'une maison de la rue Saint-Lubin à
Châteaudun.
PERROT
(Jean-Louis).
Maire de la commune de Mercey-le-Grand.
PERROT (Louis).
Maire de la commune de Villersbuzon.
PERROT
(Théodore-Maurice-Philibert) né à Dijon le 30 avril
1863.
Substitut du procureur de la République près le tribunal
civil de Baume-les-Dames.
(150) Reçu licencié en droit par la faculté de Paris en
octobre 1885, M. Perrot fut nommé juge suppléant à
Cherbourg le le' octobre 1888, puis à Villefranche
(Rhone) le 21 février 1890. Il est substitut à
Baume-les-Dames depuis le 6 mai 1893.
PERROT (Joseph).
Météorologiste à l'observatoire. Président de
l'Association des anciens élèves de l'Arsenal.
Percepteur des contributions directes à Ornans.
PERROT
(Jules-Etienne).
Maire de la commune de Dammartin.
PERRUCHE DE VELNA
(Paul) né à Lure (Haute-Saône) le 12 février 1838.
Conseiller à la cour d'appel de Besançon. Nommé
procureur de la République près le tribunal de
Saint-Claude, le 18 octobre 1870, M. Perruche de Velnas
passa avec les mêmes attributions à Gray, le 13 octobre
1875. Il devint substitut du procureur général près la
cour d'appel de Besançon le 29 décembre 1876 et est
conseiller à cette cour depuis le 13 janvier 1880. On
doit à ce magistrat Le Répertoire des arrêts de la cour
de Besançon 1800-1870. - Le droit de propriété et son
histoire.
PERRUCHE DE VELNA
(Gaston).
Propriétaire des châteaux de Charbonnière, par
l'Hôpital, et d'Arcier, par Roche-les-Beaupré.
PERTON (Joseph)
né à Epeugney en 1836. [*173]
Maire de la commune de Montrond depuis 1885.
PERTUSIER
(Gonsalve). [*176]
Propriétaire à Besançon et au château de Morteau.
PESEUX.
Notaire à Pont-de-Roide depuis 1881. Suppléant de la
justice de paix du canton de Pont-de-Roide.
PESEUX (Henri).
Maire de la commune d'Etalans.
PETERMANN.
Gérant du journal bi-hebdomadaire
Quatorze juillet
paraissant à Montbéliard.
PETICHET
(Auguste-Denis-Maxime-Honoré de).
Notaire à Besançon du 1er juin 1893 au 16 mars 1897.
Successeur de MM. Beltzer, Louvot, Brocard, Buguottet,
Normand et Vonin.
PETIT (Mgr
Marie-Joseph-Jean-BaptisteAndré-Clément-Fulbert) né à Saint-Fort-sur-Gironde (Charente-Inférieure) le 27
juillet 1332. [*177]
Ordonné prêtre en 1857. Secrétaire particulier de Mgr
Laridriot. Vicaire général titulaire de la Rochelle en
1869. Nommé évêque du Puy par décret du 10 avril 1887,
préconisé dans le consistoire du 26 mai suivant, sacré
le 25 juillet de la même année dans la cadiécifale de la
Rochelle. Promu à l'archevêché de Besançon par décret du
29 janvier 1894, préconisé dans le consistoire du 18 mai
et intronisé le 20 juillet 1894. Mgr Petit est un des
prélats les plus distingués de l'épiscopat français.
L'archevêque de Besançon et chevalier de la Légion
d'honneur depuis le 25 juillet 1891. (151)
PETIT
(Léon-Cl.-P.).
Maire de la commune de Recologne. Président du comice
agricole du canton l'Audeux, représente ce canton au
conseil d'arrondissement de Besançon.
PETIT né à Lécourt (Haute-Marne) le 11 mai 1867.
Inspecteur des écoles de l'arrondissement de
Baume-les-Dames.
PETITGNIER
(Joseph).
Maire de la commune d'Echay.
PETITJEAN
(Joseph).
Maire de la commune Gondenans-les-Moulin.
PETITPERRIN
(Félicien).
Maire de la commune de Tallenay.
PÉTREQUIN
(Emile).
Maire de la commune de Colombier-Chatelot.
PÉTUA (Léon-Jean)
né à Besançon le 4 novembre 1846.
Artiste peintre, élève de MM. Gérôme et Yvon. Titulaire
du diplôme de professeur de dessin déqré supérieur pour
l'enseiqnement dans les écoles d'art et les classes
d'adultes de la ville de Paris (1872). Professeur au
Technikum zuricois depuis 1875. Membre honoraire de la
société des Artistes peintres et sculpteurs suisses. A
exposé au Salon des Champs-Elysées plusieurs toiles
parmi lesquelles nous citerons : Portrait de madame P.
F.., 1875 - Suzanne au bain - Steintobelbachefall im
Eschen-près Zurich, 1882.- Pour faire un bouquet, 1886.
M. Pétua a obtenu des premières médailles or à Londres,
Dijon, Langres, Niort, etc. plus de 20 médailles à
l'Ecole des Beaux-Arts de Besançon et 6 autres médailles
à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris.
PEUGEOT
(Benjamin) né à Valentigney le 12 mai 1833.
Fabricant de machines à coudre à Audincourt.
Décoré de la Légion d'honneur le 20 octobre 1878, à la
suite de l'Exposition Universelle à
laquelle il prit part comme exposant dans la section de
la mécanique, où il fit figurer les
délicates et ingénieuses machines à coudre pour
lesquelles il s'est déjà vu décerner deux
médailles d'or.
PEUGEOT (Armand)
né à Valentigney le 15 juin 1849.
Maire de cette commune.
Industriel, ancien gérant de la grande maison de
quincaillerie, connue sous la raison sociale. Les
fils de Peugeot frères. Président du conseil
d'administration et directeur de la « Société
anonyme des automobiles Peugeot », à Audincourt; membre
de la chambre consultative des
Arts et manufactures de Montbéliard. Membre du conseil
général du Doubs pour le canton
d'Audincourt, M. Peugeot a été décoré de la Légion
d'honneur à la suite de l'Exposition
universelle de Paris, le 29 octobre 1889.
PEUGEOT
(Eugène-Jules-Gaston) né à Hérimoncourt le fer août
1844.
Maire de sa commune natale.(152) Suppléant de la justice
de paix du canton de Blamont. Membre de la commission
départementale, membre du conseil géiiéral pour le
canton de Blamont. Chevalier de la Légion d'honneur
depuis le 29.12.1885. Un des principaux industriels de
France, il dirige à Hérimoncourt un important
établissement de grosse quincaillerie. Philanthrope
distingué, il a créé pour ses ouvriers une caisse de
retraite, fait édifier des habitations salubres et
convenables et a fondé des écoles où leurs enfants
reçoivent une bonne instruction primaire.
PFANZELTER
(l'abbé J.-M.) né à Besançon le 8 août 1868. [*178]
Ancien aumônier du collège de Baume-les-Dames.
Professeur de physique au séminaire de Vesoul
(Haute-Saône).
PFORTNER.
Licencié en droit. Avocat à la cour d'appel de Besançon;
ancien bôtonnier de l'ordre des avocats du barreau de
Besançon.
PHILIBERT
(Léonard).
Maire de la commune de Nans-sous-Sainte-Anne.
PHILIPPE
(Alfred).
Maire de la commune de Domprel.
PICARD (Edmond)
né à Besançon.
Artiste peintre hors-concours, élève de
MM. Rapin et J.-P. Laurens. Membre de la société des
Artistes français. Titulaire d'une médaille de 3e classe
au Salon 1887 et d'une médaille d'argent à
l'Exposiuniverselle de 1889. M. Picard a débuté au Salon
des Champs-Elysées en 1881 par une toile représentant Le
bords de l'Ognon (Haute-Saône), puis il envoya
successivement : Les bords du Rhin [lire :
de l’Ain
!] à Sirod (Jura) 1882 – Un marché et Un
vieil habitué, 1887. - Les vanniers et Fin des beaux
jours, 1888 - La vache malade et Pendant le bal, 1889 -
Repos du soir. Le portrait de son père, 1890 – Moments
d'angoisse et Coquetterie, 1895 - Le train et Un Récit,
en 1896.
PICARD (Georges).
Maire de la commune des Granges-Maillots. Lieutenant de
louveterie à Besançon (cantons de Besançon et de
Marchaux.)
PIERRON (Edouard)
né à Moyenvic (Lorraine) le 3 octobre 1835.
Général de division, commandant en chef le 70 corps
d'armée et la 7e région.
Grand officier de la Légion d'honneur.
PIERROT
(Auguste).
Maire de la commune de Gemonval.
PIERROT (Emile).
Maire de la commune de Thiéhouhans.
PIETTE
(J.-Claude).
Maire de la commune de Gouhelans.
PIGUET (Joseph)
né à Villers le 5 janvier 1821. [*179]
Maire de la commune de Villers-sous-Montand depuis le 15
février 1880. (153)
PILLOD (Félix).
Ancien notaire à Pontarlier. Membre du conseil général
pour ce canton.
PILLOD
(Lucien-Félic.).
Maire de la cornniune de la Rivière.
PINGAUD (Léonce)
né à Dijon le 11 novembre 1841.
Professeur à la Faculté des lettres de Besançon.
Officier de l'Instruction publique ; correspondant de
l'Institut. A publié : La politique de Saint-Crégoire le
Grand - De Petrarchoe poemata cui titulus est Africa
(thèse de doctorat) 1872, 2 vol. in-8 - Les
Saulx-Tavanes et Correspondance des Saulx-Tavanes,
1876-1877, 2 vol. in-8. - Les Français en Russie et les
Russes en France, 1885, in-8 - Choiseul-Gouffier : la
France en Orient sous Louis XVI, 1887, in-8 – Mémoires
et correspondance du colonel Pion des Loches (en
collaboration avec M. Chipon), 1889, in-12. -
Correspondance intime du comte de Vaudreuil et du comte
d'Artois pendant l'émigration, 1889. 2 vol. in-8 – Un
agent secret sous la Révolution et l'Empire. Le comte
d'Antraiques, 1893, in-8 ; 2 édition, 1894, in-12; -
plus un grand nombre d'articles et de brochures ayant
principalement trait à l'histoire des deux Bourgognes.
PION (Joseph).
Maire de la commune de Germondans.
PIQUARD
(Jean-Jules) né à Petit-Vaire.
Docteur en médecine à Chalèze.
M.
le docteur Piquard a présenté et soutenu devant la
faculté de médecine de Paris, le 11juin 1858, pour
l'obtention du grade de docteur, la thèse suivante : De
la constipation idiopathique.
PIQUARD (Léon)
né
à Dammartin le 11 mai 1863.
Fils du précédent. Reçu docteur par la
faculté de médecine de Paris, le 6 juillet 1887, avec
une thèse traitant : De la tarsalgie des adolescents. M.
le docteur Piquard exerce à Chalèze.
PIQUARD (Eugène).
Maire de la commune de Vauchamps.
PIQUET (Félix) né
à Dombras le 21 juillet 1855.
Professeur au lycée de Besançon, titulaire de la chaire
d'Allemand. Officier d'Académie.
PLANTIN
(François) né aux Hôpitaux-Vieux le 25 novembre 1861.
Maire de la commune des Hôpitaux-Vieux le 17 mai 1897.
PLANTY (Alfred).
Maire de la ville de Montbenoît.
PLATEY
(Em.-Hipp.).
Maire de la commune de Montcley.
PLUZANSKI (Emile)
né à Paris le 14 mai 1842.
Ancien élève de 1'Ecole normale supérieure. Docteur
ès-lettres. Proviseur du lycée de Besançon depuis le
mois de septembre 1896, précédemment proviseur au lycée
de Chambéry. (154). Officier de l'Instruction publique.
M. Pluzanski est membre du conseil académique de
Besançon.
POËTE (Marcel).
Archiviste et conservateur de la bibliothèque publique
de Besançon. Vice-trésorier de la société d'émulation du
Doubs.
POIGNARD (Jules)
né à Besançon en 1851.
Homme de lettres. A publié, sous le pseudonyme de
Montjoyeux les ouvrages suivants : Les femmes de Paris,
in-12, 1889. - Lue me, roman parisien, in-12, 1890.
POIREY (Joseph).
Maire de la commune de Vermondans.
POMEYS-ANSELME
(Georges des) né à Saint-Georges-les-Bains (Ardèche) le
6 octobre 1843.
Licencié en droit, ancien avocat à Privas. Secrétaire
général de la préfecture du Doubs. M. des Pomeys entra
dans l'administration préfectorale le 01.08.1873 en
qualité de conseiller de préfecture de l'Ardèche. Il fut
par la suite nommé aux fonctions de vice-président du
conseil de cette préfecture le 06.03.1878, et secrétaire
général de la préfecture de la Lozèce, le 25.07.1878,
passa avec les mêmes actions à la préfecture de la
Savoie le 30.03.1881 et fut nommé à la 1ère classe
personnelle le
08.12.1887. Appelé sur sa demande à autres fondions le
08.06.1891 il devint secrétaire général de la préfecture
du Doubs le 22.12.1891 et fut élevé à la 1ème classe
personnelle le 22.12.1891. M. des Pomeys-Anselme a été
nommé officier d'Académie le 14 juillet 1880 et officier
de l'Instruction publique le 14 janvier 1894.
POMPÉE (César) né
à Pontarlier en 1830.
Architecte, attaché au ministère de l'instrucion
publique. A publié : Plans-Modèles pour la construction
de maisons d'écoles et de mairies. Recueil approuvé par
M. le ministre de l'instruction publique. In-4, avec 12
pl., 1871; - Le même, 2e série. In-4ème avec 28
pl., 1873 ; - La maison d'école rurale. In-4ème avec
planches, 1877.
PONCET.
Notaire à Montbenoît depuis 1893. Membre de la chambre
de discipline des notaires de l'arrondisse ment de
Pontarlier. Suppléant du juge de paix du canton de
Montbenoît.
PORTERET (Léon)
né à Buffard le 13 mars 1847.
Maire de la commune de Buffard.
POUILLET (Eugène)
né à Paris le 14 juillet 835. [*180]
Avocat de la cour d'appel de Paris. Ancien bâtonnier de
l'ordre. Maire de la commune de Cusance.
POULET (Célestin)
né à Boussières le 5 mars 1839.
Maire de la ville de Boussières. Membre du conseil
d'arrondissement de Besançon, vice-président de la
société départementale d'agriculture. Chevalier du
Mérite agricole. (155).
POULET (Emile) né
à Besançon le 8 juin 1833. [*181]
Négociant à Besançon (maison fondée en 1832). Secrétaire
de la chambre de commerce de cette ville; ancien juge au
tribunal de commerce; vice-président de la Société
d'agriculture ; chevalier du Mérite agricole.
POURCELOT
(Marie-Charles-Félix) né à Besançon.
Ancien préparateur des cours d'anatomie pathologique.
Docteur en médecine à Rosey (Haute-Saône). On doit au Dr
Pourcelot la thèse suivante : Recherches expérimentales
sur le mode de formation de l'hémorrhagie darts
l'infarctus embolique du poumon (Faculté de Lyon, 6 mai
1884)
POURCELOT
(Francis).
Maire de la cormmune d'Adam-lès-Vercel.
POURCHET (Paul).
Membre du conseil municipal de la ville de Pontarlier.
POURCHET
(Ambroise-Flippolyte).
Notaire à Nods, successeur de M. Mollet (prestation de
serment, 07.04.1880). Membre de la chambre de discipline
des notaires de l'arrondissement de Baume-les-Dames.
PREISS.
Notaire à Montbéliard depuis 1884. Secrétaire dc la
chambre des notaires de l'arrondissement.
PRÉTET (Francis)
né à Besançon le 10 mars 1851.
Ex-interne de l'hôpital de Besançon. Lauréat de l'école
de médecine de cette ville (1873-1874). Docteur en
médecine à Besançon. M. le docteur Prétet a présenté et
soutenu devant la faculté de médecine de Paris le 4
janvier 1878, pour l'obtention du grade de docteur, la
thèse suivante : Contribution à l'étude de la suette
milliaire. sur la suette dans la vallée de l'Ognon.
PRÉTOT (Lucien)
Maire de la commune de la Brosse
PRÊTRE
(Alcide-Fr.)
Maire de la commune de Bizot.
PREVEL. (Victor)
né à Besançon.
Membre de l'Association franc-comtoise «les Gaudes»
PRÉVOST (Arthur)
né à Saint-Loup-sur-Semouse (Haute-Saône) le 12
septembre 1845. [*182]
Leutenant-colonel directeur d'artillerie à Besançon.
Chevalier de la Légion d'honneur.
PRILLARD
(Charles)
Maire de la commune de Chouzelot
PRIEUR (Félix)
né
à Tonnay-Charente (Charente-Inférieure) le 4 février
1859.
Docteur en médecine Conservateur de la bibliothèque
universitaire de l'Académie de
Besançon. Professeur à l'école préparatoire réorganisée
de médecine et de pharmacie de cette ville. Officier
d'Académie. Est l'auteur de la thèse suivante : Les
épidémies de fièvre typhoïde à Besançon (faculté de
Nancy le 31 juillet 1895). (156)
PRINCE
(Charles-Albert-Arthur) né à Belfort le 14 juin 1849.
Juge au tribunal civil de Moritbéliard. Entré dans la
magistrature en qualité de juge suppléant au tribunal
civil de Belfort le 21 décembre 1874, M. Prince passa à
Montbéliard où il fut chargé de l'instruction le 13
octobre1875. 11 y reprit ses fonctions de juge suppléant
le 13 avril 1876 et devint juge à Pontarlier le 4
novembre 1876, puis à Montbéliard le 17 septembre 1877.
PROJEAN
(Paul-Emile-Hilaire).
Notaire à Vercel, successeur de Me Robardet (prestation
le serment du 4 mai 1892).
Membre de la chambre de discipline des notaires de
l'arrondissement de Baume-les-Dames.
PROST
(Jean-Claude-Alfred) né à Arc-sous-Montenot le 13 mars
1816. [*186]
Publiciste. Membre adhérent à la Société des Gens de
Lettres et Membre de plusieurs sociétés savantes. M.
Prost est l'auteur tes publications suivantes
Anniversaire de la mort d'une mère 1884; - Souvenirs de
la guerre de 1870-1871, 1885 ; - Les inconnus, 1886; -
Le marquis de Jouffroy d'Abbans, j vol. in-8, 1890, 2
édition, revue, corrigée et augmentée d'une préface de
Louis Pasteur, où son ardent patriotisme lui valut les
souscriptions des ministères de la guerre et de la
marine ; - histoire d'un livre, arguments nouveaux en
faveur du marquis de Jouffroy d'Abbbans, I vol. in-12,
1890 ; - Le comte de /?,,olz-iiontchal, I vol. in-12,
1890- Réponse à Berthelot, br. in-8, 1896 ; 8 pièces de
théâtre en collaboration avec F. Thénard ; puis quelques
ouvrages : Pro/its et sécurité - Les niccon.nus - Rose
ou la vie d'une paysanne. Un volume de poésies,
Souvenirs de Voyages, etc.
PROST (Gustave)
né à Villeneuve-d'Amont le 20 octobre 1843.
Instituteur à Saint-Hippolyte.
PROUDHON (Victor)
né à Ornans le 31 janvier 1843. [*185]
Docteur en droit. Préfet
d'Indre-et-Loire. Officier de la Légion d'honneur et de
l'instruction publique. Commandeur du Dragon de l'Annam.
Chevalier du Mérite agricole. M. Proudhon entra dans
l'administration comme conseiller de préfecture du Jura,
le 30 mai 1873; il passa avec les mêmes attributions au
conseil de prefecture de l'Ariège le 7 juin suivant et
devint le vice-président de ce conseil le 1er juin 1874.
Il fit partie du conseil de préfecture de Belfort, du 12
novembre 1875 au 21 mai 1876 et fut nommé sous-préfet de
Bar sur Seine. Remplacé par le cabinet de Broglie le 24
mai 1877, il fut appelé à la chute de ce cabinet, à la
sous-préfecture de Saint-Dié le 30 décembre 1877. M.
Proudhon d'abord nommé préfet de l'Allier le 17 novembre
1880 passa le 23 du même mois à la préfecture de
l'Indre, puis successivement aux préfectures de : la
Meuse, le 28 février 1882; d'Eure-et-Loire, le 5 octobre
1884; où il fut élevé à la 2e classe personnelle le 12
du même mois. Il reçut la rosette de l'instruction
publique le 13 juin 1885, puis la croix de la Légion
d'honneur le 20 décembre suivant. M. Proudhon devint
préfet de l'Aisne le 11 janvier 1887, du Finistère le 12
février 1890. Il fut nommé chevalier du Mérite agricole
le 23 juin 1803 et officier de la Légion d'honneur
le04.01.1893. Elevé à la 1ère classe personnelle par
décret du 15.01.1807, il fut appelé à la préfecture
d'Indre-et-Loire le 13.09.1897.
PRUDENT (Fréd.).
Maire de la commune de Sainte-Marie. (157)
Q
QUÉLAIN (Joseph).
Maire de la commune de Burnevillers.
QUÉLET (Lucien) né à Montécheroux le 11 juillet 1832.
Docteur en médecine à Hérimoncourt.
Médecin des ambulances de Valentigney et de
Hérimoncourt, 1870-1871; croix de bronze de la société
française de secours aux blessés des armées de terre et
de mer, 1871. Envoyé dans les Vosges, sur la demande du
préfet, par la faculté de médecine de Strasbourg, pour
combattre le choléra, ail mois d'août 1854; on lui
accorda la remise de deux inscriptions en récompense des
services qu'il avait rendus pendant cette épidémie.
Officier de l'instruction publique. Médaille d'argent au
concours des sociétés savantes à la Sorbonne, 1876.
Lauréat de l'Institut (Académie des sciences), prix
Desmazières, 1878 et prix Montagne, 1886. Médaille de
bronze de l'Académie internationale de géographie
botanique, 1894. Président honoraire de la société
mycologique de France, dont il est le fondateur. Membre
de la société botanique de France, de l'Association
française pour l'avancement des sciences, membre de la
société d'Emulation du Doubs, membre correspondant de la
société d'Émulation des Vosges, de la société d'histoire
naturelle de Colmar, de la société des Sciences
physiques et naturelles de Bordeaux, etc. M. le docteur
Quélet présenta et soutint devant la faculté de médecine
de Strasbourg, eu 1853, une thèse intitulée : Essai sur
la syphilis du foie. Outre cette thèse, on lui doit les
ouvrages suivants : Catalogue des mousses, sphaignes et
hpa1iques des environs de Montbéliard, société
d'Emulation de Montbéliard, 1869 - Les champignons du
Jura et des Vosges, 3 vol. in-8, 33 pi. col., 1870-1875.
- Sur la classification et la nomenclature des hyméniés,
Bulletin de la société botanique de France, avril 876. -
Remarques sur te coininentaire de Fries sur la
classification et la nomenclature des hyrnéniés, Soc.
hot, de Fr., 1877 - Clavis synoptica hymenomycetum
europoeorum, 1878, London (en collaboration avec M. C.
Cooke) - Enchiridion fun gorurn in Europa media et
proesertim in Callia vigentium, in-18ème, 1886 - Flore
mycologique de la France, in-8ème, Paris, 1888.
Description des champignons nouveaux représentés dans
les aquarelles de Louis de Brondeau, Revue mycologique,
janvier 1892 - Aperçu des qualités utiles ou nuisibles
des champignons, 1884. Bordeaux - Note sur la saveur
et
l'odeur des champignons, mém. de la soc. mycol. de
France, 1886 - Interpretation des planches de Bulliard,
Revue mycologique, 1895-1896. - Suppléments I à XXI aux
ouvrages : Les champignons du Jura et des Vosges et
Flore mycologique de la France avec pl. col., 1875 à
1897. Bulletin de la Soc, bot, de Fr. et mémoires assoc.
fr. pour l'avancement des sciences.
R
RACINE (Joseph).
Maire de la commune de Luhier.
RAGUIN (Armand)
né à Rochejean le 4 mars 1866.
Notaire à Saint-Antoine depuis 1891. 158
Rapporteur de la Chambre de discipline des notaires de
l'arrondissement de Pontarlier.
RAGUIN
(Paul-Ed.).
Maire de la commune de Rochejean.
RAIN (Charles)
né
à Besançon le 4 mars 1847.
Membre du conseil de préfecture du Rhône. Licencié en
droit, ancien maire de Champvans, M. Rain entra dans
l'administration le 13 avril 1879, comme membre du
conseil de préfecture du Jura dont il devint le
vice-president le 18 septembre suivant. Il devint
conseiller de préfecture de l'Oise le 15 décembre 1880,
puis du Rhône le 9 février 1883. II est officier
d'Académie depuis le 14 janvier 1888.
RAMBAUD
(Alfred-Nicolas) né à Besançon le 2 juillet 1842. [*187]
Ministre de l'instruction publique. Sénateur et
conseiller général du Doubs.
Officier de la Legion d'honneur et de l’Instruction
publique. Membre de l'Académie de Stanislas, de la
société dc géographie de l'Est et de la société
archéologique de Nancy, membre correspondant de la
société des Amis de la littérature russe, de
Moscou ; de la société archéologique de cette ville ; de
la société impériale, d'histoire de la Russie, de
Saint-Pétersbourg ; du comité de statistique de
Nijni-Nowgorod; membre fondateur de la société
artistique de Kasin et membre correspondant de
l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg (1877).
Ancien élève du lycée de sa ville natale, puis du lycée
Saint-Louis, M. Rambaud subit avec succès, en 1861, les
examens d'admission à l'Ecole normale supérieure; il
sortit de cette école en 1864, comme professeur agrégé
d'histoire au lycée de Bourges, puis à celui de Colmar.
Il devint repétiteur à l'Ecole pratique des Hautes
études en 1868, et quitta ce poste pour entrer au lycée
Charlemagne en qualité de professeur suppléant de la
chaire d'hitoire. En 1870, il se fit recevoir docteur
ès-lettres à la faculté de Paris. La même année, M.
Rambaud fut chargé par le ministère de l'Instruction
publique d'une mission littéraire en Russie et le
représenta au Congrès archéologique de Kiel et de Kazan.
A la suite de laquelle il reçut la rosette de
l'instruction publique. L'année suivante, il fut appelé
à la faculté des lettres de Caen comme professeur
d'histoire. Il occupa la même chaire à la faculté de
Nancy en 1875, puis il devint professeur d'histoire
contemporaine à la faculté de Paris. Il se fit recevoir
licencié en droit par la faculté de cette ville. Il prit
la direction de la Revue bleue le 1er janvier 1888. M.
Ramhaud fit ses débuts dans la carrière politique en
qualité de membre du conseil d'arrondissement de
Neufchateau (Vosges) où il représenta de 1874 à 1880 le
canton de Châtenois. Puis il fut élu membre du conseil
général du Doubs pour le canton de Roulans. II devint
chef de cabinet de M. Jules Ferry pendant son passage au
ministère de l'instruction publique, du 4 février 1879
au 14.11.1881 et y fut décoré de la Légion d'honneur le
09.01.1880. Les délégués sénatoriaux du département du
Doubs, appelés le 17.11.1895 à pourvoir an remplacement
de M. Gaudy, sénateur, décédé, accordèrent la majorité
des suffrages à M. Rambaud, candidat républicain, qui
fut élu au troisième tour par 506 voix sur 896 votants.
M. Rambaud est l'auteur des ouvrages suivants : L'empire
grec au Xe siècle, Constantin Porphyrogénète, thèse pour
le doctorat ès-lettres, couronné par l'Académie (prix
Thiers) en 1872 - De Byzantino hippodromo et circensibus
fractionibus, thèse latine pour le même (159) doctorat.
RAMEY (Raoul).
Maire de la commune de Quingey-Lavans.
RASSIGNOT (René).
Notaire à Morteau depuis 1886. Conseiller général du
Doubs pour ce canton. Suppléant du juge de paix. Délégué
cantonal. Président du comice agricole. Officier
d'Académie.
RATEZ (Émile) né
à Besançon.
Compositeur de musique, directeur du Conservatoire de
musique de Lille. Officier d'Académie. Membre de
l'Association franc-comtoise les Gaudes.
RATTE (Edouard).
Membre du conseil municipal de la ville de Pontarlier.
RAVEY (Théodule).
Maire de la commune de Blussans.
REBOUL de LA
JUILLÈRE né à Besançon.
Propriétaire du chateau de Vaire-le-Grand. Membre de
l'Association franc-comtoise les Gaudes.
REGNIER (Victor).
Maire de la commune de Corcondray.
REGNIER
(Gustave).
Maire de la commune de Villerschief.
RÉMOND
(Jules-Joseph-Léopold).
Notaire à Besançon depuis le 24 février 1880. Syndic de
la chambre de discipline des notaires de
l'arrondissement. Ses prédécesseurs sont : MM. David,
Clerc, Péclet, Billot, Lanoix et Archeret.
RÉMOND
(Noël-Charles).
Notaire à Besançon depuis le 21 novembre 1889. Ses
prédécesseurs sont: MM. Durupt, Lancrenon, Galliot,
Perrod, Landry et Goguely.
RÉMOND (Félix).
Maire de la commune de Cubry.
RÉMY
(Jean-Antoine).
Maire de la commune d'Emagny.
RENARD (François)
né à Flagey (Côte-d'Or) le 1er novembre 1844.
Contrôleur de comptabilité et garde-magasin du timbre, à
la direction de l'enregistrement des domaines et du
timbre, à Besançon.
RENAUD.
Notaire à Mouthe. Suppléant du juqe de paix de ce
canton. Syndic de la chambre de discipline des notaires
de l'arrondissement de Pontarlier.
RENAUD (Alphonse)
né à Besançon le 12 août 1849. [*188]
Docteur en droit. Chef de bureau au ministère des
finances. Membre du bureau de l'Assistance (160)
judiciaire près la Cour de Cassation. Chevalier de la
Légion d'honneur. Directeur de l'œuvre des musées
cantonaux. M. Renaud est l'auteur des ouvrages suivants
: Histoire nouvelle des arts et des sciences, in-12,
1878 - Curiosités de histoire du progrès, in-12, 1879 -
Collections du progrès, in-12,
1888 à 1896.
RENAUD
(Alphonse-Alfred) né à Saules le 18 décembre 1815.
Capitaine commandant la compagnie de gendarmerie de
l'arrondissement d'Epnial. Chevalier de la Légion
d'honneur. Entré au service comme faisant partie du
contingent de 1865, M. Renaud fut incorporé le 24 août
1866. Promu sous-lieutenant, il entra dans la
gendarmerie le 6 août 1882, devint lieutenant le 6 août
1881 et est capitaine depuis le 2 juin 1893.
RENAUD (Gustave).
Docteur en médecine à Jougne. Médecin-inspecteur de la
Protection du 1er âge ; médecin de la compagnie
«Jura-Simplon».
RENAUD (Auguste).
Maire de la commune de Mémont.
RENAUD
(Pierre-Joseph) né aux Fourgs le 4 novembre 1837.
Maire de la commune des Fourgs par Pontarlier. M. Renaud
est décédé le 15.08.1896.
RENAUD (Charles).
Maire de la commune de Vergranne.
RENAUD
(Charl.-Aug.).
Maire de la commune de Reculfoz.
RENAUDE
(Pierre-C.).
Maire de la commune deCrosey-le-Petit.
RENCKER
(Frédéric-Jean-Baptiste) né à Colmar (Alsace) le 11 août
1863.
Procureur de la République près le tribunal civil de
Baume-les-Dames. Entre dans la magistrature comme juge
suppléant au tribunal de Lons-le-Saunier le 30.10.1888,
M. Rencker passa avec les miêmes attributions à Besançon
le 21.12.1889. Il fut nommé substitut à Pontarlier le 11
août 1890, puis à Lure le 12 septembre suivant, à Vesoul
le 21.02.1891 et à Besançon le 23.02.1893. Il est
procureur à Baume-les-Dames depuis le 7 octobre de la
même année (1893).
REQUET (Etiemme).
Maire de la commune de Devecey.
RÉRAT (Gustave).
Maire de la commune de Neuvier.
RÉSAL (Jean) né à
Besançon en 1854. (Sa maison natale ce trouve au 20 rue
Renan)
Ingénieur des ponts-et-chaussées. On doit à M. Resal un
ouvraqe sur les Ponts en maçonnerie et sur les Fonts
métalliques formant 2 volumes in-8ème, qui eut une édition
en 1885 et une autre en 1889. Réalisations: Ponts
Mirabeau et Alexandre III à Paris. Décédé en 1920.
RÉSENER (Paul de)
né à Montbéliard.
Ingénieur civil à Paris. Membre de l’Association
franc-comtoise «les Gaudes» 161
RETROUVEY
(François-Philippe) né à Besançon le 16 juin 1840.
Capitaine au 2e régiment d'infanterie de marine.
Officier de la Légion d'honneur. Titulaire de la
médaille d'Italie. Officier de l'ordre royal du
Cambodge. Entré au service en qualité d'engagé
volontaire au 1er régiment d'infanterie de marine en
1858. M. Retrouvey était caporal lorsqu'il partit
combattre pour l'indépendance de l'Italie contre
l'Autriche. Lors de la déclaration de guerre à
l'Allemagne, il fut promu sous-lieutenant de même arme
le 17 août 1870. Après la guerre, il embarqua sur le
Duguay-Trouin, et fit une croisière de neuf mois. Il fut
envoyé ensuite en Cochinchine où il resta jusqu'en 1874.
Rentré en France, il y reçut sa nomination au grade de
lieutenant le 25.06.1875, il partit à la Martinique en
1878 comme officier payeur, il fut en même temps chargé
de l'habillement et de l'armement. Il fut élevé au grade
de capitaine ail 2e régiment d'infanterie de marine le
11.09.1880 et rentra en France quelque temps après cette
nomination. En 1882, il prit part à la campagne contre
l'empire d'Annam et fut décoré de la Légion d'honneur le
28 décembre de la même année. Envoyé à Madagascar, il
fut grièvement blessé dans la rencontre offensive du gué
de Sahamafy et reçut à cette occasion la rosette
d'officier de la Légion d'honneur le 11.11.1885.
RETROUVEY
(Antoine).
Maire de la commune de Montferrand.
RETROUVEY
(Claude).
Maire de la commune de Larnod.
RETROUVEY
(Alphonse) né à Besançon le 20juin 1865.
Ancien interne des hôpitaux et lauréat de l'école de
médecine de cette ville. Reçu docteur par la faculté de
médecine de Paris, le 21 juin 1891, avec la thèse
suivante : Contribution à l'étude de l'hémiplégie
spasmodique infantile. M. le docteur Retrouvey exerce à
Besançon.
RETROUVEY (Emile)
né à Boussières le 27 octobre 1841. [*189]
Percepteur des contributions indirectes à Boussières.
REUDET (Jules).
Maire de la commune d'Eternoz.
RÉVILLE (Marc) né
à Rotterdam (Pays-Bas) le 19 juin 1863. [*197]
Licencié en droit, avocat à la cour d'appel de Paris,
propriétaire à Clémont par Saint-
Hippolyte, commune de Montécheroux, maire de cette
commune. Après de fortes études juridiques et une
préparation prolongée de sa future profession dans une
étude d'avoué à Paris, M. Réville fut inscrit au barreau
de la cour d'appel de cette ville le 11.11.1884. Il ne
tarda pas à s'y faire remarquer par la solidité de son
jugement, la vigueur de son argumentation et l'élégance
de sa parole. Il y occupe aujourd'hui, quoique jeune
encore, une place distinguée. Ses succès, soit devant le
tribunal correctionnel, soit devant la cour d'assises
sont trop nombreux pour que nous les comptions : citons
seulement l'affaire de la demoislle Naudin, accusée de
chantage à l'avortement, et acquittée ; l'affaire du
sieur Ara! qui recoilnaissait avoir détourné 80.000
francs de timbres-poste au préjudice de son patron et
qui s'en tira avec deux ans de prison ; l'affaire du
joueur de voitures Armas, inculpé de meurtre sur la
personne d'un de ses cochers et qui fut acquitté.
Cependant c'est surtout comme avocat d'affaires civiles
qu'il s'est créé une situation en vue au Palais ;
nullités de testaments, divorces (entre autres celui de
Madams Dide pour laquelle il
(162) plaida avec succès contre M. Dide
sénateur, défendu par M. Demôle), affaires compliquées
de successions, d'ordres, de droit international privé,
de propriété littéraire ou industrielle ; il a abordé
avec un bonheur égal les genres les plus divers et si
les murs de son cabinet, fréquenté par une clientèle
aussi nombreuse que mondaine, pouvaient parler, que de
drames d'ordre privé ils nous révéleraient ! Mais M.
Réville est avant tout un discret. Malgré ses nombreuses
occupations au Palais, M. Réville a trouvé le temps de
collaborer à la Revue politique et littéraire et à la
Revue pénitentiaire de la Société générale des prisons;
il a publié à la librairie Fischbacher :
La prostitution des mineures selon la loi
pénale
; il envoie au
Petit Comtois
des «Lettres de Paris» bi-hebdomadaires
très appréciées des lecteurs de cet organe de la
Franche-Comté. En 1893, les électeurs de sa commune
l'ont nommé conseiller municipal et aussitôt il a été
élu maire de Montécheroux. Cependant la politique ne
paraît pas le tenter, l'exercice de sa profession
d'avocat suffit à son acvité ; les gros intérêts qui lui
sont confiés soit par sa clientèle parisienne, soit par
les puissants industriels du Doubs, heureux de pouvoir
s'adresser à un avocat parisien qu'ils connaissent et
dont ils apprécient le caractère et le talent,
absorberaient à eux seuls tout le temps d'un homme moins
laborieux que M. Réville.
REVILLOUT
(Eugène) né à Besançon le 5 mai 1845. [*198]
Professeur à l'école du Louvre. Conservateur adjoint du
Musée égyptien. Directeur de la Revue égyptologique
(128, rue dit Bac, Paris). Par ses importants travaux et
ses études remarquables sur les moeurs, les usages et
coutumes de l'ancienne Egypte, M. Revillout s'est créé
une place des plus enviées parmi les érudits
égyptologues. Parmi ses ouvrages nous citerons : Un
prophète Jacobite, 1871, in-8ème
Observation sur deux écrits récents de M.
Maspéro, 1873, in-8ème – Melanges d'épigraphie et de
linguistique égyptienne dans
Les mélanges d'archéologie égyptienne
dirigés par E. de Bougé, Revillout, Maspero Pierret,
in-4, 1872, 3-4. -
Le Concile de Nicée d'après les textes
coptes,
1ère série des documents. Exposition de foi, Gnomes du
Saint Concile (Papyrus du musée de Turin), in-8ème, 1873;
- Première étude sur le mouvement des esprits dans les
premiers siècles de notre ère. Vie et sentences de
Secundus, d'après d'anciens manuscrits Orientaux; les
analogies de ce livre avec les ouvrages gnostiques,
in-8ème, 1873 - Rapport sur une mission en Italie, 1873 -
Le concile de Nicée et le concile d'Alexandrie. Etude
historique sur l'Assemblée confirmative et promulgatrice
présidée par Saint-Athanase en l'année 362, d'après les
textes coptes, in-8ème, 1874; - Mémoire sur les Blemmyes à
propos d’une inscription copte trouvée à Dendur, 1874;
Acace et Pierre Monge in-8g, 1875 - Une chronique
égyptienne contemporaine de Manéton, in-8ème, 1876. -
Second mémoire sur les Blemmyes, d'après les
inscripttons démotiques des Nubiens, in-4ème, 1888; -
Apocryphes coptes du Nouveau Testament. Textes, 1er
fascicule, in-4ème, 1876; - Actes et contrats des musées
égyptiens de Boulaq et du Louvre. Textes et fac-similé,
in-4ème, 1876 ; Lettre à M. Chabas sur les contrats de
marriage égyptiens, 1877, in-8ème - Etude historique et
philologique sur les Décrets de Rosette et de Canope,
in-8ème, 1877 - Le roman de Setna, in-8ème, avec planches,
1879 – Nouvelle chrestomathie démotique ; mission de
1878, contrats de Berlin, Vienne, Leyde, in-4ème, 1878 -
Un nouveau papyrus copte du monastère de Saint-Jérémnie,
in-8ème, 1877; - Un procès plaidé devant les laocrites
sous le règne de Ptolémnée Soter, in-8ème, 1879; - Le
testament du moine Paliam, in-8ème, 1879 - Une affaire de
moeurs au 7e siècle, in-4ème, 1879 - Une famille de
choachytes et de taricheutes thébains, in-4ème, 1879 ; -
Sur la valeur du signe de l'oeil en hiéroglyphes et en
démotique, in-4ème, 1879 ; - Mesures agraires égyptiennes,
in-4ème, 1879 – 1(63) Monnaies égyptiennes, in-4ème, 1879 -
Le roi Harmnachis. in-4ème, 1879 - Taricheutes et
choachytes, in-4ème, 1879 - Revue égyptologique, 1880 à
1897, 8 volumes in-quarto avec nombreuses planches, -
Rituel funéraire de Pamonth en démotique, avec les
textes hiéroglyphiques et hiératiques correspondants,
in-4ème, autographié, 1880 - Le roman de Setna, étude
philologique et critique avec traduction mot à mot du
texte démotique, introduction historique et commentaire
grammatical, in-8ème, 1880 - Chrestomathie démotique, 4
volumes 1880 - Le concile de Nicée d'après les textes
coptes et les diverses collections canoniques, 1er
volume gr. in-8ème, 1880; - Le 2e volume 1897. - Les
anathèmes d'une mère payenne contre son fils devenu
chrétien, in 8, 1883. - Pièces relatives à un mariage du
temps de Darius, in-8ème, 1883 - Ecole du Louvre : cours
de langue démotique et de droit égyptien, in-8ème, 1883 ;
Etude complémentaire du cours de droit égyptien. Le
procès d'Hermius, d'après les sources démotiques et
grecques, 1er volume, in-4ème autographié, 1884 - Lettres
à M. Charles Robert sur les monnaies égyptiennes, in-8,
1884 - L'étalon d'argent en Egypte, in-8ème, 1884 – Corpus
papyrorum Ægypti a Revillout et Eisenlhor editum. Tome
1er, 3 fascicules avec 23 planches - Papyrus démotiques
du Louvre, publiés et traduits par E. Revillout,
1885-1893 ; tome II, 1er fascicule. - Papyrus démotiques
du British museum, publiés et traduits par E. Revillout,
infol, avec sept planches, 1888 - tome III, Papyrus
grecs du Louvre, 1ère livraison. La plaidoirie
d'Hypéride contre Athénogène, avec 15 planches (1892).-
Les rapports de l'état et du clergé en Egypte depuis la
première entreprise d'Amasis sur les biens sacrés
jusqu'au règne de Ptolémée Epiphane, in-8ème, 1884. - Une
adoption par émancipation, in-4ème, 1885 - Cours de droit
égyptien à l'école du Louvre, 1er vol. ; - L'état des
personnes, in-8, 1885 - Cours de langue démotique à
l'école du Louvre : un poème satirique composé à
l'occasion de la maladie du poète musicien Hor-Uta,
fascicule, texte avec deux planches en héliogravure,
in-4ème, 1885;
1er
fascicule : Commentaire contrats autographié, 1885 -
Deux contrats grecs du Louvre provenant du Faium, in-8ème,
1887 - Contrats de mariage et d'adoption dans l'Egypte
et dans la Chaldée, in-8ème, 1887 - Les dépôts et les
confiements en droit égyptien et en droit babylonien,
in-8ème, 1887 ; L'antichèse non immnobilière dans l'Egypte
et dans la Chaldée, in-8ème, 1887 - Coup d'oeil sur les
origines de l'art égyptien à propos d’une tâte de
l'ancien empire, in-8ème avec planches, 1887. -Antichrèse
in solutum, in-8ème, 1887 - Un nouveau nom royal perse,
in-8ème, 1887 - Une confrérie égyptienne, in-8ème, 1887 - Un
fermage du temps d'Amasis, in-8ème, 1887 - Lettre à
l'auteur en tête de la thèse de M. Paturet intitulée :
La condition juridique de la femme dans l'ancienne
Egypte, in-8ème, 1887 - Un prétendu sceau hittite, in-4ème,
1887 – Une statue de chien, in-4ème, 1887 - Letter on the
nubian oracles, in-8ème, 1887 - Les origines du schisme
égyptien. Premier récit: Sénuti, le prophète, 1 vol.
in-8ème, 1887. - Sworn obligations of the babylonian law,
in-8ème, 1887 ; - Un fermage du temps d'Amasis. in-4ème.
1886 – Les obligations en droit égyptien comparé aux
autres droits de l’antiquité. Leçons professées à
l'école du Louvre, suivies d’un appendice sur le droit
de la Chaldée au XXIIIe et au VIe siècle avant Christ,
par M. Victor et Eugène Revillout, gr. in-8, 1889 - Le
nouveau papyrus d'Hypéride, in-8, avec planches, 1889;
-La, morale égyptienne, in-4ème, 1889 - Musée du Louvre,
catalogue de la sculpture égyptienne, 1889, (in-8ème) -
Une importante découverte : mémoire sur le discours
d'Hypéride contre Athènogène, in-4ème, 1892 - Lettre à M.
le directeur des Musées nationaux sur le don de
l'Exploration Fund au Musée du Louvre, in- folio avec
nombreuses héliogravures, 1893 - Un contrat bilingue du
temps de Philopator, un vol. in-8ème, 1896. - Lettres sur
les monnaies égyptiennes, un vol. in-8ème, 1896; -
Mélanges sur la métrologie, l'économie politique et
l'histoire de l'ancienne Eqipte avec de nombreux textes
démotiques, hiéroglyphiques, hiératiques ou grecs
inédits ou antérieurement mal publiés un (164) gros vol.
in-4ème, 1896; - Notice sur les papyrus démotiques
archaïques et autres textes juridiques ou historiques
traduits et commentés à ce double point de vue, à partir
du règne de Bocchoris jusqu'au règne de Ptolémée Soter,
avec une introduction complétant l'histoire des origines
du droit égyptien, un gros vol. in-4ème, 1896 - Quelques
textes démotiques archaïques traduits par E. Revillout
professeur à l'Ecole du Louvre avec fac-similé exécutés
par E. Boidier élève de l'Ecole du Louvre, un volume,
in-4ème, 1896 - Quelques textes traduits à mes cours, un
volume, in-4ème, 1896 - La propriété, ses démembrements,
la possession et leurs transmissions en droit égyptien
comparé aux autres droits de l'antiquité, un gros vol.
in-4ème, 1897 - Lettre à l'auteur en tête de la thèse de
M. Boudier intitulée : Vers égyptiens, métrique
démotique ; étude prosodique et phonétique du poème
satirique, du poème de Moschion et des papyrus à
transcriptions grecques de Leyde et de Londres - Les
actions en droit égyptien -
Etude juridique des procès civils ou criminels intentés
en Egypte depuis la plus ancienne époque Pharaonique
jusqu'à la conquête arabe, un gros volume, in-8ème, 1897 -
La créance et 1ème droit commercial dans l'antiquité, un
vol. in-8ème, 1897.
RICHARD
(Victor-Henri) né à Sidi-bel-Abbès (Oran) le 13 novembre
1852. [*190]
Ingénieur des arts et manufactures, constructions
civiles et industrielles, expert près les tribunaux,
conseil en matières industrielles, a été nommé dans
différentes sociétés anonymes, directeur, administrateur
et commissaire. Membre du conseil municipal de Besançon.
RICHARD (René) né
à I)amprichard le 25 janvier 1860.
Maire de la commune de Franbouhans.
RIKLIN
(Jean-Thiébaud-Eugène)
Notaire à Besançon depuis le 13 décembre 1877. Ses
prédécesseurs sont : MM, Thaler fils, Thaler père,
Lemoine et Gaume.
RIGNY (l'abbé) né
à Tissuy [Tinsey] (Haute-Saône) le 20 novembre 1826.
Curé de Saint-Pierre. Chanoine honoraire du diocèse de
Besançon et de Nîmes. Membre de l'Académie de Besançon
depuis le 11 juillet 1895.
RIGOULET.
Ancien notaire, à Levier. Suppléant de la justice de
paix de ce canton.
RIGOULOT (Louis)
né à Etupes le 14 septembre 1841. [*191]
Maire de la commune d'Etupes.
RIGOULOT
(Victor).
Maire de la commune de Thurey.
RIMET (Modeste).
Maire de la commune d'Arc-et-Senans.
RITH (Arthur) né
à Moutiers.
Docteur en médecine à Besançon. Ancien prosecteur à
l'école préparatoire de médecine. Ancien interne de
l'hôpital de cette ville. Membre de la commission de la
société des Amis des beaux-arts. M. Rith a été reçu
docteur par la faculté de médecine de Strasbourg le 6
août 1858, avec la thèse suivante : Du traitement des
rétrécissements de l'urèthre. (165)
RIVIÈRE (Victor)
né à Strasbourg le 31 mars 1841.
Colonel d'infanterie hors cadres. Chef d'état-major du
7e corps d'armée, à Besançon.
Chevalier de la Légion d'honneur.
ROBARDET (Vital).
Maire de la commune de Neuchâtel-Urtière.
ROBERT
(Ulysse-Léonard-Léon) né à Fournet -Blancheroche le 6
août 1845. [*192]
Sorti de l'Ecole des Chartes, le
27.01.1873, avec le diplôme d'archivistepaléographe, il
a été nommé employé au département des manuscrits de la
Bibliothèque nationale, où il était attaché depuis le
03.01.1872. En 1883, délégué dans les fonctions
d'inspecteur général des bibliothèques, et, le
21.03.1883, nomme inspecteur général des bibliothèques
et des archives, lors de la réunion de ces deux
services. Bibliothécaire honoraire à la Bibliothèque
nationale, ancien auxiliaire de l'Académie des
inscriptions et belles lettres, lauréat de l'Institut,
membre et ancien président de la Société des antiquaires
de France, membre honoraire de la Société royale des
antiquaires du Nord à Copenhague, de l'institut
grand-ducal de Luxembourg, de la Société d'émulation du
Doubs, etc., correspondant de l'Académie royale
d'histoire de Madrid, de celle de Besançon, etc.
Fondateur et président d'honneur de l'association
franc-comtoise de Paris «les Gaudes», etc. Chevalier de
la Légion d'honneur, officier de l'Instruction publique,
commandeur du Danebrog et du Nicham-Iftikar, officier de
la couronne de Chêne, etc.M. Ulysse Robert est l'auteur
des publications ou ouvrages-suivants : Étude sur les
actes du pape Calixte II. Paris, 1874, in-8ème (Mention au
concours des Antiquités nationales)- Quittances des
peintres, sculpteurs et architectes français
(1535-1717). Paris, 1875, in-8 - Documents inédits
concernant l'histoire de la France. Paris. 1875, in-4ème.
Lettre inédite de La Bruyère. Paris, 1876, in-8ème -
Bibliographie des Sociétés savantes de la France. Paris
1877, in-8 - Inventaire des cartulaires conservés dans
les bibliothèques de Paris et aux Archives nationale.
Paris, 1878, in-8ème - Miracles de Notre-Dame par
personnages publiés d'après le manuscrit du XIVe siècle,
en collaboration avec M. Gaston Paris, de l'institut).
Paris. 1878-1883, 7 vol. in-8ème - Calaloque des
manuscrits relatifs à la Franche-Comté qui sont
conservés dans les bibliothèques publiques de Paris et
aux Archives nationales, 2 éd. Paris, 1878, in-8ème.
Indicateur des armoiries des villes, monastères,
corporations, etc., contenues dans l'Armorial de
d'Hozier. Paris, 1880, in-8ème. - Inventaire des
manuscrits des bibliothèques de France dont les
catalogues n'ont pas été imprimés. Paris, 1879-1882, 3
fascic. gr. in-8ème - Supplément à l'histoire littéraire
de la congrégation de Saint-Maur de dom Tassin. Paris,
1881, in-8ème - Pentateuque versio latina antiquissima
ecodice Lugdunensi. Version latine du Pentateuque
antérieure à S. Jérôme, publiée d'après le manuscrit de
Lyon avec des fac-similés, des observations
paléographiques, philologiques et littéraires sur
l'origine et la valeur de ce texte. Paris, 1881, pet.
in-fol. - Recueil des lois, décrets, ordonnances,
arrêtés, circulaires, etc., concernant les bibliothèques
publiques. Paris, 1883, in-8ème – Monographie du prieuré
de Vaucluse (Doubs), IXe-XIXe siècle. Montbéliard, 1888,
in-8ème (V. un art, de Julien Havet dans la Bibliothèque
de l'École des Charles, 1889, p. 120-121) - Notes
historiques sur Saint-Mandé, 1889, in-18 - Histoire du
pape Calixte II. Bullaire du pape Calixte II, 1119-1124
(Essai de restitution). Paris et Besançon, 1891, 3 vol.
gr. in-8ème (second prix Gobert à l'Académie des
inscriptions et belles-lettres) - Les signes d'infamie
au moyen-âge : juifs, sarrazins, lépreux, cagots et
filles publiques (3e édition). Paris, 1891, in-8ème jésus
(mention honorable au concours des Antiquités
nationales). - Un pape belge. histoire du pape Etienne X
(166) (2 édition). Bruxelles, 1892, in-8ème. - Les Fables
de Phèdre. Edtion paléographique publiée d'après le
manuscrit Rosambo. Paris, 1893, gr. in-8ème. - Annuaire
des bibliothèques et des archives (12 années). - Sous
presse : Les établissements de chevalerie, de Jean de
Meun (dans la société des anciens textes français). -
L'abrejance de chevalerie, par Jean Priorat de Besançon,
ibid. - Prêts à être imprimés Les testaments de
l’officialité de Besançon (1260-1500), 2 vol. dans la
Collection des documents inédits. - En préparation :
Heptateuchi fragmentorum versio latina antiquissima
(Deutéronome, Josué et Juges ; suite du Pentateuque). -
Directeur du
Cabinet historique,
de 1877 à 1883, du
Bulletin des bibliothèques et des
archives,
de 1883 à 1890. - Chargé de la direction du
Catalogue général des manuscrits des
bibliothèques de France,
dont 49 volumes ont paru depuis 1884 et 5 sont sous
presse. - Ancien auxiliaire de l'institut, attaché à la
publication dut. II du Recueil des historiens arméniens
des croisades, en tête duquel est l'importante Chronique
de Dardel découverte par M. Robert, à Dole, traduite en
arménien et imprimée à Saint-Pétersbourg, en un vol.
in-8ème. Collaborateur à plusieurs Revues d'érudition.
ROBERT (R).
Notaire à Besançon (prestation de serment du 16 mars
1897), successeur Me de Pétichet.
ROBERT (Joseph).
Maire de la commune de le Friolaise [du Friolais].
ROBLOT (Léon)
né
à Besançon.
Docteur en médecine à Charenton (Seine).
Chevalier de la Légion d'honneur. Membre de
l’Association franc-comtoise
les Gaudes.
ROCH (Jules).
Maire de la commune de Grosbois.
ROCHET
(Louis-Joseph-Victor) né à Pont-de-Roide le 28 juin
1864.
Directeur de :
Collectionneurs - annonces,
journal des collectionneurs publié à Besançon. Membre de
la légion archéologique de France et du Club alpin.
Collectionneur éclairé et très intelligent, M. Rochet a
su réunir dans ses appartements, des collections
choisies d'armes, de bibelots et meubles anciens, de
vieilles faïences et une bibliothèque contenant des
livres anciens tous de valeurs; il possède également une
galerie importante de tableaux et de gravures de
maîtres.
RODIER
(Georges-Célestin-Alexandre) né à Darney (Vosges) le 31
mai 1865.
Reçu licencié en droit par la faculté de Nancy. Ancien
attaché près la cour d'assises de la Meuse et du parquet
général. Nommé juge suppléant au tribunal civil de
Bourges le 18 décembre 1890, M. Rodier a été nommé juge
titulaire au tribunal de Segré (Maine-ct-Loire) le
8janvier 1891, de Baume-les-Dames (Doubs) le 28 décembre
1895. Il est membre de l'Association vosgienne de Paris.
ROLAND (F.)
né à Thoraise le 13 octobre 1850.
Docteur en médecine. Proresseur de pathologie interne à
l'école de médecine de Besançon. Secrétaire de la
société de médecine. Officier d'Académie. Membre de
l'Académie de Besançon depuis le 24 juillet 1890. M. le
docteur Roland a présenté et soutenu devant la faculté
de médecine de Paris le 30 juin 1886, pour l'obtention
du grade de docteur, une thèse contenant une Etude
critique et clinique sur le traitement de l'ureinie.
(167). Nous lui devons en outre plusieurs ouvrages :
Guérison de la péritonite tuberculeuse (Journal de
médecine de Paris et Bulletin de la société
medico-pratique, 1885). - De la coexistence de délires
multiples chez le même sujet. (Mémoire présenté à la
Société médico-psychologique de Paris et qui obtint le
prix Aubanel 1885). - Note sur un cas particulier
d'ostéomyélite aiguë. Considéralions pathogéinques
(Bulletin de la société de Médecine de Besançon, 1888).
– La tuberculose et le cancer. Evolution simultanée cl
une tuberculose pulmonaire et d'un cancer de l'estomac
chez le même sujet. (Revue médicale de Franche-Comté.
1ère Année). - De l'action soeaifuge de l'écorce fraîche
de tiges de grenadiers (Ibid). De l'efficacité des eaux
de la Mouillère dans le traitement des maladies
nerveuses, (Ibid, janvier 1893). - Gangrène de la main
consécutive à l'influenza (Ibid. et Congrès de
l'avancement des sciences, 1893). - Epilepsie
jacksonienne produite par les cysticerques du cerveau
(Revue médicale de Franche-Comté). - La Cirrhose du foie
chez les dyspeptiques. (Ibid). - L'issistance publique
en Allemnagne (Discours de réception à l'Académie des
sciences, Belles-lettres et Arts de Besançon).
ROLAND (Etienne).
Maire de la commune de Rancenay.
ROLAND
(Henri-François-René) né Pontarlier le 26 octobre 1855.
[*193]
Avoué près le tribunal civil de Gray
(HauteSaône). M. Roland se fit inscrire au barreau de la
cour d'appel de Dijon en 1877; il obtint le grade de
docteur à la faculté de droit de cette ville en 1880
avec une thèse traitan :
De l'esprit du droit criminel aux
différentes époques, dans l'antiquité, dans les temps
modernes et d'après les nouveaux principes de la science
Pénitentiaire,
grand in-8ème de 600 pages chez A. Rousseau, éditeur à
Paris. Il fut nommé professeur à la faculté de droit de
Lille en 1882 et quitta ce poste en 1885 pour prendre
une charge d'avoué près le tribunal de Gray. Il est
membre correspondant et lauréat, médaille d'or (1880) de
l'Académie de léqislation de Toulouse ; - Lauréat des
facultés de droit et des lettres de Dijon
(1876-1877-1878). M. Roland et en outre rédacteur en
chef du Recueil périodique de procédure civile,
criminelle, administrative et commerciale, recueil
mensuel qui parait à Paris chez A. Rousseau, éditeur. Il
collabore aux pandectes françaises, au
Répertoire encyclopédique de Droit
français
et aux
Lois nouvelles,
publications auxquelles il a donné de noinbreux traités
de droit et de jurisprudence. M. Roland a publié les
ouvrages suivants : Charles Pévret, avocat au Parlement
de
Bourgogne, sa vie et ses oeuvres, 1880. - Les médecins
et la loi du 19 ventôse an XI. Etude historique et
périodique sur l'or anisation de la profession médicale
et sur ses conditions d'exercice, 1883 - Les industries
locales de Franche-Comté. Rapport prés enté à la société
i/iter2a tiona le S d'écononi ie sociale, 1885. Les
médecins et la loi du 30 novembre 1892. Paris 1893.
Supplément généralau Dictionnaire deProcédure civile de
Rousseau et Laisney. 2 vol. gr. in-8 de 800 pages, Paris
1896. C'est un ouvrage de grande érudition et de
patientes recherches, fort apprécié de tous ceux qui
font de la pratique du droit l'objet de leurs études ou
de leur profession.
ROLLINAT né à Saint-Denis-de-Jouhet (In(Ire) le 6 novembre 1859.
Principal du collège de Montbéliard.
ROMILLAT
(Joseph-Clair-Etienne) né à Cosne (Nièvre) le 1"
décembre 1865.
Garde général des forêts à Besançon. M. Romillat avait
été nommé garde général stagiaire à Digne (Basses-Alpes)
à sa sortie de l'Ecole forestière 1v 30 août 1889. Il
est garde général (168). titulaire depuis le 11 juillet
1891.
ROMULE (Rutillet J.A. en religion frère) né à Foncine-le-Haut (Jura) le 13.08.1853. [*195]
Directeur de l'Institution départementale des
sourds-muets, à Besançon-St-Claude.
RONNOT
(Françdis-Léon) né à Roulans le 5 février 1833.
Conseiller à la cour d'appel d'Alger. M. Ronnot fut
d'abord nomme juge de paix à Mondovi le 10.09.1864, puis
à Bône 28 le 28.02.1866 et à Oran le 18.08.1868. Il
revint à Bône comme juge d'instruction le 05.12.1870, et
prit les fonctions de juge à ce tribunal le 04.07.1872.
Ii fut appelé à exercer les mêmes fonctions à Sétif le
11 mars 1874, à Constantine le 3 juin suivant et à Alger
le 16.02.1878. Ii fit de nouveau partie du tribunal de
Constantine en qualité de vice-président le 13.04.1878
et fut nommé président et plaideur criminel à
Orléansville le 23.07.1870 puis à Philippeville le
05.01.1881. Nommé juge à Tunis le 27.03.1883, chargé de
l'instruction à ce tribunal le 01.03.1885, il est
conseiller à la cour d'appel d'Alger depuis le
11.10.1884.
ROSSIGNOT (l'abbé
Joseph) né à Champlitte (Hte-Saône) le 21 novembre 1843.
Ordonné prêtre le 8 septembre 1868, nommé vicaire à la
cathédrale de Besançon, aumônier des religieuses de
I'Ermitage, à Villersexel (Haute-Saône) le 11 avril 1875
; curé de Saint-Ferjeux à Besançon le 7 juin 1879,
curé-doyen de Sainte-Madeleine de Besançon le 15
novembre 1894 ; chanoine honoraire le 27 juin 1895.
ROUGNON
(Joseph-Théodore) né à la Tour de-Scay le 23 juillet
1840, fils d'Arnédée Rougnon et petit-fils de
Claude-François Rougnon, conseiller à la cour de
Besançon.
Après de solides études au collège Saint-François-Xavier
de cette ville, il s'adonna à
l'industrie de la verrerie et fonda à Paris une
importante maison dont les créations sont très estimées
et très recherchées par les industriels qui empruntent
le concours de la verrerie pour présenter et expédier
leurs produits à leur clientèle. Il est le dernier
héritier d'une des plus anciennes et des plus honorables
familles de la Franche-Comté qui se fixa à Morteau
(Doubs) vers le XIIe siècle et qui occupa, dès
l'origine, une situation en vue. Son nom figure parmi
les signataires du traité passé en 1388 entre Philippe
le Hardi, duc de Bourgogne, et les principaux bourgeois
de Morteau, qui, au nombre de trente trois, allèrent à
Dijon demander à ce dernier droit de bourqeoisie afin de
se soustraire aux exactions des moines de l'abbaye de
Morteau qui étaient omnipotents dans le pays et qui
pressuraient les habitants.
Cette famille eut toujours une fortune
qui assura son indépendance. Elle possédait en l'an 1500
plusieurs établissements industriels situés sur le cours
du Doubs, à Morteau, qui était devenu à cette époque une
petite ville très florissante. Plusieurs Rougnon
occupèrent des charges importantes et d'autres servirent
avec. honneur comme capitaines de compagnies Espagnoles
et se distinguèrent en défendant leur pays contre les
invasions qui souvent le désolèrent. L'un d'eux Michel
Rougi-ion, rué eu 1511, membre au Parlement, fut anobli
par Charles-Quint et portait dans ses armes Au champ
d'azur deux croissants et une rose. Un de ses
descendants suivant les traditions glorieuses de ses
ancêtres trouva une mort héroïque à la tête des troupes
qui défendaient Morteau en 1639 coutre l'armée du
Suédois Weimar qui faisait pour le compte de Louis XIII
une guerre cruelle et sauvage aux habitants de montagnes
de la Franche-Comté. Il disputait le passage du Doubs à
l'armée suédoise envahissante, quand il tomba écrasé par
le nombre avec huit de ses fils. Il en avait dix. Il ne
resta que l'aîné et le cadet. Le plus jeune passa en
Suisse et s'établit à Neurchâtel. L'aîné ne quitta pas
Morteau. Son petit-fils s'adonna à la médecine et acquit
une certaine renommée dans la contrée. Il fut le (169)
père du célèbre docteur Nicolas-François Rougnon, né en
1727, professeur à la faculté de médecine de Besançon et
recteur de l'université de cette ville. Celui-ci se
distingua par ses cours où il se révéla comme profond
observateur et comme habile praticien. Outre la chaire
qu'il occupait, il fut chargé du service des hôpitaux
qu'il dirigea pendant près de quarante années. Ses
travaux et ses recherches dans cette science, alors
encore pleine de mystère, marquèrent sa place parmi les
sommités de l'époque. D'une grande érudition, il était
membre correspondant de l'institut et de plusieurs
sociétés savantes étrangères. Il laissa plusieurs
ouvrages et un grand nombre d'écrits la plupart eu latin
sur l'art de guérir parmi lesquels il faut citer :
Codex physiologicus quem ad usus
domesticos…
etc. -
Considerationes pathologicosemeioticoe de
omnibus hurnani fumitionibus
- Observations sur les divers avantages
que l'on peut retirer de la pomme de terre ; - Médecine
préservatrice et curative générale, etc. Ce fut lui qui
le premier précisa l'angine de poitrine, «atigor
pectoris», dénommée ainsi plus tard par le célèbre
médecin anglais Heberden. Il eut trois fils dont le
premier fut Claude-François, conseiller à la cour de
Besançon. Les deux autres en raison des services rendus
par leur père furent nommés par Louis XVI officiers dans
un de ses régiments de Franche-Comté.
C'est à l'occasion de la proposition pour le brevet
d'officier de l'un d'eux, que le comte de Ségur, alors
maréchal de camp, relatant la mort glorieuse du
quadrisaïeul de ce jeune Rougnon et celle de huit de ses
fils dans la défense de Morteau, écrivait ces mots
pleins de fierté patriotique : «S'il n'était pas
Français, il méritait de l'être». Le docteur N.-F.
Rougnon mourut en 1799, au moment où il venait d'achever
un important ouvrage sur la médecine en six gros volumes
in-4ème dont sa mort empêcha la publication. Son arrière
petit-fils Louis Rougnon, frère cadet de J.-Th. Rougnon
marchant sur les traces de son illustre aïeul,
commençait ses études de médecine lorsqu'éclata en 1870
la terrible guerre avec l'Allemagne. Il s'engagea et fut
envoyé à l'ambulance de la Legion d'honneur à
Saint-Denis, pour y donner ses soins aux varioleux. Il y
contracta la maladie et mourut à l’âge de dix-huit ans,
victime de son dévouement. J.-Th. Rougnon, dont nous
reproduisons la photographie, est le dernier survivant
de la branche aînée de cette ancienne famille.
ROUGNON-GLASSON
(A.).
Maire de la commune de Montlebon.
ROUSSEL
(François-Augustin) né à Saint-Vit le 5 août 1844.
Chef du bureau de l'état civil de la mairie de Besançon
depuis 1872.
ROUSSEL
(Augustin-Elisée-Delphin) né à Jasney (Haute-Sane) le 31
mai 1838.
Inspecteur adjoint des forêts à Vercel. Précédemment
garde général depuis le 19 décembre 1877, M. Roussel
fait partie de cette administration depuis le 2 mai
1873.
ROUSSELOT
(Aristide-Charles-Jules) né à l’Isle-Bardais (Allier) le
19 septembre 1861. [*195]
Licencié en droit. Ancien rédacteur attaché au cabinet
du préfet de la Seine, de 1884 à 1890. M. Rousselot a
été nommé sous-préfet de Pontarlier le 12 février 1890.
Il est officier d'Académie depuis le 14 janvier 1894. M.
Rousselot a épousé au mois de mai
1897, Mlle Juliette Gondy, fille de M. J.-C.-A. Gondy,
fabricant d'horlogerie adjoint au maire de Besançon,
chevalier de la Légion d'honneur.
ROUSSELOT de
MORVILLE (Comte de) né à Nancy le 22 janvier 1850.
Maire de Fleury. Propriétaire du château de la Saussaye
par Saint-Hippolyte.
(170) La maison des comtes de Rousselot d'Hédival de
Morville remonte à l'hérédité des fiefs et au
commencement des noms dans le Barrois. Les membres ne
sont connus officiellement qu'au XIIe siècle, d'après
les titres. Arnould de Rousselot, grand écuyer du duc de
Bar 1220. Elle blasonne : d'argent au chevron deguenles
accompagné de trois poires de Rousselet feuillées au
naturel deux en chef et une en pointe, l'écu timbré de
la couronne de comte. Supports deux cyclopes semés an
naturel armés chacun d'un tronc de poirier.
ROUSSET (Jules).
Maire de la commune de Magny-Châtelard.
ROUSSET.
Ancien notaire, à Marchaux. Suppléant de la justice de
paix de ce canton.
ROUSSEY
(Charles).
Maire de la commune de Passavant.
ROUSSEY (Adonis).
Maire de la commune de Charmoille.
ROUTHIER
(Joseph-Prosper) né à Eray.
Attaché au service du personnel de la préfecture de la
Seine. Officier d'Académie. Membre de l'Association
franc-comtoise «les Gaudes»
ROY
(Charles-Léon) né à Maiclie le 19 avril 1865. [*196]
Entré dans l'administration des forêts le 30.04.1890, M.
Roy devint garde général stagiaire au Châtelard (Savoie)
le 14.09.1894, puis garde général le 25.07.1896. Il est
en cette même qualité à Aiguebelle (même département)
depuis le 20.10.1897.
ROY (C.-J.).
Docteur en médecine à Besançon depuis l'année 1854. M.
Roy est médecin de l'état civil.
ROY (Jules) né à Besançon-Trepillot.
Professeur d'institutions politiques à l'École des
Chartes et directeur-adjoint à l'École pratique des
Hautes Etudes. Chevalier de la Légion d'honneur. Membre
de l'Association franc-comtoise «les Gaudes»
RUNACHER
(Sébastien-Antoine) né à Turkeim (Haut-Rhin) le 20
janvier 1847.
Ancien élève de l'École forestière de Nancy. Inspecteur
des forêts à Montbéliard depuis le 14.03.1890. M.
Runacher avait précédemment été nommé : garde général
stagiaire le 30.09.1869; garde général titulaire le
20.04.1871 et inspecteur-adjoint le 05.09.1879. M.
Runacher est chevalier du Mérite agricole.
S
SAGLIO (Camille).
Directeur de la compagnie des forges d'Audincourt.
Membre de la chambre consultative des arts et
manufactures de Montbéliard.
SAHLER (Léon).
Filateur à Audincourt. Président de la société de
gymnastique «l'Espèrance».Membre de la (171) chambre
consultative des arts et manufactures de Montbéliard.
SAILLARD
(Charles).
Maire de la commune de la Vèze.
SAILLARD (Albin)
né à Besançon le 11 février 1842.
Sénateur du Doubs. Chevalier de la Légion d'honneur et
du Merite agricole, officier de l'instruction publique.
Ancien interne des hôpitaux, docteur en médecine,
chirurgien en chef de l'hôpital de Besançon. Directeur
honoraire de l'école de médecine de cette ville. Ancien
préparateur de chimie et de pharmacie, actuellement
professeur de clinique externe à cette école. Conseiller
général du Doubs pour le canton de Montbenoit. Ancien
conseiller municipal de Besançon. Membre de la
commission départementale. Elu sénateur du Doubs le 30
mai 1897 par 466 voix sur 900 votants. M. Saillard a
présenté et soutenu devant la faculté de médecine de
Paris, le 26 décembre 1865, pour l'obtention du diplôme
de docteur, une thèse contenant un Essai sur le goître
épidémique.
SAILLARD
(Louis-Désiré) né à Besançon le 17 mai 1854.
Chevalier de la Légion d'honneur. Entré au service comme
engagé volontaire au 56e régiment de ligne le 18 octobre
1872, M. Saillard devint sous-officier à son corps et
suivit les cours des élèves officiers au camp d'Avon en
1877; il en sortit avec le nème 29 sur 363 élèves et fut
nommé sous-lieutenant au 3e régiment de tirailleurs
algériens le 19.09.1879. Il fit plusieurs expéditions en
Algérie du 18.10.1879 au 18 novembre 1881 et en Tunisie
de cette dernière date jusqu'au 04.03.1882. Il rentra en
Algérie à cette époque et y resta jusqu'à son départ
pour la campagne du Tonkin, le 8 juillet 1883, pendant
laquelle il fut chargé du service télégraphique. Il fut
décoré de la Légion d'honneur le 20.09.1884 en
récompense des importants services qu'il a rendus dans
cette campagne. M. Saillard est actuellement chef du
service de la télégraphie militaire dans cette colonie.
SAILLARD
(Antoine) né à Annecy le 3 octobre 1864.
Docteur en droit. Avocat du barreau de Besançon.
SAINT
(Camille-Charles-Joseph) né à Rioz (Haute-Saône) le 1er
mai 1867.
Notaire à Saint-Vit depuis le 25 avril 1894. Successeur
de MM. Perrin, Mougeot, Frachebois, Chapuis, Billon fils
et père.
SAINTE-AGATHE
(Comte Jean-Marie-Joseph de) né à Besançon le 18 mai
1854.
Archiviste paléographe, ancien élève de l'Ecole des
Chartes. Ancien avocat à la cour, d'appel de Paris.
Membre de l'Académie de Besançon depuis le 28 janvier
1886. Propriétaire à Besançon et au chateau de Chevigney
par Audeux. M. de Sainte-Aqathe a présenté et soutenu,
pour l'obtention du diplôme d'archiviste
paléographe, la thèse suivante : Les origines du fief en
Franche-Comté et son organisation au XIIIe siècle. On
lui doit également les ouvrages suivants : Les fètes
publiques en Franche-Comté avant la Révolution, discours
de réception à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres
et Arts de Besançon, 1888, l'Académie de Besançon et le
comité des travaux historiques, 1887. - Un officier de
fortune comtois à la fin du XVIIIe siècle, 1888 ; - Deux
mémoires couronnés par l'Académie de Besançon : La
famille des Chiflet en Franche-Comté, et les
Associations syndicales enre patrons et ouvriers, 1880.
(172) D'origine sicilienne la maison de Sainte-Agathe
fait remonter sa filiation au XVe siècle. Elle blasonne
De gueules à l'ancre d'or.
SAINTE-CLAIRE-DEVILLE (Georges) né à Besançon le 3
septembre 1846.
Inspecteur des forêts à Louviers (Eure). Sorti de
l'Ecole forestière en qualité de garde général stagiaire
à Châtillon-sur-Seine le 30.09.1809, M. Sainte-Claire
Deville fut nommé garde général titulaire à Juzennecourt
le 13.09.1872. Il devint inspecteur adjoint à
Châteauroux le 09.06.1879 et est inspecteur titulaire
depuis le 13.09.1890.
SAINT-MARTIN
(Léon) né à Labroque (Vosges annexées).
Reçu docteur par la faculté de médecine de Paris le
18.07.1877, avec une thèse traitant : De la restauration
de la lèvre inférieure après l'ablation du cajicroide. M.
le docteur Saint-Martin exerce à Besançon. Il est
médecin de la compagnie des chemins de fer.
SALLET (Gustave).
Maire de la commune de Saône.
SALOMON (l'abbé).
Chanoine honoraire de la cathédrale de Besançon.
Supérieur du grand séminaire, promoteur de l'officialité
métropolitaine.
SANCEY (Edouard).
Maire de la commune d'Aubonne.
SANDOZ (Charles)
né à Besançon le 28 janvier 1847.
Négociant à Besançon. Ancien premier adjoint au maire.
Membre du conseil municipal, trésorier de la chambre de
commerce. M. Sandoz est administrateur de la succursale
de la banque de France.
SANDOZ (Auguste).
Maire de la commune de Montussaint.
SANTON (René).
Propriétaire à Bief; maire de cette commune. Membre du
conseil d'arrondissement de Montbéliard, où il
représente le canton de Pont-de-Roide.
SAUCE (Séraphin).
Maire de Nancray.
SAUGE (Xavier).
Maire de la commune de Tournedoz.
SAUGE
(Pierre-Séraphin) né à Auteuil le 10 avril 1848.
Entré dans l'administration des forêts le 14 avril 1881,
M. Sauge fut nommé garde général stagiaire le 11 mars
1884. Ii est actuellement garde général à Saint-Laurent
(Jura) depuis le 19 septembre 1887.
SAUNIER
(Guillaume).
Maire de la commune de Servigney.
SAUZAY (Emile) né
à Beure le 6 juin 1859.
Reçu docteur par la faculté de médecine
de Paris, le 14 novembre 1889, avec la thèse suivante:
Un chirurgien du siècle dernier, P.-J.
Desault.
M. le docteur Sauzay exerce à Clerval. (173)
SAVONET (Victor).
Maire de la commune de Silley.
SAVOYE (Eugène)
né à Besançon le 31 janvier 1830. [*199]
Propriétaire à Besançon et au chateau de la Bouloye, par
Besançon. Membre de l'Association franc-comtoise «les
Gaudes»
SAVOYE (Léon) né
à Besançon.
Avocat à la cour d'appel de Paris. Chevalier de la
Légion d'honneur.
SAYOUS (Edouard)
né à Genève (Suisse) le 10 janvier 1842.
Professeur d'histoire à la faculté des lettres de
Besançon. Appartient à l'Académie de cette ville depuis
le 28 juillet 1887. Membre du conseil général des
facultés et du conseil académique. Chevalier de la
Légion d'honneur ; officier de l'instruction publique.
SCEY (comte de
Montbéliard de).
Propriétaire du chateau de Scey-le-Châtel
[Scey-en-Varay, depuis Scey-Maizières] par Ornans. La
Maison de Scey-Montbéliard, originaire de Franche-Comté,
fait remonter sa filiation d'une façon authentique et
directe à Attelle de Scey fille d'Albéric de Narbonne,
Comte de Mâcon ; elle traite en 937 au nom de ses fils
d'un fief avec Gerfroy, archevêque de Besançon (Chartre
du dit archevêché.) Guy 1er de Scey confirme en 996 une
donation faite par son grand oncle comte de Mâcon. En
1037 Huges de Scey signe la donation de Renaud comte de
Bourgogne. En 1084 Pierre Prince de Scey fait un don à
l'abbaye de Romain-Mouthiers qui est approuvé par
Regnault comte de Bourgogne (Charte à l'appui). En 1130
Pierre II prince de Scey épouse Bonne, comtesse de
Montbéliard et en relève le titre et les armes: armes
princières vairées, écartelées ensuite des Bars de
Montbéliard et de sable au lion
d'or couronné du même, supportées par 2 lions l'or.
Devise Sceg change ne veux !
SCIINARF
(Lucien-Victor-Valentin) né à Vercel le 27 décembre
1867.
Notaire à Liesle depuis le 25 juin 1895. Successeur de
MM. Lambert, Maire, Nélatoit père, fils, Rose et
Petitot.
SCHWANDER
(Adulte).
Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.
SCHWANDER
(Auguste) né à Montbéliard le 13 août 1852.
Industriel. Maire de la commune d'Hyèvre-Paroisse.
SÉGUIN (Félix) né
à Cavaillon (Vaucluse) le 21 février 1853.
Licencié ès-lettres et en droit. Professeur d'histoire
au collège Cuvier (1873-1882). Avocat (1882-1884). Puis
avoué à Montbéliard le 25 octobre 1884. Suppléant du
juge de paix à Montbéliard du 7 février 1885. Délégué
cantonal (1887-1898). Adjoint au maire de Montbéliard
(1888-1896). Agrégé du Trésor Public (1894).
SIFFRÉDY (comte
de) né à Raincourt en Mars 1867.
Propriétaire des châteaux d'Arc par Arc-Senans. (Doubs)
et de la Chaux-Rainans par Dole (Jura). D'origine
italienne la maison de Siffrédy fait remonter sa
filiation à Tony de Siffrédy mort à Palerme dont il
était gouverneur en 1310. Elle blasonne : D'azur à trois
annelets d'or posés I et 2 avec la molette d'éperon
d'argent en tête.
SIMON (Jules).
Maire de la commune de Guillon. (174)
SIMON
(Jean-Baptiste-Élie) né à Saint-Juan le 21 juin 1847.
[*200]
Notaire à Baume-les-Dames, successeur de M Goux
(Prestation de serment du 30 juillet 1890). Président de
la chambre de discipline des notaires de
l'arrondissement. Membre du conseil municipal de
Baume-les-Dames. Représente le canton de Pierrefontaine
au conseil général du Doubs. Propriétaire du chateau de
Saint-Juan.
SIMON (Pierre
-Louis-Jean).
Adjoint au maire. Notaire à Clerval, successeur de Me
Bidermanu (Prestation de serment du 24 février 1892).
Rapporteur de la chambre de discipline des notaires de
l'arrondissement de Baume-les-Dames.
SIMON (Théodore)
né à Pontarlier le 14 juillet 1861.
Directeur du
Courrier de la Montagne,
journal hebdomadaire paraissant à Pontarlier.
SIMONIN
(Amédée-H.) né à Mouthier en 1822.
Ancien officier. Littérateur, conférencier. M. Simonin
appartint à l'armée française jusqu'en 1851 ;
démissionnaire à cette époque, il habita New-York
jusqu'en 1869 et revint en France où il donna de
nombreuses conférences tant à Paris qu'en province. On
lui doit les ouvrages suivants : Psychologie humaine -
Le matérialisme démasqué in-12, 1878 - Psychologie
humaine. - Traité de psychologie ; phénomènes de la
pensée et facultés de l'âme, in-12, 1876 - Psychologie
humaine : Histoire de la psychologie. - Les trois
grandes crises morales de l'humanité. - Examen critique
des doctrines du matérialisme, in-12, 1879 - Psychologie
humaine appliquée - Les sentiments, les passions, la
folie; explications des phénomènes de la pensée et des
sensations, résumé de cinq conférences faites à Paris
dans la salle du boulevard des Capucines en 1884; in-12,
1885. Solution du problème de la suggestion hypnotique.
- La Salpétrière et l'hypnotisme - La suggestion
criminelle - La loi doit intervenir, in-12, 1889. -
Synthèse scientifique et philosophique. - De l'unité
rationnelle des
croyances relativement aux notions et aux vérités
universelles; contradictions dans les données
scientifiques ; les vaines classifications des sciences,
in-12, 1889.
SIRCOULON
(Emile-Ch.).
Maire de la commune de Meslières.
SIRE (G.).
Docteur ès-sciences. Essayeur au bureau de la garantie.
Membre correspondant de l'Institut. Appartient à
l'Académie de Besançon depuis le 28 janvier 1870.
SIRUGUE
(Chérubin) né à Renédale le 26 avril 1857.
Maire de la commune de Renédale.
SOClE (Adonis).
Maire de la commune de Solemont.
SOITOUX
(Jean-François) né à Besançon le 6 décembre 1816.
Sculpteur, élève de Fauchère et David d'Angers.
Chevalier de la Légion d'honneur.
M.
Soitoux débuta au Salon de 1850 avec une statue de la
République, figurant aujourd'hui sur la place de
l'Institut. - Le nouveau Louvre lui doit Le Génie des
combats, Montaigne, Denis-Papin (statues) - La force
matérielle et la force intellectuelle (bas relief) ; -
La force génératrice (fronton); -Les Tuileries, Erato et
Clio (statues) érigées en 1886. - Médaille de (175) 2e
classe en 1851, M. Soitoux a été décoré de la Légion
d'honneur le 24 février 1880.
SONNET (l'abbé
P.) né à l'Isle-sur-le-Doubs en 1832.
Curé de la commune d'Amancey (1873).
SORDOILLET.
Secrétaire de l'Académie de Besançon.
Officier d'Académie.
STEINMETZ
(Amédée) né à Alicante (Espagne) le 21 mars 1886.
Notaire à Etupes depuis le 22 septembre 1894.
STOLL
(Charles-Albert dit Carlos) né à Mulhouse (Alsace) le 11
juin 1859.
Procureur de la République au tribunal civil de
Montbéliard. Appelé au tribunal civil de la Seine en
qualité d'attaché. le 12 juin 1882. M. Stoll passa avec
les mêmes fonctions au ministère de la justice le 25
novembre 1883. Il fut nommé substitut à
Remiremont le 28 novembre 1884 puis à Lunéville le 3 mai
1888 et à Belfort le 28 juin suivant. Il est procureur à
Montbéliard depuis le 15 novembre 1890.
SUCHET (l'abbé
Jean-Marie) né à Pesmes le 8 janvier 1819. [*201]
M.
l'abbé Suchet fut successivement : en 1840, professeur
au séminaire de Marnay. En 1844, vicaire à Pontarlier.
En 1850, professeur au collège Saint-François d'Assises
à Besançon. En 1863, nommé membre de l'Académie de
Besançon. La même année, nommé supérieur du séminaire
d'Ornans. En 1871, curé-archiprêtre de la cathédrale de
Besançon et chanoine titulaire. En 1887, chanoine
titulaire (démissionnaire de sa cure). En 1888,
vicaire-général honoraire de Nîmes. En 1892, membre de
la Société d'émulation du Doubs. Et en 1896, archiviste
et doyen de l'Académie de Besançon. Voici la liste de
ses principales publications : M. Courtois, curé de
Pontarlier, 1848 - Les fleurs de dévotion 1850 - Vie des
saints de Franche-Comté, (le 3e volume) 1855. Dominique
Parrenin, du Russey, 1864. Dom Simplicien Cody d'Ornans,
1864 - Le P. Receveur, aumônier de l'Astrolabe, 1865 -
histoire de N.-D. des malades à Ornans, 1865 - La
Franche-Comté en 1698, 1866 - Les guerres de 1637-1638
en Franche-Comté, 1866 - Les arts et métiers en
Séquanie, 1867 - Excursions historiques en
Franche-Comté, 1867 - Le mystère de saint Vernier, 1869
- Henri Mouchot de Montbéliard, 1869 - Soeur Marthe,
1870 - Introduction de la pomme de terre en
Franche-Comté, 1870 - L'ambulance d'Ornans en 1870-1871,
1871 - Le synode de Besançon en 1124, 1872 - Pontarlier
en 1639, 1874 - Saint Maximin et le pèlerinage de
Foucherans, 1876 - Les moines et l'agriculture en
Franche-Comté, 1876 - Les rosières en Franche-Comté,
1878. - L'adoration et le culte de la sainte Eucharistie
dans le diocèse de Besançon, 1$78. - Notre-Dame du
Rosaire à Besançon, 1879. Jean de Granson, sire de
Pesmes, 1879. Les frères des Ecoles chrétiennes à
Besançon, 1881 - La poésie en Franche-Comté avant la
Révolution, 1881 - L'abbaye du mont Sainte-Marie (avec
M. J. Gauthier), 1884 - Les poètes latins de Luxeuil,
1887 - Les paysans franc-comtois au XVIIIe siècle, 1888
- Anciennes coutumes du val d'Ornans, 1888 - Les femmes
célèbres de Franche-Comté, 1888 - Mgr Besson poète, 1890
- Toussaint Louverture au fort de Joux 1891 - Notre-Dame
de Besançon, chroniques et légendes, 1892 - Les
anciennes corporations à Besançon, 1893 - Vie du
Venérable Receveur, fondateur de la retraite chrétienne,
1894 - histoire de deux villages, 1894- La vie d'un
artiste (P. Franceschi), 1894 - Un curé de campagne,
1895 - Les châtellenies de Vuillafans 1896 - La Rose de
la cathédrale de Saint-Jean, 1897 - Histoire de la
prédication religieuse en Franche-Comté depuis l'origine
du (176) christianisme jusqu'à nos jours, 1897. Mgr
Besson orateur, 1897.
SULEAU (Camille)
né à Paris le 19 février 1837.
Ancien entrepreneur ; ancien membre du conseil des
prud'hommes; ancien juge au tribunal de commerce. Membre
du conseil municipal et du conseil de direction de la
caisse d'épargne et de prévoyance de Besançon, suppléant
de la justice de paix du canton sud.
SURLEAU (Louis).
Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard
T
TACLET (Victor).
Maire de la commune de l'Ecouvotte.
TAILLARD
(Emile-Sylvain-François), né à Goumois.
Docteur en médecine à Maîche. Lauréat de l'école de
médecine de Besançon (premier prix 1860-1861), ancien
élève des hôpitaux. M. le docteur Taillard a présenté et
soutenu devant la Faculté de médecine de Paris, le 20
janvier 1865, pour l'obtention du grade de docteur, la
thèse suivante : De la fièvre purulente. Il représente
le canton de Maîche au conseil d'arrondissement.
TAILLARD
(Edmond). Fils du précédent.
Docteur en médecine à Maîche. Auteur d'une thèse Sur les
complications et le traitement des abcès de la coxalgie
(Faculté de Paris, 1893).
TARBY
(Léon-Emile-Alexis) né à Lorcy le 28 juin 1858. [*202]
Professeur de l'enseignement primaire au lycée et à
l'école d'horlogerie de Besançon. Essayeur de commerce.
Officier d'Académie.
TAVERDET.
Maire de la commune de Deluz. Suppléant de la justice de
paix du Cantoride Roulans. Chevalier du Mérite agricole.
Conseiller d'arrondissement. Président du comice
agricole du canton de Roulans.
TAVERNE (Aim.).
Maire de la commune de Montenois
TAVERNIER
(Eugène) né à Auxon-Desus le 18 décembre 1862. [*203]
Rédacteur en chef de
La Franche-Comté,
journal quotidien, paraissant à Besançon. A publié
plusieurs brochures vers, théâtre, nouvelles, et un
volume sur les Poètes francs-comtois avant le XIXe
siècle, ouvrage édité en 1896, chez Alphonse Lemerre, à
Paris.
TESTE (Mlle
Valentine) née à Ornans.
Dessinateur, peintre sur porcelaine. Mlle Teste débuta
en 1870 au salon des Champs-Elysées avec un reproduction
de la toile de Rubens, Suzanne et les trois vieillards.
Elle envoya en 1877 : Amphitrite porté sur les eaux,
d'après Lucca Giordano, et en 1886, les portraits de
Melle Marie B... et de la petite Tania. (177)
THANNEUR (Eugene)
né à Besançon le 15 janvier 1841.
Ingénieur en chef des ports maritimes du Pas-de-Calais,
à Boulogne-sur-Mer. Chevalier de la Légion d'honneur.
THIÉBAUD
(François).
Maire de la commune de Cubrial
THIÉBAUD
(Joseph).
Maire de la commune de Lanthenans.
THIERRY
(Emmanuel).
Maire de la commune de Villars-lès-Blamont.
THIRODE (Edouard)
né à Champoux le 25 septembre 1849. [*204]
Maire de la commune de Champvans (Audeux).
THOMAS
(Constant).
Maire de la commune de Cendrey où il exerce la médecine
depuis l'année 1852.
Gérant du «Journal de Pontarlier».
THOURET
(Frédéric).
Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.
THOUVEIN.
Professeur de pharmacie et matière médicale à l'école
préparatoire réorganisée dc médecine et de pharmacie de
Besançon. Officier d'Académie.
THOUVEREZ
(Paul-Ernest) né aux Pontets le 20 septembre 1862.
[*205]
Entré à l'école normale d'instituteurs de Besançon le 1
octobre 1881 ; nommé instituteur adjoint à
Besariçon-Cliaprais le 1" octobre 188 1. En congé du 1
mai 1888 au décembre 1890. Nommé instituteur à Lombard
le 11.12.1890 a pris un nouveau congé le 01.10.1893.
Maire de la commune de Pessans depuis le 10 mai 1892.
THURIET
(Charles-Ernilien) né à Baume-les-Dames le 8 octobre
1832.
Président du tribunal civil de Saint-Claude (Jura).
Officier d'Académie. Avocat à Besançon, il devint
successivement depuis 1867, juge de paix à Amancey, à
Rougemont et à Baume-les-Dames ; puis juge d'instruction
à Saint-Claude et enfin président de ce siège depuis
1883. On doit à ce magistrat de nombreux ouvrages, entre
autres: Proverbes judiciaires - Tradition du Doubs, de
la Haute-Saône et du Jura - Saint-Claude et ses environs
- Usages locaux ayant force de lois dans le département
du Doubs; - Etude historique sur le bourg de Rougemont
et sur la chevalerie de Saint-Georges, en Franche-Comté
- Une promenade de J.J. Rousseau en 1767, et une
Monographie de Saint-Claude et ses environs ; in-12,
1890.
THURIET (Damien).
Maire de la commune de Lomont.
TIPHINE
(Philippe).
Propriétaire à Bourguignon. M. Tiphine représente le
canton de Pont-de-Roide au conseil d'arrondissement de
Montbéliard. (178)
TIROLE (Léonard)
né aux Plains le 6 juin 1828. [*206]
Maire de la commune de Plains-et-Grands-Essarts.
TIROLE
(Charles-Jos.).
Maire de la commune de Santoche.
TISSOT
(Hippolyte) né à Besançon le 8 février 1849.
Négociant à Besançon. Membre du conseil municipal de
cette ville. Officier d'Académie.
TIVIER (Henri) né
à Orléans eu 1824.
Docteur ès-lettres. Doyen honoraire à la faculté des
lettres de Besançon. Ancien professeur de rhétorique an
lycée d'Amiens. Chevalier de la Légion d'honneur.
Officier de l'Instruction publique. M. Tivier est
l'auteur des ouvrages suivants : Etude sur le mystire du
siège d'Orléans et sur Jacque Millet, auteur présumé de
ce Mystère, thèse pour le doctorat ès-lettres, in-8ème,
1868 - Mythologie, illustration sur les dessins de
Glubk, in-8ème, 1868, en collaboration avec M. A. Riquier,
2e édition, in-12, 1885. De arte declamandi et de
romanis declarnatoribus qui priore post Jesus-Christ
saeculo floruerunt, thèse in-8, 1869. - Histoire de la
littérature dramatique en France depuis les origines
jusqu'au Cid, in-8, 1873. - Hisfoire de la littérature
française, in-12, 1879.
TOTEMS (Pierre).
Maire de la commune de Lougres.
TOUBIN
(Pierre-Philippe-Alfred) né à Salins (Jura) le 26
février 1846.
Docteur en droit. Conseiller à la cour d'appel de
Besançon. Officier d'Académie.
Entré dans la magistrature en qualité de juge suppléant
au tribunal de Baume-les-Dames le 30.09.1871, M. Toubin
passa avec les mêmes fonctions à Arbois le 11 mars 1873
et devint substitut à Thonon le 02.04.1874, puis à
Bonneville, le 06.07. 1877. Nommé procureur à Moutiers
le 11.03.1879 et à Thonon le 13.01.1880, il fut appelé à
exercer les fonctions de substitut à Lyon le 29.06.1880
qu'il échangea le 3 novembre suivant contre celles de
substitut du procureur général à Chambéry. Nommé
conseiller à cette cour le 20.04.1882, il occupe le même
siège à la cour d'appel de Besançon depuis le
20.01.1896.
TOUBIN (E.-Léon)
né à Salins (Jura) le 11 mars 1853.
Docteur en médecine, à Besançon. Médecin inspecteur des
enfants du premier âge, médecin adjoint de la maison de
correction et de l'asile départemental de
Saint-Jean-L'Aumônier. Auteur de la thèse suivante :
Contribution à l'élude de la paralysie bi-latérale des
dilatateurs de la glotte, thèse qu'il a présenté et
soutenu devant la faculté de médecine de Paris le 31
octobre 1882.
TOUNIN
(Edouard-Albin).
Maire de la cornmune du Crouzet.
TOUREY (Charles)
né à Besançon le 17 octobre 1824.
Professeur de musique à Epinal. Directeur des orphéons
d'Epinal et de Thaon-les-Vosges, de la philharmonie
d'Epinal et de l'harmonie thaonnaise. Ancien chef
d'orchestre de ballet au theatre royal de la Monnaie, à
Bruxelles. Chargé d'un cours de musique à l'école
normale d'institutrices à Epinal. Membre titulaire de la
société d'Emulation des Vosges. Membre de la société des
auteurs et compositeurs. Officier de l'Instruction
publique. (179)
TOURNERET (Jean-Fr.).
Maire de la ville d'Audeux.
TOURNIER (Ed.-Gabr.)
né à Bolandoz le 6 mai 1848.
Maire de la commune de Bolandoz depuis 10 ans.
TOURNIER
(Désiré).
Maire de la commune de Villers-la-Combe
TOURNOUX
(Stanislas).
Maire de la commune de Chamesol.
TOUVEREY
(Joseph).
Maire de la commune de Thoraise.
TOUROT
(Frédéric).
Membre du conseil l'arrondissement de Montbéliard, où il
représente cette ville.
TRAMU (Ch.-Amédée).
Maire de la commune de Saint-Vit.
TRÉAND (Emile).
Maire de la commune de V aux-et-Chantegrue.
TRÉAND (Arthur).
Maire de la commune de Gellin.
TRÉAND (Modeste).
Membre du conseil municipal de la ville de Pontarlier.
TRIMAILLE (Paul).
Maire de la commune de l’Hôpital-Saint-Lieffroy.
TRIPARD (Just)
né
à Orsans le 18 mai 1832. [*207]
Maire de Marnoz (Jura). Directeur du Bulletin mensuel de
l'Union des syndicats agricoles du Jura depuis 1884.
Membre de l'Académie de Besançon depuis le 25 juillet
1889. On doit à M. Tripard les ouvrages suivants :
Notices sur la ville et les communes du canton de
Salins, vol. in-8, 622 pages, Paris, Dumoulin, 13, quai
des Augustins, 1881. Le Guide à Salins-les-Bains, L.
David-Mauvas, 1885 - L'agriculture et les engrais
chimiques, brochure, Salins, Bouvier, 1885 - La vigne,
sa culture et la taille, Arbois, Abriot, 1885 -
Parmentier, origine et culture de la pomme de terre,
Besançon, Jacquin 1895, a paru dans les Annales
Franc-comtoises - Monographie du bassin de l'Audeux,
1890 - Diverses autres publications d'économie politique
ou agricole.
TRIPART (Jules).
Maire de la commune dDrsans.
TRIPONNEY
(Eugène) né à Glainans le 16 janvier 1855. [*208]
Maire de la commune de Glainans. Membre du conseil
d'arrondissement de Baume-les-Dames, où il représente le
canton de Clerval.
TRIPONNEY
(Alfred).
Maire de la commune de Fontenotte.
TROUILLOT
(Auguste-D.).
Maire de la commune dc Vellerot-lès-Vercel. (180)
TROUILLOT (Emi1e)
Maire de la commune de Villers-le-Sec.
TROUTET (Maxime).
Maire de la commune de Pugey.
TROUVOT
(Philippe-Jean-Alexis) né à Baume-les-Dames le
24.11.1836. [*209]
Officier d'administration principal du service de
l'habillement et du campement, au magasin central de
Reims. Chevalier de la Légion d'honneur (12.07.1890).
Entré au service le 03.08.1859, M. Trouvot fut nommé
sous-officier le 21.06.1864 et Adjudant -élève
d'administration le 15.02.1867. Promu officier adjoint
de 2e cl. le 28.01. 1870 et de 1ème cla. le 05.05.1877, il
devint officier d'administration de 2ème cla. le
27.07.1882, fut élevé à la 1ème classe le 9 mai 1887 et
passa officier principal le 22.03.1893.
TRUCHE (Louis-Marie-Léonil)
né à Mouthiers le 15 octobre 1834.
Capitaine d'infanterie en retraite. Titulaire de la
médaille d'Italie. Chevalier de la Légion d'honneur.
Entré au service en qualité d'engagé volontaire pour
sept ans, au 12ème régiment d'infanterie légère, le
15.01.1853, M. Truche y fut nommé caporal le 18
septembre de la même année, mais il fit l'abandon de son
grade, pour entrer, sur sa demande, au 2e régiment des
grenadiers de la garde, le 28.06.1854. A son corps il
regagna ses anciens galons, le 15 août suivant, passa
sergent le 05.05.1855 et sergent fourrier le 13.08.1856.
Il prit part à l'expédition d'Italie en 1859; il revint
en France au mois de septembre de la même année, devint
sergent-major le 08.02. 1861. Promu sous-lieutenant au
11e de ligne le 12.08.1864, il fut porte-drapeau du
27.07.1866 au 19 juillet 1870, date de sa nomination de
lieutenant. Il fit la campagne contre la Prusse dans la
2ème brigade, 1ème division du 5ème corps (armée du Rhin) ;
assista aux batailles de Froeschvil1er (6 août), Bazancy
(27 et 28) et Beaumont (30). Blessé à cette dernière
bataille, il fut fait prisonnier et envoyé en Allemagne
d'où il ne revint qu'après la signature du traité die
paix. Lieutenant au 58ème de ligne, il y reçut les galons
de capitaine le 15.05.1873 et fit son, service au 5ème
régiment de même arme jusqu'en 1882, époque à laquelle
il fut nommé attaché au service de la place de Paris. M.
Truche, admis à faire valoir ses droits à la retraite
lorsqu'il fut atteint par la limite d'âge, rentra dans
la vie privée en 1889. Il avait été décoré de la Légion
d'honneur le 12.07.1879.
TRUCHIS DE
VARENNES (Vicomte A. de) né à Dole (Jura) le 23 août
1861.
Propriétaire à Besançon et à la Villa Montarmeux par
Orchamps-Vennes. La maison de Truchis de Varennes
descend d'une très ancienne famille noble de Centale au
marquisat de Saluce, dont un des membres, Samuel de
Truchis, docteur en droit, servit brillamment à la fin
du XVIe siècle sous les ordres da duc d'Esdiguières. En
récompense de ses services, Henri IV créa pour lui en
1601 l'office de conseiller laye et d'assesseur au siège
présidial de Bourg-en-Bresse, et lui donna une pension
de cent écus sur sa cassette particulière. Ses
descendants se fixèrent dans la Bresse chalonnaise. Les
armes de cette famille sont: Un écu d'azur, au pin d'or,
et à deux lions grimpants et appuyés dessus, du même.
Cimier: Un lion naissant armé à la patte droite dune
épée en pal. Devise: Virtate et viribus.
TRUCHOT
(Jules-Ernest) né à Cubry le 23 mai 1829. [*210]
Maire de la commune de Bonnal depuis le 14 mai 1871 sans
interruption. Officier
(181) d'Académie. Propriétaire du château de Bonnal, par
Rougemornt.
TUBERGUE
(Victor-Joseph) né à Ruffieu (Ain) le 7 juillet 1850.
Chef de la 1ème division, à la préfecture du Doubs.
Président de l'Association Générale de secours mutuels
de la ville de Besançon. Chevalier du Mérite Agricole.
Officier d'Académie.
TUPIN
(Louis-François-Maximilien) né à Gevresin le 29 mai
1859.
Entré dans l'administration des forêts le 20 novembre
1884, M. Tupin fut nommé garde général adjoint le 4
septembre 1888. Ii est garde général titulaire à Apt
(Vaucluse), depuis le 13 octobre 1892.
V
VAILLET
(Jean-Baptiste).
Maire de la coinnaine de Puessans.
VAISSIER (A.).
Conservateur adjoint du musée de Besançon. Membre de
l'Académie de cette ville depuis le 27 juillet 1893.
Vice-secrétaire de la société d'émulation du Doubs.
VAISSlER (Jules),
né à Arcies le 29 juillet 1821. [*211]
Officier d'Académie. Conseiller général
d'Indre-et-Loire, maire d'Azay-le-Rideau, membre de la
Commission départementale et du Conseil départemental de
l’Instruction publique, délégué cantonal, président des
socétés de secours mutuels d'Azayle-Rideau, de Villaines
et de Bréhemont. Président de la société ouvrière
coopérative des Vanniers de Villaincs, ancien fabricant
de papier, médaille d'or à l'exposition universelle.
Vice-président honoraire du syndicat des fabricants de
papiers de France. Membre de la société d'émulation du
Doubs et de l'association Franc-Comtoise les Gaudes
VALFREY (Jules-Joseph)
né à Montrond en '1838.
Ministre plénipotentiaire honoraire. Sous-directeur du
Midi et de l'Orient dans le service des affaires
politiques depuis 1877. Officier de la Légion d'honneur.
Membre de la commission des archives diplomatiques au
ministère des Affaires étrangères depuis 1874. Décoré de
la Légion d'honneur le 4 avril 1870; il est officier de
cet ordre depuis le 2 avril 1876. On doit à M. Valfrey
plusieurs ouvrages d'histoire diplomatique parmi
lesquels nous citerons : l'Empire constitutionnel
d'Autriche et les lois fondamentales (1868, in-18) ;
Histoire de la diplomatie du gouvernement de la défense
nationale (1871-1873, 3 vol. in-8) - L'armée du Rhin et
le maréchal Bazaine 1873, in-18); Histoire du traité de
Franc ort et de la libération du territoire français
(1874-1875, in-8); La diplomatie française au XVIIe
siècle (1877-1881, 2 vol. in-8).
VALITON
(Pierre-G.) né aux Granges-Sainte-Marie le 16 décembre
1854.
Maire de la commune d'Aibre.
VALLARD (Arthur)
né aux Granges-Sainte-Marie le 16 décembre 1854.
Maire de la commune de Labergement-Sainte-Marie.
Suppléant de la justice de paix du canton de Mouthe.
(182)
VALLET (Vital).
Maire de la commune de Boujailles.
VALOT (Gustave-Louis)
né à Plancher-Bas (Haute-Saône) le 20 mai 1866.
Juge suppléant au tribunal civil de Montbéliard, M.
Valot a occupé ces fonctions à Baume les Dames du 26
novembre 1892 au 3 août 1893.
VALZER (Emile).
Maire de la commune des Bréseux.
VANDEL (Maurice)
né à Pontarlier le 14 août 1862.
Banquier. Membre du conseil de direction de la caisse
d'épargne et de prévoyance de Besançon.
Directeur-administrateur délégué de la Soudière de
Montferrand Doubs). Président du Conseil
d'administration de la Société anonyme d'horlogerie «la
Bisontine»
VANDEL (Alphonse)
né à Jougne le 16 octobre 1831.
Maître de forges, à Pontarlier. Membre du conseil
d'arrondissement, où il représente la ville de
Pontarlier.
VARCHON
(François).
Maire de la commune de Trépot.
VABIN D'AINVELLE
(Edonard) né à Burgille le 27 août 1869.
Propriétaire du château de Burgille par Audeux.
D'origine romaine, la maison Varin d'Ainvelle fait
remonter sa filiation à Richard de Varin, comte
d'Avallon et de Chalon, qui paraît avoir été le
fondateur du célèbre monastère de Cluny vers le milieu
du XIIe siècle. Elle blasonne : d'azur à la croix ancrée
d'or chargée d'une quille de gueules, surmonté d'une
couronne de comte avec, pour devise : Audaces fortuna
juvat.
VAUCHERET
(Arsène).
Maire de la commune de Granges-Nabor.
VAUCHERET (Jean)
né à Pontarlier en 1821.
Homme de lettres. A publié sous le pseudonyme de Jean
Bruno les ouvrages suivants : Les larmes de Satan,
in-16, 1830 – La femme adultère, in12, 1860 - Les amours
d'un peintre, in-4ème, 1862. -Madame Vampire, histoire de
la femme, in-18, avec photographie - L'épée de la
France, histoire poétique de la guerre d'Italie (1859),
in-8, 1865 - L'âne de Jules César, in-12, 1865. - La
reine des pieuvres, in-12, 1866 - Les farces de
Toto-Carabi, in-4ème, avec 8 planches, 1868 - Aventures de
Paul enlevé par un ballon, contenant douze gravures,
1869 - Les mangeurs de peuples, in-12, 1871. - Les
misères des gueux, ouvrage entièrement illustré par
Gustave Courbet, in-4ème, 1872 - Brise-fer l'insurgé,
histoire populaire du 2 décembre, in-4ème,
illustré, 1873 - Voyages d'aventures, La terre de sang,
mystères de l'Afrique, 1875 - M’sieu Gugusse, in-12,
1880 - La débauche, roman parisien, in-12, 1881 - Le
prince Chouchoute, in-12, 1882 - La femme d'un prussien,
roman parisien, in-12, 1884 - Les parisiens maudits,
édition illustrée, gr. in-8, 1886 -Les espiégleries de
Toto-Carabi, in-4ème avec gravures, 1887 - Les reptiles
prussiens en France ou les crimes des espions, édition
illustrée, in-16, 1888 - Les Nuits de Léa, 11 vol.
in-16, avec gravures, 1889-1890.
VAULGRENANT
(Albert Peting de) né à Chenecey-Buillon le 28 janvier
1831.
Général de division de la deuxième section de l'Etat-major
(cadre de réserve). Commandeur de la Légion d'honneur.
Admis à l'Ecole polytechnique le 1er novembre 1850, M.
le général (183) Peting de Vaulqrenant fut promu
sous-lieutenant d'artillerie à sa sortie de l'école, le
01.10.1852; il fit un stage à lÉcole d'application de
Metz et en sortit eu 1856 comme lieutenant au régiment à
cheval de la Garde impériale, il fit avec ce corps
d'élite la campagne d'lialie et gagna la croix d'honneur
ainsi que les galons de capitaine sur le champ de
liaiaille de Solférino (14.08.1859). En 1861, le
maréchal de Mac-Mahon, alors commandant du 1er corps, à
Lille, prit le capitaine de
Vaulgrenant comme officier d'ordonnance. Il suivit le
maréchal lorsqu'il fut nommé gouverneur de l'Algérie, et
l'accompagna également lorsqu'il prit le commandement du
1ème corps de l'armée du Rhin. Le 6 août 1870, il était à
Froeschwiller, aux côtés du maréchal, en compagnie des
colonels Faure et Broye, des capitaines Riff et Rau et
rivalisait d'ardeur et de courage avec ces officiers
pour accomplir la périlleuse mission de parcourir en
tous sens et à tous instants un champ de bataille
labouré par les projectiles allemands. Sa belle
conduite, dans cette sanglante journée, lui valut
quelques jours après, le grade de chef d'escadron Le 1er
septembre, vers six heures du matin, le commandant de
Vaulgrenant se trouvait encore auprès du maréchal qui
venait d'arriver alors à l'intersection des routes de
Sedan à la Mancelle et de Bazeifles à Givonne, lorsqu'un
obus parti des batteries bavaroises de Pont-à-Maugis,
éclatant au milieu du groupe formé par le général et son
escorte, blessa grièvement d'un de ses éclats le
commandant en chef et le renversa sans connaissance dans
ses bras. Il fut fait prisonnier de guerre avec le reste
de notre malheureuse armée, à la capitulation de cette
place. A son retour de captivité, le jeune commandant
reprit ses fonctions auprès de son ancien chef et fit
avec lui le second siège de Paris. Il reçut la rosette
d'officier de la Légion d'honneur le 2 juin 1871.
Lorsque le maréchal devint président de la République,
il fut un des premiers officiers désignés pour faire
partie de sa maison militaire, et c'est dans ces
fonctions qu'il fut successivement promu
lieutenant-colonel le 29.12.1874, puis colonel le
23.111877. Il prit en cette qualité le commandement du
22ème régiment d'artillerie, à Viricennes. Promu général
le 01.12.1883, il fut placé à la tête de la brigade de
hussards du 6e corps, à Nancy, qu'il ne
quitta que le 0 .10.1889, époque à laquelle il reçut les
étoiles de divisionnaire et nommé gouverneur de la place
et de la défense de Nice. Il fut élevé à la dignité de
commandeur le 30.12.1890. Appelé à la tète du 15èmecorps
d'armée, il y reçut sa nomination de grand officier de
la Légion d'honneur en décembre 1895. Atteint par la
limite d'âge, le général de Vaulgrenant fut placé dans le
cadre de réserve le 28.01.1896. La maison Péting,
originaire de Franche-Comté, blasonne au chevron d'or,
accompagné de trois roses du même, au chef cousu de
gueules, chargé de trois étoiles d'argent.
VAULCHIER DU
DESCHAUX (Marquis Louis-Anne de) né à Besançon le 18
février 1837.
Propriétaire de l'ancienne seigneurie du Deschaux (Jura)
entrée dans cette famille en 1530. Capitaine, puis chef
de bataillon de la garde mobile en 1870-71, grièvement
blessé, chef de bataillon de territoriale eu 1875 ;
actuellement placé en cette qualité au 5e régiment
d'infanterie. Chevalier de la Légion d'honneur (11 mars
1871). D'une famille originaire d'Arlay (Jura) qui fait
remonter sa filiation à Mathias Vaulcher, marié en
1314. Ses armes sont : D'azur au chevron d'or accompagné
de 3 étoiles d'or posées 2 et 1. Titre de Marquis depuis
François-Marie César de Vaulchier du Deschaux, trisaïeul
en ligne directe du titulaire actuel. Lieutenant-colonel
du régiment de Champagne qu'il commandait à la bataille
d'Hastembeck sous le maréchal d'Estrée. (184)
VAUTRIN
(Alexandre-Félix-Etienne) né à Rambervillers (Vosges) le
15 septembre 1854.
Entré dans la magistrature en qualité de juge suppléant
à Montbéliard le 31 mai 1888, il fut nommé juge
d'instruction à Arbois en mai 1891 et exerce
actuellement es fonctions à Montbéliard depuis le 18
octobre 1892.
VEIL-PICARD
(Edmond) né à Besançon le 14 février 1856.
Propriétaire du château de Saint-Yerveux par Besançon.
Capitaine commandant la compagnie des sapeurs-pompiers
de Besançon. Chevalier de la Légion d'honneur depuis le
12 janvier 1882. M. Veil-Picard a été nommé lieutenant
en 1877, il est capitaine depuis 1881. Il a été blessé
deux fois dans son service. M. Veil-Picard est president
d'honneur de la société de tir de Besançon.
VEILLARD (Gaston)
né le 22 septembre 1850 au Mans (Sarthe).
Ancien inspecteur des Finances de 2e classe. Percepteur
des contributions directes et des droits universitaires
de la ville de Besançon.
VERDOT (Charles)
né à la Grange le 8 mai 1854.
Maire de la commune de la Grange.
VERGEY
(Philémon).
Maire de la commune de Foucherans.
VERMORET (Louis).
Membre du conseil municipal de la ville de Baume.
VERMOT (Charles).
Maire de la commune de Morteau.
VERNEREY (Pierre-François-Modeste)
né à Orchamps-Vennes le 29 septembre 1848. [*212]
Notaire à Amancey depuis le 10.12.1877. Suppléant du
juge de paix. Conseiller général du canton d'Amancey. A
rempli pendant 12 ans les fonctions de conseiller
d'arrondissement et pendant 8 ans celles de maire de la
commune d'Amancey.
VERNIER
(Stanislas) né Belvoir le 29 octobre 1859.
Avocat près le tribunal de Baume-les-Dames. Bâtonnier de
l'ordre. Ancien président du bureau d'assistance
judiciaire. Ancien secrétaire de la société de secours
mutuels. Membre du comité consultatif des établissements
de bienveillance et hospices de l'arrondissement de
Baume. 1er adjoint de la ville de Baume-les-Dames
VIEILLE
(Hippolyte) né à Besançon le 23 février 1817. [*214]
Après avoir fait son droit à Paris, M. Vieille. revint à
Besançon en 1843 où il se fit inscrire au tableau de
l'ordre des avocats, profession qu'il a exercée pendant
45 ans avec, la plus grande honorabilité. Ce sympathique
avocat s'est adonné à la musique et à la poésie et ces
deux arts ont fait et font encore le charme de sa vie.
M. Vieille compose lui-même la musique des chansons et
romances dont il écrit la poésie, et cette musique est
d'une facture et d'un style que n'ont pas les
productions généralement ternes et incolores d'un
amateur; elle a, au contraire, la sève vigoureuse,
l'allure hardie, correcte et primesautière des oeuvres
d'un véritable artiste de race. Ses mélodies: Lierre et
pensée - Toi - La dernière hirondelle - L'aveu - Elle -
A l'automne - Partie - Bonheur d'aimer - Pendant l'orage
- Le retour - Mon secret - Ma souveraine, sont toutes
réellement charmantes. Ses oeuvres de musique de danse :
La première hirondelle - Mai fleuri - Les deux amies –
La (185) fauvette - Nanette - Le bouquet de fête, sont
remarquables par l'originalité de leur rythme et leur
harmonie élégante et correcte. Le dernier morceau qu'il
a publié : Jacques-Mars le carillonneur, quadrille
franc-comtois, ne serait pas désavoué par nos meilleurs
auteurs de musique choréraphque. Ajoutons que toutes les
oeuvres de M. Vieille sont ornées d'une délicieuse
lithograhie due au crayon de nos meilleurs dessinateurs.
II est donc juste de rendre hommage à ce poète et à ce
compositeur aussi modeste que fécond et d'un
incontestable talent.
VIÉNOT (le
Pasteur John) né à Asnières-lès-Bourges (Cher) le 10
août 1859 de parents montbéliardais.
Pasteur à Montbéliard depuis 1883. Président du
consistoire. Licencié en théologie. A publié un grand
nombre de discours d'études historiques et littéraires.
Voici les principales de ces publications : Lettres de
quelques princes de Wurtemberg. - A propos de la
collection Bovet. – Etobon au XVIIe siècle - Souvenir du
Centenaire de la réunion de Montbéliard à la France. -
Madagascar et le protestantisme français, etc., etc.- La
vie ecclésiastique et religieuse dans le pays de
Montbéliard au XVIIIe siècle, 1 vol. 386 p. - En
préparation : Histoire de la Réforme dans la Principauté
de Montbéliard.
VUILLAUME (Louis-Stanislas)
né à Bians-les-Usiers le 23 avril 1833. [*213]
Chef de bureau à la Compagnie des chemins
de fer du Nord. Directeur de la Société pour
l'instruction élémentaire; fondateur de sociétés
coopératives en Seine-et-Oise. Ancien conseiller
municipal de la ville de Pontoise. Membre de
l'Association franc-comtoise
les Gaudes.
W
WEISSER (Charles-Louis-Auguste)
né à Montbéliard.
Peintre, élève de MM. Gérôme et A. Morot. Membre de la
société des Artistes français et de l'Association
franc-comtoise les Gaudes. On doit à cet artiste les
oeuvres suivantes : Lendemain de soirée. Portrait du
docteur R..., 1887 - Réveil, 1888 - Liseuse de cartes,
1889 - Soir aux champs. 1V11 it d'été 1890 -Faucheurs,
1891 - Le sculpteur Block dans son atelier, 1895 -
Petite mendiante. 1896.
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