Dictionnaire, annuaire et album

 

Pour débuter l’énumération patronymique de Comtois renommés, vous trouverez, ci-après, un dictionnaire de personnalités publié par département par l'éditeur Henri JOUVE en 1898 : il s'agit du volume concernant le département du Doubs (le travail n'existe pas, apparemment pour les autres départements comtois). Les notices biographiques de plusieurs centaines de notables du département (officiers, maires, médecins, magistrats…) sont accompagnées de 214 portraits (40 planches).

 

François Lassus, ingénieur à l'Université de Franche-Comté, a numérisé cet ouvrage : il m'autorise à le mettre sur mon site.

C'est une masse d’informations qui peut faciliter les recherches des généalogistes amateurs et leur donner le goût de l’histoire locale… pour ceux qui ne l'auraient pas encore..

Rémy DEMOLY

Doubs

Dictionnaire, annuaire et album

 

Paris, Henri Jouve, imprimeur-éditeur, 15 rue Racine, 1898, non paginé

(Les dictionnaires départementaux)

François Lassus, 2007

NB. Les 40 planches ont été regroupée à la fin de la reproduction ;

les 214 portraits — agrandis d’un tiers — ont été numérotés, et un renvoi a été ajouté aux notices pour que le lecteur y accède facilement.

L’orthographe des noms des communes a été rétablie.

1

 

Préface

Le Dictionnaire du Doubs que nous présentons aujourd'hui au public est le vingt-septième de la grande série que nous avons entreprise. D'autres volumes sont sous presse, et nos cartons sont remplis de documents et de notices biographiques que nous adressent les nombreux correspondants que nous avons recrutés sur tous les points de la France. Nous pouvons donc affirmer qu'avant peu chaque département aura son dictionnaire spécial.

Comme on le voit, c'est une œuvre considérable, véritable monument élevé à la gloire des hommes de tous les partis et de toutes les classes qui, par leur travail, leur intelligence ou leur dévouement, se sont distingués ou ont illustré leur pays à différents titres. Quels documents précieux se trouveront réunis dans une oeuvre aussi gigantesque et quelle mine inépuisable pour les générations futures. Certes, pour mener à bien cet immense travail, nous avons rencontré - et nous rencontrerons encoreb- plus d'une difficulté sur notre chemin. Nos amis, et en général tous ceux qui portent intérêt à notre entreprise, peuvent être certains que notre ferme volonté et notre persévérance sauront vaincre les obstacles, et que nous n'hésiterons devant aucun sacrifice pour assurer le succès d'une œuvre aussi utile. Il est bon, il est indispensable de conserver, comme sur un grand Tableau d'honneur, les noms de tous les hommes de travail et de cœur qui ont tracé leur sillon dans la vie. Grâce à notre ouvrage, des noms qui seraient fatalement tombés dans l'oubli avant un demi-siècle seront pieusement conservés et formeront des archives de famille et aussi des archives départementales du plus haut intérêt. Nos photographies résisteront aux années et seront plus tard l'objet d'une légitime curiosité. Qu'il nous soit permis de remercier ici les collaborateurs qui ont bien voulu nous apporter leur bienveillant concours pour la rédaction du Dictionnaire du Doubs. C'est grâce à eux que nous avons pu créer cette œuvre utile entre toutes. Qu'ils reçoivent l'expression de notre vive reconnaissance. Paris, 1898, Henri Jouve.

 

Avant de procéder au tirage, nous avons dû supprimer un certain nombre de notices pour lesquelles nous n'avions pas de renseignements absolument certains. Nos photographies sortent des ateliers de la maison Aron frères.

2

 

Dictionnaire biographique du Doubs

A

ABLITZER (Louis.

Maire de la ville de Roulans. Suppléant de la justice de paix du canton de Clerval.

ABRAM (Charles-Frédéric) né à Belfort.

Artiste peintre à Besançon, élève de MM. Demesmay et Rapin. M. Charles Abram a exposé au Salon des Champs-Elysées en 1886 ; Le matin ; bords du Doubs. - En 1887, Dans la bruyère ; Matinée au bord de l'eau. - Et en 1888 Le matin, à l'entrée du Val-Bois (Doubs).

ABRIOT (Jules) né à Conliège (Jura) le 31 octobre 1862.

Receveur de l'enregistrement, des domaines et du timbre à Marchaux.

ABS (Xavier).

Maire de la commune de Vernois-Belvoir.

AESCHIMANN (Georges).

Professeur agrégé d'histoire au lycée de Besançon. Officier d'Académie.

AHR (Joseph) né à Sainte-Croix-aux-Mines, canton de Sainte-Marie-aux-Mines, arrondissement de Colmar (Haut-Rhin) le 31 décembre 1831. [*1]

Conseiller municipal de Besançon pendant 8 ans. Membre de la société astronomique de France Président de la société l'Union musicale. Président de la société amicale des Pêcheurs à la Ligne du Doubs. Fondateur et président de la société populaire d'astronomie. M. Ahr obtint, en 1850, le brevet supérieur d'instruction primaire à Colmar. Employé de l'administration des tabacs pendant 20 ans dans les départements du Bas-Rhin, de la Haute-Saône, du Haut-Rhin, de la Moselle, de la Haute-Savoie et du Lot, en 1870, engagé volontaire pour la durée de la guerre ; en 1872, envoyé à Besançon au contrôle des matières d'or et d'argent (contributions indirectes). Retraité en 1893.

ALEX (François).

Maire de la commune de le Gatteris [sic, pour Gratteris].

ALLAIN (Ferdinand-Stanislas-Jules-Eugène) né à Paris le 10 août 1856.

Substitut du Procureur Général à Besançon. Ancien avocat à la Cour de Paris, puis avoué, M. Allain a successivement occupé les fonctions de substitut à Vervins, 29. 10. 889, à Saint-Quentin, 26.05.1891 et de procureur de la République à Pithiviers depuis le 07.05.1892 jusqu'au 05.02.1897, date de sa nomination à Besançon.

ALLEMAGNE (Julien, Baron d') né à Belley (Ain) le 25 février 1834.

Propriétaire à Besançon. Originaire d'Allemagne (Basses-Alpes), la maison d'Allemagne qui occupait cette baronnie dès avant le XIIIe siècle, blasonne, Écartelé : aux 1er et 4e d'azur, à deux lions affrontés d'or, soutenant une étoile du même (qui est d'Allemagne de Provence), aux 2e et 3e coupé : mi parti au 1er d'azur à la tour d'or, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, surmontée de 3 étoiles d'argent ; au 2e de gueules à l'épée haute d'argent (qui est des barons de l'empire) au 2e d'or au pont de sable, terrassé de sinople. Couronne de baron. 3.

ALLEMAND (Charles-Joseph) né à Mouthe le 16 avril 1858 [*2]

Docteur en médecine à Mouthe. On doit au docteur Allemand une thèse traitant de la

dyspepsie gastrique (Faculté de Montpellier, 1883).

AMOUREUX, né à Baume-les-Dames le 4 septembre 1834. [*3]

Professeur agrégé du cours de Saint-Cyr, au lycée de Douai. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure (promotion de 1856). Officier de l'Instruction publique.

ANDRÉ (Louis).

Maire de la commune de Courtetain-et-Salans.

ANDRÉ (Sylvain).

Fabricant d'horlogerie, à Morteau. Membre de la chambre de commerce de Besançon.

ANGELOT (Aristide).

Maire de la commune de Baume-Silley.

ANGUENOT (Ulysse) né à Villers-le-Lac le 28 octobre 1849. [*4]

Fabricant d'horlogerie. Président de la société de secours mutuels de Villers-le-Lac.

ANSBERQUE (Edme) né à Bougnon (Haute-Saône), le 27 octobre 1828. [*10]

Ancien vétérinaire en premier de l'armée. Chevalier de la Légion d'honneur. Auteur de plusieurs ouvrages de botanique, représentant les plantes en grandeur naturelle, reproduites par sa méthode de compression dite phytoxygraphique.

ANTHONY (Joseph-Alfred) né à Besançon le 8 juillet 1849. [*5]

Sous-intendant militaire de 3e classe à Tunis. Chevalier de la Légion d'honneur (31 décembre 1895). Engagé volontaire dans l'artillerie, le 8 novembre 1869, nommé brigadier le 3 mai 1870, M. Anthony contracta un nouvel engagement le 9 janvier 1873, fut de nouveau nommé brigadier le 6 juin suivant, puis maréchal des logis le 30 janvier 1874. Promu sous-lieutenant le 10 novembre 1876, il passa lieutenant le 10 novembre 1878 et était capitaine au 29ème d'artillerie depuis le 6 février 1886, lorsqu'il fut admis, en qualité d'adjoint, dans le corps spécial de l'Intendance, le 2 février 1887. Il y a été nommé sous-intendant de 3e classe le 16 février 1890.

ANTOINE (Louis).

Capitaine-commandant la 4ème Cie des sapeurs-pompiers de la ville de Besançon.

ARBEY (J.-Bapt.-Fr.).

Maire de la commune de Villars-Saint-Georges.

ARNAL (Amédée) né à Besançon le 2 novembre 1848. [*6]

Docteur en droit, avocat à la cour d'appel de Besançon de 1869 à 1879, professeur de droit au lycée de Besançon et à l'école normale du Doubs de 1871 à 1879. Lieutenant au 1er bataillon de la garde mobile du Doubs, puis au 54e de marche, a fait, en cette qualité, la campagne de 1870-1871, à l'armée de l'Est. Officier de l'Instruction publique (19 juillet 1891). Chevalier du mérite agricole (29 juin 1896); mention honorable pour acte de dévouement (11 novembre 1883).

M. Arnal entra dans l'administration le 13 avril 1879 comme membre du conseil de préfecture du Doubs dont il devint le vice-président le 10 décembre 1880. Il fut nommé à la sous préfecture de Castellane le 14 mars 1882, mais le 25 du même mois, il passa à la sous préfecture de Lure. Elevé à la 2e classe personnelle le 8 décembre 1883, il devint sous-préfet de Lesparre le 13.02.1886; promu à la 1ère classe le 03.06.1890, il fut nommé sous-préfet.(4) de Soissons le 07.01.1891. M. Arnal a fait partie de la réserve de l'armée active en qualité de sous-lieutenant au bataillon de chasseurs à pied. Membre du conseil d'arrondissement de Besançon du 15.11.1875 au 13.04.1879, il en a été le président dans la session de 1878. Sous le titre d'Administration communale et tenue des registres de l'Etat civil, M. Arnal a publié, en 1879, les cours qu'il a professés à l'école normale du Doubs.

ARON (Paul-Maurice) né à Metz le 9 septembre 1862.

Docteur en droit, lauréat de la faculté de Nancy. Nommé attaché au ministère de la justice au mois de janvier 1888,  M. Aron devint successivement substitut à Lure le 24.02.1891, à Lons-le-Saunier le 31. octobre suivant, et enfin à Besançon où il est depuis le 7 octobre 1893.

AUGUSTIN (A.) né à Quingey.

Attaché à la chambre des députés. Membre de l'association franc-comtoise « les Gaudes. »

AUSCHER (Jacques).

Grand rabbin, à Besançon. Chevalier de la Légion d'honneur. Officier de l'Instruction

publique.

AUSCHER d'abbé).

Aumônier du lycée de jeunes filles de Besançon. Chevalier de la Légion d'honneur. Officier de l'Instruction publique.

AUZIAS.

Professeur au collège de Baume-les-Dames, titulaire de la chaire de mathématiques. Officier d'Académie.

AYMARD (Antoine).

Sous-intendant militaire de 1re classe, à Besançon. Chevalier de la Légion d'honneur.

 

B

BABOULET.

Inspecteur-ingénieur des postes et télégraphes, à Besançon.

BAIGUE.

Négociant. Membre du conseil municipal de la ville de Besançon. Adjoint au maire de cette ville.

BAILLE (Edmond).

Ancien négociant. Directeur d'assurances à Besançon. Administrateur de la succursale de la Banque de France. Consul d'Italie. Membre de la commission de la Société des amis des beaux-arts. Officier de l'ordre de la couronne d'Italie.

BAILLIEUX.

Receveur de l'enregistrement, des domaines et du timbre à Vercel.

BAILLY (Aimé-Honoré-Marie) né à Montrond le 12 novembre 1815. [*7]

Capitaine trésorier de la compagnie de gendarmerie de la Gironde à Bordeaux (18ème légion).

Chevalier de la Légion d'honneur. Appelé de la classe 1865, M. Bailly fut incorporé au 180ème de ligne le 14 mai 1866. Il fit la campagne contre l'Allemagne en qualité de caporal et assista au combat de Froeschwiller où il fut fait prisonnier de guerre. Nommé gendarme le 4 août 1874,

5

il reçut l'épaulette le 4 octobre 1883 et fut spécialement chargé des fonctions de trésorier qu'il a toujours conservées depuis. Lieutenant le 4 octobre 1885, il est capitaine depuis le 23 mars 1895.

BAILLY (François-Alexandre-Hippolyte) né à Droitefontaine le 12 octobre 1849.

Propriétaire, maire de la commune de Droitfontaine.

BAILLY (Joseph).

Maire de la commune de Champagney

BAINIER (Pierre-Frédéric) né à Saint-Julien-lès-Montbéliard le 04.09.1831. [*11]

Directeur de l'École municipale supérieure Arago, 4, place de la Nation, à Paris. Officier de l'Instruction publique (1884) et officier de la Légion d'honneur du sultanat de Zanzibar (1877). Entré de bonne heure dans l'enseignement, M. Bainier devint, à 22 ans, professeur à l'Ecole normale de Montbéliard, puis à celle de Strasbourg, la plus importante de France (en 1860), car elle comptait 120 élèves de tout culte. Il resta à cette école jusqu'en 1864, époque de sa nomination de préparateur de physique et de sciences naturelles à l'Ecole des sciences appliquées de Mulhouse dont le docteur Penot était directeur. Il quitte cette école six mois après pour occuper le poste de préparateur de physique à la Faculté des sciences de Strasbourg, dont M. Bertin, professeur de physique, était le doyen.

Les opinions républicaines et l'opposition qu'il fit dans cette ville au candidat officiel, le baron de Bussières, lors d'une élection législative, le contraignirent, en 1866, à abandonner l'Université. Il alla organiser à Mulhouse avec le Dr Penot, son ancien maître, l'École supérieure de commerce que la Société industrielle de cette ville et la Chambre de commerce fondaient avec le concours de MM. Jules et Jacques Siegfried, qui avaient fait un don de cent mille francs pour cet objet. Après avoir consacré tout son temps à cet établissement pendant près de trois années, M. Bainier revint à Strasbourg où il avait fait ses études supérieures et où il occupa jusqu'à l'annexion la chaire de chimie et d'histoire naturelle au gymnase protestant.

La guerre lui fit perdre sa place et une partie de ses économies.

A l'âge de 36 ans, il se vît obligé de se refaire une position. En 1872, la Chambre de

commerce de Marseille vint le chercher à Strasbourg pour le charger, comme sous-directeur de l'organisation de l'Ecole supérieure de commerce que voulait fonder dans cette ville une société d'armateurs, d'industriels et de négociants. Cette école, formée avec les derniers perfectionnements et établie d'après les principes des principales écoles qui existaient en France, ne tarda pas elle-même à prospérer et à acquérir une juste réputation, tant en France que dans tout le bassin méditerranéen. M. Bainier contribua à Marseille, en 1876, à la fondation de la Société de géographie dont il fut le secrétaire général. La Société, pour le récompenser de son zèle et de son activité lui fit hommage d'une superbe médaille d'argent de secrétaire général fondateur. M. Bainier était très estimé et très populaire à Marseille.

Lorsqu'en 1880, la ville de Paris décida la création de l'Ecole municipale Arago, M. Hérold, sénateur, préfet de la Seine, connaissant les capacités et la valeur administrative de M. Bainier et ses sentiments anticléricaux et fermement républicains, le choisit pour diriger cette école placée au centre du faubourg Saint-Antoine et s'adressant surtout à une clientèle de fils d'ouvriers et de petits artisans. C'est par le colonel Denfert-Rochereau, l'illustre défenseur de Belfort, qui honorât M. Bainier de son amitié, que M. Hérold connut ce dernier dès 1875. Depuis la création de l'École Arago, en 1880, M. Bainier est resté à la tête de cet important établissement, qui a débuté avec 116 élèves et qui en compte actuellement près de 500, tous externes. (6). M. Bainier est l'auteur de plusieurs ouvrages remarquables et très estimés, entre autres La Géographie appliquée à la marine, au commerce, à l'industrie, à l'agriculture et à la statistique, en 4 volumes, in-8, dont deux ont paru : La géographie générale de la France, beau volume de plus de 900 pages, le Vade-mecum du négociant, comme de l'homme du monde et de l'homme politique. Cet ouvrage a obtenu à Marseille le prix Félix Beaujour, de 3 000 francs. Le 20ème volume, de plus de 1 000 pages, est consacré à l'Afrique ; cet ouvrage a obtenu une médaille d'or de la Société de climatologie d'Alger et a valu en outre à l'auteur la croix d'officier de la Légion d'honneur du sultanat de Zanzibar. Précédemment ces ouvrages avaient paru autographiés et avaient obtenu au congrès international géographique de Paris, en 1875, une première médaille. Outre ces ouvrages, M. Bainier a fait paraître La Géographie de l'Algérie, in-8 ; L'Atlas des plantes utiles au commerce à l'industrie ; une plaquette sur le Voyage de Nordenskiold au pôle nord ; et il travaille à un choix de Lectures pour les enfants des campagnes, qui paraîtra sous peu. M. Bainier est un savant modeste, un homme de devoir et de cœur. Il a fondé trois écoles supérieures et a fait des ouvrages d'une haute valeur, qui ont obtenu les honneurs de l'institut en même temps que des prix et des médailles. Il est membre d'un grand nombre de sociétés savantes et il a fondé à l'Ecole d'Arago une association amicale des anciens élèves très florissante. Ses relations nombreuses et son dévouement absolu à son œuvre lui permettent de placer chaque année tous les élèves qui quittent l'Ecole et qui font appel à sa grande obligeance.

BAINIER-MEROT (C.-J.).

Maire de la commune de Saint-Julien-le-Montbrun [sic pour Saint-Julien-lès-Montbéliard].

BANCENEL (famille de).

Propriétaire du château de Bancenel par Liesle. Originaire de la Franche-Comté, dont la filiation remonte à 1609, la famille de Bancenel blasonne d'azur à une tête de léopard d'or, accompagnée de trois quintefeuilles du même.

BARBAUD (Auguste).

Agent général de la caisse d'épargne et de prévoyance de Besançon.

BARBAUD (Jules-Joseph-Eugène) né à Nozeroy (Jura) le 17 mai 1862. [*8]

Notaire à Vuillafans depuis le 5 mars 1889. Président du syndicat viticole de cette ville. Membre de la chambre de discipline des notaires de l'arrondissement de Besançon. Les prédécesseurs à l'étude de Vuillafans sont MM. Bardet, Chevroton, Bonnefoy, Bossu, Bontemps et Lambert. Par suite de la, suppression de l'étude de Mouthier, décrétée en 1890, les minutes de MM. Jouffroy, Gourmand, et prédécesseurs ont été remises à M. Barbaud, susnommé. BARBAUX (Etienne-Albert) né à Quingey le 26 décembre 1845. [*9]

Docteur en médecine à Quingey. Titulaire des palmes académique s le 19 juillet 1891, officier de l'Instruction publique depuis le 1er janvier 1897. M. le docteur Barbaux a présenté et soutenu devant la faculté de Paris le 4 juillet 1876, pour l'obtention du grade de docteur, la thèse suivante : Etude sur les rétrécissements traumatiques du canal de l'urètre pour causes externes.

BARBE (Clément).

Maire de la commune de Pouligney.

BARBERET (Eugène) né à Varans.

Industriel à Paris. Membre de l'association franc-comtoise «les Gaudes». (7) BARDET (Edmond) né à Mondoubleau Loir-et-Cher) le 5 mai 1846. Conducteur principal des ponts et chaussées, attaché en cette qualité au service ordinaire et au service hydraulique, à Besançon.

BARDET (Alfred) né à Pont-de-Roide le 29 mai 1846.

Ancien notaire à Vuillafans, actuellement juge de paix de Brienne-le-Château (Aube).

Membre correspondant de la société d'émulation du Doubs, membre associé de la société Académique de l'Aube, auteur de notices sur la société montagnarde des Sans-Culottes de Villenauxe-la-Grande, et sur les chevaliers de l'arquebuse de la même ville, publiées dans les annuaires de l'Aube, par la société Académique.

BARDEY (J.-Cl.).

Maire de la commune de Chay.

BARDEY (Auguste).

Maire de la commune de Samson.

BARDOT (Edmond).

Maire de la commune de Villars-sous-Ecot.

BARON (Louis).

Maire de la commune des Gras.

BARRAUD (Charles)

Maire de la commune de Longemaison.

BART (Elie).

Maire de la ville d'Amancey.

BARTET (Albert) né à Marliens (Côte-d'Or) le 26 août 1860.

Bachelier ès-lettres et ès-sciences. Licencié en droit. Notaire à Pontarlier depuis 1891.

Trésorier de la chambre de disciple des notaires de l'arrondissement. Suppléant du juge de paix. Président de la société de tir de Pontarlier.

BARTHELEMY (Pierre-Alphonse) né à Bruville (Moselle) le 4 janvier 1835. [*5]

Receveur principal des contributions indirectes, entreposeur des tabacs et des poudres à Besançon.

BARTHELET (Elie).

Maire de la commune d'Oye-et-Palet [Oye-et-Pallet].

BARTHELET (Hébert)

Maire de la commune de Saint-Point.

BARTHELET (Jules) né à Jallerange le 10 janvier 1868.

Maire de la commune de Courchaton.

BARTHELET (Charles).

Maire de la commune des Grangettes.

BARTHOD d'abbé) né aux Jarrons prés Montbenoît le 16 mars 1859.

Aumônier de l'hôpital civil et militaire, à Besançon.

BARTOSZEWSKI (Casimir) né à Montbéliard.

Sous-inspecteur de l'enregistrement, des domaines et du timbre, à Paris. Membre de

l'association franc-comtoise « les Gaules ». (8).

BASSIGNOT (Auguste-Lazare).

Maire de la commune de Germéfontaine.

BASSIGNOT (René).

Notaire à Morteau. Suppléant de la justice de paix de ce canton. Conseiller général. Délégué cantonal. Membre du conseil départemental président du comice agricole de cette ville. M. Bassignot est officier d'Académie.

BASSOT (Ferdinand) né à Besançon le 29 décembre 1843.

Artiste peintre, portraitiste. Membre de la société des Artistes français. Elève de Pils, Matout et Français. Parmi ses nombreuses toiles, nous mentionnons: 1877, Portrait de ma mère; 1879, Portrait du professeur Pajot et Le Mien ; 1894, Mon ami le flûtiste ; - Portrait de Mme B... en 1886 ; Les forgerons, en 1887; Portraits de M. le commandant D... et de Mlle I)... en 1888 ; Portrait de Mme X***, de M. X, en 1889; Un aquarelliste, en 1890 ; Portrait de Mlle V... en 1891; Portraits : de Mme A. P..., Mlle P. G..., en 1893 ; Jésus au jardin des Oliviers, en 1895.  M. Bassot a obtenu une mention honorable en 1881. Il est officier de l'instruction publique.

BASTARD (Louis) né à Baume-les-Dames le 19 avril 1819. [*13]

Ancien négociant. M. Bastard a fait partie de la compagnie des sapeurs-pompiers de cette ville, tant comme lieutenant, que comme capitaine de 1843 à 1885. En 1880 il a obtenu une médaille d'argent pour dévouement et services signalés dans plusieurs incendies. En février 1871, il a été pris comme otage par les Prussiens. De 1869 à 1895, il a rempli les fonctions de trésorier du comice agricole du canton de Baume-les-Dames et en juillet 1892, il a été nommé chevalier du Mérite agricole. De nombreuses récompenses lui ont été décernées pour ses travaux viticoles dans les comices agricoles et concours régionaux, notamment une médaille d'or, par la Société d'agriculture du Doubs, au concours régional tenu à Baume-les-Dames le

24 et 25 août 1895. Ses concitoyens l'envoient depuis 1860, sièger au conseil municipal. Depuis 1855 il était administrateur de la caisse d'épargne et fait partie de la commission administrative depuis 1872.

BATAILLE (Georges-Frédéric) né à Mandeure le 17 juillet 1850. [*14]

Educateur, poète et grammairien, actuellement chargé d'une classe primaire au lycée Michelet à Vanves (Seine). Issu d'une famille de modestes cultivateurs, instruit à l'école primaire de son village, M. Bataille se destina à l'enseignement. Il fit d'excellentes études à l'école normale de Montbéliard, où il entra premier en 1867. Il en sortit en 1870 et fut successivement instituteur à Thulay, à Valentigney, à Nommay et à Bethoncourt. Ses travaux littéraires, qui lui avaient valu, en 1881, son admission à la société des Gens de lettres, le signalèrent à l'attention des maîtres de la poésie, Victor Hugo, Sully Prudhomme, François Coppée, Leconte de Lisle, Joséphin Soulary, Edouard Grenier, Eugène Manuel. Ce dernier, inspecteur général de l'Université, le fit nommer professeur au lycée de Vanves en 1884. M. Frédéric Bataille, très estimé de Victor Hugo, qui lui avait prédit une enviable réputation, a publié plusieurs recueils de vers. Les principaux sont : Délassements, poésies, 1873. Le pigeon de la mansarde, sonnets, 1874. Premières rimes, poésies, 1875. - Le Carquois, sonnets, 1880. - Une lire, poésies, 1883. - Le Clavier d'or, sonnets, avec une préface de Joséphin Soulary et une lettre de Victor Hugo, 1884. - Le vieux Miroir, fables, 1887. - Poèmes du soir, poésies, avec un sonnet, préface de M. Paul Bourget, 1889. -Choix de poésies, avec une préface d'Eugène Manuel, 1S93. - La Veille du péché, poème. 1886. - Rédemption, poème, 1889. - Les Fables de l'école et de la jeunesse, avec une préface de M. Gréard, 1893. – Les Chansons de l'école et de la famille, avec une préface de M. Bréal, sur des airs populaires de (9) province, 1891. Les poésies de M. Bataille lui ont valu deux fois le prix Alfred de Musset et un prix Chauchard, à la société des Gens de lettres. Ses fables ont été couronnées par l'Académie française et par la société d'encouragement au bien. La société d'instruction et d'Éducation populaires a couronné ses Chansons de l'école et de la famille. M. Frédéric Bataille s'est aussi fait connaître par d'importants ouvrages d'enseignement. La Grammaire pratique, en trois cours, parue en 1888, est un de nos meilleurs livres classiques, couronné par la société pour l'Instruction élémentaire. Citons encore de cet auteur : Manuel méthodique pour l'enseignement du français, 1889. Cours pratique d'arithmétique et de calcul (cours préparatoire et élémentaire), 1890. - Leçons pratiques de récitation, de rédaction et de morale, 2 vol. 1893-1895 - Lectures illustrées de l'école, 5 vol. 1896 - Anthologie de l'enfance, choix de poésies sur l'enfance 1895. Plusieurs de ces ouvrages et poésies ont été traduits en espagnol et en russe. M. Bataille a collaboré à la Tribune Littéraire, au Feu Follet,

à l'Alouette Dauphinoise, au Prisme, à la Revue de la Poésie, à la Jeune France, au Lyon-Revue, à la Revue du Centre, à la Revue du Siècle, à la Revue Méridionale, à la Nouvelle Revue, à la Revue internationale, au Magasin pittoresque, au Journal des Instituteurs, à la Revue de l'Enseignement primaire, à l'Instituteur pratique, à la Revue française, de Londres, etc. M. Frédéric Bataille est membre correspondant de l'Académie des sciences, arts et belles lettres de Besançon, et officier de l'instruction publique.

BATIFOULIER (Etienne).

Capitaine commandant la 5ème Cie de sapeurs-pompiers de la ville de Besançon.

BATIFOULIER (fils).

Bibliothécaire de la Société départementale d'agriculture à Besançon.

BAUD (Claude-Justin).

Maire de la commune de Placey.

BAUD (Désiré).

Maire de la commune d'Evillers.

BAUD (Hippolyte).

Maire de la commune de Bians-les-Usiers.

BAUD (Emile).

Maire de la commune de Rondefontaine

BAUDIN (E.) né à Besançon le 17 janvier 1857.

Juge au tribunal de commerce. Pharmacien de Ième classe à Besançon. Expert chimiste

assermenté de la ville.

BAUDIN (Léon-J.-A.) ré à Besançon le 21 décembre 1851.

Docteur en médecine à Besançon, médecin chef de l'asile départemental de Saint-Jean l'Aumônier, médecin-directeur du bureau municipal d'hygiène de Besançon, médecin en chef de l'établissement des bains salins d la Mouillère-Besançon, chirurgien-major du bataillon des sapeurs-pompiers.

Chevalier de la Légion d'honneur. Officier d'Académie. Membre de l'Académie de cette ville depuis le 22 janvier 1891. Vice-président (1897). Ancien président de la société d'Emulation du Doubs. Président de l'Union artistique bisontine. Ancien élève du service de santé de Strasbourg, ancien aide-major au Val-de-Grâce, M. Baudin fut reçu docteur par la faculté de médecine de Paris le 24 avril 1874, avec une thèse traitant : De l'absorption par la peau des substances dissoutes dans l'eau. (10).

BAUDOUIN-BUGNET (Jean-Antoine-Pierre-François-Joseph-Maurice) né à Bolandoz le 28 septembre 1858.

Attaché au parquet du tribunal civil de la Seine au mois de décembre 1888, puis à la cour d'appel de Paris au mois de juillet 1889, il entra dans la magistrature en qualité de juge suppléant au tribunal de Melun le 4 janvier 1890. Juge à Bar-sur-Seine le 16 juin 1894, il est chargé de l'instruction à ce tribunal depuis le 6 avril 1895.

BAUDREY (Joseph).

Maire de la commune d'Etrappe.

BAUM (Louis) né à Strasbourg le 14 avril 1830.

Conservateur des forêts, en retraite à Montbéliard.

BAUME (Edouard) né à Baume-les-Dames le 30 janvier 1851.

Receveur-entreposeur des contributions indirectes à Remiremont (Vosges).

BAVEREL (Jules-César) né à Arçon le 26 juin 1837. [*15]

Capitaine en retraite à Arçon. Membre du conseil d'arrondissement de Pontarlier, où il représente le canton de Montbenoît depuis juillet 1891. M. Baverel est titulaire de la médaille coloniale et chevalier de la Légion d'honneur.

BAVOUX (Charles-Jules-Nestor) né à Lac-ou-Villers [Villers-le-Lac] le 27 janvier 1824.

Artiste peintre, dessinateur, élève de Picot. Auteur des toiles suivantes: Légumes, 1857. Fontaine d'argent à Besançon. - Pommes et choux-fleurs, 1859. - Etang de Planoise près Besançon. - Ferme suisse, 1861 - Crépuscule à la fontaine. Vallon des Vallières à Besançon - Rochers dans la Franche-Comté, 1863 - Entre roches sur le Doubs. Rochers sur le Doubs, 1864 - Les bassins du Saut-du-Doubs - Nancray (Doubs), 1865. Plateau de Ghalouar - Ruisseau de Morre (Doubs), 1866 - Le col des roches - Les rapides du Doubs - Le chêne de mon village -Le col des roches, dessins à l'encre, 1867. Sous-Blefonds (Doubs) - Entre roches, dessin, 1868 - Un de nos malins - Fontaine argent, dessin, 1869 - La source du Doubs. La citadelle de Besançon, 1870. Mon village, 1872 - Raisin margillien, 1873. Fusains et noisetiers, fusain, 1874 - Une seille de raisins - Raisins - Le moulin du bas, fusain, 1875 - Le panier du fermier. Moineaux et raisins, 1877. Un beau cep - Les bergers d'Arcadie, dessin, 1877. Midi moins un quart (Doubs) - Une hottée de raisins, 1878 - Combes du Doubs. Le rocher de la Châtelaine, en Franche-Comté, 1879 - Ombrelle et raisins, 1880. Panier de raisins du Doubs, 1882.

BEAUQUIER (Charles) né à Besançon le 19 décembre 1833. [*16]

Député de la 1ère circonscription de Besançon. Après avoir fait de fortes études, M. Beauquier vint à Paris où il se fit recevoir licencié par la faculté de droit de cette ville, puis il entra à l'Ecole des Chartes et en sortit avec le diplôme d'archiviste-paléographe; il entra alors dans le journalisme. Attaché à la rédaction du Figaro, journal exclusive ment littéraire, il passa ensuite à la Revue moderne, puis à la Gazette musicale, au Monde musical, au Ménestrel et devint le collaborateur de M. Pelletan à la Tribune, et de M. Delescluze au Réveil. En 1869, M. Beauquier fonda à Besançon avec quelques amis, un journal hebdomadaire Le Doubs, dans lequel il mena une violente campagne contre le gouvernement et lui suscita d'assez grandes difficultés lors du plébiscite. Poursuivi pour plusieurs articles, il fut condamné à un mois de prison et  5,000 fr. d'amende. (11). A la chute de ce gouvernement, M. Beauquier fut nommé sous-préfet de Pontarlier, il y resta jusqu'en 1874. Il se fit élire membre du conseil général du Doubs pour un canton de Besançon, membre du conseil municipal de cette ville. il prit la direction du Républicain de l'Est. A la suite d'un article offensant pour M. Estignard, conseiller à la cour d'appel de Besançon, celui-ci envoya ses témoins à M. Beauquier et dans la rencontre qui fut décidée, ce dernier fut légèrement blessé à la main droite. En 1874, un fou qui l'avait cherché vainement pour l'assassiner se suicida. La même année, il fonda la Fraternité, journal républicain radical et en devint le rédacteur en chef. Lors de l'élection législative partielle, qui eut lieu en 1880 dans la Ière circonscription de Besançon pour pourvoir au remplacement de M. Albert Grévy, nommé gouverneur de l'Algérie. M. Beauquier fut élu au scrutin de ballottage le 15 avril. Depuis cette époque, il fut constamment réélu. A la Chambre, il siège à l'extrême gauche et vote avec ce groupe. Il est l'auteur de plusieurs propositions, parmi lesquelles le projet de loi sur les enterrements civils et celui accordant à tout le monde la faculté de s'attribuer un titre nobiliaire, dans le but de les discréditer pour faciliter leur disparition ; un projet de réforme administrative, consistant à accorder des primes aux employés qui signaleraient un moyen pratique de réaliser des économies sur le budget très chargé des ministères; il s'est particulièrement occupé aussi de décentralisation et il est un des fondateur et vice-président de la ligue de ce nom. M. Bauquier, membre de la société des Gens de Lettres est aussi un des fondateurs du syndicat des journalistes républicains dont il est syndic depuis l'origine Il est président de la société des Traditions populaires Comme écrivain on doit a à M. Beauquier une Notice historique et pittoresque sur le Raincy. Un livre sur la Philosophie de la musique Un grand opéra : Fresque, qui obtint une mention honorable au concours du Théâtre lyrique, et dont la musique fut composée par E. Lalo. Les dernières campagnes dans l'Est. Le drame et la musique. Vocabulaire étymologique des provincialismes usités dans le Doubs; la déclaration de fortune; les Chansons populaires de la Franche-Comté, paroles et musique ; le blason populaire de la Franche-Comté, et enfin, il a fait rééditer le théâtre de Beaumarchais.

BEAUSÉJOUR (L'abbé Paul-Félix Beuvain de) né à Vesoul (Haute-Saône) le 16 décembre 1839. [*17]

Ancien élève du collège de Saint-François-Xavier de Besançon. A été successivement professeur au collège de Saint-François-Xavier, curé-doyen de Vitrey, de Luxeuil, puis archiprêtre de la métropole de Besançon. Est aujourd'hui : Vicaire général de Mgr l'archevêque de Besançon. Chanoine honoraire de Besançon,. de Nîmes et de Tours. Juge official de l'officialité métropolitaine. Archidiacre de Gray et Luxeuil. Membre et ancien président de l'Académie de Besançon à laquelle il appartient depuis le 25 août 1875, il a publié divers ouvrages historiques ou archéologiques parmi lesquels on peut citer: l'Éloge de Bergier;- l'abbé Besson et les confidences de Saint-Jean; - l'hôpital Grammont à Luxeuil; - les moines de Luxeuil et les Forêts des Vosges; - le Marquis de Loray : la Vierge de Carondelet; les derniers jours de l'abbaye de Luxeuil; Rossi, monographie de l'église de Luxeuil. La famille de Beauséjour dont la filiation remonte au XVIIe siècle, est originaire de Normandie. Elle blasonne : d'or au bœuf passant de gueules sur une terrasse de sable. (d'Hozier. cahier de Normandie.) Alias : d'azur au sautoir d'or accompagné de quatre étoiles de même, chargé en cœur d'un bœuf de carnation. (12).

BEAUSÉJOUR (Gaston BEUVAIN de) né à Motey-Besuche le 5 avril 1856.

Ancien élève de l'école polytechnique, capitaine d'artillerie démissionnaire, auteur de plusieurs travaux historiques et archéologiques. A publié dans la collection de la «Société d'histoire contemporaine » les Mémoires de l'abbé Lambert, son grand oncle, prêtre originaire de Lons-le-Saunier qui fut enfermé à Besançon dans les prisons de la Terreur et réussit à gagner la Suisse. Ce prêtre, qui fut le dernier confesseur du duc de Penthièvre et plus tard aumônier de la douairière d'Orléans négocia en 1798 la réconciliation des d'Orléans et des Bourbons séparés par les événements de la Révolution.

M. de Beauséjour habite Besançon et Motey-Besuche ; il appartient à une famille dont la filiation remonte au XVIe siècle. Le fief de Beauséjour était situé près d'Aumale, en Normandie. Cette famille blasonne : d'azur au sautoir d'or, cantonné de quatre étoiles de même chargé d'un boeuf en abîme. D'Hozier lui donne pour armoiries: d'or a boeuf passant de gueules sur une terrasse de sable.

BÉCOULET (Louis-Auguste).

Maire de la commune de Laviron.

BECQUET (Just) né à Besançon le 10 septembre 1831.

Sculpteur, hors concours, élève de M. F. Rude.

Chevalier de la Légion d'honneur, 1878. Membre de la société des Artistes français Titulaire d'une médaille en 1869 et en 1870, d'une médaille de 1ère classe en 1877, d'une de 2ème classe à l'Exposition universelle de 1878 et d'une médaille d'argent à l'Exposition de 1889 On doit à cet artiste les œuvres suivantes : Un faune jouant avec une panthère, repro. en marbre en 1880, au musée de Tours Femme d'Ornans, buste plâtre, 1853. Saint-Sébastien, statue plâtre, 1859 -statue du Doubs, pierre, appartient à la ville de Besançon, 1861 - Le Christ sur la croix, statue plâtre, 1864 - Bonne femme de Franche-Comté, buste, marbre, 1865 (musée de Besançon) - Le jurisconsulte Proudhon, statue plâtre - Vache de race franc-comtoise, étude plâtre, 1866 - Vendangeur, statue plâtre 1868 - Ismaël, statue plâtre, 1870 - Victor Cousin, buste, marbre, pour l'Ecole normale supérieure, a été réexposé en 1878 ; 1872 -Lion terre cuite, 1874, reproduit en bronze en 1887. Une vache, terre cuite, 1875 - Le révérend père Ducoudray, ancien supérieur de l'école Sainte-Geneviéve, statue marbre, monument élevé par les anciens élèves de l'école, 1877 - Ismaël, statue de marbre, acquise par l'État et placée au Luxembourg - Joseph arrivé en Egypte, statue, plâtre, 1878 -Mademoiselle Bébé et Nounou, bustes terre cuite, 1879 - La statue du colonel Denfert Rochereau, bronze, est sur une place de Montbéliard;-Faune jouant avec une panthère, statue, marbre, est au musée de Tours, appartient à l'Etat, 1880 - Saint-Sébastien, statue de marbre, acquise par l'État et placée au Luxembourg - Psyché, 1885 - Apologie de la vigne française, statue, marbre, acquis par l'Etat, est placée dans le Jardin des Tuileries 1886. François Rude, buste, plâtre, reproduit en marbre en 1891 commandé par l'Etat, au musée du Louvre galerie des portraits - Génisse, étude, plâtre, 1888 - Sœur Marthe, bronze, pour le comité bisontin de l'Union des femmes de France - Judas, statue plâtre, 1889. Source, statuette, marbre - Masque, étude, bronze, 1890 - La Seine à sa source, statue marbre, 1891 - La voix du violoncelle, statue marbre, 1893 - Mgr Ducellier, archevêque de Besançon, buste, marbre, 1893. Christ au tombeau, plâtre teinté -Faune avec une panthère, statue, bronze, 1896, acquis par la ville de Paris, au musée Galliera. Salon de 1897 - La Numismatique, statue marbre, commandée par l'Etat pour la Bibliothèque Nationale - Petite étude de génisse, marbre. Il a exécuté pour la ville de Paris 1ème (13) - Le groupe des beaux-arts (Hôtel-de-Ville), 2ème La statue de Labruyère (pierre) Hôtel-de-Ville - Pour la ville de Besançon : Statue de Flore, bronze - La ville de Besançon, statuette marbre - Saint-Jean, grand bas relief pierre pour la cathédrale de Besançon. La Danse, statue pierre, pour la salle des fêtes des bains salins de la Mouillère, à Besançon.

BÉJANIN (Pierre-Joseph-Henri) né à Besançon le 16 mars 1844.

Président de chambre à la cour d'appel de Besançon. Membre de la commission administrative des hospices réunis de cette ville. Président de la société de patronage des détenus libérés et de la société philharmonique. Membre de la commission de surveillance de l'école et du musée de peinture. Membre de la commission d'inspection de la bibliothèque publique. Chevalier de la Légion d'honneur. Docteur en droit, conseiller à la cour d'appel de Besançon du 28 juin 4881, M. Béjanin devint président à cette cour le 14 octobre 1882, il est président de chambre depuis le 21 février 1890.

BELEY (Charles).

Propriétaire à Éternoz. Lieutenant de louveterie de l'arrondissement de Besançon.

BELEY (Elie).

Membre du conseil d'arrondissement Besançon, où il représente le canton d'Amancey.

BELGY (Emile).

Maire de la commune de Vaux-les-Prés.

BÉLIARD (Auguste).

Maire de Grand'Combe. Suppléant de la justice de paix du canton de Morteau. Membre du conseil d'arrondissement de Pontarlier, où il représente ce canton.

BELIN (Louis) né à Paroy le 3 janvier 1863.

Maire de la commune de Paroy.

BELLEFOND (Raoul-Jean-Baptiste de Méric de) né le 3 janvier 1845 au château de Savignac,

commune de Belfort dot)

Lieutenant-colonel, commandant le Bureau de recrutement et de mobilisation de la 6e subdivision du 7e corps d'armée à Besançon, et la 7e section de secrétaires d'état-major et du recrutement. Chevalier de la Légion d'honneur du 24 juillet 1886.

La famille est originaire du Quercy; sa filiation remonte au XVIe siècle. Armes Biche passante or, sur fond azur avec couronne comtale.

BELLEY (Eugène) né à Montbéliard le 24 avril 1848. [*18]

Ancien directeur d'agence du Crédit lyonnais et de la Société générale. Membre de l'association franc-comtoise « les Gaudes. » Président de la société des Amis du pays de Montbéliard.

BELOT (Francis) né à Arc-sous-Cicon le 17 décembre 1848.

Propriétaire-cultivateur. Maire de la commune d'Eysson.

BELPOIS (Virgile).

Maire de la commune de Bonnevaux (Ornans).

BÉNÉTRUY (Alcine).

Maire de la commune de Charquemont.

BENEYTON (Comtesse Amédée), née Gosse de Serlay à Gray (Haute-Saône) le 29 octobre 1826. (14).

Propriétaire à Besançon. Les Gosse de Serlay sont originaires de l'Artois; leur filiation remonte à 1200. Les armes de la famille Beneyton sont : De gueules à la Croix d'Or cantonnée de quatre B affrontés de même, sur le tout d'argent a, trois mouches de sable surmontées d'un soleil de gueules. Cimier : Une aigle couronnée empiétant un foudre. Devise: Bene tonitrua, gerit.

BENOIST (M -Alex.-Alb.) né à Beauvais le 18 septembre 1840.

Colonel, chef de la gendarmerie départementale de la 7e région à Besançon. Entré au service le 02.11.1859 il passa par l'Ecole de Saint-Cyr et fut affecté à la cavalerie. Titulaire du grade de capitaine lors de son entrée dans la gendarmerie le 26 juillet 1872, il fut successivement nommé dans cette arme capitaine le 1er février 1876, chef d'escadron le 29.11.1884, lieutenant-colonel le 07.10.1892, colonel le 05.10. 1895. M. le colonel Benoist compte à son actif 38 ans de service au 31.10.1897 et une campagne. Il est chevalier de la Légion d'honneur de puis le 05.07.1888.

BENOIT d'abbé) né à Soye le 8 janvier 1849.

Chanoine de régulier métropolitaine de Besançon, secrétaire trésorier de la chancellerie de l'archevêché, et de l'officialité diocésaine. M. Benoît fit ses études au petit séminaire de consolation, ordonné prêtre en 1874 il exerça les fonctions de vicaire à Ternuay (Haute-Saône) et fut nommé secrétaire de l'archevêché en 1879.

BENOIT Lucien-Jean).

Maire de la commune d'Arc-sous-Monteux [Arc-sous-Montrond].

BER (Auguste-Louis-Alexandre).

Directeur de l'asile départemental du Doubs. Ancien maire, ancien délégué cantonal, à Besançon. Officier d'Académie.

BERÇOT (Stanislas).

Maire de la commune de Villers-Grélot.

BERGER (Henri-Auguste) né à Montbéliard le 25 février 1836. [*19]

Ancien élève des Ecoles d'arts et métiers. Filateur à Montbéliard. Membre de la chambre consultative des arts et manufactures de Montbéliard ; membre du conseil des prud'hommes.

BERGER (Paul).

Maire de la commune de Saraz.

BERGEROT (Louis) né à Tournans le 12 décembre 1852. [*20]

Ancien maire de Tournans. Délégué cantonal. Membre du conseil d'arrondissement de Baume-les-Dames où il représente le canton de Rougemont. M. Bergerot habite Avilley par Cendrey, où il est propriétaire.

BERGEZ (F.-Marie).

Maire de la commune de Passonfontaine.

BERGIER (Henri-Anastase-Emile) né à Besançon le 20 novembre 1855.

M. Bergier entra dans la magistrature en qualité de juge suppléant chargé de l'instruction à Dole le 9 janvier 1882, il devint juge à Arbois le 31 octobre 1882, puis à Dole le 6 octobre 1883. Il passa comme juge d'instruction à Baume le 25 janvier 1885 et reprit ses fonctions de juge le 2 janvier 1888. Il est actuellement juge d'instruction au tribunal de Saint-Claude depuis le 12 septembre 1890. (15).

BERGIER (F.-Gustave).

Maire de la commune de Vorges.

BERLET (Jacques).

Maire de la commune de Glay.

BÉRION (Martial).

Maire de la commune de Coulans.

BERNARD (Jean-Brice-Gustave) né à Baume-les-Dames le 11 novembre 1836. [*21]

Sénateur, président du conseil général du Doubs. M. Bernard commença ses études au lycée de Saint-Omer et vint les terminer au lycée Charlemagne, à Paris. Il suivit les cours de la faculté de droit de cette ville et fut reçu licencié. Inscrit au barreau de l'ordre des avocats de sa ville natale, il devînt successivement conseiller municipal en 1862; conseiller général et maire, il se fit remarquer par son opposition à la politique du gouvernement et combattit avec un égal succès les candidatures officielles et le plébiscite. Pendant la guerre contre l'Allemagne, il fut désigné pour commander le 2e bataillon des mobilisés du Doubs, puis il fut placé à la tête de la 30 légion des mobilisés de ce département, en qualité de lieutenant-colonel, et fit toute la campagne dans l'armée de Bourbaki. La guerre terminée, il reprit sa place au barreau de Baume-les-Dames et fut nommé maire en 1875. A l'avènement du cabinet de Broglie, le 16 mai 1877, il donna sa démission : celle-ci ne fut pas acceptée, mais il fut révoqué peu de temps après. Candidat républicain lors des élections qui suivirent la dissolution des Chambres, le 14 octobre 1877, il obtint 7104 voix contre 7620 attribuées à M. Estignard, monarchiste, qui fut élu. L'élection de son concurrent ayant été invalidée, M. Bernard se représenta à l'élection complémentaire du 3 mars 1878, et fut élu par 7479 voix contre M. Estignard qui n'en réunit que 7070. A la Chambre, il siégea avec la Gauche radicale dont il fut l'un des fondateurs et des vice-présidents et avec laquelle il fit toujours concorder ses votes. Réélu en 1881 par 8545 voix, contre le même concurrent qui en obtint 6136; il arriva le deuxième sur la liste républicaine du Doubs, qui passa toute entière aux élections du 4 octobre 1885, avec 37.166 voix sur 64.794 votants. Le 7 janvier 1886, il devint sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'intérieur dont M. Sarrien était titulaire, dans le cabinet présidé par M. de Freycinet. En cette qualité, M. Bernard prit plusieurs fois la parole, au nom du gouvernement, pour discuter plusieurs projets de loi: sur les sociétés de secours mutuels, sur la chasse, etc. A la chute de ce cabinet, le 3 décembre suivant il rentra à la chambre. Par suite de la mort de M. Scherer, sénateur inamovible, arrivée à Versailles le 16 mars 1889, le département du Doubs, désigné par le sort pour élire un sénateur, accorda, le 26 mai suivant, la majorité des suffrages à M. Bernard, par 555 voix sur 903 votants. Il posa sa candidature pour le conseil général, dans le canton de Vercel, et fut élu le 18 mai 1890, par 1200 voix, contre M. Estignard, son concurrent aux élections législatives précédentes, qui obtint 1156 suffrages. M. Bernard s'est vu renouveler son mandat de sénateur le 7 janvier 1894, le premier de la liste républicaine par 726 voix contre 890 votants. A la Chambre haute, il fait partie de la gauche démocratique dont il fut l'un des promoteurs et dont il est le vice-président. Il prend souvent la parole pour défendre les intérêts de l'agriculture et de la classe ouvrière.

BERNARD (Eusèbe).

Maire de la commune d'Orgeans.

16

BERNARD (Alcinde) né à Bonnétage le 14 septembre 1849. [*22]

Chef de la 2e division à la préfecture du. Doubs. Officier d'Académie.

BERNARD (Constant).

Maire de la commune de Sainte-Colombe.

BERNARD (Paul-Frédéric).

Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard. Vérificateur des poids et mesures.

BERNARD Lucien).

Maire de la commune de Blamont-Pierrefontaine.

BERNARDIN (Louis-Alexis) né à Epinal (Vosges) le 16 décembre 1857.

Notaire à Blamont depuis 1884. Rapporteur de la chambre des notaires de l'arrondissement de Montbéliard. Secrétaire de la délégation cantonale du canton de Blamont depuis 1890. Maire de Blamont depuis le 25 octobre 1896. 1er Suppléant du juge de paix du canton de Blamont depuis le 24 novembre 1896. Nommé notaire à Montbéliard depuis 1897.

BERNHEIM (Alexandre) né le 2 février 1867.

Ancien élève de l'école normale supérieure. Professeur agrégé de mathématiques spéciales au lycée Victor-Hugo à Besançon.

BERNARDIN (Joseph).

Maire de la commune d'Onans.

BERNAUD (Achille).

Propriétaire à l'Isle [L'Isle-sur-le-Doubs]. Lieutenant de louveterie de l'arrondissement de Baume.

BERSOT (Bonamy).

Maire de la commune de Blarians.

BERTHELOT (Louis) né à Boujailles le 19 octobre 1854.

Docteur en médecine à Pontarlier. Ancien externe des hôpitaux de Paris. On doit au docteur Berthelot la thèse suivante : Du traitement du pannus par l'inoculation blennorragique envisagée particulièrement en France, thèse qu'il présenta et soutint devant la faculté de médecine de Paris le 29 janvier 1880.

BERTHET (Etienne) né à Drambon (Côte-d'Or) le 14 novembre 1827.

Ancien commissaire central de police à Besançon. Directeur du Mont de Piété de cette ville. Chevalier de la Légion d'honneur. Engagé volontaire pour sept ans, le 24 octobre 1846, M. Berthet quitta l'armée à l'expiration de son engagement avec les galons de sous-officier. Il fait partie de la police depuis le 11 septembre 1854, époque où il fut admis comme employé au commissariat de Laon. Nommé commissaire à Aigre, dans la Charente, le 31 juillet 1857, il occupa successivement, les mêmes fonctions, à Saint-Jean-d'Angély le 18 septembre 1860, à Ajaccio, le 1er octobre 1864; à Brest, le 22 juin 1867; à Maubeuge, le 7 mars 1868. Promu commissaire spécial de police sur le réseau du Nord, à Ghyvelde, le 24 mai 1871, il passa à Roubaix le 7 mars 1874, puis à Longwy sur le réseau de l'Est, le 15 juillet 1876. Appelé au poste de commissaire de police du Havre, le 7 juin 1877, et à Besançon, le 16 mars 1881, il fut nommé commissaire central dans cette ville. Il avait été élevé à la classe exceptionnelle le 27 novembre 1883. M. Berthet a été plusieurs fois mis à l'ordre du jour de l'armée pendant la guerre de 1870 ayant fourni aux chefs de corps les indications des plus précises sur les mouvements de l'ennemi dans la région du Nord de la France. De M. Georges Bourdont, alors (17). procureur de la République à Lille, chargé du service des Éclaireurs de l'armée du Nord, il a reçu un certificat des autorités civiles à Lille constatant qu'il avait bien mérité de la patrie en éclairant l'armée du Nord pendant toute la durée de la guerre.

BERTHET (Maurice).

Maire de la commune de Chaffois.

BERTHOLD (Jules-Henri-Xavier) né à Dambelin le 6 mai 1861.

Docteur en droit. Juge au tribunal civil de Belfort. Entré dans la magistrature le 6 mai 1886, comme juge suppléant au tribunal civil de Nancy, M. Berthold devint substitut à Sedan le 27 octobre 1886 puis à Lure le 4 janvier 1887, il fut chargé de l'instruction à Belfort, comme juge suppléant, le 21 octobre 1887. Juge d'instruction à ce tribunal le 17 février 1891. Remis juge sur sa demande le 18 octobre 1892, il reprit l'instruction au mois de novembre 1895. M. Berthold est décédé à Belfort le 27 août 1896.

BERTIN (Jules)

Propriétaire. Ancien industriel à Besançon. Administrateur de la succursale de la Banque de France.

BERTIN (Marie-François-Paul) né à Besançon le 21 mars 1858.

Juge d'instruction au tribunal civil de Belfort. M. Bertin appartient à la magistrature depuis le 27.10.1886 époque à laquelle il devint juge suppléant au tribunal de Lons-le-Saunier. Substitut à Gray le 20.10.1888, il passa à Lons-le-Saunier le 15.11.1890 et de là à Belfort le 31.10.1891 où il fut nommé juge d'instruction le 3 octobre 1896.

BERTIN (Bruno-Maurice) né à Besançon le 6 octobre 1861. Frère du précédent. [*23]

Juge d'instruction au tribunal civil de Lure (Haute-Saône). Entré dans la magistrature le 04.01.1887 en qualité de juge suppléant à Baume-les-Dames, M. Bertin devint substitut à Arbois le 21.02.1890. Il est actuellement juge d'instruction à Lure depuis le 27 avril 1893.

BESANÇON (Georges) né à Montbéliard le 18 janvier 1827. [*24]

Pasteur de l'Église réformée. Président du Consistoire de Constantine. Chevalier de la Légion d'honneur depuis le 11.07.1885, officier d'Académie depuis le 12 juin 1879.

BESANÇON (Pierre-Frédéric). [*25]

Fabricant d'horlogerie. Maire de la commune de Brognard.

BESANÇON (François-Camille) né à Pontarlier le 14 novembre 1848.

Ancien élève de l'Ecole forestière de Nancy. Garde général des forêts en stage à Moulins (Allier) le 18.10.1871. Garde général à Vercel (Doubs) le 14.03.1873, puis à Moirans (Jura), le 19.06.1877 et à Autun (Saône-et-Loire) le 15.02.1878. Inspecteur adjoint des forêts à Clamecy (Nièvre) le 01.04.1880; inspecteur des forêts à Aurillac (Cantal) le 07.11.1891 et à Cosne-sur-Loire (Nièvre) le 31.10.1894. M. Besançon est sous intendant militaire de 3e classe, du cadre auxiliaire, à Moulins (Allier).

BESANÇON (Jules).

Maire de la commune de Valleroy.

BESSON (Paul-Emile) né à Crolles (Isère) le 21 mars 1845.

Principal du collège de Baume-les-Dames. Officier de l'instruction publique.

BESSON (Léon) né à Besançon le 24 juin 1851.

Notaire à Montbéliard depuis 1880. (18).

BEUCLER (Henri).

Maire de la commune de Bart.

BEUCLER (Eugène-Frédéric).

Maire de la commune d'Abbévillers.

BEURET DE VIANTAIX (Henri) né à Chaucenne le 15 août 1822. [*26]

Propriétaire du château de Chaucenne par Audeux, et de la Tour-de-Vers, par Sennecy-le-Grand. Quoiqu'on n'ait fait aucune recherche sur les de Viantaix nous savons par un acte authentique que la famille était établie à Besançon avant la conquête. De plus elle doit remonter beaucoup plus haut, car d'après les mémoires de Dangeau et d'autres écrits de la même époque on nous montre une dame de Viantaix dame d'honneur de la princesse de Bourbon Conti fille de Louis XIV. Or, pour avoir les honneurs de la cour il tallait établir son ascendance antérieurement à l'année 1399. Par un acte de l'année 1666, Claude François de Pierre de la Tour de Viantaix conseiller au bailliage présidial de Besançon (tribunaux institués par Henri III qui jugeaient en dernier ressort) épousait Mlle Marguerite Chassignet dont la maison antique est conservée à Besançon. Leur fils Claude de Pierre de la Tour Viantaix docteur de Sorbonne hérite de la charge de conseiller au présidial ainsi que des terres féodales de Viantaix, des domaines d'Avrigney, de Pelousey, de Chaucenne, etc., etc. Il épousa devant les conseillers notaires gardes scel de sa Majesté au Châtelet de Paris le 19 mai 1699, Marguerite de Boisclair demoiselle de haute condition, fille de M. René de Boisclair, écuyer seigneur de la Haye et autres lieux. Leur fils fut : Charles de Pierre de Viantaix capitaine au régiment royal de  resdondans, chevalier de Saint-Louis décédé à Avrigney en 1766. Il eut pour fils Claude François de Pierre de Viantaix né en 1744. Il devint colonel du régiment de Brie (infanterie) puis maréchal de camp sous Louis XVI; il prit sa retraite au moment de la terreur et s'il n'a pas émigré c'est parce qu'il était retenu par l'attachement de la population au milieu de laquelle il vivait dans son château de Pelousey (Doubs). La ville de Besançon l'envoya à Paris pour féliciter le premier Consul. Sous l'empire il fut nommé commandant des gardes nationales de la Franche-Comté et le roi Louis XVIII le nomma lieutenant-général honoraire. Il mourut en 1823 à Besançon où cette ville lui fit de magnifiques funérailles. Il avait épousé Mademoiselle de Mazière de Morinville, fille de M. Claude de Mazière de Morinville écuyer, chevalier de St-Louis, capitaine de grenadiers au régiment de Vermandois, né en 1709, mort en 1767 à St-Ferjeux près Besançon, et de Mlle de Faverney de Mersuale veuve de M. d'Amblanc seigneur de Velotte et autres lieux secrétaire du roi maison et couronne de France Madame de Viantaix femme du général ci dessus nommé, était petite fille de M Charles de Mazière de Morinville ingénieur ordinaire du roy, par un décret signé de Louis XIV en 1689 Il eut la grande mission de construire les principaux forts de Besançon par un arrêt du Conseil d'état après la conquête de la Franche-Comté. On lui a dû spécialement le fort Griffon, la porte Taillée, la réfection de la Citadelle. La ville de Besançon, pour lui témoigner sa reconnaissance, lui décerna le titre de citoyen le 28 mai 1695 par un diplôme authentique. Il fut inhumé en l'église de St-Jean-Baptiste à Besançon, détruite aujourd'hui. Le dernier descendant de ces familles par sa mère Victoire de Pierre de Viantaix fille du général, M. François Henri Beuret de Viantaix, né le 15 avril 1822 dans le département du Doubs, est fils de M. Beuret de Blary chef d'escadron, officier de la Légion d'honneur, mort à la fleur de l'âge. Il avait été mis en disponibilité pour avoir servi pendant les Cent jours l'empereur de la garde duquel il faisait partie. Son fils obtint la substitution du nom de de Blary contre celui de de Viantaix. Il a embrassé la carrière maritime et a été obligé de la  (19) quitter pour raison de santé. Il occupait les fonctions de directeur des mouvements du port de Bordeaux en qualité de lieutenant de vaisseau, il est chevalier de la Légion d'honneur, et de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.

Monsieur Henry Beuret de Viantaix a épousé Mlle Caroline le Grand de Mercey petite fille du général de division le Grand baron de Mercey un des braves généraux de la grande armée dont le nom est sur l'Arc de Triomphe. Ce général, étant à la retraite couvert de blessures monta à cheval à la tête d'une poignée de braves de Tournus (Saône-et-Loire), chassa les Autrichiens de la ville de Mâcon. Le drapeau qu'ils portaient dans cette glorieuse journée a été décoré de la Légion d'honneur.

BEUREY (Henri).

Maire de la commune de la Chapelle-d'Huin. Membre du conseil d'arrondissement de

Pontarlier, où il représente le canton de Levier.

BEUREY (Emile-Henri).

Maire de la commune de Malbrans.

BEURNIER.

Docteur-médecin, à Montbéliard, attaché en cette qualité au service de santé de la maison d'arrêt et de correction de celte ville. Vice-président de la société locale des médecins. Chevalier de la Légion d'honneur.

BÉVALOT (Auguste).

Maire de la commune de Tallans.

BIARNOIS (Charles-Alfred) né à Besançon le 26 décembre 1834.

Entré dans l'administration forestière le 23.10.1857, M. Biarnois devint garde général le 26.12.1859 puis il passa titulaire de ce poste le 06.02.1862. Mis en disponibilité il reprit ses fonctions le 14.03.1866. Nommé inspecteur adjoint des forêts à Besançon le 0912.1880. M. Biarnois a été mis à la retraite avec ce grade et habite encore Besançon.

BICHET (Francis) né à Ouhans le 21 janvier 1864.

Propriétaire-cultivateur. Maire de la commune d'Ouhans.

BICHOT (Placide).

Maire de la commune d'Anteuil.

BILLECARD (Pierre-Amédée) né à Besançon le 16 août 1842.

Docteur en droit. Juge au tribunal civil de Rouen. M. Billecard entra dans la magistrature le 04.03.1868 en qualité de substitut à Lure. Il passa avec les mêmes attributions à Vesoul le 14.02.1870 et revint à Lure comme procureur le 9 juillet 1873 ; nommé au même titre à Lons-le-Saunier le 11 décembre 1875, il devint substitut du procureur général près la cour d'appel de Chambéry le 18 mai 1878 et quitta ce poste le 30 janvier 1894 pour remplir les fonctions de juge au tribunal de Rouen.

BILLECARD (Dèsiré-Léon) né à Besançon le 7 juillet 1845.

Ancien élève de l'École nationale forestière de Nancy. Inspecteur des forêts à Gap (Hautes-Alpes) depuis le 12.04.1883. M. Billecard avait été précédemment nommé Garde général à Dole le 12.09.1865, et inspecteur adjoint à Embrun le 26 mars 1874.

BILLEY (Joseph).

Maire de la commune de Valonne. (20).

BILLOT (Vincent-Emile-Léon) né à Besançon le 24 mai 1847. [*27]

M. Billot fut nommé successivement : Substitut à Baume-les-Dames le 19.06.1875, puis à Dole le 28.04.1878. Procureur à St-Claude le 19.07.1879 et à Dole le 15.11. 1880. Il est actuellement président du tribunal civil de Pontarlier depuis le 31.10. 1891.

BINÉTRUY (Alcime).

Maire de Charquemont. Membre du Conseil général du Doubs pour le canton de Maîche.

BILLOTTET (Charles-François-Benoît) né à Clerval le 9 janvier 1828.

Officier d'administration de 1ère classe des hôpitaux militaires de l'armée territoriale. Chevalier de la Légion d'honneur (16.07.1886). Décoré d'une médaille d'honneur de 2ème classe (argent). Appelé au service comme faisant partie de la classe de 1848, M. Billottet fut affecté au 12e de ligne le 22.07.1849. Il y devint caporal le 26.03.1851, sergent-fourrier le 26.01.1853; en cette qualité, il suivit le cours d'administration et devint élève d'administration titulaire du service des hôpitaux militaires le 21 février 1856. Il fit partie de l'expédition de la grande Kabylie en 1857, à la suite de laquelle il obtint les galons d'adjudant d'administration en second le 30 décembre suivant. Il passa à la 1ère classe le 24.12.1864, après l'expédition dirigée par le général Ysuf dans le sud de l'Afrique. Pendant l'épidémie cholérique de 1866, il fut chargé du service des infectieux au fort des Anglais, à Alger. Il fit toute la campagne contre l'Allemagne, du 23.07.1870 au 19.03.1871, assista au bombardement de Strasbourg et à la bataille du Mans; dans cette ville, il fut chargé l'organisation du service des ambulances. Promu officier comptable de 2ème cl. le 07.09.1874. En 1875, il fut chargé de l'organisation de la section d'infirmiers militaires, et du service des ambulances du 12ème corps. Elevé à la 1ème classe de son grade le 4 mars 1879, il fut admis à la retraite le 02.06.1883. M. Billottet fut nommé au commandement de la 18ème section territoriale d'infanterie le 26 du même mois et, par le décret du 26.02.1886, il a été appelé à diriger la 12ème légion du service des ambulances du 12ème corps. M. Billottet a été l'objet de plusieurs citations à l'ordre pour actes de courage, dans plusieurs circonstances et a été décoré pour ces faits d'une médaille d'argent, le 19 novembre 1855.

BIZOT (Amédée) né à Rougemont le 22 juillet 1858. [*28]

Sous-inspecteur de l'enregistrement et des domaines. Nommé surnuméraire à Vesoul (Haute-Saône) le 25 décembre 1879. Receveur à Axat (Aude) le 4 mars 1882; à Voiteur (Jura) le 16 mai 1884, et à Vitteaux (Côte-d'Or) le 30 avril 1888. Sous-inspecteur à Charolles (Saône-et-Loire), le 15 février 1890 et à Besançon le 31 juillet 1893.

BLACHE (Édouard) né à Montbéliard le 5 août 1853.

Conseiller à la cour d'appel de Besançon. Après s'être fait recevoir docteur par la faculté de droit de Dijon, M. Blache demeura attaché au parquet de la cour d'appel de Besançon, puis il devint substitut à Pontarlier le 8 mai 1879 et à Vesoul le 7 février 1880. Nommé procureur à Lure le 5 juillet 1880; il devint substitut du procureur général près la cour d'appel de Besançon le 17 avril 1883. Il y a été appelé aux fonctions de conseiller le 7 octobre 1893.

M. Blache est l'auteur d'une Étude sur le code pénal de la République et canton de Neufchâtel et d'ouvrages sur la libération conditionnelle et le Patronage des détenus libérés.

BLANC (Charles) né à Besançon.

Artiste sculpteur. M. Blanc fit ses études artistiques dans les ateliers de Salmson et Cana. Parmi les œuvres qu'il exposa au Salon, nous remarquons : Portrait de Mme C. C.... (médaillon terre cuite) en 1886; Portrait de mon ami G,... (buste plâtre) en 1887; La mère 21 M..., marchande des quatre-saisons, (buste plâtre) en 1888. Portrait de Mme... (médaillon terre cuite) en 1889: M. A. O... (médaillon plâtre). Melle Lucienne B... (buste plâtre) en 1890; M. E. C... (médaillon. plâtre) en 1891.

BLANCHET.

Proviseur du lycée de Besançon. Membre du conseil académique. Officier de l'instruction publique.

BLIN (Jules-Amédée) né à Étampes (Seine-et-Oise) le 23 juillet 1830.

Docteur en médecine à Besançon. Médecin principal des armées en retraite. Officier de la Légion d'honneur. Délégué du comité de la société française de secours aux blessés, à Besançon.

BLOCH (Armand-Lucien) né à Montbéliard le 1er juillet 1866.

Sculpteur, élève de MM. Faignière et Mercié. Membre de la société des Artistes français. M. Bloch entra à l'école des beaux-arts en 1884 et débuta au Salon de 1886, par un buste plâtre et un médaillon plâtre ; l'année suivante il exposa un buste en cire de Jacques Bonhomme et une Tête florentine - Il envoya ensuite : Repos, statue plâtre - Portrait de M. B..., buste plâtre, 1888 - Saint Joseph, statue, bois; - Tête d'enfant, buste, terre cuite, 1889 - «Bibi chien», terre cuite; M. E..., buste, plâtre, 1890 - Martyre, statue, bois (musée du Luxembourg) - Communiante, buste, marbre, 1891 - Masque, bois (musée du Luxembourg), 1894 - Emile Zola, buste, bois - Ste-Dèche, statuette, bronze, 1895 - Virilité, fragment, buste, bronze - Bébés, tête, marbre, 1896  -Monument Viette, 1897 - Bûcheron, statue, bois, 1897. Pour son envoi de 1889, M. Bloch a été récompensé d'une médaille de 3ème classe.

BLONDEAU (Georges-Simon) né à Besançon le 4 septembre 1867.

Licencié en droit. Juge suppléant ail tribunal civil de Lons-le-Saunier depuis le 20 mars 1893.

BOBILLIER (Edouard).

Maire de la ville de Clerval, conseiller général pour ce canton, suppléant de la justice de paix.

BOHIN (Justin-Louis-Félicien) né à Fresnes-en-Woëvres (Meuse) le 05.09.1854.

Conseiller à la Cour d'appel de Besançon. Après s'être fait recevoir docteur par la faculté de droit de Nancy, M. Bohin demeura pendant quelque temps, attaché à la cour d'appel de cette ville, puis il devint juge suppléant au tribunal civil le 13 janvier 1880. il quitta Nancy pour occuper à Vesoul le poste de substitut où il avait été nommé le 17 juillet 1880. Procureur à Lure le 17 avril 1883, il devint substitut du procureur général près la cour d'appel de Besançon le h août 1890 et est conseiller à cette cour depuis le 13 juillet 1894. On doit à M. Bohin un ouvrage sur Les syndicats professionnels.

BOICHOT (Zéphyrin).

Maire de la commune de Plaimbois-Vennes.

BOILLON (Louis).

Maire de la commune de Montbéliardot.

BOILLOT (Charles-Constant) né à Laval (Doubs) le 16 juillet 1827. [*29]

Garde général des forêts en retraite à Morteau. Il entra dans l'administration forestière comme simple garde communal, après un congé de sept ans. Appelé au siège de. Pans en 1871, il fut désigné pour la surveillance du ballon captif, à Auteuil et, après le siège, entra à l'école forestière de Villers-Cotterêts d'où il sortit après de bons examens, avec le grade de garde général, 1874. Il fut alors nommé au poste du Châtelard (Savoie). M. Boillot qui a été admis à la retraite, compte 40 ans de service dans l'administration des forêts. 22

BOILLOT (Auguste).

Maire de la commune de Froidevaux.

BOILLOT (Ernest).

Maire de la commune de Rang. Membre du conseil d'arrondissement de Montbéliard, où il représente le canton de l'Isle.

BOILLOT (Armand) né à Pont-de-Roide le 22 juin 1855.

Avocat à la cour d'appel de Paris. Adjoint au maire du VIème arrondissement de Paris (Décret du 19 juin 1894. Après avoir fait de bonnes études au collège de Montbéliard, M. Boillot vint à Paris pour y faire son droit et se fit recevoir licencié à la faculté de cette ville le 12 août 1881 et docteur le 3 avril 1884 avec les thèses suivantes : Des droits et des obligations du commodataire et du précariste, en droit romain et De la fixation des indemnités en matière d'expropriation pour cause d'utilité publique. Outre ces thèses, on doit à M. Boulot les ouvrages suivants : Du droit de préemption en matière d'expropriation pour cause d'utilité publique (ouvrage reproduit dans plusieurs journaux et revues juridiques). - De l'institution du jury d'expropriation. – De l'indemnité due aux sous-locataires en matière d'expropriation. - De la responsabilité légale des docteurs en médecine, Supplément du Traité théorique et pratique du droit public et administratif de A. Butbie (Paris 1894), etc.

BOILLOT (Étienne-Joseph) né à la Grand-Combe de Morteau le 25 octobre 1857.

Professeur de lettres et directeur d'études au collège Chaptal. Membre de l'association franc-comtoise «les Gaudes». Officier d'Académie.

BOISSENET (Eugène).

Maire de la commune de Bournois.

BOISSET (Désiré-Alphonse) né à Beaufremont (Vosges) le 20 août 1856.

Entré dans l'administration des forêts le 14.04.1881. Nommé garde général stagiaire à Gy (Haute-Saône) le 11.03.1884, garde général titulaire à Gy le 20.07.1886. Promu inspecteur-adjoint à Murat le 27.06.1894, actuellement en résidence à Ornans.

BOISSON. Professeur de chimie et toxicologie à l'école préparatoire réorganisée de médecine et de pharmacie de Besançon. Membre du conseil général des facultés. Officier de l'Instruction publique.

BOISTEL (Emile-Auguste-Henri-Edmond de) né à Besançon le 11.09.1835. [*30]

Lieutenant-colonel commandant le 121ème régiment territorial d'infanterie à Béziers. Officier de la Légion d'honneur. Admis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr le 06.11.1855,  M. de Boistel en sortit en octobre 1857 avec le grade de sous-lieutenant et fut affecté au 84ème régiment de ligne. Lieutenant à son corps le 07.03.1861, il était en garnison à Bitche lors de la guerre contre l'Allemagne. Il appartint au 5e corps (armée du Rhin), y fut promu capitaine au 84e le 9 août, et prit part aux combats qui furent livrés sous Metz. A la suite de la capitulation de cette place, le 27 octobre, il fut emmené prisonnier à Hambourg sur l'Elbe (Allemagne) et ne revint en France qu'après la signature du traité de paix. Il remplit un emploi de son grade au 9ème Rgt provisoire d'infanterie devenu plus tard le 122ème. Désigné pour l'Algérie, il prit part à la répression du mouvement insurrectionnel de la grande Kabylie, au (23) mois de juin 1871. Rentré en France au mois de mai 1872, décoré de la Légion d'honneur le 12.07.1880, repartit lors de la campagne de Tunisie à laquelle il prit part comme capitaine adjudant-major au 122ème sous les ordres du colonel Larroque commandant la colonne au Kef (avril 1881, en décembre 1881). Nommé commandeur du Nickam Iftikhar par décret du 14.07.1882, à la suite de propositions pour la campagne de Tunisie, M. de Boistel fut promu au grade de chef de bataillon au 122ème de ligne le 11.11.1881. Il est officier de la Légion d'honneur depuis le 30.12.1890.

BOITEUX.

Notaire à Damprichard depuis 1882. Membre de la chambre des notaires de l'arrondissement de Montbéliard.

BOITEUX (Ernest).

Maire de la commune de Mésandans.

BOITEUX (Aug.).

Maire de la commune de Valoreille

BOITEUX (Louis) né à Baume-les-Dames.

Docteur en médecine à Baume-les-Dames. M. le docteur Boiteux à présenté et soutenu devant la faculté de médecine de Paris le 26 juillet 1845, pour l'obtention du grade de docteur une thèse traitant de la pleurésie.

BOITEUX (Louis-Marie-Félix-Auguste) né à Baume-les-Dames le 30 août 1855. Fils du précédent.

Ex-interne des hôpitaux de Paris, il se vit décerner la médaille de bronze de l'Assistance publique. Docteur en médecine, membre du conseil municipal de la ville de Baume. Reçu docteur par la faculté de médecine de Paris le 8 février 1883, avec une thèse traitant d'une Etude générale sur le traitement de la fièvre typhoïde. M. le Dr Boiteux exerce à Baumes-les-Dames [Baume-les-Dames].

BOITOUZET (Charles) né à Vaudrémont (Haute-Marne) le 4 juin 1830.

Directeur des contributions indirectes à Besançon.

BOLARD (François).

Maire de la commune de Routelle.

BOLARD (Sosthène-Edmond) né à Plaimbois-Vennes le 6 mars 1886.

Entré dans l'administration des forêts le 26.08.1886, M. Bolard fut nommé garde général adjoint le 03.09.1890. Il est garde général titulaire à Morteau depuis le 2 mars 1892.

BOLE (Alexandre).

Maire de la commune de la Sommette.

BOLEY (Pierre).

Maire de la commune de Cordiron.

BOLOT (E.) né à Gray (Haute-Saône) le 15 juillet 1857.

Licencie ès-sciences. Docteur en médecine. Professeur d'histologie à l'école de médecine à Besançon. Chef de clinique à l'hôpital. On doit au docteur Bolot une thèse traitant. de la genèse des hématies (Faculté de Paris, i884). (24).

BON (Antoine-Célestin) né à Arcey le 2 juillet 1828. [*31]

A été successivement Chef de section pendant 5 ans pour l'exécution de la ligne Paris-Lyon-Méditerranée, partie faite par l'Etat entre Dijon et Chalons [Chalon-sur-Saône ou Châlons-en-Champagne]. Agent-voyer de l'arrondissement de Vesoul du 1ème janvier 1849 au mois d'août 1854. Agent-voyer en chef du département du Cher d'août 1854 à août 1875. En 1870 a fait exécuter les travaux défensifs dans la partie nord de ce département et le long de la Loire, sur la désignation des 2 commissions civile et militaire instituées pour la défense. Il exerça les fonctions de colonel du 2e régiment des mobilisés du Cher. Chef du service technique d'abord et ensuite ingénieur en chef de la construction de la Société des chemins de fer économiques à Paris. M. Bon est aujourd'hui retraité, ingénieur Civil à Alger, chevalier de la Légion d'honneur et membre de l'association franc-comtoise «Les Gaudes».

BON (Joseph-Étienne) né à Ornans le 26 décembre 1830. [*32]

Ancien professeur de philosophie au lycée de Bourges. Ancien proviseur des lycées de Besançon, Nantes, Alger, Saint-Denis (Réunion). Proviseur honoraire. Chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'Instruction publique. Président de l'association franc-comtoise «Les Gaudes».

BONAME (Louis) né à Seloncourt le 2 juin 1846. [*33]

Fabricant d'horlogerie. Maire de Seloncourt. Membre de la chambre de commerce de

Besançon. Chevalier de la Légion d'honneur.

BONDENET (Charles).

Maire de la commune d'Accolans.

BONDENET (Désiré-F.).

Maire de la commune de Faimbe.

BONIFACY (Gabriel)

Fabricant d'horlogerie à Besançon. Membre de la chambre de commerce.

BONIN (Claude-Georges) né à Limoges le 26 janvier 1845.

Procureur général près la cour d'appel de Besançon. Reçu docteur par la faculté de droit de Limoges au mois de janvier i867, M. Bonin demeura inscrit au barreau de l'ordre des avocats à la cour d'appel de cette ville jusqu'à sa nomination de substitut à Tulle, le 4 octobre 1870. Procureur à Ussel le 4 novembre 1874, il exerça ces fonctions à Brive le 13 mars 1876 et successivement à Gap, le 30 juillet 1877, à Montbrisson le 15 juin 1878, à Limoges le 17 juillet 1880 et à Reims le 28 août 1886. M. Bonin devint substitut du procureur général près la cour d'appel de Paris le 21 juin 1890; il est procureur général à Besançon depuis le 3 juillet 1894.

BONNE (Marie-Charles-Henri) né à Bar-le-Duc le 7 octobre 1858.

Avocat général à la cour d'appel de Besançon. Reçu docteur en droit par la faculté de Paris le 18 juillet 1883. M. Bonne fut nommé substitut à Sedan, le 29 août 1883, puis au Mans le 20 octobre suivant. Procureur à Vesoul du 6 août 1886 au 12 avril 1891, il passa à cette dernière date au tribunal de Besançon et est actuellement avocat général à la cour d'appel de cette ville, depuis le 8 octobre 1895.

BONNEFOY (Joseph).

Maire de la commune de Voires. (25)

BONNEFOY (Félix).

Maire de la commune de Mérey-Vieilley.

BONNEFOY (Justin).

Maire de la commune de Vuillafans-Lavans [Lavans-Vuillafans].

BONNEFOY (Alfred-Lucien) né à Lavans-Vuillafans le 6 mars 1841.

Inspecteur adjoint des forêts à Brignoles (Var) depuis le 19 mars 1892. M. Bonnefoy entra dans l'administration des forêts le 12 juin 1866 et fut successivement nommé garde général stagiaire à sa sortie de l'École nationale forestière de Nancy le 10 mai 1872, et garde général titulaire le 17 décembre 1878.

BONNEFOY (Georges-Célestin) né à Saint-Vit le 19 octobre 1856.

Capitaine de gendarmerie à Hanoi (Tonkin). Compris dans le contingent de 1876, M.

Bonnefoy fut incorporé le 20.12 de la même année. Il fut promu sous-lieutenant le 13.06.1884, lieutenant le 31.06.1886 ; il est capitaine depuis le 30.08. 1893.

BONNET (Augustin).

Maire de la commune de Grandfontaine-Fournets.

BONNET (Delphin).

Maire de la commune de Montflovin.

BONNET (Louis).

Maire de la commune de Cussey-sur-Lison.

BONNET (Fénelon).

Maire de la commune de Longeville.

BONNET (Aristide-Michel-Florentin-Alexandre) né à Besançon le 9 août 1839.

Général commandant la 53ème brigade d'infanterie. Officier de la Légion d'honneur. M. Bonnet qui était élève du Prytanée depuis l'année 1849, fut admis avec le nème 6 à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr le 29 octobre 1857 et, après deux années d'études, il en sortit comme sous-lieutenant le 1er octobre 1859 et fut affecté au i88 régiment d'infanterie. Promu lieutenant à. son corps, le 24 juin 1865 et capitaine le 24 juillet 1870, il fit la campagne contre la Prusse, fut blessé à Froeschwiller et, à peine guéri, prit le commandement d'une compagnie du 85ème de ligne avec laquelle il assista aux affaires de Cussey et de Geneuille ainsi qu'au mouvement de retraite opéré vers la Loire. Promu chef de bataillon, il combattit l'insurrection de la Commune, du 19 mars au 22 mai 1871, fut blessé le 16 mai dans un combat où son bataillon fit des prodiges de valeur. Il fut décoré le 3 juin suivant.

Après la guerre, la commission de révision des grades, le maintint dans son commandement mais pour prendre rang à compter du 16 septembre 1871. Placé d'abord au 87e d'infanterie il passa, en 1873., au 26e de même arme.

Nommé lieutenant-colonel du 8e de ligne le 3 mai 1879, il commanda, du mois d'août 1881 jusqu'à sa nomination au grade de colonel du 89e, le 4 octobre 1883, l'École normale de tir. Les études qu'il fit sur l'armement et les améliorations qu'il apporta au fusil Lebel, lui valurent la rosette d'officier de la Légion d'honneur le 23 décembre 1886. M. Bonnet a reçu les étoiles de général de brigade le 22 décembre 1890.

BONNOT (Joseph).

Maire de la commune d'Etouvans.

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BONNOT (Joseph).

Maire de la commune de Fontaine.

BONVALOT (Stanislas).

Maire de la commune de Châtillon.

BORDEAUX (François-Constant). Notaire à Audeux depuis le 24 septembre 1881.

Suppléant de la justice de paix de ce canton. Ses prédécesseurs sont MM. Verbois, Vuillemot, Rebillet, Renaud père et fils, Denizot.

BORDY (Félix).

Maire de la commune d'Alaise.

BORNE (Ch.-M.-Jh.) né à Saint-Hippolyte le 1er février 1850. [*34]

Maire de cette ville. Conseiller général depuis 1883. A fait la Campagne de 1870 comme aide major. Chevalier de la Légion d'honneur. Lauréat de la faculté de Paris. 1er prix Corvisart en 1875 pour un important travail sur les Pleurésie:. Reçu docteur le 24 juin 1874, avec une thèse intitulée: Remarques sur les névralgies bronchiales.

BORNEQUE (Pierre-Constant-Eugène) né à Bellefontaine canton de Berne (Suisse).

Ingénieur des arts et manufactures. Manufacturier à Beaucourt (territoire de Belfort). Membre de la chambre consultative des arts et manufactures de Montbéliard. Chevalier de la Légion d'honneur, décoré pour sa belle conduite pendant la défense de Belfort. Officier de l'Instruction publique.

BORY (Henri-Jean-Baptiste).

Notaire à Rurey depuis le Il février 1874. Ses prédécesseurs sont MM. Buhon, Henriot, Berrot, Husson et Thouverey

BOSQ (André-Jean-Baptiste) né à Saint-Léger-des-Vignes (Nièvre) le 14.11.1858.

Licencié en droit. Ancien notaire à Amboise (Indre-et-Loire). Ancien suppléant de la justice de paix du canton d'Amboise. Notaire à Besançon depuis le 27 août 1892. Ses prédécesseurs sont MM. Mazéoyhi, décédé, président de la chambre des notaires de l'arrondissement de Besançon; Delavelle, chevalier de la Légion d'honneur, notaire honoraire, ancien maire de Besançon; Ficatier, Dromard, Billebaud et Mancourt; Bosquet président de l'Union artistique de Besançon.

BOSQUETTE (Marie-Auguste) né à Luttange (Moselle) le 16 mars 1853.

Ancien aide major stagiaire au Val-de-Grâce. Docteur en médecine à Montbéliard. Auteur de la thèse suivante : De la ligature de l'épiploon dans la kélotomie et de ses avantages sur l'abandon dans la plaie. (Faculté de Paris, 24 juillet 1876).

BOUCHARD (Sébastien) né à Lusans [sic] le 40 janvier 1819.

Maire de la commune de Luisans [sic]. Chevalier du mérite agricole.

BOUCHER.

Professeur à la faculté des sciences de Besançon. Officier de l'instruction publique. Membre de la commission administrative du bureau de bienfaisance de cette ville.

BOUCHOT (Henri) né à Beurre en 1849.

Bibliothécaire au cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale. Lauréat de l'Institut. Ancien élève de l'Ecole des Chartes. Membre de la société des Antiquaires de France. Parmi les ouvrages que M. Bouchot a publiés, nous citerons : L'armorial de Bourgogne et de Franche-Comté, 3 vol. in-8, 1874-75. - Lettres sur l'histoire du Perthois, in-8, 1880. Le Livre rouge de la ville de Saint-Quentin, in-8, 1881. - Mandrin en Bourgogne, décembre 1874, d'après un mémoire inédit, in-8, 1882. Les portraits au crayon des XVIe et XVIIe siècles, conservés à la Bibliothèque nationale (1525-1646), in-8, 1884. - Le Livre, l'illustration, la reliure, in-8ème, 1886. - Le canton de Ligny, in-16, 1886. - Jacques Cahot, sa vie, son œuvre et ses continuateurs, in-8 avec gravures, 1886. - Inventaire des dessins et estampes relatifs au département de l'Aisne, recueillis et légués à la Bibliothéque nationale par E. Fleury, in-8,

1887. - Moeurs et coutumes de la France: La famille d'autrefois : Le mariage, la naissance, la mort, in-4ème avec gravures, 1887. - Contes francs-comtois, édition unique, in-12 avec dessins d'Edelfelt, 1887, ouvrage couronné par l'Académie française. - L'histoire anecdotique des métiers avant 1789, in-8, 1888. - L'oeuvre de Gutemberg : l'imprimerie, l'illustration, in-8, 1888. Quelques dames du XVIe siècle et leurs peintres, in-8, avec gravures, 1888. – Les reliures d'art à la Bibliothèque nationale, gr. in-8 avec 80 planches, 1888.- Les dames de Brantôme, in-4ème, 1889. - La Franche-Comté, illustrée par Eugène Sadoux, in-4 avec 30 eauxfôrtes

et 3 héliographes, 1889. - Récits vrais de vies fausses. Au plus offrant, in-12, 1889.

Modèles d'orfèvrerie des XVIIe et XVIIIe siècles, in-folio avec 100 planches, 1889. - Les exlibris et les marques de possession du livre, in-12, 1890. M. Bouchot a publié en collaboration avec le docteur Chapoy : Pasteur, l'homme, le savant, in-8, 1884, et avec M. Duplessis : Le dictionnaire des lettres et monogrammes des graveurs.

BOUCON (Ferréol-Charles-Ferdinand) né à Besançon le 13 décembre 1854.

Capitaine de gendarmerie à Auxerre (Yonne). Chevalier de la Légion d'honneur. Engagé volontaire le 13 avril 1872, M. Boucon est capitaine depuis le 11 octobre 1892.

BOUDOT (Léon) né à Besançon.

Peintre, hors concours, élève de M. Français.. Membre de la société des Artistes français. A

exposé : en 1886, Avril, parc de Thoraise; - Ruisseau sous bois. - En 1887, Bruyère à la lisière d'un bois (Franche-Comté). - En 1888, Matinée de septembre; - Octobre. - En 1889, Le ruisseau d'Hyères [Hyèvre ?]; les bords du Doubs, à Avenay [Aveney]. - En 1890, Vergers à Hièvre [Hyèvre ?], fin d'octobre. - En 1891, Avanne, vallée du Doubs et Vuillafans, vallée de la Loire. - En 1893, Prairie inondée et Glaneuse. - En 1895, Matinée d'août en Franche-Comté; - Une saulée dans le Jura. En 1896, Février au Cap d'Antibes. Déclin du jour, en Franche-Comté. M. Boudot est titulaire des récompenses suivantes, Mention honorable en 1890, médaille de 3ème classe en 1888 de 2ème classe en 1889 de bronze à l'Exposition universelle de la même année.

BOUGEOT (Joseph).

Maire de la commune de l'Hôpital-du-Grosbois.

BOUGUET (Henry-Louis) né à Morey (Haute-Saône) le 23 novembre 1847. [*35]

Contrôleur des mines a Besançon. Ancien élève de l'Ecole des Mines de Saint-Etienne. A occupé successivement, depuis son entrée dans l'administration, les postes de: Constantine (Algérie), Nouméa (Nouvelle-Calédonie), Privas (Ardèche), Moulins (Allier). Nommé au poste détaché de Besançon le 1er novembre 1893.

BOUQUET (Marius-Charles-Emmanuel) né à Montbéliard le 19 octobre 1858.

Procureur de la République près le tribunal civil de Lons-le-Saunier (Jura). Docteur en droit, lauréat de la faculté de droit de Dijon. M. Bouquet entra dans la magistrature le 5 décembre (28) 1884, en qualité de juge suppléant au tribunal civil de Dijon. Juge à Charolles le 8 juin 1885, il y fut chargé de l'instruction le 16 du même mois, puis il revint à Dijon comme substitut le 28 août 1886 et passa à Châtillon-sur-Seine le 28 janvier 1890 où il remplit les fonctions de procureur jusqu'au 4 avril suivant. Remplacé dans ce poste, il passa procureur à Sancerre le 21 avril 1891. M. Bouquet est en cette même qualité au tribunal de Lons-le-Saulnier depuis le 17 mars 1896.

BOURDENET (Joseph).

Maire de la commune de Luisans.

BOURDIN (J.-Arsène).

Maire de la commune d'Houtaud.

BOURGOIN (Léon-Maximin) né à Roulans le 11 septembre 1852.

Capitaine commandant la gendarmerie à Arras. Entré au service le 24 mai 1873, M. Bourgoin fut promu sous-lieutenant le 14 avril 1883, lieutenant le 16 avril 1885. Il est capitaine depuis le 11 mai 1894.

BOURGOIN (François).

Maire de la commune de Burgille.

BOURGON (Narcisse) né à Flagey le 7 août 1853. [*36]

Maire de la commune de Flagey.

BOURLIER (Jules).

Maire de la commune de Colombier-Fontaine.

BOURLIER (Georges).

Maire de la commune de Saint-Maurice.

BOURQUIN (Charles Julien).

Cultivateur à Badevel. Membre du conseil d'arrondissement de  Montbéliard, où il représente le canton d'Audincourt. M. Bourquin est officier d'Académie.

BOURRIOT (Emile).

Maire de la commune d'Adam-lez-Passavant [Adam-lès-Passavant].

BOUSSEY (Armand) né à Gray (Haute-Saône) le 9 juin 1849.

Professeur au lycée de Besançon, titulaire de la chaire d'histoire de l'enseignement classique. Officier de l'Instruction publique. Membre de l'Académie de Besançon depuis le 13 février 1890.

BOUTEILLE (Joseph).

Maire de la commune de Maîche-Mancenam [Mancenans].

BOUTON.

Docteur médecin à Besançon, médecin légiste, médecin de l'école normale, professeur départemental d'accouchement. Officier de l'Instruction publique; membre correspondant de la société de médecine légale de France.

BOUTON (Paul) né à Besançon le 21 mai 1863. Fils du précédent.

Anciennement docteur en médecine dans sa ville natale, chargé de l'enseignement de l'hygiène, chef des travaux anatomiques à l'école de médecine. On doit au docteur Bouton une thèse traitant: De la métrite chez les vierges. (Faculté de Paris le 20 avril 1887). Actuellement médecin de colonisation à Bordjbon-Arreridj département de Constantine).

29

BOUTROUX (Léon) né à Montrouge (Seine) le 16 avril 1851.

Doyen de la faculté des sciences de l'Université de Besançon, titulaire de la chaire de chimie de cette faculté. Membre du conseil de l'Université, du conseil académique et de l'Académie de celte ville. Officier de l'instruction publique. Auteur de « Le Pain et la Panification, chimie et technologie de la boulangerie et de la meunerie » Paris, 1897, J. B. Baillière et fils.

BOUVARD (Louis) né à Pontarlier le 4 février 1832.

Docteur en droit, avocat à la cour d'appel de Besançon, plusieurs fois bâtonnier Chevalier de la Légion d'honneur, officier d'Académie. Conseiller municipal depuis 1871. Membre de la commission de surveillance de la bibliothèque populaire et de la commission administrative de l'école municipale de musique. Ancien président de l'association des intérêts bisontins et prédisent honoraire du comité de la société française de secours aux blessés, etc.

BOUVENOT (Louis-Joseph-Alphonse) né à Arbois (Jura) le 3 avril 1858.

Notaire à Dannemarie depuis le 16 avril 1889. Ses prédécesseurs sont MM. Dromard, Euvrard, Demesmay, Mazoyhie, fils, Vauthier et Mazoyhie père.

BOUVERET (César)

Maire de la commune de la Chapelle-des-Bois.

BOUVET (Justin).

Maire de la commune de Châtillon-Guyotte.

BOUVET (Antoine) né à Villers-sous-Montrond le 5 novembre 1849.

Docteur en droit. Avocat près la cour d'appel de Besançon. Bibliothécaire de l'ordre des avocats.

BOYER (Léon) né à Lons-le-Saulnier le 18 août 1849.

Conseiller à la cour d'appel de Besançon. Inscrit au barreau de l'ordre des avocats à la cour d'appel de Paris de juillet 1873 au 25 juillet 1876, M. Boyer fut nommé, à cette dernière date, juge de paix suppléant, rétribué, du canton de Sidi-bel-Abès. Juge de paix à Lamoricière le 6 avril 1877, il passa avec les mêmes fonctions à Inkermann le 5 décembre 1878 et à Ain- Temouchent le 10 février 1880. Il fut nommé juge et plaideur criminel au tribunal d'Orléansville le 23 juillet suivant et revint en France où il exerça d'abord les fonctions de procureur à Baume-les-Dames le 1er décembre 1880, puis celle de président à Pontarlier le 23 septembre 1883. Il fut nommé conseiller à la cour d'appel de Besançon le 13 octobre 1891; président à cette cour le 30 janvier 1892, et enfin conseiller le 8 novembre 1892.

BOYER (Emile) né à Saint-Saturnin (Hérault) le 2 février 1838. [*37]

Militaire de 1855 à 1869, campagne d'Italie, Montebello, Palestro, Turbigo, Magenta, Marignan, Solférino. Agent des ponts-et-chaussées de 1869 à1878. Capitaine dans la garde mobile du Doubs, campagne de 1870-71. Capitaine au 548ème régiment territorial d'infanterie, 1875-1895. Capitaine adjudant-major du bataillon des sapeurs-pompiers de Besançon du 17 mars 1890. Agent-voyer de la ville de Besançon, directeur du service de la voirie urbaine du 17 juillet 1878. Chevalier de la Légion d'honneur, officier d'Académie.

BRAND (Claude-Joseph) né à Rahon le 10 octobre 1834. [*39]

Maire de la commune de Rahon.

BRANGET (Alphonse-Etienne-Théodore).

Chef de division, de la préfecture, greffier du conseil de cette administration, M. Branget est officier d'Académie.

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BRANGET (Justin-O.).

Maire de la commune de Fourbanne.

BRÉDIF.

Recteur de l'Académie de Besançon. Chevalier de la Légion d'honneur, officier de

l'Instruction publique. Président du conseil général des facultés.

BRELET (Théodore) né à Baume-les-Dames le 18 avril 1855.

Sous-préfet de Saint-Omer. Officier d'Académie. Licencié en droit de la faculté de Paris. Ancien avocat près le tribunal civil de Baume-les-Dames. Ancien membre du conseil municipal de cette ville. Entré dans l'administration préfectorale le 26 janvier 1855 comme conseiller de préfecture du Doubs, M. Brelet fut nommé sous préfet de Ribérac, le 21 février 1855 et devint secrétaire général du Pas-de-Calais, le 13 mars 1893. Il est sous-préfet de Saint-Omer depuis le 15 mars 1895.

BRELLMANN (Jules-François-Antoine) né à Altkirch (Alsace) le 31 juillet 1846.

Avocat, ancien bâtonnier. Chevalier de la Légion d'honneur. Président du tribunal civil de première instance de Besançon depuis le 8 novembre 1892, ce magistrat a occupé les fonctions de procureur à Montbéliard, du 9 janvier 1882 au 15 novembre 1890, date à laquelle il fut appelé à la présidence du tribunal de Lons-le-Saulnier, qu'il conserva jusqu'à sa nomination à Besançon.

BREM (Gaspard-Henry de) né à Saint-Avold le 18 avril 1826.

Frère du général qui se distingua dans la campagne de Tunisie et mourut à Montpellier le 10 septembre 1881, M. le général G.-H. de Brem appartient à une famille qui fut anoblie par lettres du duc Léopold de Lorraine, le 19 octobre 1725.

Général de brigade en retraite, commandeur de la Légion d'honneur (29 décembre 1887), M. le général de Brem qui était entré à l'Ecole de Saint-Cyr en 1843 et qui y fut caporal et sous officier, en sortit sous-lieutenant d'infanterie le 1er octobre 1845. Il fut nommé lieutenant en 1848, capitaine en 1854, et chef de bataillon en 1867. Sa nomination au grade de lieutenant colonel est du 5 décembre 1870, celle de colonel du 2 juin 1875. Il reçut les étoiles de général le 1er décembre 1883 et prit sa retraite le 28 mai 1888. Durant la guerre contre l'Allemagne le général commanda en qualité de lieutenant-colonel le 65e régiment de marche.

BRENET (Félix).

Maire de la commune de la Cluse-et-Mijoux.

BRENOT (Lucien) né à Venarey (Côte-d'Or) le 16 janvier 1843.

Inspecteur de forêts à Besançon. Chevalier du Mérite agricole. Sorti de l'Ecole nationale forestière le 26 septembre 1886, M. Brenot devint garde général stagiaire à Dijon et à Moutiers (Savoie). Puis il fut nommé à Moutiers (Savoie) le 3 juin 1867 et à Morteau (Doubs) le 13 juillet comme garde général titulaire. Il devint inspecteur adjoint à Thonon le 11 janvier 1877 puis entra avec son grade dans k service des aménagements à Lons-le-Saunier, le 28 février 1880, et il est inspecteur depuis le 21 mai 1S84, toujours dans le même service On doit à M. Brenot un ouvrage sur les Aménagements des futaies résineuses. (1882) autre sur La méthode expérimentale appliquée aux Forêts (1892); un troisième sur le prix des bois résineux dans le Doubs et b forêt normale (1895); puis un quatrième sur La forêt normale et la représentation graphique des futaies du Doubs de 1889 à 1900.

BRENOT (Auguste).

Maire de la commune de Yallerange [Jallerange].

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BRENOT (J.-B.-Justin).

Maire de la commune de Trouvans.

BRESSE (Joseph-Eugène-Stanislas) né à Vauclusotte le 27 novembre 1854.

Entré dans l'administration des forêts le 1er octobre 1875, M. Bresse, qui débuta dans le service des reboisements de l'Isère, a été ensuite garde général à Louhans (Saône-et-Loire). Il est inspecteur adjoint à Baume-les-Dames depuis le 17 septembre 1897.

BRESSIN (Virgile) né à Appenans le 5 janvier 1854.

Maire de la commune d'Appenans.

BRESSON (Jules-Augustin) né à Saint-Bresson (Haute-Saône) le 11 février 1841. [*38]

Principal du collège de Pontarlier. Officier d'Académie.

BRETILLOT (Maurice).

Banquier à Besançon. Membre de la chambre de commerce et de la commission de la société des Amis des Beaux-Arts de cette ville.

BRETILLOT (Camille).

Maire de la commune de Longeville.

BRETIN (Claude-Joseph).

Maire de la commune de Cottier.

BREUILLOT (J.-B.-Hippolyte).

Maire de la commune de Roche.

BREULEUX (Edmond).

Industriel. Membre de la chambre consultative des arts et manufactures de Montbéliard.

BRIFFE (Aimé).

Maire de la commune de Chevigney-A. [sic].

BRISCHOUX (Henri).

Maire de la commune de Vernois-le-Fol.

BRISSAUD (Edouard) né à Besançon le 15 avril 1852.

Professeur agrégé à la faculté de médecine de Paris. Médecin des hôpitaux (Hôpital Saint-Antoine). Médecin de la compagnie des chemins de fer de Paris à Orléans. Chevalier de la Légion d'honneur. M. Brissaud s'est fait recevoir docteur par la faculté de médecine de Paris, en 1880, avec la thèse suivante : Recherches anatomo-pathologiques et physiologiques sur la contracture permanente des hémiplégiques. La thèse d'agrégation qu'il soutint devant la même faculté, en 1886, traitait des Paralysies toxiques. M. Brissaud a publié un grand nombre de travaux relatifs au système nerveux parmi lesquels il faut citer L'anatomie du cerveau de

l'homme (Masson, Paris, 1893); un volume de leçons faites à la Salpêtrière (suppléance du professeur Charcot), et une série de mémoires concernant les contractures. M. Brissaud a dirigé en collaboration avec les professeurs Charcot et Bouchard le Traité de Médecine de l'éditeur Masson; nous signalerons également diverses notes d'histoire Médicale et un volume sur l'Histoire des Expressions populaires relatives à l'anatomie, à la physiologie et à la médecine. On trouve dans ce volume l'interprétation de nombreux proverbes francs-comtois.

BRIZARD (Louis-Marie-Paul).

Notaire à Sancey-le-Grand (Prestation de serment du 19 juillet 1864), successeur de M. Baillaud. Syndic de la chambre de discipline des notaires de l'arrondissement de Baume-les Dames (32)

BROCARD (Emile) né à Montbéliard le 6 juin 1834.

Propriétaire à Besançon et du château de Vaufrey, par Saint-Hippolyte.

BROCARD (Eugène).

Maire de la commune du Crouzet.

BROGLIE (Léon) né à Kaysersberg le 10 février 1840.

Receveur de l'enregistrement (actes civils) à Besançon.

BROYOT (Louis).

Maire de la commune de Flangebouche.

BRUAND (Léon-Louis-Joseph-Victor) né à Besançon le 2 septembre 1845. [*40]

Inspecteur des forêts à Versailles. Docteur en droit. Chef de bataillon d'infanterie territoriale attaché à l'état-major du gouvernement de Paris. Chevalier du Mérite agricole, officier d'Académie, commandeur d'Isabelle-la-Catholique, chevalier de la couronne d'Italie. Ancien élève de l'Ecole nationale forestière de Nancy, M. Bruand fut nommé garde-général stagiaire à Besançon, à sa sortie de cette école le 29 août 1868, garde général titulaire à Hauteville (Ain) le 8 novembre 1869. Il fit la campagne de 1870-71, siège de Paris, comme lieutenant au régiment forestier. Nommé rédacteur à l'administration centrale des forêts le 28 octobre 1871, il fut détaché au secrétariat général du ministère des Finances du 24 décembre 1874 au 31 décembre 1878, puis au ministère de l'Agriculture le 1er janvier 1878. Nommé inspecteur le 15 juin 1878, il fut successivement chef de section à l'Administration centrale, inspecteur à Compiègne du 14 mars 1883 au 31 décembre 1887, chef du contentieux à l'Administration centrale, du 1er janvier 1888 au 22 mai 1894, inspecteur à Versailles.

M. Bruand est l'auteur d'un ouvrage intitulé « les droits d'usage dans les forêts», Paris, Pochon, 1875, et a collaboré au Code forestier annoté de Dalloz, Paris, 884. Il a fait plusieurs études dans l'annuaire de législation étrangère, notamment Loi forestière hongroise de f879 (annuaire de 1880); Loi prussienne de police rurale et forestière de 1880 (annuaire de 1881) ; Loi prussienne concernant l'administration des bois indivis; Loi forestière du canton de Zug (annuaire de 188?).

BRUCHON (Just-Charles) né à Besançon le 2 septembre 1828. [*41]

Professeur honoraire à l'école de médecine de Besançon (Chaire d'anatomie) 38 ans de professorat. Ex-interne des hôpitaux et lauréat de l'Ecole de médecine de Besançon. Médecin du lycée Victor Hugo, à Besançon. Chevalier de la Légion d'honneur. Président de l'association de prévoyance des médecins de France. Président de la société d'émulation du Doubs. Ancien président de la société de médecine de Besançon et de Franche-Comté et de l'Association fraternelle des anciens élèves du lycée de Besançon. M. Bruchon s'est fait recevoir docteur par la faculté de Strasbourg le 2 décembre 1854, avec la thèse suivante : De l'anesthésie locale par le chloroforme et l'éther.

BRUCHON (Henri) né à Besançon le 29 mai 1868. Fils du précédent. [*42]

Docteur en médecine à Besançon. Ex-interne des hôpitaux et lauréat de l'école de médecine de cette ville. Ancien externe des hôpitaux de Paris. Professeur suppléant des chaires de médecine à l'école réorganisée de médecine et de pharmacie de Besançon. Médecin de l’école normale des institutrices. On doit au docteur Bruchon une thèse traitant de : Considérations sur l'étiologie et la pathogénie de l'ulcère rond de l'estomac. Sa statistique dans les hôpitaux de Paris, thèse (33) présentée et soutenue devant la faculté de médecine de Paris, pour l'obtention du grade de docteur, le 25 juillet 1894.

BRUGNON (Emmanuel) né à Besançon.

Docteur en droit. Avocat à la cour d'appel de Paris. Membre de l'association franc-comtoise «les Gaudes».

BRUGNON (Maurice) né à Besançon.

Docteur en droit, avocat à la cour d'appel de Paris. Membre de l'association franc-comtoise «les Gaudes».

BRULARD (George).

Propriétaire à Besançon. Lieutenant de louveterie de cet arrondissement.

BRULARD (Désiré).

Ancien membre du conseil de direction de la caisse d'épargne et de prévoyance de Besançon. Officier d'Académie. Ancien greffier en chef du tribunal civil de cette ville.

BRUNSCHWIG (Henri) né à Blotzheins (Haut-Rhin). Docteur en médecine à Besançon. Reçu par la faculté de Strasbourg le 18 mai 1870, avec la thèse suivante : La lésion des plaques de Peyer est-elle constante dans la fièvre typhoïde?

BUCHETET (Alfred).

Maire de la commune de Champoux.

BUNACHER (Sébastien-Antoine) né à Turckeim le 20 janvier 1847.

Inspecteur des forêts à Montbéliard.

BURTSCHELL (Jean-Albert) né à Mulhouse (Alsace), le 18 juin 1860.

Notaire au Russey depuis 1889. Suppléant de la justice de paix. Président de la délégation cantonale. Membre de la chambre de discipline des notaires de l'arrondissement de Montbéliard.

BUSSON (Charles).

Maire de la ville de Pierrefontaine.

BUTTERLIN (Louis).

Maire de la ville de Baume-les-Dames.

BUTTERLIN (Joseph-Désiré) né à Logelbach prés Colmar.

Docteur en médecine de la faculté de Paris (31 juillet 1872). Membre du conseil municipal de Baume-les-Dames, où il est membre du bureau d'administration et médecin du collège. Attaché au service de santé de la maison d'arrêt et de correction de cette ville. Il est officier de l'Instruction publique.

BUYER DE MIMEURE née de Jouffroy d'Abbans (marquise douairière de) née à Buthiers (Haute-Saône) le 8 mai 1828. [*43-44]

Propriétaire à Besançon et du château de Genlis (Côte-d'Or). Ecartelé au 1 et 4 d'azur, au lion d'argent tenant entre se ongles un écusson d'or, au chêne de sinople, qui est de Buyer, au 2 et 3 d'azur, au chevron d'or accompagné de 3 billettes du même qui est de Fyot de Mineure (terre franc alleu; devise : Deo et ense domini sui. Nous reproduisons la photographie de M. Marie-Claire-Ferdinand de Buyer, marquis de Mimeure, son époux, père du suivant, décédé dans son château de Genlis le 15 juin 1881.

BUYER DE MIMEURE (Marquis Pierre de) né à Bonnay le 2 janvier 1867. Fils de la

(34) précédente.

Propriétaire à Besançon et du même château que sa mère. La maison de Buyer de Mimeure fait remonter sa filiation : 1ème Comme de Bayer à Guillaume Buyer, syndic de la communauté de Lyon en 1290 ; 2ème Comme de Mimeure à Claude Fyot, marquis de Mimeure mort le 2 juin 1874. Ce dernier institua pour son légataire universel son cousin Ferdinand de Buyer, mort le 15 juin 1881, qui hérita ainsi du château de Genlis appartenant en ce moment à son fils Pierre. Le Marquisat de Mimeure fut érigé par Louis XIV en faveur de Jacques Louis de Valon, sieur de Mimeure, pour le remercier des services qu'il avait rendus en 1683 à l'expédition d'Alger, puis au siège de Luxembourg de Philisbourg, etc.) A défaut d'héritier mâle du dernier marquis

de Mimeure le roi Louis XIV donne le droit à son héritier direct de relever le titre «de

Marquis» et le nom de «de Mimeure».

 

C

CABOSSEL (A.) né à Toulon (Var) le 31 août 1827. [*45]

Lieutenant-colonel en retraite, à Besançon. Officier de la Légion d'honneur. Chevalier de Guadeloupe du Mexique. Président de la société fraternelle des officiers en retraite du Doubs. Président du comité bisontin de la société nationale du Souvenir Français. M. Cabossel fut admis à la retraite avec le grade de lieutenant-colonel e 12 juin 1885. Il a fait les campagnes suivantes : En Afrique du 18 avril 1860 au 8 février 1863, au Mexique du 9 février 1863 au 16 avril 1867, en Afrique du 17 avril 1867 au 7 octobre 1870, et contre l'Allemagne du 8 octobre 1870 au 7 février 1871.

CAHOT (Pierre-Aristide).

Maire de la commune de Bretigney.

CACHOD (Justin).

Maire de la commune de Gilly [Gilley].

CADET (Claude-Jules) né à Besançon le 3 février 1828.

Général de brigade en retraite. Commandeur de la Légion d'honneur. Voici les états de service de ce général : Ecole militaire de Saint-Cyr, du 6 décembre 1845 au 1er octobre 1847, caporal à cette école le 28 décembre 1846. Sous-lieutenant le 1er octobre 1847, lieutenant le 10 août 1851, capitaine le 4 avril 1855, chef de bataillon le 22 décembre 1868 ; lieutenant-colonel le 29.12.1874 ; colonel le 07.06.1879 et général de brigade le 05.05.1885 ; admis à la retraite le 3 mai 1889. M. le général Cadet a été nommé chevalier de la Légion d'honneur le 25 juin 1854; officier le 29 décembre 1881 ; il a été élevé à la dignité de commandeur le 4 mai 1889.

CAILLODS (Charles-Henri) né à Bussurel (Haute-Saône) le 5 février 1843. [*46]

Elève de l'école normale de Montbéliard (1860-1863). Précepteur à Hérimoncourt (1863-1865). Maître-adjoint à l'école normale de Montbéliard (1865-1871). Directeur du cours complémentaire de Valentigney (1871-1894). Directeur de l'Ecole communale de Montbéliard depuis 1894.

CAILLON (Henri-Gaspard) né à Besançon le 15 avril 1832.

Lieutenant-colonel de cavalerie, en retraite. Chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre de Pie IX. (35) M. Caillon fit de fortes études au collège de sa ville natale à la sortie duquel il contracta un engagement de 7 années au 4ème régiment de chasseurs d'Afrique, le 16.04.1849. Il y fut d'abord nommé brigadier le 27.05.1850, puis maréchal des logis le 28.03.1852 et maréchal des logis chef le 29.07.1855. Promu sous-lieutenant à son corps le 12.01.1856 il passa au  3ème lanciers lors du licenciement de son régiment, le 07.08.1856, et rentra en France. Lieutenant le 13 août 1863, il fut décoré de la Légion d'honneur le 30.12 suivant. M. Caillou exerça les fonctions de lieutenant instructeur à l'Ecole impériale de Cavalerie, du 16.08.1865 au 16.10.1866, et sortit avec le nème 1 de sa promotion. Il fut affecté au 7ème régiment de chasseurs, mais il fut maintenu à cette école comme lieutenant écuyer et devint capitaine instructeur au 9ème cuirassiers le 22.12.1866. Il entra aux carabiniers de la garde le 8 août 1869 et exerçait les fonctions de major à son corps lors de la déclaration de guerre à l'Allemagne. Il fit partie de l'armée du Rhin et fut fait prisonnier à la suite de la capitulation de Sedan et envoyé en Allemagne. Il rentra en France après la signature de la paix, fut affecté au 11ème cuirassiers comme capitaine, puis il passa capitaine-instructeur à son corps, le 24.05.1871. Capitaine adjudant-major le 11 septembre 1871, il devint capitaine commandant le 24.04.1872, et quitta ce régiment pour faire partie du 22 dragons lors de sa formation, le 11.10. 1873.

Elevé au grade supérieur le 8 octobre 1875, il commanda un escadron du  8ème cuirassiers jusqu'à sa mise à la retraite qu'il obtint, sur sa demande, en 1879. Dans sa retraite, il fut nommé lieutenant-colonel le 30 mars 1880 et appelé au commandement du 4e régiment territorial de cavalerie. Placé hors-cadres le 8 avril 1884, il fait partie du service des étapes depuis le 7 mai 1885.

CALAME (Georges).

Secrétaire de la Société d'horticulture du Doubs à Besançon.

CAMUS (Louis-Frédéric).

Membre du Conseil municipal de la ville de Montbéliard.

CARDOT (Emile-Antoine-Albert) né à Sarrageois (Doubs) le 10 décembre 1850. [*47]

Inspecteur des forêts à Pontarlier. Chef de bataillon de l'armée territoriale, attaché à l'Etat major du général gouverneur de Besançon. Officier d'Académie. Elève, libre de l'école nationale forestière de Nancy. Nommé garde-général stagiaire, membre de la Commission des reboisements à Gap (Htes-Alpes) le 11.12.1875, M. Cardot fut promu inspecteur, adjoint (même service), le 12.01.1888. Le 10.01.1885 il fut désigné comme chef de la circonscription des reboisements et de la chefferie de St-Bonnet [Saint-Bonnet] (Hautes-Alpes). Chargé le 14.02.1887 de la chefferie de Pontarlier (Doubs) il fut promu inspecteur sur place le 31.10.1894. M. Cardot a fait exécuter dans le département des Hautes-Alpes, d'importants travaux de reboisement et de correction de torrents. La restauration des montagnes du Champsaur (Vallée du Drac), autrefois très dénudées, et aujourd'hui couvertes de jeunes bois résineux sur plusieurs milliers d'hectares est en grande partie son œuvre. Depuis son arrivée dans l'arrondissement de Pontarlier, il a fait exécuter également d'importants travaux de repeuplement dans des terrains improductifs et soumis au régime forestier par les communes. Il a créé tout récemment à Pontarlier à l'aide des subventions qui lui ont été fournies par le département et la ville, un établissement de pisciculture pour le repeuplement des eaux de l'arrondissement.

M. Cardot est l'auteur de nombreuses publications faites dans la «Revue des Eaux et forêts», «l'Annuaire du Club Alpin français», et le «Bulletin de la Société forestière de Franche (36) Comté». Quelques-unes de ces publications ont été remarquées, entre autres: De l'origine des inondations (Annuaire du Club Alpin français 1882). La genèse du Régime pastoral. (Revue des Eaux et forêts 10061896). Statistique forestière de l'arrondissement de Pontarlier (Bulletin de la Société forestière de Franche-Comté, octobre 1896). M. Cardot a été pendant plusieurs années. Président de la Société des Amis de l'instruction de Pontarlier. Il est Vice-Président d'honneur de la section de Gap du Club Alpin français. Secrétaire du Comice agricole de Pontarlier. Délégué cantonal et membre du Conseil d'administration du Collège de Pontarlier.

CARIAGE (Abel) né à Vesoul le 13 décembre 1856.

Fondateur (1883) des «Gaudes», journal littéraire, artistique, musical, franc-comtois, bimensuel, paraissant à Besançon.

CARISEY (J.-Célestin).

Maire de la commune de Morchamps.

CARRAY (Pierre-Frédéric).

Maire de la commune de Courcelles-lez-Montbéliard [Courcelle-lès-Montbéliard].

CARREZ (Louis).

Maire de la ville de Mouthe.

CARRY (Léon) né à Besançon le 26 août 1865.

Agent-voyer à Besançon. Chef de comptabilité au service des chemins vicinaux.

CARRY (Clément) né à Saône le 15 février 1821. [*48]

Fabricant d'aiguilles de montres. Horloger depuis 1834 à Besançon depuis 1869, ayant habité 30 ans les Brenets et Le Locle (Canton de Neuchâtel, Suisse). Membre du Conseil municipal de cette ville depuis 1888. Pendant la guerre franco-allemande, le gouvernement de la Défense nationale fit appel aux hommes de bonne volonté pour fabriquer un fusil ou transformer des anciens modèles afin d'armer convenablement les défenseurs de la Patrie. Obéissant à cet appel, M. Carry présenta le 1801.1871, à la préfecture du Doubs et au lieutenant-colonel de Bigot, un fusil à piston qu'il avait reçu quelques mois avant et qu'il avait transformé en une arme supérieure au fusil Chassepot, en ce qu'il s'armait automatiquement. Félicité de toutes  parts, il se décida à faire quelques démarches dans le but de le faire accepter par le comité technique de l'artillerie, mais celui-ci le refusa sous le prétexte qu'il était inutile de simplifier la manœuvre de la charge les soldats brûlant trop vite leurs munitions. Cependant l'idée principale du fusil de M Carry, fut admise dans celui présenté par le capitaine Gias qui fut présenté et admis quelque temps après.

CART (Charles)

Membre du conseil municipal de la ville de Baume. Conseiller d'arrondissement.

CASSART (Constant-Amboise) né à Grand-Fontaine-Fournets [Grandfontaine] le 13 août 1825.

Employé à la préfecture de la Seine. Chevalier de la Légion d'honneur depuis le mois d'avril 1870; décoré de la médaille militaire. M. Cassart compte à son actif 25 années de service militaire. Il est entré à la préfecture de la Seine le 01.03.1873 où il est chargé de la surveillance du magasin du matériel et des fournitures scolaires de la ville de Paris.

CASTAN (Ferréol-François-Joseph-Auguste) né à Besançon le 20 novembre 1833.

Archéologue et historien français. Sorti en 1855 de l'Ecole des Chartes avec le premier rang (37) de sa promotion, il revint dans sa ville natale pour y être l'adjoint du bibliographe Charles Weiss, érudit qu'il remplaça en 1866, comme conservateur de la bibliothèque de Besançon. Dans cet important dépôt, il a mis en lumière le plus ancien manuscrit des Chroniques de Froissart, la version française des Chroniques de Burgos, la moitié d'un Livre d'heures, décoré par Albert Dürer et ses principaux disciples, etc. Engagé dans le débat relatif à l'emplacement de l'Alésia des Commentaires de César, il a décrit les mémorables fouilles des tombelles du pays d'Alaise (1858-1864), fouilles qui ont procuré au Musée des Antiquités de Besançon un groupe précieux d'objets de l'époque gauloise. Ayant ensuite entrepris l'étude des édifices qui décoraient Besançon à l'époque romaine il découvrit en 1867, le Capitole de cette ville puis en 1870, le théâtre antique de la même ville et provoquait l'encadrement des vestiges de cet édifice dans un square archéologique exécuté par M. l'architecte Ducat, sous les auspices de la Société d'émulation du Doubs, association qui a recueilli dans ses mémoires la plus grande partie des écrits de M. Castan. Elu correspondant de l'Institut de France, en 1875, par l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, M. Castan a fait plusieurs lectures à cette compagnie, celle entre autres sur l'emplacement du Capitole de Carthage. Quelques années après (1881), il put ajouter à ses titres celui d'associé de l'Académie royale de Belgique, distinction qui lui fut accordée pour la part qu'il avait prise à l'édition Belge de la Correspondance du Cardinal de Granvelle. A la suite d'une mission d'études en Italie qu'il accomplit dans l'automne de 1880, il publia l'histoire de l'église dédiée à Saint-Claude, que la Franche-Comté possédait à Rome, puis un mémoire sur le tableau de Bronzino que les Médicis de Florence avaient offert aux Granvelle de Besançon. Mis en goût d'étudier les oeuvres d'art. M. Castan a visité la plupart des grandes collections de l'Europe et en a rapporté les éléments d'une série nombreuse de travaux. Les principales publications d ce savant sont les suivantes : Origines de la commune de Besançon, 1858 ; - Archéologie du palais d'Alaise, sept grands rapports sur les fouilles des tombelles gauloises, 1858-186'i; Monographie du palais Granvelle à Besançon, 1866; - Le Capitole de Vesontio 1868 - Le Champ de Mars de Vesontio 1868; – Le théâtre de Vesontio et le square archéologique de Besançon, 1872; - La Franche-Comté et le pays de Montbéliard, histoire abrégée de la région Séquanaise, 1877; - Catalogue des musées de la ville de Besançon, 6e édit., 1879, 7e édit. 1886 ; Besançon et ses environs, 1ère édit. 1880; 2e édit. 1887; - La confrérie, l'église et l'hôpital de St-Claude des Bourguignons de la Franche-Comté, à Rome, 1881 ; Les origines et la date du Saint-Ildephonse de Rubens, 1884 ; - Les Arènes de Vesontio, 1885 ; - Inventaire des richesses d'art de la bibliothèque de Besançon, 1886; - Les Capitoles provinciaux du monde romain, 1886, corps de doctrine qui embrasse l'ensemble des imitations provinciales du plus auguste des sanctuaires religieux de l'ancienne Rome. -« Le sculpteur français Pierre-Etienne Monnot, auteur du Marmorbad de Cassel, 1887 ; - histoire et description de la ville de Besançon, 1888 ; - Les premières installations de l'École de France à Rome, 1889 ;- La Bibliothèque de l'abbaye de Saint-Claude du Jura, 1889 ; - L'Architecte Hugues Sambin fondateur de l'Ecole bourguignonne d'architecture, 1891 ; - La conquête de Tunis en 1535, racontée par deux écrivains franc-comtois, Antoine Perrenot et Guillaume de Montoiche, 1891.

M. Castan fut foudroyé par la mort dans la Bibliothèque même de Besançon, le 28 juin 1892. Parmi les publications posthumes de ses oeuvres nous citerons le Catalogue des Incunables de la Bibliothèque de Besançon, 1893 ; le premier volume du Catalogue des Manuscrits de la Bibliothèque de Besançon, 18~.)7 ; le 2e volume de cette important collection que le successeur de M. Castan a complété par une Table est sous presse ; également sous presse (38) Notes historiques sur Besançon. Parmi ses travaux manuscrits nous citerons : l'Inventaire des Archives hospitalières de la ville de Besançon ; - Inventaire des archives communales de Besançon antérieures à 1789 ; - Histoire du Collège de Bourgogne. Une importante notice sur «Castan, sa vie, son œuvre» par M. Léonce Pingaud correspondant de l'Institut académique des sciences morales et politiques a paru dans les Mémoires de la Société d'Émulation du Doubs, 1896.

CASTAN (Xavier-François-Alexis) né a Besançon le 3 mars 1837.

Général de brigade d'artillerie, adjoint au général président de la commission d'expériences de tir de Versailles et de la commission centrale des poudres de guerre. Membre du comité technique de la gendarmerie. Entré à l'École polytechnique le 1er octobre 1853, M. Castan fut nommé sous-lieutenant d'artillerie à sa sortie de l'école le 1er octobre 1857; il devint successivement lieutenant le 1er octobre 1859, capitaine le 2 mars 1867, chef d'escadron le 13 mai 1876; lieutenant-colonel le 6 juin 1883 et colonel le 25 février 1887. il fut promu général le 22.12.1894. Officier de la Légion d'honneur depuis le 12 juillet 1890, M. le général Castan avait été fait chevalier de cet ordre le 10 octobre 1872.

CASTELLAIN-DE-LYSPRÈ (Ulrich) né à Lille.

Propriétaire à Besançon.

CELLARD (Camille) né à Besançon le 1er septembre 1864. [*49]

Architecte à Besançon (Grande-Rue 130); membre de la Société des architectes du Doubs.

CERTIER (Auguste) né à Longevelle le 6 septembre 1864.

Maire de la commune de Longevelle.

CERTIER (Jules).

Maire de la commune de Beutal.

CHABOD (Joseph) né à Montflorin le 20 mars 1847.

Maire de la commune de la Chaux.

CHAFFAULT (Madame la comtesse Marie-Louise-Elisaheth du) née Hantz-Hargrave à Montbéliard. [*50]

Peintre sur émaux, élève de MM. Soyer, Bourgeois, Chaplin et José Frappa. Titulaire de deux médailles d'or, une médaille d'argent, plusieurs mentions. Auteur des émaux suivants Jean l'Esveillé, roy de la basoche. Louis XI à Toulouse, et des portraits de Mademoiselle de Crusols, celui de M. le comte de Miramon, de M. Louis de Bourgoing. Portrait équestre de Madame la duchesse d'Uzèz, portraits des ducs de Luynes et d'Uzès, de la duchesse de Luynes, de la duchesse de Brissac et de beaucoup d'autres émaux importants parmi lesquels : Un jour de Kermesse, Saint-Georges terrassant le Dragon, Portrait du cardinal de Giraudelle. Madame la comtesse du Chauffault appartient à une ancienne famille originaire du Comté de

Montbéliard et, par son mariage, à une famille vendéenne qui remonte au XIIe siècle. Elle blasonne : De sinople au lion d'or, armé, lampassé, couronné de gueules.

CHAIGNET.

Agent-voyer cantonal à Marchaux. Maire de la commune de Chenecey-Buillon.

CHAILLET (François-Antoine) né à Sauvagney-les-Pins le 31 janvier 1833. [*51]

Vint à Besançon en 1854 et, grâce à l'opiniâtreté de son travail personnel, le meilleur artiste régleur des chronomètres de précision. Il obtint une médaille de bronze à l'Exposition universelle de 1878 et une médaille d'argent à celle de 1889, une médaille d'argent à  (39) l'Exposition de Besançon en 1893 et plusieurs diplômes et mentions aux concours chronométriques annuels de l'observatoire de Besançon.

CHALMIN (François-Philippe-Ernest) né à Besançon le 5 février 1834.

Juge d'instruction au tribunal civil de Senlis (Oise). Chevalier de la Légion d'honneur. Officier d'Académie. Arrivé à Senlis en 1856, il a exercé pendant 28 ans, non sans relief, les fonctions d'avoué-plaidant ; il était devenu par son mariage, le petit-fils de M. Dufay mort en 1869, chevalier de la Légion d'honneur, qui a été maire de la ville, président du conseil d'arrondissement, etc., etc... M. Chamin a fait lui-même partie, pendant vingt ans, du Conseil municipal et pendant dix ans, de l'administration, il était maire-adjoint au moment de l'invasion. Fait prisonnier par les Allemands, il ne dût qu'à des circonstances spéciales de ne pas être dirigé sur Coblentz ; il fut contraint par eux de monter entre deux soldats sur les locomotives, pour assurer, comme otage, la sécurité des chemins de fer. Après comme avant la guerre, il a rempli de nombreuses fonctions honorifiques. En 1880, en récompense de ses services, il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur. Dès 1871, le conseil municipal avait dans une délibération unanime, déclaré que « le maire et les adjoints avaient bien mérité de la ville de Senlis ».

M. Chalmin a fait comme professeur de droit des cours publics organisés par une société philotechnique locale, où il traita avec compétence, les questions de droit usuel. Juge suppléant pendant de longues années, il fut nommé titulaire en 1887 et juge d'instruction le 13 mai 1893. Membre de la commission administrative de l'hôpital général de Senlis et du comité d'administration pour l'arrondissement, de la société des chasseurs du département de l'Oise, pour la répression du braconnage.

Il a pris l'initiative de la création de deux lignes de tramways dont la ville de Senlis sera prochainement dotée. Il était l'oncle maternel d'Albert Dumont qui a jeté un vif éclat sur l'Université et que la mort a frappé à l'âge de 40 ans dans le poste de directeur de l'enseignement supérieur au ministère de l'instruction publique.

CHAMBARD (Gaston-Léopold-Emile) né à Luxeuil (Haute-Saône) le 09.11.1844. [*52]

Pharmacien-major de 1re classe en retraite, à Oye. Officier de la Légion d'honneur. Titulaire de la médaille de Madagascar. Officier du Dragon de l'Annam et de l'Etoile d'Anjouan  Membre de l'association franc-comtoise «les Gaudes». Elève de l'Ecole du service de santé de Strasbourg, 1865-1868 et du Val-de-Grâce, 1869,  M. Chambard fit campagne en Afrique et contre l'Allemagne, 1870-1878 [sic], puis au Tonkin, 1887-1889. Il appartenait à la garde républicaine au moment de l'expédition de Madagascar. C'est de là qu'il partit en qualité de pharmacien en chef du corps expéditionnaire.

CHAMOLLE (Félix).

Maire de la commune de Chaudefontaine.

CHANET (Georges-Nicolas) né a Lombard le 16 octobre 1860.

Maire de la commune de Lombard dès 1892. Délégué cantonal du canton de Quingey. Officier d'administration de l'armée territoriale.

CHAPOTTE (Julien).

Maire de la commune de Mont-de-Vougney. (40)

CHAPOY (Henri) né à Besançon le 17 mars 1848. [*53]

Avocat à la Cour d'appel de Paris, conférencier, homme de lettres; tour à tour critique d'art, critique dramatique ou bibliographique, M. Henri Chapoy a su conquérir une situation enviable parmi ses contemporains, par l'étendue de ses connaissances, la solidité de son esprit, la droiture d'une vie laborieuse, honnête, dévouée, et le libéralisme de son caractère. Il est membre de la société d'émulation dit Doubs, de la société historique, de la société de Législation comparée, etc. Il fit ses études classiques au collège St-François-Xavier, dans sa ville natale où il eut pour professeur l'abbé Besson, qui devint évêque de Nîmes. Après avoir été successivement élève à la faculté des lettres de Besançon, maître répétiteur au lycée de Lons-le-Saulnier et professeur de rhétorique au collège d'Arbois (1869), où il prononça l'éloge du général Delort, M. Henri Chapoy vint à Paris, à l'école supérieure des Carmes et suivit, en même temps, les cours de la faculté de droit. Au moment de la guerre franco-allemande, il s'enrôla volontairement dans la garde mobilisée du Doubs et revint, au mois de juin 1871, reprendre ses études de droit interrompues.

Fils de très honorables parents commerçants, auxquels il ne voulut plus imposer aucun sacrifice, il donna des leçons entra comme précepteur dans de grandes famille et exerça le professorat jusqu'en 1880. Inscrit au barreau de Paris, dès l'année qui suivit l'expiration de son engagement décennal (1881), M. Henri Chapoy plaida, pendant la durée de son stage, plus de trois cents affaires d'office, qui le firent remarquer. En 1884, il épousa la nièce de Me Barboux, ancien bâtonnier de l'Ordre et se consacra, à partir de ce moment, aux procès devant les tribunaux civils et commerciaux. Il a au Palais une situation d'avocat occupé. Malgré cela, grâce à une grande puissance de labeur, M. Henri Chapoy a publié ou écrit de nombreux travaux d'érudition historique, littéraire ou artistique, parmi lesquels on doit citer : un Cours

de versions latines (3 vol. 1875-76) - Anne d'Autriche et la Fronde, d'après les mémoires de Mme de Motteville (1 vol. 1881) ; - Mémoire inédit sur la suppression des tribunaux de commerce, lu à la réunion des Sociétés savantes en 1889, etc. Sans parler de nombreux articles de bibliographie dans le Bulletin de la Société de Législation comparée. Très épris des hommes et des choses de sa province, il a fondé en 1881, avec MM. Robert et Bouchot, l'Association franc-comtoise appelée «les Gaudes» ; et pendant cinq années, en fut l'actif secrétaire. De cette société est née la Revue franc-comtoise, dans laquelle M. Henri Chapoy a donné une quantité considérable d'articles, entre autres les Francs-Comtois de mon temps de remarquables biographies de Mgr Besson, évêque de Nîmes, de Victor Tissot, du musicien Emile Ratez, etc.; les Artistes francs-comtois aux Salons de 1883, 1884, 1888 ; - et en dehors de cette Revue, une première ébauche : Les Francs-Comtois à Paris dans la Franche-Comté industrielle publiée par Sicard. En 1889 et 1890, il fut l'un des collaborateurs les plus assidus de la paix sociale, organe de la Ligue française contre l'athéisme, fondée par M. Adolphe Franck, de l'Institut. Il a publié dans la Revue d'art dramatique où il a fait à diverses reprises la critique de quinzaine, des études remarquées la Reine Juana, les Effrontés, mémoires d'Hippolyte Augé, etc., et dans le Téléphone, aujourd'hui Revue Idéaliste, des séries telles que Scènes de la Vie moderne, le Dossier des Paysans, Simples nouvelles, Impressions du Palais, destinées à être réunies en volume, et chaque année il y écrit des articles sur l'art et le Salon des Champs-Elysées. Pendant les années 1881 et 1883, M. Henri Chapoy a enseigné le Droit commercial aux cours du soir organisés par Mlle Malemanche, pour l'enseignement supérieur des femmes à Paris. A l'occasion de la mort d'Alexandre III, à la demande de l'abbé Garnier, il fit sa première (41) conférence à la maison du Peuple Français et, depuis cette époque, il est devenu l'un des plus recherchés conférenciers de l'Union Nationale dont il est le vice-président; ses discours sur la Papauté et la France au XIXe siècle, sur l'histoire contemporaine au Palais de Justice ont été particulièrement signalés. Depuis plus de trois ans, il est attaché à la rédaction du journal Le Peuple français et depuis le 01.01.1896, il y donne tous les lundis les premiers Paris. La maison Bloud et Barral fait imprimer en ce moment le premier volume des Compagnons de Jeanne d'Arc, ouvrage important de ce franc-comtois infatigable ; - et l'Union Nationale publie des fiches juridiques qu'il a imaginées et rédigées afin de permettre à un homme de culture moyenne de tenir un secrétariat du Peuple.  Il existe de M. Henri Chapoy plusieurs portraits intéressants : un crayon d'Edouard Baille et deux toiles d'Edouard Michel-Lançon (de 1887). L'une d'elles qui est remarquable, a figuré au Salon des Champs-Elysées en 1888.

CHAPOY (Léon) né à Besançon le 28 septembre 1850. Frère du précédent.

Professeur de pathologie externe à l'école préparatoire réorganisée de médecine et de pharmacie de Besançon. Officier de l'instruction publique. M. Chapoy fit ses études au même collège que son frère et se destina à la carrière médicale. Il suivit à cet effet les cours de l'école de médecine de sa ville natale, puis il vint à Paris et entra dans le laboratoire du professeur Vulpian. Ancien prosecteur, il fut lauréat de la faculté de médecine de cette ville en 1870-71. Il présenta et soutint devant cette faculté, le 24 avril 1874, pour l'obtention du diplôme de docteur, une thèse sur la paralysie du nerf radial, pour laquelle il obtint une médaille. Résistant aux pressantes sollicitations de ses maîtres qui voulaient le faire recevoir agrégé, il rentra à Besançon où, à la suite d'un brillant concours, il fut nommé professeur à l'école de médecine. Ses hautes connaissances en matière médicale et son affabilité le font respecter et aimer de son entourage. En 1889, il a été appelé à présider la société d'émulation du Doubs. Il fait partie de la commission d'examen médical des condamnés à la relégation. M. Chapoy est l'auteur des ouvrages scientifiques suivants L'Ecole de médecine et de pharmacie, de Besançon, ses origines, ses vicissitudes, sa réorganisation, 1890. Des phénomènes de l'attention, leur nature, leur modalité, causerie scientifique, 1885. On lui doit en outre plusieurs pièces de vers très appréciées.

CHAPPUIS (Armand).

Maire de la ville de Levier.

CHAPUIS (G.- F.).

Maire de la commune de Taillecourt.

CHAPUIS (Jules).

Maire de la commune d'Auxon-Dessous.

CHAPUIS (Jules-André-Albert) né à Besançon le 10 février 1860.

Chef du bureau du recensement et des élections à la mairie de Besançon. Bibliothécaire de la bibliothèque populaire municipale.

CHARDON (Justin).

Maire de la commune d'Utière [Urtière].

CHARDONNET (Alfred BERNIGAUD DE GRANGES, vicomte de) né à Besançon. [*54]

Chef de bataillon au 59ème régiment territorial d'infanterie. Chevalier de la Légion d'honneur. Président de la société bourguignonne pour l'amélioration de la race chevaline et commissaire (42) des courses de Chalon-sur-Saône. Habite au château de Granges, par Saint-Désert et à ses hôtels à Chalon-sur-Saône, 10, rue du Collège, et à Besançon, 20, rue du Perron. La maison de Chardonnet, anciennement connue en Bourgogne, blasonne : D'azur au chevron d'or accompagné en tête de deux roses et en pointe d'un oiseau perché sur un genêt terrassé du même. M. le vicomte de Chardonnet a épousé Mlle de Chargères.

CHARMOILLE (Hippolyte).

Maire de la commune de Vernierfontaine.

CHARTRAN (Théobald) né à Besançon le 21 juillet 1849.

Artiste peintre, hors concours. Chevalier de la Légion d'honneur. Membre de la société des Artistes français. Ea 1867, M. Chartran, dont le goût pour la peinture s'était manifesté dès l'âge de douze ans, entra à l'Ecole nationale des Beaux-Arts et  

suivit les cours du célèbre professeur Cahuiel. En 1872, il débuta au Salon avec une toile représentant Mgr Darboy au palais de l'archevêché, en Juillet 1871, depuis il envoya : Jeanne d'Arc, en 1874. Angélique et Roger et le portrait de M. Chaudru de Raynal, président à la Cour de cassassion en 1875. Jeune fille d'Argos au loin - Gentilhomme, en 1876 - Saint-Saturnin martyr, toile destinée à l'église de  Champigny-sur-Marne, et la Prise de Rome par les Gaulois, chef-d'oeuvre qui lui valut une médaille de 3ème classe et le prix de Rome en 1877. De Rome, il envoya la même année : Martyre aux catacombes, et en 1880, Joueuse de mandore. Au Salon de 1881, il reçut une médaille de 2e classe pans son tableau Le cierge, qui figure actuellement au musée de Lille. Le portrait du marquis de Reverseaux fut exposé en

1882. Celui de Mlle Reichemberg le fut en 1884. L'année suivante, il donna Les fiançailles, projet de décoration pour la salle des mariages de la mairie de Montrouge. En 1887, il exposa le portrait de Joseph Sully, dans le rôle d'Hamlet et en 1888 : Vivant de Beauvais et Louis XI à l’abbaye de Royaumont. Chargé d'une partie de décoration de l'escalier d'honneur de la nouvelle Sorbonne, il exécuta pour cette décoration une toile représentant Ambroise Paré pratiquant la ligature des artères, qui figura à l'Exposition de 1889, et pour laquelle il se vit décerner une médaille d'argent. L'année suivante il reçut la croix de la Légion d'honneur pour une autre toile pour le même monument. Il exposa également le portrait de M. Emile Blavet; en 1891, celui de Mlle Brandès, du Vaudeville ; en 1893, ceux de MM. Lozé, préfet de police et du baron H. de B... et en 1896, celui Madame Sarah Bernhardt dans le rôle de Gismonda.

CHÂTELAIN (Jules) né à Franbouhans le 25 mars 1860. [*55]

Maire de la commune du Boulois.

CHÂTELAIN (Stéphane).

Maire de la commune de Chamesey.

CHATELOT (François-Xavier-Gustave) né à Lanthenans le 15 mai 1851. [*56]

Notaire à Dambelin le 26 juin 1880.

CHENUS (P.-Frédéric).

Maire de la commune de Bethoncourt.

CHIPON.(Maurice)

Avocat à la cour d'appel le Besançon. Membre de l’Académie de cette ville depuis le 9 février 1836. (43).

CHOGNARD (l'abbé Aristide) né à Belleherbe le 4 juillet 1846.

Curé de Pierrefontaine-les-Varans depuis le 26 octobre 1895.

CHOPARD (Numa).

Membre du conseil d'arrondissement de Pontarlier, où il représente le canton de Morceau.

CHOPARD (Alphonse) né à Morteau le 5 mai 1859.

Architecte à Paris, élève de l'Ecole nationale des Beaux-Arts. Membre de l'association franc-comtoise « les Gaudes »; membre du Comité des inspecteurs généraux des travaux diocésains.

CHOULET (Ch.-Const.).

Maire de la commune de Saint-Julien.

CHOULET (Victor).

Maire de la commune de Montivernage.

CIZEL (Henri-Claude-Joseph) né à Bouctans le 2 février 1870.

Notaire à Roulans, successeur de M. Latruffe (prestation de serment du 26.03.1895).

CLAUDE (Victor).

Maire de la commune de Russey-Longevelle.

CLAUDET (Paul-Adolphe-Amitoine) né à Ouhans le 8 juillet 1848.

Chef d'escadron à la Garde républicaine. Chevalier de la Légion d'honneur.

Il passa capitaine dans la garde républicaine le 7 septembre 1878 et y fut promu chef d'escadrons le 29 avril 1888.

CLAUSSE (Eugène).

Maire de la commune de Pont-les-Moulins.

CLAUSSE (Auguste).

Maire de la commune de Luxiol.

CLAVEY (Marie-Pierre-Joseph) né à Belfort le fer mars 1853.

Docteur en droit de la faculté de Nancy. Conseiller à la cour d'appel de Besançon.

Voici les états de service de ce magistrat Juge suppléant au tribunal de première instance de Lure, 13.04.1878 ; substitut du procureur de la République, 13.01.1880, juge d'instruction près le même siège, 20.10.1882; au sièqe de Vesoul, 31.10.1882 juge à celui de Besançon, 30.06.1885 ; président du tribunal de Vesoul, 28.11.1889. Conseiller à la cour de Besançon, 6 mai 1893.

CLÉMENT (Émile).

Maire de la commune d'One.

CLERC (Albert-Emmanuel-Hyacinthe) né à Besançon le 3 juin 1830.

Conseiller à la cour d'appel de Paris. Chevalier de la Légion d'honneur. M. Clerc fit ses débuts dans la maqistrature en qualité de juge de paix du canton d'Oran, le 16.10.1856. Il fut nomme substitut du procureur impérial près le tribunal civil de Philippeville le 23.03.1859, il revint à Oran pour exercer les mêmes fonctions le 18.06.1860, (44) et passa avec les mêmes attributions, à Alger, le 19 décembre suivant. Il quitta ce poste pour le tribunal de Bougie dont il venait d'être nommé procureur le 29.11.1862, puis il fut attaché au même titre à celui de Constantine le 26.02.1868. Conseiller à la cour d’appel d'Alger du 20.09.1870, il fût relevé de ses fonctions le 5 décembre de la même année et reprit possession de son poste à Constantine le 30.12.1871. Nommé conseiller à la cour d'appel de Bastia le 06.06.1873, puis à celle d'Aix le 10.01.1874, et à Besançon le 29.12.1876, ii fut appelé à Paris le 19.11.1879, comme juge d'instruction au tribunal civil de la Seine. Il est conseiller à la cour d'appel de cette ville depuis le 22 juin 1883.

CLERC (Pierre-Frédéric) né à Audincourt.

Instituteur public à Beaucourt (territoire de Belfort). Chevalier de la Légion d'honneur le 12.07.1880. Officier de l'Instruction publique. M. Clerc est depuis 47 ans dans la même commune. Il est titulaire de plusieurs médailles de bronze et d'argent.

CLERC (Auquste-Philippe) né à Saint-Hippolyte.

Architecte, élève de M. Hudin. M. Clerc a exposé au salon des Champs-Élysées, Un autel en marbre et bronze, 1886 ; Frontispice pour une Histoire de la Franche-Comté. 1889.

CLERC (Honoré).

Maire de la commune de Fortans.

CLERC (Adolphe).

Maire de la commune de Landresse.

CLERC (Alphonse) né à Hauterive-la-Fresse le 11 novembre 1840. [*57]

Maire de la commune de la Chevillote.

CLERC (Octave). Maire de la commune de Randevillers.

CLERC (Auguste-Cyril) né à Landresse le 24 septembre 1846. [*58]

Directeur de l'école de Pontarlier. Officier d'Académie. Membre du conseil départemental du Doubs. Auteur de Simples notes et observations, Récite et Maximes de morale - Album de pliages -de divers autres travaux pédagogiques - de Nouvelles, etc.

CLERGEOT (Victor).

Maire de la commune d'Echevannes.

CLERGET (Edmond).

Maire de la commune de Vennais.

CLERVAUX (Théodore) né à Amagney le 21 novembre 1834.

Suppléant de la justice de paix du canton de Marchaux.

COCHET (Joseph).

Juge de paix du. canton de Roulans. Officier d'Académie.

COEURDEVEY (Emile).

Membre du conseil municipal de la ville de Baume.

COEURDEVEY Conseiller municipal.

Membre de la commission administrative des hospices réunis et du bureau de bienfaisance de la ville de Besançon. (45).

COILLOT (Paul) né à Cendrey le 24 juin 1855.

Docteur en médecine à Cendrey. On doit au docteur Coillot une thèse traitant des Lésions de l'intestin et de l'estomac consécutives aux lésions abdominales (Faculté de Paris, 1885).

COINDRE (Jean-Gaston) né à Besançon le 28 mars 1844. [*59]

Peintre-graveur. Médaille à l'Exposition internationale de Londres, 1874.

Principales Expositions, 1867 : Cognassier - Clairière à Chaudanne, dessins - 1868. Les premières feuilles - Un plein été, dessins - 1869. Combe-Noire - seul sous bois, dessins - 1870 La roche de Monfaucon, dessin (musée de Vesoul) : 1872 - Paysage, dessin - 1873. Revers-Mont dessin - 1874. Seize eaux-fortes - 1875 - Quatorze eaux-fortes 1870. Vue de Salins-dessin (musée de Salins, Jura) - 1877. Nef eaux-fortes : 1878. Le quai d'Arènes, à Besançon - Cour à Frotey-lesVesoul, dessins  - 1881. Panorama de Besançon, dessin (musée de Salins). Le parc de Cer,,,, aquarelle (musée de Vesoul) 1882 Huit eaux-fortes 1883  Exposition rétrospective de l'art français) - La rue basse à Salins - Panorama de Salins, dessins - 1884. Le quai d'Arènes -1892. Matinée du Doubs, eau-forte. Son œuvre gravée se compose de 126 eaux-fortes, dont les principales sont : Les vieux quais de Besançon - Poligny au XVIe siècle - Panorama de Salin - Lisière à Gressoux - Les sapins du Doubs - Le théâtre romain de Vesontio - L'hiver, d'après Rapin - Le miroir de Scey, d'après Français. La Sierra-Morena, d'après Demesmay, etc. Ses principales publications sont Besançon et la vallée du Doubs, 25 eaux-fortes, 1875. - Besançon qui s'en va, 40 eaux-fortes, 1874-1876. - Album de Salins, 12 dessins reproduits en phototypie, 1883.- Mon vieux Paris, texte d'E. Drumont, deux volumes de 100 dessins chaque, 1893-1897 - De l'or, de la houe, du sang, texte d'E. Drumont, 100 dessins, 1895 - Journaux illustrés et publications sur le vieux Paris -Illustrations diverses. En préparation : Mon vieux Besançon, 200 vues, texte et dessins de l'auteur. M. Coindre est conservateur du musée de Salins (Jura) ; à Paris, 5 bis, av. Ph. Leboucher, Neuilly-sur-Seine.

COITTEUX.

Sous-chef de la 1ère division, à la préfecture du Doubs.

COLARD-BATHION (Emile) né à Dole (Jura) le 7 juin 1858. [*60]

Agriculteur et industriel. Maire de la commune de Bonnay. Chevalier du Mérite agricole. M. Colard-Bathion possède une très importante fromagerie dont le rendement s'élève jusqu'à 200 kilogrammes de gruyère par jour. Il exploite aussi une distillerie dans laquelle on fabrique quotidiennement en moyenne dix hectolitres d'absinthe, dite absinthe` «franccomtoise , et un domaine de plus de 120 hectares où il fait la culture de l'absinthe et des céréales ainsi que l'élevage du bétail. Il est secondé dans son œuvre par M. JeanBaptiste Colard-Bathioh, son frère.

COLARD né à Chaudefontaine le 14juin 1809.

Docteur en médecine à Ornans. M. le docteur Colard a présenté et soutenu devant la faculté de médecine de Paris le 7 août 1835, pour l'obtention du grade de docteur, la thèse suivante: de la fièvre intermittente.

COLARD (Jean-Charles) né à Ornans le 13 janvier 1852.

Docteur en médecine à Ornans. (46) Maire de cette ville, conseiller général.

M. le docteur Colard a présenté et soutenu devant la faculté de médecine de Paris le 7 août 1877, pour l'obtention du grade de docteur, la thèse suivante : Contribution à l'étude de l'érjthème scarlatinoide généralisé.

COLARD l'abbé).

Ancien curé-doyen de la ville de Pont-de-Roide. M. l'abbé Colard est actuellement curé de Pelousey; aumônier de l'institution des sourdes-muettes du département. Chanoine honoraire.

COLIGNY (Raoul de Pillot, marquis et comte de) né au château de Choye (Haute-Saône) en 1846, chef actuel du nom et des armes de sa maison, une des plus anciennes de Franche-Comté, originaire d'Arlay et jurée avant la Révolution, dans tous les chapitres nobles de sa province. [*67]

La famille de Pillot, qui posséda pendant trois siècles, en toute justice la seigneurie de Chenecey, releva régulièrement au milieu du XVIIIe siècle les nom, titres et armes de la Maison ducale de Coligny-Châtillon alors éteinte dans la ligne masculine.

Engagé volontaire à dix-huit ans, le comte de Coligny était officier à vingt-trois.

Il prit part en cette qualité à tous les combats livrés autour de Metz et, à la capitulation de cette ville, sollicité par l'ennemi de reprendre sa liberté contre l'engagement d'honneur de ne plus servir pendant la durée de la guerre, il préféra ne pas séparer son sort de celui de sa troupe et fut interné jusqu'à la conclusion de la paix dans la province de Saxe, à Weissenfelssur-la-Saale. A sa rentrée en France, successivement promu lieutenant et proposé au choix pour le grade de capitaine, le comte de Colignv, pour motifs de convenance personnelle, démissionnait en 1877; mais quelques mois après, âgé alors de trente-un ans, il acceptait le commandement d'un bataillon territorial. Décoré en 1887 sur la proposition du ministre de la Guerre, le comte de Coligny, au titre de chambellan intime de Sa Sainteté, est commandeur ou chevalier de la plupart des ordres pontificaux. Membre du Conseil héraldique depuis sa fondation, le comte de Coligny occupe les loisirs que lui a laissés sa démission, à des recherches généalogiques ou à des travaux de tactique publiés dans des revues spéciales. Il descend en ligne féminine et au 8ème degré, de Gaspard III, duc de Coligny, maréchal de France qui, en 1635, gagna sur les Espagnols commandés par le prince Thomas de Savoie, la bataille d'Aveia. Invité par la municipalité de Saint-Quentin, lors des belles fêtes d'inauguration du monument destiné à perpétuer le souvenir du siège de 1557, le Comte de Coligny fut présenté par le préfet de l'Aisne au chef de l'Etat comme descendant du célèbre amiral et assista aux cérémonies qui suivirent, dans la tribune présidentielle. De son mariage avec Mlle Quarré de Château-Regnault d'Aligny sont issus plusieurs enfants dont un, élève à l'Ecole spéciale militaire. Depuis 1876, il s'est fixé à Besançon où le retiennent et ses souvenirs d'enfance et ses relations mondaines.

COLIN (Florence).

Maire de la commune de Vaudrivillers. (47)

COLIN (Henri).

Maire de la commune de Mambouhans.

COLIN (Jean-Baptiste).

Maire de la commune de Rougemontot.

COLLIN (Jean-Ermile) né à Beauvoisin (Jura) le 26 novembre 1843.

Avoué près le tribunal civil de Pontarlier. M. Collin avait été nommé suppléant du juge de paix de ce canton le 23 septembre 1883. Il est juge suppléant à ce tribunal depuis le 21 décembre 1889.

COLLIN (Emile-Lucien) né à Dancevar-le-Bas (haute-Marne) le 11 décembre 1857. [*68]

M. Collin fait partie de l'administration des forêts depuis le 9 avril 1883. Nommé garde général adjoint 7 novembre 1891, il est actuellement garde général titulaire à Maiche depuis le 14 octobre 1893.

COLISSON (Marie-Edouard-Adoiphe), né à Epernay arrondissement de Baume-les-Dames, le 27 janvier 1850. [*61]

Né d'une famille de notaires de la Franche-Comté, son grand-père, son aïeul et son bisaïeul paternels étaient notaires dans l'arrondissement de Baume-les-Dames. Son père, riche propriétaire, ayant peut-être plus de cinquante fermes, mourut avant de prendre l'étude de notaire de la famille. Sa mère, femme d'une belle intelligence se remaria avec M. Pétithiéguérurs, en son vivant notaire à Besançon, qui avait l'étude la plus importante de cette ville. Une de ses sœurs est veuve de M Mazohié en son vivant notaire à Besançon. Son autre sœur est mariée avec M. Simon, Receveur particulier des Finances à Sedan. Son père, M. Alexandre Colisson, propriétaire à Besançon, est président du conseil d'arrondissement de Baume-les-Dames, pour le canton de Vercel. M. Colisson fit ses études au collège de Besançon. Une difficulté naturelle de parler, lui rendait le travail fort pénible. Doué d'une volonté de fer, il sut s'en corriger en trois jours seulement, il avait alors 17 ans. Il a été marié avec la demoiselle d'un des plus grands industriels d'Alsace. Homme d'un grand calme et connaissant les affaires, ayant travaillé pendant dix années dans les plus importantes études de notaire il n'aime que les affaires : aussi son but, est d'être nommé notaire et d'occuper ainsi une position semblable à celle de ses parents. Il s'est engagé volontaire pour la durée de la Guerre 1870-1872.

COLISSON (Alexandre-Joseph).

Propriétaire. Lieutenant de louveterie à Epenoye. Maire de cette commune.

M. Colisson représente le canton de Vercel au conseil d'arrondissement de Baume.

COLSENET (Edmond-Eugène) né à Besançon en 1847.

Doyen de la faculté des lettres de cette ville. Chevalier de la Légion d'honneur (août 1896). Officier de l'instruction publique. M. Colsenet fit ses études au lycée de Strasbourg, et au lycée Henri IV, à Paris, entra à l'Ecole normale supérieure en 1808, se fit recevoir agrégé de philosophie en 1872. II obtint le grade de docteur ès-lettres en 1880, avec une thèse française traitant de La vie inconsciente de l'esprit et la thèse latine suivante : De menlis essentia quid Spinoza senserit. Successivement professeur au lycée de Lille, aux facultés de Douai, 1'Aix et de Marseille, M. Colsenet revint à Besançon en 1885. Il est à la tête de la faculté des lettres de Besançon depuis (48) l'année 1888. Vice-président du conseil de l'Université de Besançon, membre du conseil académique et du comité d'inspection de la bibliothèque de la ville, membre du conseil municipal de Besançon.

COMMENT (Alfred).

Maire de la commune de Montursin.

CONVERS (Jules).

Maire de la commune de Vuillafans.

CORDIER (Jules).

Membre du conseil municipal de la ville de Pontarlier.

CORDIER (Jules-Joseph) né à Chamnesol le 26 juin 1832.

Receveur principal de douanes à Montbéliard.

CORDIER (Palmyr) né à Bians-les-Usiers, le 20 juillet 1838. [*62]

Agent général de la compagnie d'assurance l'Union. Conseiller municipal à Besançon. Membre du conseil de direction de la caisse d'épargne et de prévoyance de cette ville. Membre de la Société d'agriculture du Doubs. Trésorier du Syndicat des Fruitières de Comté et des agriculteurs du Doubs.

CORNE (Edmond).

Maire de la commune de Mesmay.

CORNE (Joseph-Clément).

Maire de la commune de Serre.

CORNE (Jean-Baptiste).

Maire de la commune de Morre.

CORNET (Paul).

Maire de la commune de Huanne-Montmartin.

CORNEVAIJX (Eugène).

Maire de la commune de la Prétière.

CORNET (Joseph) né à Avrigney (Haute-Saône) le 14 septembre 1859.

Lauréat et ancien prosecteur de l'école de médecine de Besançon. M. le Dr Cornet exerce la médecine dans cette ville. On lui doit la thèse suivante : Contribution à l'étude des anévrismes de l'artère pulmonaire, thèse qu'il présenta et soutint devant la faculté de médecine de Paris, le 27.07.1885, pour l'obtention du grade de docteur.

CORNU-MARQIJELOT (V.).

Maire de la commune de Saules.

CORNIJEL (Jules).

Maire de la commune de Saint-Juan.

COSSON (Joseph-Maurice) né à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) le 18 avril 1832. [*63]

Trésorier-payeur général du Doubs. Censeur de la succursale de la Banque de France, à Besançon. Ancien avocat. Ancien maire de Lunéville. Ancien député et vice-président du Conseil général de Meurthe-Moselle.

COTTIER (Jules-Georges) né à Vandoncourt le 2 décembre 1855. [*64]

Maire de la commune de Vandoncourt. (49).

COULERU (Jules-Edmond) né à Mulhouse (Haut-Rhin) le 20 novembre 1860. [*69]

Procureur de la République à Pontarlier. Issu d'une ancienne famille de Montbéliard, qui fut admise à la bourgeoisie de cette ville dans le courant du xvxème siècle et dont une branche vint se fixer, vers 1820, à Mulhouse, pour s'y livrer au commerce et à l'industrie, M. Edmond Couleru fit ses premières études à Mulhouse, puis à Épinal, son père ayant à la suite de la guerre franco-allemande opté pour la nationalité française le 25 septembre 1871. Bachelier ès-lettres de la faculté de Nancy (18 février 1879), licencié en droit de la faculté de Paris (23.07.1883), élève diplômé de l'école libre des sciences politiques (juillet 1882) il a subi avec succès de 1884 à 1886, les trois examens de doctorat en droit. Admis au stage d'avocat près la cour d'appel de Paris le 20.11.1883, il est entré à l'expiration de ce stage dans la magistrature, où il a occupé les fonctions suivantes  Juge suppléant à Nancy (Meurthe-et-Moselle), août 1886 ; substitut du procureur de la République à Saint-Dié (Vosges), 05.01.1889; puis à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), 26.05.1891 et à Vannes (Morbihan), 21.07.1891 ; procureur de la République à Pontarlier, 30.03.1895. M. Edmond Couleru appartient, comme les membres de toutes les anciennes familles de Montbéliard, à l'église de la confession d'Augsbourg.

COULON (Pierre-Henri), né à Besançon, le 2 octobre 1825. [*65]

Reçu bachelier ès-lettres le 07.11.1845, puis à la faculté de Paris: Bachelier en droit, le 10.12.1848, licencie, le 25.08.1849, et docteur le 26.07.1852. M. Coulon se fit inscrire à la cour d'appel de Paris, comme avocat le 1901.1850, ii y resta jusqu'au 07.07.1854.  A partir de cette date, il est avocat à la cour d'appel de Besançon, et fut successivement membre du conseil de l'ordre et bâtonnier, président de l'assistance judiciaire, sans aucune interruption, depuis l'année 1870 jusqu'en 1897 (27 ans de services). Aujourd'hui encore, il est président de l'Association fraternelle des anciens élèves du lycée de Besançon ; président honoraire et à vie de la grande Société nautique bisontine (S. N. B.) qui s'occupe de musique, de navigation de plaisance, de chants, d'escrime, etc. Vice-président de la société de Secours et de la Caisse des retraites du bataillon des sapeurs pompiers de Besançon. Membre de la commission administrative de la bibliothèque populaire de Besançon, de plusieurs sociétés savantes et de bienfaisance, etc. M. Coulon est actuellement le doyen des avocats à la cour d'appel de Besançon (47 ans de service).

COULON (Léonard-Louis-Claude).

Notaire à Orchamps-Vennes, successeur de Mo Brutillot. (Prestation de serment du 5 mars 1878).

COULON (Charles) né à Miserey le 24 novembre 1854.

Maire de la commune de Miserey.

COULON (Auguste) né à Verne le 18 mai 1843.

Ancien officier. Maire de la commune de Verne. Chevalier du Mérite agricole.

COUR (Auguste).

Membre du conseil municipal de la ville de Baume.

COURANT (Edmond). Filateur, à Montbéliard.

Membre de la chambre consultative des arts et manufactures de cette ville.

COURBET (Ernest) né à Besançon le 26 août 1837. [*70]

Receveur municipal, trésorier de la ville de Paris. Chevalier de la Légion d'honneur. Officier de l'Instruction publique. Président d'honneur de l'association franc-comtoise «les Gaudes». En dehors de ses travaux, M. Courbet s'est créé une spécialité comme éditeur de poètes et de prosateurs français du xvème siècle, publiés à Paris chez Lemerre Ferry, Julyot, Pibrac, Regnier, Tahureau, G. Boucher. Noël du Fail, Olivier de Maqny et Moutaigne.

COUTEMOINE (Élisée) né à Lons-le-Saulnier le 11 décembre 1854.

Docteur en médecine à Morteau. On doit au docteur Coutemoine une thèse traitant de Contribution à l'étude de la stomatite ulcéro-membraneuse des personnes âgées (depuis 40 ans). (Faculté de Paris, 13 juillet 1881).

COUTENOT (F.) né à Besançon le 20 août 1823. [*66]

Docteur en médecine ; médecin en chef des hospices de Besançon. Professeur à l'école de médecine. Membre de l'Académie de cette ville depuis le 28 juillet 1881. Chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'Instruction publique, décoré d'ordres étrangers. M. Coutenot s'est fait recevoir docteur par la faculté de médecine de Paris le 17 mars 1848, avec la thèse suivante : Du sang dans les phlegmasies.

COUTENOT (Regis) né à Besançon le 20 mai 1861. Fils du précédent.

Docteur en médecine à Besançon. On doit au docteur Coutenot une thèse traitant Des angiomes de la langue, thèse qu'il présenta et soutint devant la faculté de médecine de Paris, le 28 juillet 1887, pour l'obtention du grade de docteur.

COUTENOT (Hilaire) né Besançon le 2 mai 1863.

Fils et frère des précédents. Licencié en droit. Avocat près la cour d'appel de Besançon.

COURTOIS (Aristide).

Maire de la commune de Rosières.

CRÉHANGE (Gaston) né à Besançon en 1851.

Professeur agrégé d'histoire à l'École alsacienne de Paris. On lui doit une Histoire de la Russie depuis la mort de Paul 1er jusqu'à nos Jours, 1882.

CREN (Ernest-Joseph-Louis) né à la Martinique le 17 février 1854.

Docteur en droit, médaille d'or). Substitut du procureur général près la cour d'appel de Besançon. M. Cren entra clans la magistrature le 16 février 1878, en qualité de substitut à Corte. Il passa avec les mêmes attributions à Bastia le 11 mars 1879 et à Charleville le 13 novembre suivant. Nommé procureur à Montmorillon le 17 juillet 1880, ii devint substitut du procureur général près la cour d'appel de Rennes le 15 septembre 1883, puis à Besançon où il est depuis le 13 juillet 1894. On doit à ce magistrat les ouvrages suivants: Du louage des services. - De la compétence commerciale.- De l'hypothèque légale de la femme mariée en France, en Belgique et en Italie. - La condition des travailleurs. - Réformes ouvrières. (51).

CRESSIA (Jules).

Maire de la commune d'Arnondans.

CRESSON (André).

Ancien élève de l'école normale de Besançon. Professeur au lycée de cette ville. Titulaire du prix Bordin, d'une valeur de 2.000 francs décerné par l'Académie française pour son travail dont le sujet donné par cet Institut, devait Exposer et apprécier la morale de Kant.

CRETIN (Alexis).

Membre du conseil municipal de la ville de Pontarlier.

CUCHE (Victorin).

Maire de la commune de Loray.

CUENIN (Alcide).

Maire de la commune de Bonnétage.

CUENOT (Cl.-Ant.) né à Ornans le 24 août 1824. [*71]

Maire de la commune de Cléron depuis le 17 mars 1858, sans interruption jusqu'à ce jour. Il avait été précédemment adjoint au maire de cette commune (20 juillet 1852 au 17 mars 1858).

CUENOT (Alfred).

Maire de la commune de Rillans.

CUENOT (Alexis).

Maire de la commune de Noël-Cerneux.

CULOT (Jules).

Maire de la commune de Chazelot.

CURTIT (Aristide).

Maire de la commune de Cernay.

CUSENIER (Eugène) né à Etalans le 15 octobre 1832.

Propriétaire des importantes distilleries d'Ornans, de Paris, de Mulhouse, de Marseille, de Cognac, de Bruxelles et de Buenos-Ayres dont les produits sont par leurs qualités, appréciés des gourmets et ont été récompensés dans toutes les expositions. M. Cusenier a été décoré de la Légion d'honneur le 9 juillet 1883.

CUSENIER (Élisée). Directeur général de la grande distillerie d'Ornans.

Chevalier de la Légion d'honneur, de l'ordre de Léopold, roi des Belges, etc.

CUSENIER (Jules) né à Étalans le 27 janvier 1839. [*72]

Conseiller d'arrondissement; chevalier du Mérite agricole. Distillateur, à Ornans. Membre du conseil d'arrondissement d'Ornans.

CUSENIER (Melchior-Valentin) né à Etalans le 14 février 1847.

Chimiste industriel à la grande distillerie d'Ornans. Officier d'Académie.

CUSENIER (Valentin).

Distillateur; parent à différents degrés avec les précédents. Officier d'Académie.(52)

Conseiller municipal d'Ornans. M. V. Cusenier est mort à la Grange-Coulon le 06.08.  1897.

CUVIER (Gustave) né à Hérimoncourt le 31 janvier 1821. [*73]

Son père M. Cuvier, était un modeste employé de commerce, à principes austères, d'un caractère aussi ferme que bienveillant, qui dans toute la mesure de ses forces, ne négligea rien pour l'éducation et l'instruction des trois enfants qui lui restèrent sur six. Après avoir commencé ses études au collège de Montbéliard, M. Gustave Cuvier passa un an à celui de Mirecourt (Vosges), revint à Montbéliard, puis en 1837, se rendit à Strasbourg où il suivit des cours à la faculté des sciences et travailla au laboratoire de chimie de la faculté de médecine sous la direction de M. Adolphe Wurtz, devenu depuis illustre, alors préparateur. Les ressources de son père ne lui permettant pas de continuer ses études, M. Cuvier dû rentrer à Hérimoncourt où il organisa, en 1840, un laboratoire pour la préparation, au moyen de résidus de fabrique, de sels purs de fer, très employés alors dans les industries de teinture et de toiles peintes et pu, par ce moyen, soulager la lourde tâche de son père par les bénéfices satisfaisants de son industrie. La révolution de 1848 survenant, il ne pouvait convenir à son caractère et à ses convictions de rester indifférent au mouvement. Il fut appelé à faire partie du comité républicain de Montbéliard.

La garde nationale se réorganisant, il fut chargé par la municipalité d'Hérimoncourt de la formation d'une compagnie de sapeurs-pompiers, composée de l'élite de la population, dont le commandement lui fut conféré comme capitaine. Le gouvernement légal, menacé, par l'insurrection de juin 1848, ayant fait un appel aux gardes nationales, pour le secourir, M. Cuvier entraîna bon nombre de citoyens d'Hérimoncourt et des environs à se rendre à cet appel et rejoignit avec ces hommes les autres contingents de la région, formant un total de 250 hommes, qui l'acclamèrent pour commander la colonne. En 1850, M. Cuvier quitta Hérimoncourt et vint installer sa petite industrie à Seloncourt, où sollicité par la municipalité, il organisa une nouvelle compagnie de sapeurs-pompiers qu'il commanda jusqu'en décembre 1851. Au plébiscite, les électeurs de Seloncourt n'ayant donné à peine que 10 % de oui, «cette compagnie fut dissoute et son chef dû subir, pendant plus de deux ans, la surveillance et les vexations de la police». Par suite de changement de système survenu dans les industries teintoriales et des toiles peintes, les produits de M. Cuvier, qui jusqu'alors étaient très recherchés, devinrent d'un emploi de plus en plus restreint et par suite baissèrent considérablement de valeur. Entre temps, s'étant voué à l'étude des chauffages industriels à haute température, M. Cuvier fut appelé, en 1853, par l'importante maison Jacob Holtzer, d'Unieux doire) pour installer un four à fondre l'acier au moyen des gaz de houille. Cette première installation ayant donné de grandes espérances, la maison Holtzer lui demanda d'élaborer un projet de fonderie, pour une installation importante. A cet effet M. Cuvier rentra chez ses parents à Seloncourt pour s'en occuper.

Au mois d'août 1854 une violente épidémie de choléra, de fièvre typhoïde et de suette se déclarait dans le pays. Les médecins bien insuffisants en nombre étaient exténués et incapables de suffir aux soins qu'exigeaient les trop nombreux malades. Ayant acquis, pendant ses études à Strasbourg quelques connaissances médicales, M. Cuvier s'adonna exclusivement à soigner les malheureux malades et pendant près de deux mois et demi il s'y (53) consacra nuit et jour, avec succès ne prenant de repos qu'en se jetant par moment tout habillé sur un lit. Sa conduite attira sur lui l'attention de l'administration et le gouvernement impérial lui fit offrir une médaille grand module qu'il refusa, ne voulant rien accepter d'un régime né du parjure et du guet-apens. Au cours de 1834-1856 il installa dans les importants établissements de MM. Peugeot frères divers appareils de chauffages à l'usage de laminages et de trempe des aciers puis il retourna dans la Loire et la Haute-Loire où il fit construire, jusqu'en 1838 des chauffages industriels. A cette dernière époque il dut rentrer chez ses parents, rappelé par sa mère dangereusement malade, à qui il prodigua ses soins jusqu'à sa fin. Son père, alors âgé, M. G. Cuvier dut rester auprès de lui, s'occupant d'abord de divers projets industriels, puis, en 1863 il convertit son établissement de produits chimiques en fonderie de fer de deuxième fusion pour pièces mécaniques. Il devait, pour cette nouvelle industrie, faire de nouvelles constructions, en y procédant avec toute l'économie possible. A cet effet, il érigea en béton de chaux hydraulique les murs de ses nouveaux ateliers, donnant sur ceux en maçonnerie une économie de 35%. M. Cuvier est par ce fait l'introducteur, dans son pays, de ce genre de construction économique qui s'y est considérablement propagé depuis. Il acquit bientôt une réputation pour la bienfacture et la qualité de ses produits et il était heureux de voir son vieux père jouir de ses succès lorsqu'il se le vit enlever, fort encore, par une pneumonie. A côté de sa fonderie, M. Cuvier installa un atelier de construction dont les machines qui en sortirent lui acquirent une réputation bien méritée. Arriva l'année néfaste de 1870. A la réorganisation de la garde nationale M. Cuvier fut appelé au commandement du bataillon d'Hérimoncourt puis, à la création des légions de mobilisés, il fut mis à la tête du 21, bataillon de la 2 légion du Doubs en formation à Pontarlier. Il revint de là à Blamont et assista, avec trois compagnies de son bataillon aux combats des 11 et 13.01.1871 qui eurent lieu à Seloncourt. Chargé des fonctions de commandant de la place de Blamont, il eut la douleur de voir à la nuit tombante du 18 janvier, rentrer en déroute les mobiles et les mobilisés surpris par une attaque soudaine de forces allemandes bien supérieures en nombre et appuyées par de l'artillerie. C'était la conséquence des batailles perdues devant Montbéliard et Héricourt et le commencement de la désastreuse retraite de l'armée de l'Est sur la Suisse. Sur l'ordre qui lui en fut donné, le  commandant Cuvier dût suivre le mouvement et manœuvrer en vue de joindre l'armée en formation à Lyon. Mais trompés par l'annonce d'un armistice, les chefs de corps au lieu de continuer le mouvement, s'attardèrent à laisser reposer leurs troupes, tandis que l'ennemi mieux renseigné manœuvrait pour les envelopper. Aussi, à peine arrivé à Morteau le commandant Cuvier dut le quitter avec son bataillon pour éviter d'être fait prisonnier et se dirigea par la vieille route, sur  ontarlier, la croyant encore libre. Ce fut une déception bien amère, car arrivé au village des Gras il apprit par ses éclaireurs que toute communication était coupée par l'ennemi, dans la nuit, les allemands s'arrêtaient à 1 kilomètre de ses postes d'arrière-garde. Le colonel Lecomte arrivant dans ce moment, sous déguisement, donna l'ordre de renvoyer dans leurs foyers tous les hommes qui pourraient se procurer des habits bourgeois et d'entrer en Suisse avec armes et bagages avec ceux qui n'auraient pas cette ressource. C'est, le cœur brisé, qu'à 4 heures du matin, il dût, après avoir fait exécuter cet ordre, entrer en Suisse par La Brévine, avant souvent, quoiqu'à cheval les pieds dans la neige. Arrivé au Locle, atteint  d'hémoptisie, il lut accueilli par un patriote, M. Numa Sandoz, qui le (54) força d'accepter l'hospitalité chef lui où les soins les plus affectueux lui furent prodigués et conjurèrent une pneumonie. La paix avant été conclue, il rentra à Seloncourt le 23 mars 1871, souffrant encore perdant de longs mois et profondément affecté des malheurs de la patrie. Pendant son internement en Suisse les élections à l'assemblée nationale eurent lieu et pour témoigner à M. Cuvier leur confiance et !eur estime, les électeurs le portèrent à son insu, candidat contre le candidat réactionnaire. Celui-ci obtint 14,114 voix contre 11681 données à M. Cuvier. Pour l'élection législative suivante, M. Cuvier fut élu président du comité républicain du Doubs, préconisant la candidature de M. Gaudy, qui fut élu. Lors des première et deuxième candidatures, de M. Viette, M. Cuvier fut appelé à présider le comité électoral de Montbéliard. Il est délégué cantonal depuis 1871 et président de cette société depuis 1879. Officier d'Académie depuis 1881. Membre fondateur et vice-président de la Société de tir de Montbéliard depuis 1884. Président du comice agricole de Montbéliard depuis 1883. Chevalier du mérite agricole en 1886, il a 'té promu officier de cet ordre à la suite du concours régional de Besançon eu 1893, où il obtint un diplôme d'honneur exceptionnel pour son exposition de machines. Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1894 il obtint cette même année une médaille d'or à l'exposition universelle de Lyon pour la remarquable exhibition de ses productions industrielles. II est conseiller municipal de Seloncourt, sans interruption, depuis 1871. Enfin, en 1896, il a été acclamé Président de l'Union des Sociétés de Gymnastique du Pays de Montbéliard, honneur qui lui a été renouvelé cette année 1897. Dans sa 77e année, M. Gustave Cuvier continue sa vie active, entouré du respect et de l'affection de tous ses collaborateurs du plus petit au plus grand.

CUVIER (G.-A.-Louis) né à Hérimoncourt le 20 septembre 1816.

Pasteur à Beaucourt (Haut-Rhin) depuis 1855; officier d'Académie. Il avait été pasteur-vicaire, puis pasteur à Brévilliers (Haute-Saône) de novembre 1841 à mai 1855. M. Cuvier est l'auteur d'un Catéchisme évangélique à l'usage des familles et des écoles de religion, in-12, 1890.

 

D

DACLIN (Baron de l'empire).

Propriétaire du château de Vuillorbes par Bouclans.

La maison de Daclain, originaire de Franche-Comté fait remonter sa filiation à l'empire. Ses armes sont : Ecartelé : au j et 4 d'azur à un dextrochère, armé d'or, issant d'une nuée, mouvant du flanc et tenant une flèche du même, en bande la pointe en bas; au 2 et 3 d'argent au chevron de sable accompagné en chef de deux quintefeuilles de gueules, tigées et feuillées de sinople, et en pointe d'un arbre arraché de même.

DAGON DE LA CONTERIE.

Commandant retraité, à Besançon. Commissaire du gouvernement près le conseil de guerre du 7e corps d'armée. (55) Chevalier de la Légion d'honneur.

DAGUENET (Victor) né à Plancher-les-Mines (Haute-Saône).

Docteur en médecine à Besançon. Ancien élève des hôpitaux. On doit au docteur Daguenet une thèse traitant de Quelques considérations sur le glaucome (faculté de Paris, 22 août 1861).

DAIGNEY (Constant) né à Plaimbois-du-Miroir le 3 décembre 1822. [*74]

Maire de la commune de Plaimbois-du-Miroir et suppléant de la justice de paix du canton du Russey.

DALOZ (Emile).

Maire de la commune de Villeneuve-d'Amont.

DAMOTTE (Francis).

Maire de la commune de Tournans.

DANGEL (Hubert) né à Sierentz près Mulhouse (Haut-Rhin) le 10 août 1851, ayant opté pour la nationalité française à Mulhouse le 13 août 1872.

Notaire à Damerey (Saône-et-Loire) du 20 mars 1878 au 3 avril 1885. Notaire à l'Isle-sur-le-Doubs (Doubs) depuis le 12 septembre 1885. Secrétaire de la chambre des notaires de l'arrondissement de Baume-les-Dames.

DANGELZER (Georges) né à Andlau (Alsace) le 20 septembre 1863.

Notaire à Besançon depuis le 12 février 1892. Rapporteur de la chambre de discipline des notaires de l'arrondissement. M. Dangeizer est le successeur de MM. Guy, Rondot, Vernier, Bretegnier, Caseau, Tonnet fils et Tonnet père.

DARD (Edmond).

Maire de la commune de By.

DAUDEY (Adolphe).

Maire de la commune de Valdahon.

DAUTREVAUX (Pierre-Louis-Martin) né à Fay (Somme) le 25 août 1857.

Licencié en droit. Notaire à Besançon (Prestation de serment du 14.06.1887).

Secrétaire du conseil de direction de la caisse d'épargne et de prévoyance de cette ville. Ses prédécesseurs titulaires de l'étude sont jusqu'en 1825 inclus MM. Henri Fricker, prédécesseur immédiat, Collardeau, Petithuguenin, Brugnon, Rolle et Belamny, prédécesseurs immédiats. M. Dautrevaux est lieutenant de l'armée territoriale.

DAVID (François) né à Braillans canton de Marchaux arrondissement de Besançon.

Maire de la commune de Provenchère, canton de Maîche arrondissement de Montbéliard (Doubs).

DAVID (Charles-Marie-Théodore) né à Paris le 25 février 1848. [*75]

Inspecteur de forêts à Besançon. Chevalier de la Légion d'honneur (29.12.1887).

Elève de l'École nationale forestière de Nancy, M. David cri sortit pour faire la campagne (56) contre la Prusse, en qualité de capitaine-adjudant major au 4ème bataillon de la garde mobile du Loiret et se distingua tout particulièrement pendant la bataille de Champigny et au combat de Buzenval. La guerre terminée, il fut nommé garde général stagiaire à Orléans, le 21.06.1871 puis à Montargis le 07.05.1872. Garde général titulaire dans ce dernier poste, le 31 du même mois, il passa successivement à Vitryaux-Loges le 04.05.1873 ; à Blois (sud) le 15.05.1876; à Sancerre le 22.06.1878 et à Mortagne le 11. septembre suivant. Nommé sous-inspecteur à Saint-Laurent-du-Pont le 31.10. 1879, ii devint sédentaire à Grenoble le 28.06.1880 et fut envoyé à Paris comme inspecteur-adjoint, le 12.01.1883. Promu inspecteur à Baume-les-Dames le 18.04.1890, M. David remplit les mêmes fonctions à Besançon depuis le 19.01.1891. Il appartient à l'État-Major de l'armée territoriale comme chef de bataillon, décret du 24.08.1891.

DAVIN (Joannès)

A été reçu docteur par la faculté de médecine de Paris en 1893 avec la thèse suivante : Du traitement des consolidations vicieuses des fractures de jambe. Il exerce à Pierrefontaine.

DÉBOICHET (Augustin).

Maire de la commune de Liesle.

DEBOUCHE (Alexandre) né à Fraisans (Jura) le 31 mars 1866.

Négociant. Maire de la commune de Torpes.

DEFRANCE (Jules).

Maire de la commune d'Arcey.

DEFRASNE (Ariste) né à Brey et Maisons-du-Bois le 29 janvier 1855.

Maire de la commune de Boujeons.

DEGOT (Firmin-Augustin) né à Sarlat (Dordogne) le 18 janvier 1861.

Capitaine d'infanterie hors cadre, officier d'ordonnance de M. le général Pierron, commandant le 7ème corps d'armée à Besançon.

DEIS (Alphonse-Joseph-Léon-Maurice) né à Besançon le 18 juin 1868.

Licencié en droit. Avocat à Lyon. Juge suppléant près le tribunal civil de première instance de cette ville depuis le 22 juin 1893.

DEIS (Jules) né à Besançon.

Ancien architecte, à Besançon, élève de M. Labrouste. A exposé au Salon de 1866 un projet de fontaine pour la ville de Besançon, en 1867, un projet de château et en 1868, un projet de synagogue.

DELAIR (Paul-Emile) né à Arras le 18 avril 1837.

Colonel, directeur du génie à Besançon. Commandeur de la Légion d'honneur.

DELAVAUX.

Maire de la commune du Petit-Vaire.

DELAVELLE (Victor-Aristide) né à Maîche le 16 Mars 1826. [*76]

Notaire honoraire, ancien maire de la ville de Besançon. Chevalier de la Légion d'honneur. Officier de l'Instruction publique. Médaille d'or du ministère de l'agriculture Vice-president du conseil de direction de la caisse d'épargne et de prévoyance de Besançon. Membre du conseil d'hygiène et de salubrité de l'arrondissement, membre ordonnateur de la (57) commission administrative des hospices réunis de Besançon. Président de la société des amis des beaux arts de cette ville. Membre du Conseil d'administration de l'École Normale et de l'École Nationale d'horlogerie de Besançon.

DELEULE (F. Philomène) né à la Chenalotte le 13 mars 1839.

Notaire au Russey depuis 1869. Maire de cette ville depuis 1883. Syndic de la chambre des notaires de l'arrondissement de Montbéliard, en a été à plusieurs reprises le président. Président du comice agricole du canton du Russey. Représente ce canton au conseil général du Doubs depuis 1877.

DELEULE (Armand).

Maire de la commune de Touillon et Loutelet.

DELHERBE (François) né à Medière le 27 septembre 1854. [*77]

Maire de la commune de Medière depuis le 17 mai 1896. A été élu conseiller municipal en avril 1880 et adjoint au maire le 15 mai 1892.

DÉLIOT (Jaques).

Maire de la commune de Fourg.

DELMAS (Antoine-Marc-Bernard) né à Albi (Tarn) le 25 janvier 1825.

Ingénieur civil à Besançon, ancien élève de l'Ecole centrale. Chevalier de la Légion d'honneur. M. Delmas entra dans le service des ponts et chaussées en janvier 1848, en qualité d'agent voyer de circonscription, il passa agent voyer d'arrondissement le 01.01.1856, puis agent voyer en chef du département de la Corse, le 01.01.1857. Il fut appelé à exercer les mêmes fonctions dans le département du Doubs, le 10.03.1860. Pendant la guerre contre la Prusse, M. Delmas servit comme capitaine d'artillerie de la garde mobile du Doubs.

DEMESMAY (Ed.).

Maire de la commune de Brères.

DÉMOGE.

Négociant à Besançon. Conseiller municipal. Membre de la commission administrative des hospices réunis de cette ville.

DEMONTROND (Joseph-David) né à Marchaux le 12 mars 1853.

Sous-intendant militaire de 3ème classe à Vesoul. Elève au lycée de Besançon de 1863 à 1873, M. Demontrond fut reçu à Saint-Cyr le 248e sur 291, admis le 18.10.1873. Nommé caporal à l'école le 18.03.1875, il en sortit avec le nème 74 et fut nommé sous-lieutenant au 21ème de ligne à Langres le 1ème octobre suivant et lieutenant au 56e de ligne à Dijon le 13.05.1881 ; en garnison à Chalon-sur-Saône au mois d'octobre 1882, il passa au 5ème bataillon de chasseurs à pied à Dijon en avril 1885. Promu capitaine au 158ème de ligne à Briançon le 05.10.1887, en garnison à Lyon en juillet 1888, il fut reçu, après concours, dans le corps de l'intendance avec le nème 6 sur 15 admis et nommé adjoint à l'intendance à Belfort le 03.01.1889 en garnison à Besançon le 22.07.1890, ii a été promu sous-intendant militaire de 3 classe à Vesoul le 15.04. 1893.

DEMOUGEOT (Jules).

Maire de la commune de Bondeval. (58).

DEMOUGEOT (Félix).

Maire de la commune de Lods.

DENISET (Victor).

Maire de la commune de Brey-et-Maison-du-Bois.

DENIZET (Ernest-Joseph-Cunibert) né à Labergement-Ste-Marie le 10.12.1862. [*79]

Adjoint au maire de la ville de Pontarlier, où il possède une importante distillerie qu'il a fondée en 1884.

DENIZET (Lucien) né à Besançon.

Lieutenant-colonel au 60ème régiment d'infanterie. Chevalier de la Légion d'honneur. Membre de l'Association franc-comtoise «les Gaudes».

DEROSNE (Charles) né au château d'Ollans le 8 octobre 1839.

Propriétaire exploitant du domaine d'Ollans. Maître de forges et propriétaire des forges de Larians (Haute-Saône). Président de la société Comtoise d'apiculture. Ancien président de la société de photographie de la Haute-Saône. Ancien vice-président de la Fédération des sociétés françaises d'Apiculture. Auteur du Traité de Photographie pour tous (Gauthier-Villars), 1882;- d'un Traité d'Apiculture mobiliste librairie agricole, Paris), 1891;  Travaux sur les Ferments alcooliques.  Etudes sur le chauffage des Eglises, des Ateliers, et des habitations privées. Contributions effectives à la création de Sociétés ouvrières coopératives.

DERRIEN (Isidore-Antoine-Michel) né à Besançon le 7 février 1839. [*80]

Lieutenant-colonel breveté d'infanterie territoriale (service d'État-major), à Oran.

Président de la société de géographie et d'archéologie d'Oran et de la société amicale de Francs-Comtois du département d'Oran. Officier de la Légion d'honneur. Décoré de l’ordre du mérite militaire d'Espagne (2ème cl, commandeur), chevalier de l'ordre de François-Joseph d'Autriche ; commandeur du Nicham Iftikar ; chevalier de l'ordre de Charles III d'Espagne ; commandeur de l'ordre du Christ de Portugal. Officier de l'instruction publique ; médaille coloniale Sénégal et Soudan. Lauréat des sociétés de géographie de Paris, Lille et Bordeaux. Engagé volontaire le 14 février 1856, M. Derrien, candidat à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, fut admis à cette école le 01.10.1857 ; il en sortit, deux ans après comme sous lieutenant et fut affecté au 20ème bataillon de chasseurs à pied dans lequel il fit son service jusqu'au licenciement de ce bataillon, en 1860. Après avoir subi avec succès les examens pour l'Ecole d'application d'Etat-major, il y fit un stage de deux années, du 11.01.1861 au 08.01.1863, à la suite duquel il fut nommé lieutenant au 2ème rgt de dragons. Nommé aux zouaves de la garde en 1864, il fut chargé l'année suivante du relevé topographique de diverses parties de la France, puis il passa en Algérie le 12 mars 1866 et fut employé aux travaux géodésiques. Elevé au grade de capitaine en août 1867, il conserva ses fonctions jusqu'au 13.03.1870. A cette date, M. Derrien fut chargé, avec le capitaine Mieulet, de faire le relevé topographique de la Palestine qu'il dût interrompre lors de la déclaration de guerre à la Prusse. Rentré en (59) France, il fut employé à l'Etat-major général du 15e corps et reçut la croix de la Légion d'honneur le 16.02.1871, pour sa conduite à la bataille de Villersexel. Il remplit pendant deux mois les fonctions de chef d'Etat major des mobilisés de la Gartempe. Après la guerre, il resta à l'Etat-major du maréchal de Mac-Mahon et passa, en 1872, au dépôt des cartes du ministère de la Guerre. Appelé l'année suivante à l'Etat-major de la 11e division d'infanterie, il partit quelque temps après pour occuper un emploi de son grade à l'Etat major de la division d'Oran. En 1875, ii fit le relevé topographique de cette province. Placé dans l'arme de l'infanterie lors de la suppression du corps de l'Etat major, il fut mis hors cadre et affecté à l'Etat-major du 19ème corps d'armée où il eût pour mission spéciale le relevé topographique de l'Algérie. Il coopéra en 1879, avec le général Perrier, à la jonction géodésique de l'Algérie avec l'Espagne. Promu chef de bataillon le 07.09.1880, il fut nommé chef de la section topographique de la mission qui opéra dans le Haut-Sénégal du 05.10. 1880 au 06.05.1881. Nommé lieutenant-colonel le 11.07.1889, ii devint chef d'Etat-major du gouvernement de Nice, puis de la division militaire de Constantine, où il demanda et obtint sa retraite anticipée pour convenances personnelles, par décret du 20.02.1895. On doit à M. Derrien des ouvrages sur l'art militaire à l'Exposition de Vienne en 1873, sur le chemin de fer transsaharien de TIemcen à Tombouctou et sur les Français à Oran depuis 1830 jusqu'à nos jours, partie, Oran militaire de i830 à 1848, avec plans de la ville et des environs ,in-8ème, 1887.

DESCHAMPS (Albin).

Maire de la commune d'Aïssey.

DESSEROY (Hippol.).

Capitaine commandant la Ième Cie de sapeurs-pompiers de la ville de Besançon.

DESSIRIER (Jean-Edmond) né à Nancray le 12 juin 1842. [*81]

Général commandant la 66ème brigade d'infanterie. Commandeur de la Légion d'honneur. Voici les états et service de ce général : Elève de Saint-Cyr du 3 décembre 1861 au fer octobre 1863. Sergent-major le 1er octobre 1862. Sous-lieutenant au 2ème zouaves à sa sortie de l'Ecole. Lieutenant au même régiment le 13 avril 1867. Capitaine au même régiment le 27.12.1870. Chef de bataillon au 19ème d'infanterie le 11.12.1879 puis au 4ème zouaves le 29.04. 1881. Lieutenant-colonel au 22ème d'infanterie le 07.03.1885 et au 4ème Zouaves le 28 octobre suivant. Colonel au 31e d'infanterie le 9 juillet 1888, il est général depuis le 28 septembre 1893. Décoré de la Légion d'honneur le 29.11.1870, promu officier de cet ordre le 29 décembre 1882, il a été élevé à la dignité de commandeur le 26.09.1896. M. le général Dessiner compte à son actif vingt et une campagnes dans le cours desquelles il a reçu deux blessures. Il a reçu la rosette d'officier de l'Instruction publique le 1er janvier 1881.

DEVILLERS (Jérôme).

Maire de la commune de Pouilley-Français.

DHOUTAUT (Léon-Marie-Joseph) né à Ornans le 2 mai 1833.

Notaire à Ornans depuis le 20 juillet 1886, précédemment à Morteau (Doubs) de  novembre 1879 au 1ème juin 1886. (60). Les prédécesseurs de M. Dhoutaut sont : 1ème M. Henriot (Auguste-Simon-Désiré) du 14.10.1850 au 20.07.1886 ; 2ème M. Audrey (Charles-Antoine-Joseph-Gabriel) du 23.10.1842 au 14.10.1850; 3ème M. Boulet -(Jose Ph-Bernard) du 15 brumaire au IV (06.11.1795) au 23.10.1842; 4ème M. Marjet François Philibert 07.02.1789 à juillet 1839. A cette dernière époque l'étude Marlet a été supprimée, et les minutes ont été remises à M. Boulet.

DICIL (Paul).

Maire de la commune de Fourcatier-et-Maison-Neuve.

DODIVERS.

Rédacteur en chef de « l'Echo de la Franche-Comté », journal hebdomadaire paraissant à Besançon.

DODY (Auquste-Louis-Alexandre) né à Quingey le 28 février 1843. [*82]

Officier d'administration de 1ère cl. du service des subsistances militaires, comptable gestionnaire de ce service, à Vesoul après l'avoir été à Epinal et à Chaumont. Entré au service le 25.08.1864. M. Dody fut nommé sous-officier le 28.12.1869 et adjudant-élève d'administration le 22.12.1872. Promu officier d'administration adjoint de 2ème cl. le 0602.1874, il passa à la 1ère cl. le 10.07.1880. puis il devint officier d'administration de 2ème cl. le 20.12.1885 et fut élevé à la 1ère cl.le 25.09.1890. M. Dody est chevalier de la Légion d'honneur depuis le 29.12.1806.

DOE (Louis-Marie-François) né à Troyes le 17 février 1866.

Garde général des forets à Besançon depuis le 27.11.1880. M. Doé avait été nommé garde général stagiaire à sa sortie de l'École nationale forestière où il fut classé le premier, en septembre 1888.

DOMIN (Claude-François-Hippolvte) né à Etrabonne le 26 février 1837.

Adjoint principal du génie, en retraite. Chevalier de la Légion d'honneur 12.07.1890. Envoyé volontaire au 2ème Régt du génie, en 1836, M. Domin prit part à l'expédition d'Italie, en 1859, avec le grade de sergent et assista aux batailles de Turbigo, de Magenta et de Solférino. Après un séjour de quelques années en France, il fut envoyé en Afrique où il fut nommé garde de 2ème classe en 1869. C'est avec ce grade qu'il fit la campagne contre la Prusse.

DOMIN (Louis-Simon) né à Lavernay le 23 juin 1839.

Adjoint principal de 1ème classe du génie à Auxonne. Chevalier de la Légion d'honneur.

DONEY (Urbain-Jean-Baptiste) né à Gousans le 27 juin 1814.

Directeur de l'école annexe d'instituteurs du département. Officier de l'Instruction publique (20 avril 1895).

DONIER (Léon).

Maire de la commune de Rouhe. (61).

DONY (Joseph).

Maire de la commune d'Avanne.

DONZEL (Delphin).

Maire de la commune d'Epenouse.

DORET (Jules-Francis) né à Besançon le 24 février 1849.

Officier d'administration de 1ère classe à Belfort. Entré au service le 06.10.1869, M. Doret fut nommé sous-officier le 11.12.1870, et adjudant-élève d'administration le 24.01.1871. II passa officier d'administration adjoint de 2ème classe le 06.02.1874, puis de 1ère classe le 08.09.1879; il devint officier d'administration de 2' cl. le 12.06.1886 et fut élevé à la 3ème classe de son grade le 11 octobre 1892.

DORIAN (Victor) né à Montbéliard le 23 décembre 1857.

Reçu licencié en droit par la faculté de Paris, M. Dorian entra dans l'administration le 25.04.1885, comme membre du conseil de préfecture de la Nièvre, il en devint le président le 12.02.1887. Il passa au conseil de préfecture de la Somme le 09.07. 1890.

DORMOIS (Jacques) né à Trémoins (Haute-Saône) le 17 octobre 1832.

Maire de la ville de Pont-de-Roide.

DORMOY (Ch.-Louis).

Maire de la commune de Désandans.

DORNIER (Louis).

Maire de la commune des Allemands.

DOUÇOY (Emile).

Maire de la commune d'Amagney.

DREZEL (Pierre).

Président du. cornice agricole du canton de Pierrefontaine. Chevalier du Mérite agricole.

DROMARD (Alcide).

Maire de la commune de Narbief.

DROUHARD (Charles-Adolphe-Virgile) né à Etalans le 3 novembre 1810.

Juge au tribunal civil de Pontarlier. M. Drouhard fit ses débuts dans la magistrature le 22.06.1883, en qualité de juge suppléant au tribunal de Dole. Il passa au même titre à Pontarlier où il fut chargé de l'instruction le 02.02.1887 et où il est juge depuis le 10.05.1887.

DROUHARD (Paul).

Vice-président de la société des Amis des Beaux Arts à Besançon. 62

DROUHARD (Xavier).

Maire de la commune de Fallerans.

DROZ (Edouard) né à Besançon le 26 octobre 1855.

Professeur à la faculté des lettres de Besançon. Officier de l'Instruction publique.

Auteur d'une Etude sur le scepticisme de Pascal, considéré dans le livre des «ciisées», in-8ème, 1886, ouvrage couronné par l'Académie française. M. Droz a traduit de l'allemand avec M. A. Kontz, le premier volume de l'Histoire de la poésie latine, de Ribbeck. II a publié en outre la Critique littéraire et la science, in-8'. La Critique littéraire de l'aine, une brochure et. un vol. in-8ème.

DROZ-V1NCENT (François) né à Grand-Combe le 3 janvier 1833. [*83]

Maire de la commune de la Ville-du-Pont.

DRUHEN.

Professeur de clinique obstétricale et gynécologique et directeur de l'école préparatoire réorganisée de médecine et de pharmacie) chargé du cours d'accouchements à l'asile départemental de St-Jean-L'Aumonier. Membre du conseil général des facultés, président de la société de médecine de Besançon, membre du conseil académique de cette ville. Officier de l'instruction publique.

DRUHEN (René-Gabriel) né à Besançon le 3 Janvier 1.858.

Fils du précédent. Procureur de la République près le tribunal civil de Châtillon-sur-Seine (Cote-d'Or). Reçu licencié en droit par la faculté de Dijon, en novembre 1880, M. Druhen se fit inscrire au tableau de l'ordre des avocats à la cour d'appel de cette ville. Il y resta jusqu'au 21.12.1883, époque de sa nomination de juge suppléant au tribunal civil de Montbéliard. Nommé substitut, d'abord à Pontarlier le 30.06.1885, il passa successivement : à Gray le 11.04.1887 ; à Lons-le-Saunier le 20.10.1888 et à Châteauroux le 20.07.1889. Il devint procureur à Die le 24.02.1891 est actuellement à ChâtiIlon-sur-Seine depuis le 14.05.1892.

DRUHEN (Etienne-Marie-Alphonse) né à Besançon le 22 mars 1851.

Cousin du précédent. Juge au tribunal civil de cette ville. Entré dans la magistrature en qualité de juge suppléant au tribunal civil de Baume-les-Dames le 13 avril 1876, ii fut chargé de l'instruction à Montbéliard le 13 avril 1878 et devint juge d'instruction à Saint-Claude le 24.05.1879, puis il passa juge à Arbois le 17 juin 1882. Nommé juge d'instruction à Dôle le 31.10.1882, il est juge à Besançon depuis le 06.05.1893.

DRUHEN (Victor).

Manufacturier. Membre du conseil de direction de la caisse d'épargne et de prévoyance de Besançon.

DUBAIL (Célestin).

Maire de la commune de Vaufrey. (63).

DUBAIL (Alphonse) né à Courtefontaine le 19 septembre 1841. [*84]

Maire de la commune de Courtefontaine depuis 1878. M. Dubail a été décoré de la médaille d'Afrique pour la campagne de 1864-1867.

DUBIEZ (Ferréol).

Maire de la commune de Doulaize.

DUBILLARD (l'abbé) né à Soye le 17 février 1845. [*85]

Docteur en théologie. Missionnaire apostolique. Vicaire général de l'église métropolitaine de Besançon, archidiacre de Saint-Ferjeux. Ancien supérieur du grand séminaire diocésain. M. l'abbé Dubillard a publié Praelectiones theologiae doqmaticoe ad methodum scolasticam redactae, 4 vol. in-8ème, 1884.

DUBILLARD (Jules-Charles) né à Soye le 5 décembre 1860.

Ancien receveur de l'enregistrement des domaines et du timbre à Signy-l'Abbaye (Ardennes).

DUBOIS (Louis-Frédéric).

Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.

DUBOIS (Jean-Baptiste).

Maire de la commune de Chalezeule.

DUBOURG (Paul).

Industriel à Besançon. Président de la chambre de commerce, membre du conseil de direction de la caisse d'épargne et de prévoyance de Besançon. M. Dubourg est en outre membre du conseil d'administration du Mont-de-Piété, administrateur de la succursale de la banque de France, membre de la commission administrative des hospices réunis de Besançon.

DUBREY (Henri) né à Levier le 15 septembre 1851.

Percepteur des contributions directes de Nans-sous-Sainte-Anne.

DUC (Léon) né à Arches (Vosges) le 9 avril 1852.

Chef du bureau de la comptabilité, des contributions et des marchés à la mairie de Besançon.

DUCAT (Alfred) né à Besançon le 27 avril 1827. [*86]

Architecte chargé de la restauration du Palais de Justice et de la construction d'une basilique à Saint-Ferjeux (Besançon), etc. Conservateur du musée archéologique de Besançon. Membre de la commission départementale d'architecture, de l'Académie de cette ville (24 août 1872), de la commission de la société des Amis des beaux-arts ; de celle des Musées, etc. Président de la société des architectes du Doubs. Officier de l'Instruction publique, décoré d'ordres étrangers.

DUCHÊNE (François).

Maire de la commune d'E ra bonne.

DUCRET (Emile).

Maire de la commune de Sauvagney.

DUCREUX né à Maîche.

Président honoraire à la cour d'appel de Paris, 64. Officier de la Légion d'honneur.

Membre de l'association franc-comtoise «les Gaudes».

DUFAY (Jules).

Notaire à Baume-les-Dames. Successeur de son père (prestation de serinent du 24 octobre 1895).

DUFAY (Louis).

Membre du conseil municipal de la ville de Baume.

DUGOURD (Antoine).

Maire de la commune de Byans.

DUMAREST (Hyacinthe-Albert) né à Saint-Etienne (Loire) le 18 mai 1843. [*87]

Lieutenant-colonel, commandant le 54ème Régiment territorial d'infanterie de la 6ème subdivision, à Besançon. Chevalier de la Légion d'honneur (29.03.1890). Ancien élève de l'Ecole militaire de Saint-Cyr. M. Dumarest était capitaine adjudant-major au 19ème de ligne lorsqu'il donna sa démission en janvier 1882. Il fut nommé chef de bataillon au 54ème Rgt territorial d'infanterie au mois de décembre 1883 et commande ce régiment, avec le grade de lieutenant-colonel, depuis le mois de mars 1895.

DUMONET (François) né à Cussey le 8 mai 1838. [*88]

Maire de la commune de Cussey-sur-l'Ognon.

DUMONT (Charles-Jean-Aimé) né à Morteau le 30 mai 845. Notaire à Thoraise depuis le 08.04.1837. Membre de la chambre de discipline des notaires de l'arrondissement de Besançon, suppléant de la justice de paix du canton de Boussières. M. Dumont est le successeur de MM. Cuny, Landoz, Landry, Tisserand et Bronchard.

DUMONT (Pierre).

Maire de la commune de Beure.

DUPOMMIER (Armand-Alphonse) né à Lac-ou-Villers le 19 août 1849. [*89]

Lieutenant-colonel du génie. Chef d'état major du gouvernement de la place forte de Langres. Officier de la Légion d'honneur depuis le 16.04.1886, avait été décoré de cet ordre le 05.02.1878. Ancien élève de l'Ecole polytechnique. M. Dupommier sortit de cette école en 1869 comme sous-lieutenant du génie et entra à l'Ecole d'application de Metz pour y accomplir le stage réglementaire au bout duquel il fut nommé lieutenant au 2ème régiment. Promu capitaine le 27.10.1873, il devint chef de bataillon le 29.12.1883 et lieutenant-colonel le 13.11.1893. Il a fait les campagnes suivantes: contre la Prusse, août 1870 à mars 1871 ; en Cochinchine et au Tonkin, de 1873 à 1877 ; au Tonkin de 1881 à 1886.

DUPONT (Alexandre).

Maire de la commune de Marvelise.

DUPRÉ (Narcisse).

Notaire à Onans, successeur de M Mouchet (prestation de serment du 4 mai 1892).

DUPUIS (Auguste-Airné-Victor) né à Evreux (Eure) le 17 octobre 1843. [*90]

Professeur de violon à Besançon. 65.

DUQUET (Fr.-Léon).

Maire de la commune des Combes.

DURAND (Louis-Antoine-René) né à Romorantin Loir-et-Cher) le 12 juillet 1842.

Conseiller à la cour d'appel de Besançon. Nommé substitut à Yvetot le 30.07.1870, puis à Evreux le 19.02.1872, M. Durand devint procureur et exerça ses fonctions à Neufchâtel le 19.06.1875, à Louviers le 05.12.1878 et au Mans le 13.01.1880. Avocat général près la cour d'appel de Riom le 27.07.1880, il donna sa démission le 23.07.1881  il rentra dans la magistrature que le 04.02.1893, en qualité de conseiller à la cour d'appel de Besançon.

DURIND DE GEVIGNEY (Hector) né à Besançon le 6 novembre 1855.

Docteur en droit. Membre du conseil de fabrique de l'église métropolitaine de Besançon. Originaire de la Franche-Comté, la maison ,Durind de Gevignev dont la filiation remonte à 1502, blasonne D'azur à la fasce d'or, accon1/Jaqne de trois trèfles d'argent. Elle a pour devise : Endurant j'espère.

DURAS (Jacques) né à Beutal le 3 novembre 1829.

Instituteur honoraire. Professeur comptable à l'école de laiterie de Mamirolle.

Officier de l'instruction publique, 41 ans de services dans l'Instruction publique.

DUVERNOY (Clément) né à Bavans le 14 décembre 1818.

Ancien professeur au collège de Montbéliard. Ancien conservateur de la bibliothèque de cette ville. Licencié en droit. Officier de l'instruction publique. Membre correspondant de la société des Antiquaires français; de l'Académie de Besançon ; de la société d'agriculture de Vesoul. Membre fondateur de la société d'Émulation de Montbéliard. M. Duvernoy est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques et archéologiques concernant la région de Montbéliard. On lui doit notamment : Une notice sur le pays de Montbéliard avant ses premiers comtes. Les Montbéliards en Palestine. Montbéliard an XVIIIe siècle; ainsi que d'importantes communications archéologiques à propos des fouilles faites à Mandeure. La société d'Emulation de Montbéliard lui doit plusieurs discours et rapports qui ont été publiés dans les mémoires de cette société.

DUVERNOY (Eugène-Henri) né à Audincourt.

Docteur en médecine à Audincourt. M. le docteur Duvernov a présenté et soutenu devant la faculté de médecine de Paris, le 11.02.1870, pour l'obtention du grade de docteur, la thèse suivante Quelques considérations sur le travail, l'hygiène et les maladies des ouvriers forgerons de Franche-Comté. 66

 

E

EBERSOLT.

Pasteur protestant. Aumônier de la maison d'arrêt et de correction de Montbéliard.

ELMÉRICH (Charles-Edouard) né à Colombier-Châtelot en 1813. Artiste peintre et sculpteur, élève de Guénin. M. Elmérich admis au Salon a exposé comme peintre :Esclave, sous bois, à Fontainebleau, en 1886; Un article critique et néfaste. L'impertinent, Un ravin dans le midi, en 1887. Un coin à Toulon, 1888. Comme sculpteur: Une percée en forêt (bas-relief, terre cuite) en 1886.

ENDERS (Jean-Joseph) né à Besançon.

Peintre, élève de MM. Edouard Baille et F. Cormon. Membre de la société des Artistes français. Fait partie de la commission de la société des Amis des Beaux Arts, de Besançon. Titulaire d'une mention honorable en 1800 et d'une médaille de 3ème cl. en 1893. Parmi ses principales œuvres nous citerons : Portrait de Mme F..., 1887.  Paysans comtois, étude  - Portrait de Mme E..., 1889 - Une triste nouvelle, 1890. - Très vieille histoire, 1891 - A la France en Alsace, le 14 juillet 1893. - Thomas de Gélano écrivant le «Dies îræ» - La grand'mère 1895 - Pendant la lessive, 1896.

ESCOFFIER (Emile) né à Pontarlier le 15 janvier 1845. [*91]

Licencié en droit de la faculté de Douai. Avocat à la cour d'appel de cette ville, où il jouit d'une très grande popularité et d'une excellente réputation.

ESTAVOYER (Constant),

Maire de la coinmune de Verrières-du-Grosbois.

ESTIGNARD (Alexandre) né à Vuillafans le 27 avril 1833. Conseiller honoraire à la cour de Besançon. Ancien député et ancien conseiller général du Doubs. Membre de l'Académie de Besançon depuis le 28 janvier 1868. Il entra dans la magistrature en 1859, fut substitut à Baume, Lons-le-Saunier, Gray, Vesoul, devint avocat général à Besançon, premier avocat général à Limoges en 1870, puis conseiller à la cour de Besançon en 1871. Nommé député en février 1876, validé malgré l'opposition d'adversaires ardents, il siégea à la Chambre jusqu'au 16 mai, prononça plusieurs discours, prit une part active à la discussion sur l'enseignement supérieur. Réélu en 1877 à une forte majorité, il fut invalidé le 22 janvier 1878. Conseiller général du Doubs, il a représenté le canton de Vercel pendant près de 223 ans de 1869 à 1891. Réélu en 1891 il fut encore invalidé. M. Estignard est un écrivain auquel on doit de nombreux travaux. Nous ne citerons que les principaux La faculté de droit et École centrale à Besançon, 1868 - République et guerre, in-12, 1872 -  Correspondance de Charles Nodier avec Ch. Weiss, in-8ème, 1876 - Discours parlementaires, in-4ème, 1878 - Portraits francs-comtois, 3 vol. in-8ème 1885 à 1889 - Le parlement de Franche-Comté, 2 vol. in-8ème 1891- Xavier Marmier 1 vol. in-8ème 1893 - 67. Galerie des peintres comtois, Jean Gigoux, 1 vol. in-8ème, 1895. - Gustave Courbet, un vol. in-8ème, 1897.

ESTIGNARD (Léon).

Maire de la commune de Châteauvieux.

EYRAND-JOLY (Alexandre).

Notaire à Pierrefontairie.

Suppléant de la justice de paix de ce canton. Successeur de M. Simon (prestation de serment du 16 juillet 1890).

 

F

FAGANDET (Justin).

Maire de la commune de Corcelles-Ferrières.

FAGET (Jules) né à la Chapelle-d'Huin le 29.12.1843. Chef d'escadron commandant la gendarmerie de l'Orne, à Alençon. Chevalier de la Légion d'honneur 08.07.1899. Entré au service le 01.10.1864, il fut affecté à l'infanterie et successivement nommé sous-officier, sous-lieutenant et lieutenant. Il était titulaire du grade de capitaine lors de son entrée dans la gendarmerie, 21.02.1876. Promu à ce grade dans sa nouvelle arme le 25.02.1879, il passa chef d'escadron en avril 1889. M. le commandant Faget porte à son actif au 31 septembre 1807 : 33 ans de service et 4 campagnes.

FAGNON (Hippolyte).

Maire de la commune de Bartherans.

FAGNON (Ernest).

Négociant. Membre du conseil municipal de la ville de Besançon.

FAIDY (Jules-Lucien) né à Ornans le 10 septembre 1855.

Officier d'administration de 2ème cl. à la section technique de l'intendance, à Paris.

Entré au service le 13.08.1874, M. Faidy fut nommé sous-officier le 14.09.1875 puis adjudant-élève d'administration le 21.09.1878. Il fut promu officier d'administration adjoint de 2e cl. le 23.12. 1879, et passa à la 1ère classe le 18.05.1885. Il est officier d'administration de 2e classe depuis le 9 avril 1892.

FAILLENET (Charles).

Maire de la commune de Ronchaux.

FAIVRE (Antoine-Jean-Etienne dit Tony) né à Besançon le 24 mai 1830.

Peintre, élève de Picot, médaillé en 1864. Membre de la société des Artistes français. M. Faivre envoya au salon de 1849 un portrait. En 1851 : La partie de volant et en 1855, le portrait de Nessin-Bey. Il cessa ses envois et accomplit un voyage en Italie, puis en Russie, de 1860-1862. A son retour, il exposa successivement: Colin-Maillard 1864 - Un panneau (68) décoratif de fleurs 1865. Idylle 1867 - Des portraits en 1868. Premières heures du jour 1869. - Le repos de Vénus, plafond et Réunion de famille dans le parc de Limois, portraits 1870 - La missive et Liseuse en 1873 - En visite et Taquinerie au bain 1874 - Dans la serre 1884 - Le secret 1877 - Une bonne recette 1878 - Fleurs 1879 - En famille 1880 - L'automne et l'Eté 1885 - Une brune 1887 - Un panneau décoratif et un Portrait en 1889 - Portrait du général D… et une tête de jeune fille 1891 - Un portrait en 1803 - Putrisienne cri 1895 et un Portrait en 1896.

FAIVRE (Pierre-Armand-Gustave) né à Besançon le 29 mars 1868.

Médecin major au 14ème régiment de dragons. Lauréat de l'école de médecine de Besançon. Reçu docteur en médecine par la faculté de Nancy le 27 janvier 1890, avec une thèse traitant Des considérations critiques sur l'emploi des injections intra-utérines après l'accouchement.

FAIVRE-DUPAIGRE (C.).

Maire de la commune de Surmont.

FAIVRE (Henri).

Maire de la commune de Nommay.

FAIVRE (Victorien) né à Indevillers le 29 juillet 1857.

Instituteur à Pont-de-Roide.

FAIVRE (Gustave).

Maire de la commune de Bouverans.

FAIVRE (Henri).

Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.

FAIVRE (Ernest) né à Besançon le 17 novembre 1852.

Pharmacien à Baume-les-Dames.

Membre du conseil d'hygiène et de salubrité de l'arrondissement.

FALLAS (François-Xavier) né à Brétigney le 5 avril 1852.

Capitaine de gendarmerie à Châteauroux. Chevalier de la Légion d'honneur. Engagé volontaire le 25.10.1869, M. Fallas franchit rapidement les grades inférieurs. II entra dans l'armée spéciale de la gendarmerie en qualité de sous-lieutenant le 15.12.1881, obtint son deuxième galon le 15.12.1883 et fut promu capitaine le 11.10.1892. M. le capitaine Fallas compte à son actif au 31.09.1897 : 28 ans de service, 1 campagne. Il est chevalier de la Légion d'honneur depuis le 27.09.1893.

FALLOT (Charles)

Conseiller général pour le canton de Montbéliard. Chevalier de la Légion d'honneur.

Président du syndicat des pharmaciens du Doubs.

FALLOT.

Pasteur et inspecteur ecclésiastique, à Audricourt.

Président de l'association évangélique du patronage de Montbéliard. M. Fallot est chevalier de la Légion d'Honneur. (69)

FALLOUEY (Pierre-Fr.).

Maire de la commune de Franois.

FANART (Antonin) né à Besançon en 1831.

Artiste peintre, élève de M. Diday. Membre de la commission de la société des Amis des beaux-arts, à Besançon. Titulaire d'une mention honorable au Salon de 1861.

Parmi ses principales toiles nous citerons - Ruisseau de Vallois, dans la vallée de la Loue près de Besançon 1847- Forêts de chênes (Savoie) - Creux de Sery, environs de Besançon 1859 - Coup de soleil avant l'orage - Crépuscule dans la plaine des Rocailles (Savoie) - La moisson dans le Jura. Nanette allant aux champs 1861 - Un vallon du Jura, aux environs de Besançon. Massif de saules, bords de la Loire - Moisson dans le Val d'Amour (.Jura), 1863. Une moisson en Franche-Comté. – Les bords du Lison, environs de Besançon 1864 - L'été de la Saint-Martin, vallée de la Loire - Les bords du Doubs à Baume, 1865 - Un ruisseau dans les vallons du Jura - Bouquet de chêne à Reign (Suisse) 1866 - Entrée du Valois (Suisse) - Chasse en marais, fond du lac de Genève, 1868 - Le découplé - Chasse an chevreuil, 1869 - Le château de Sion (Valais) – Un vallon dans le Jura.

FAUCOMPRÉ (Auguste-Amédée) né à Besançon le 27 mars 1845.

Inspecteur des forêts à Avignon. Sorti de l'Ecole nationale forestière en qualité de garde général stagiaire le 20 septembre 1867, M. Faucoinpré devient tiulaire de ce poste le 31 août 1868 ; il y resta jusqu'à sa nomination d'inspecteur adjoint survenue le 18 décembre 1876. 11 est inspecteur depuis l'e 30 septembre 1883.

FAUCOMPRÉ (Philippe) né à Besançon en 1843.

Ancien élève de l'école régionale d'agriculture de la Saussaie (aujourd'hui à Montpellier). Professeur départemental d'agriculture à Besançon. Officier  'Académie.

FAUQUIGNON né à Besançon le 15 octobre 1836.

Receveur des postes et télégraphes, à Besançon. Officier d'Académie. Trésorier de la société d'émulation du Doubs.

FAURE (Alphonse) né à Besançon le 25 mai 1870. Ancien chef de clinique ophthalmologique. Reçu docteur en médecine par la faculté de Nancy le 27.07.1803 avec une thèse traitant de : L'iriclectomie optique dans les taies de la cornée.

FAUTEL (Frédéric).

Maire de la commune de Vougeaucourt.

FAYET (Charles-Albert-Louis) né à Besançon le 6 novembre 1841.

Général de brigade d'artillerie, commandant la 35ème brigade d'infanterie. Entré à l'Ecole de Sant-Cyr le 03.11.1860, M. Fayet y fut nommé caporal le 15.05.1861 et sergent le 15.11.1801. II fut promu s/lieutenant à sa sortie de l'école le 01.10.1862 et entra à l'École d'État Major d'où il sortit avec le grade de lieutenant d'État Major le 31.10.1864. Nommé capitaine au corps le 27.02.1869, puis chef d'escadron le 19.07. 1880, il fut nommé lt-colonel le 13.05.1885 et colonel le 16.01.1888 (70). M. Fayet fut nommé général de brigade le 16.03.1895. Officier de la Légion d'honneur depuis le 22.05.1873, il avait été fait chevalier de cet ordre le 08.12.1870. M. le général Fayet a fait les campagnes suivantes : Afrique, 1868-1870. Contre l'Allemagne, campagne dans laquelle il fut blessé à la bataille de Champigny (02.12.  1870). A l'intérieur (mars-mai 1871). Attaché à la personne de M. Thiers pendant sa présidence, M. Fayet occupa ensuite les mêmes fonctions pendant la présidence de M. Jules Grévy.

FÉLIX (Julien) né à Besançon le 17 mars I

Industriel Administrateur directeur de «La Bisontine», société anonyme d'horlogerie de Besançon. Conseiller municipal. Membre du conseil d'administration de l'Ecole nationale d'horlogerie et du Mont de Piété à Besançon.

FERNIER (Alfred).

Maire de la commune de Chevigney-B.

FERREUX (Ernest).

Maire de la commune de Métabief.

FEUVRIER (d'abbé) né à Charquemont le. 31. mars 1831.

Ancien professeur de physique, de chimie et d'histoire naturelle. M. Feuvrier est curé-doyen de Montbéliard, aumônier catholique du collège et chanoine honoraire de la cathédrale de Besançon.

FEUVRIER (Paul-Victor-Célestin) né à Charquemont le 5 juillet 1847.

Frère du précédent. Docteur en médecine au Russey. On doit au Dr Feuvrier une thèse traitant de Considérations sur les fractures spontanées dans l'ataxie  locomotrice, thèse qu'il présenta et soutint devant la faculté de médecine de Paris le 24 mai 1877.

FEVRE (Alfred) né à la Croix Pilate, hameau de Saint-Cyr-les-Colons (Yonne). [*92]

Ancien maire de la ville de Baume. Suppléant du juge de paix. Chevalier de la Légion d'honneur; officier d'académie. Membre du conseil général et du conseil  départemental de l'instruction publique, président de la commission départementale du Doubs.

FICATIER né à Besançon.

Inspecteur de l'enregistrement à Sens (Yonne).

Membre de l'association franc-comtoise «les Gaudes ».

FIEROBE (Paul).

Maire de la commune de Montancy. (71).

FILSJEAN (Charles).

Maire de Mont-de-Laval.

Membre du conseil d'arrondissement de Montbéliard, où il représente le canton du Russey.

FLAMAND (Eugène-Frédéric-Oscar).

Docteur en médecine à Montbéliard.

Conseiller municipal.

FLEURY (Vital) né à Soulce le 26 juillet 1835. [*93]

Percepteur des contributions directes, à Audincourt.

FLEURY (Auguste).

Maire de la ville de Vercel.

FOLLETÊTE (Ernest) né à Fleurey le 2 février 1862. [*94]

Maire de la commune de Cour-St-Maurice.

FONCIN.

Inspecteur des forêts en retraite à Baume-les-Dames.

Chevalier du mérite agricole.

FONTAINE.

Professeur de lettres et économe de l'école normale d'instituteurs du département. Officier d'Académie.

FORIEN (Maurice) né à Besançon le 28 mars 1860.

Architecte à Besançon; élève de l'Ecole nationale des Beaux Arts. Officier d'Académie.

Trésorier de la société des Amis des Beaux Arts de cette ville.

FOURQUET (Emile) né à Lavans-Quingey le 29 mars 1851.

Vérificateur des poids et mesures, à Baume-les-Darnes.

FOURQUET (Emile-Prosper) né à Lavans-Quingey le 8 septembre 1862. [*95]

Bonnes études au lycée de Besançon. Au mois de février 1881, son père Jean-François Fourquet, propriétaire fort connu dans la région et maire de Lavans-Quingey depuis 1871, meurt et M. Fourquet vient à Paris où il entre comme employé au service de la publicité à la Société générale des téléphones. Il emploie ses loisirs à préparer ses examens de droit et reçu licencié en juillet 1886 revient à Besançon où il se fait inscrire au barreau de cette ville du 10.10.1886 au mois de juillet 1888, il est attaché au parquet du procureur général. Nommé conseiller municipal de la ville de Besançon aux élections générales qui ont lieu cette même année il quitte le parquet et la Cour et se consacre exclusivement au barreau. Au mois d'avril 1889 il part pour Saint-Claude du Jura et se fait inscrire au barreau de cette ville. Le 30.01. 1890, il est nommé juge suppléant au tribunal civil et un décret du 8 septembre suivant l'appelle aux mêmes fonctions au tribunal de Besançon. Le 12.05.1892, M. Fourquet une est élu conseiller d'arrondissement pour le canton de Quingey. Le 22 août 1893 il est candidat aux élections législatives dans la 2e circonscription de l'arrondissement de Besançon, en concurrence avec MM. de Jouffroy et Larnier et obtient onze cents voix. Des dissentiments ayant éclaté entre lui et le conseiller générai du canton, ce dernier mène contre M. Fourquet une campagne active et celui-ci n'est pas réélu aux élections du mois d'août 1895. M. Alfred (72) Ramband, ministre de l'instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes, qui avait pu apprécier M. Fourquet pendant les séjours qu'il faisait chaque année dans le Doubs, le prend comme secrétaire particulier dès son arrivée au pouvoir le le mai 1896. Le 27 juin, malgré les instances du ministre qui le considérait comme un collaborateur précieux et désirait le garder auprès de lui, M. Fourquet rentre dans la magistrature et est nommé juge au tribunal civil d'Ainbert (Puy-de-Dôme). Au mois d'avril suivant il est appelé en qualité de juge d'Instruction au tribunal de Belley où il s'est fait une grande réputation comme magistrat instructeur par sa découverte de l'assassin Joseph Vacher et l'aveu de douze crimes, qu'il a su obtenir de ce criminel célèbre.

M. Fourquet est officier d'Académie du 1er janvier 1897.

FRANCEY.

Avocat près la cour d'appel de Besançon.

Conseiller municipal, membre du conseil d'administration du Mont-de-Piété, de la commission départementale et de la commission administrative des hospices réunis de la ville de Besançon. M. Francey représente le canton d'Audeux, an conseil général du Doubs.

FRANCHEBOIS.

Préparateur de mécanique à la faculté des sciences de Besançon. Officier d'Académie.

FRANÇOIS (Pierre-Alphonse) né à Besançon le 5 avril 1852.

Capitaine de gendarmerie, à Dieppe (Seine Inférieure). Chevalier de la Légion d'honneur. Engagé volontaire au 55ème d'infanterie le 25.06.1870, M. François reçut l'épaulette de sous lieutenant le 07.12.1880 et entra dans la gendarmerie le 31.12.1883. Nommé lieutenant le 31 décembre 1885, ii est capitaine depuis le 14 avril 1895. M. le capitaine François a fait les campagnes suivantes En 1870-1871 contre l'Allemagne, en 1871 contre la Commune, en 1881, Tunisie, en 1882-1883, Algérie. Il a reçu la médaille coloniale.

FREY (Eugène) né à Mulhouse (Alsace) le 10 octobre 1845.

Architecte.

Capitaine ingénieur du bataillon de sapeurs-pompiers de la ville de Besançon.

FRICHET (Alphonse).

Maire de la commune de Vieilley.

FROIDEVAUX (J.-A.).

Maire de la commune de Peseux.

FROMAGEAT (Antoine-François) né au Russey le 18 septembre 1834.

Capitaine de cavalerie en retraite. Chevalier de la Légion d'honneur. Engagé volontaire an 2 régiment de lanciers, le '16 avril 1852. M. Fromageat fut admis à suivre les cours de l'Ecole spéciale de cavalerie de Saumur, comme brigadier, il fit un stage de deux années, d'avril 1855 au avril 1857 et obtint le nème 12 sur 92 élèves. Il rejoignit son corps à Tours et y fut nommé sous-officier. Promu sous-lieutenant le 14.08.1867, ii fit avec ce grade toute la campagne contre l'Allemagne dans la 1r batterie de la 20 brigade. (73) Lieutenant au 10ème hussards le 10.08.1872, ii séjourna en Algérie de 1877 à 1878 et rentra en France après avoir reçu notification du décret le nommant capitaine au 26ème dragons, le 18.12.1877. Décoré de la Légion d'honneur le 29.12.1881, il obtint sa mise à la retraite le 6 juillet 1882, et obtint peu après, le 11.08.1882, un commandement au 4ème régiment territorial de dragons. M. Fromageat est décédé ces dernières années à La Ferté-Bernard (Sarthe).

FROMENT (Ané.) à Ranguevaux (Moselle) le 10 mars 1839.

Manufacturier. Adjoint au maire de la ville de Besançon. Juge au Tribunal de Commerce. Officier d'Académie.

 

G

GABET (Séraphin).

Maire de la commune d’Osselle.

GABET (Constant) né à Grand'Combe-desBois le 9 janvier 1831. [*96]

Maire de la commune de Grand'Combes-desBois depuis le 28 février 1858, sans interruption, a succédé à son père qui y était depuis 1826.

GAGNEUR (Désiré) né à Arbois (Jura) le 22 décembre 1869.

Avoué près le tribunal civil de Baume-lesDames.

GAILLARD-METIN (G.-F.).

Maire de la commune de Raynans.

GAINET (Eugène).

Maire de la commune de Noirefontaine.

GALLET (Désiré) né à Auxon-Dessus le 8 avril 1858.

Maire de la commune d'Auxon-Dessus.

GALLIOT (Alexandre) né à Chemaudin le 2 juillet 1830. [*97]

Maire de la commune de Chemaudin.

GALOPIN DE LABRELY (Claude-EtidoxeAuguste-Gérard) né à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) le 17 mars 1862.

Fils du conseiller à la cour de Dijon. Lauréat de la faculté de droit de Dijon. Attaché au parquet général de la cour de Dijon. Avocat à la cour d'appel de Dijon. Juge suppléant à Châtillon-sur-Seine (octobre 1887). Juge au tribunal de Baume-les-Dames le 14 mai 1892, il est chargé de l'instruction depuis le mois de décembre 1895. Officier d'Académie. M. Galopin est l'auteur de recherches archéologiques sur le cimetière gallo-romain d'Etrechey et de recherches historiques sur la ville de Châtillon-sur-Seine. M. Galopin, pour se conformer aux dernières volontés de son grand'père maternel, a demandé et obtenu l'autorisation légale d'ajouter à son nom celui de son aïeul précité. (74).

GANAY (comte Ulick-François-Joseph-Philippe de) né à Besançon le 5 octobre 1830.

Inspecteur général honoraire des haras. Officier de la Légion d'honneur. Commandeur des ordres de N.-D. de la Conception de Portugal et de la Couronne de Roumanie. Elève diplômé de l'Ecole des haras en 1852. Il fut attaché comme surveillant au haras du Pin, puis à Saint-Lô de 1857 à 1862. Il devint sous-directeur à ce dernier haras de 1862 à 1868. Nommé directeur du dépôt d'étalons à Pau en 1868, il y resta jusqu'en 1884, il accomplit des missions en Egypte, en Palestine et en Syrie, du 29 janvier 1872 an 18 mai 1873 et du 25 mai au 28 août 1880. Pendant l'année 1879, il fut appelé à remplir par intérim les fonctions de directeur du haras du Pin. Il fut nommé directeur du haras de Pompadour cri 1884 et y resta jusqu'à sa nomination au poste d'inspecteur général le 19 mars 1885. Envoyé de nouveau en mission en Orient (1886-1887), il fut décoré de la croix de chevalier de la Légion d'honneur le 7 juillet 1885 et reçut la rosette d'officier le 31 décembre 1892.

La maison de Ganay, originaire de Bourgogne fait remonter sa filiation à Gérard de Ganay chevalier homme d'armes du duc de Nevers (1305) V. Moreri (dictionnaire)., etc. Elle blasonne D'or à l'aigle morit de sable. M. le comte de Ganay a épousé en 1869 la princesse Zoé Ghika, issue d'une ancienne famille, qui a compté parmi ses membres 14 hospodars de Valachie.

NB.

(Reçu le 12 mai 2008. une remarque au sujet de ce texte:

Bien lire, 10 hospodars de Valachie et Moldavie.)R.D.

 

GANEVAL (Joseph-Henri) né à Paris le 25 août 1856.

Juge d'instruction au tribunal civil de Besançon. Reçu licencié en droit le 20.04.1879, avocat stagiaire à Lons-le-Saunier le 10 juillet suivant, inscrit au tableau le 10.07.1882, M. Ganeval entra daims la magistrature le 04.12.1883, en qualité de luge suppléant à Lons-le-Saunier. Substitut à Baume-les-Dames le 10.05.1884, il passa avec les mêmes attributions à Vesoul le 10.04.1886 et à Besançon le 10.05.1887. Nommé procureur à Pontarlier le 20.10.1888, il est juge d'instruction à Besançon depuis le 23 février 1893.

GARESSUS (Justin-Isidore) né à Damprichard le 30 août 1827.

Maire de la commune de Ferrière. Capitaine au 54ème régiment territorial d'infanterie.

Chevalier de la Légion d'honneur. Titulaire de la médaille commémorative de la campagne d'Italie. Appelé de la classe de 1848,  M. Garessus prit part à la guerre pour l'indépendance de l'Italie contre l'Autriche en 1859. II se distingua particulièrement à la bataille de Solférino à la suite de laquelle il fut proposé et obtint la médaille militaire. Il rentra en France le 9 avril 1860 et tint successivement garnison dans plusieurs villes. Il fut nommé sous-lieutenant le 02.10.1870 et fit, avec ce grade, la campagne contre l'Allemagne. Il combattit le mouvement insurrectionnel de la Commune et, après la pacification, il fut affecté au 18ème régiment d'infanterie caserné à Pau. Nommé lieutenant à son corps le 02.07.1874, ii prit sa retraite le

31.03.1879. Par décret du 11.07.1882, M. Garessus fut élevé au grade de capitaine au 54ème régiment territorial d'infanterie.

GARNERET (Alfred).

Membre du conseil municipal de la ville de Baume. (75).

GARNICHET (Auguste).

Maire de la commune de Glère.

GASPARD (l'abbé) né à Ternuay (Haute-Saône) le 22 août 1822.

Premier curé de la ville d'Audincourt depuis 1848.

Chanoine honoraire de la métropole de Besançon.

GAUDARD (Adolphe-Erman-Joseph) né à Montarlot-lès-Rioz (Haute-Saône) le 20 juillet 1865.

Chef de comptabilité de la trésorerie générale du Doubs.

GAUDERON (Eugene-A.) né à Clerval.

Professeur à l'école de médecine de Besançon. Médecin adjoint de l'hôpital.

Ex-interne des hôpitaux de Paris, membre de la société anatomique de Besançon, professeur de clinique interne à l'école préparatoire réorganisée de médecine et de pharmacie de Besançon. Membre du conseil académique et vice-président de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de cette ville, dont il fait partie depuis le 29 juillet 1886. Officier de l'instruction publique.

M. Gauderon a présenté et soutenu devant la faculté de médecine de l'ai-is, le 18 mai 1876, pour l'obtention du grade de docteur, la thèse suivante : De la péritonite idiopathique aiguë des cii Pants, sa terminaison par suppuration et par évacuation du pus à travers l'ombilic.

GAUME (Léon-Charles-Ainié) né à Besançon le 6 mai 1824.

Général de brigade en retraite. Commandeur de la Légion d'honneur. Entré à l'Ecole militaire de Saint-Cyr le 29.11.1844, M. Gaume y reçut les galons de caporal le 04.07.845 et de sergent le 28 août suivant. Il sortit de cette école le 01.10.1846, en qualité de sous-lieutenant au 5ème chasseurs. Promu lieutenant le 24.12.1849 ; capitaine, le 01.05.1854, et chef d'escadron le 12.03.1864, décoré de la Légion d'honneur le 06.03.1867, ii devint lieutenant colonel le 20.10.1870 et reçut la rosette d'officier le 22.03.1872. II fut nommé colonel le 31.12.1874 et fut élevé au grade de commandeur le 04.09.1879. M. Gaume fut nommé général de brigade le 19.02.1880, ii prit sa retraite le 29.07.1886. Il a fait les campagnes suivantes : En Algérie de 1864 à 1869. Campagne de 1870-71 - En Algérie 1871, 1882. 1873, 1874, 1875, 1876, 1877, 1878, 1879, 1880 – En Tunisie 1880 – En Algérie 1884, 1885, 1886.

GAUME (Miltiade-Aristide-Auguste -Constant) né à Morteau le 19 novembre 1839.

Capitaine-trésorier du 16ème régiment d'infanterie. Chevalier de la Légion d'honneur (5 juillet 1887). Entré au service militaire comme remplaçant et compris dans l'effectif du 52ème de ligne le 25.09.1861, M. 'Gaume devint caporal le 11.10.1863 et sergent secrétaire du trésorier le 26.01.1866. Rentré dans ses foyers après sa libération le 25.09.1868, il fut rappelé sous les drapeaux le 23.08.1870 lors de la mobilisation au moment de la guerre contre l'Allemagne. Versé à son ancien corps, il passa ensuite au 27ème de marche le 6.septembre, comme secrétaire de l'officier payeur. Il y reçut les galons de sous-lieutenant le 5 octobre suivant et devint lieutenant à titre provisoire le 14 décembre de la même année. Fait prisonnier et interné en Suisse le 01.02.1871, il rentra en France après la signature du traité de paix. (76). A la suite de l'examen de la commission de révision des grades il fut confirmé dans son grade de lieutenant pour prendre rang le 16.09.1871. Capitaine au 139ème de ligne le 15.03.1878, il a pris les fonctions de trésorier au 16ème régiment de même arme.

GAUTHIER (Jules-Marie) né à Besançon le 9 février 1848.

Archiviste du département du Doubs. Membre correspondant du ministère de l'instruction publique pour les Travaux historiques et les Beaux-Arts. Membre de l'Académie de Besançon depuis le 29.01.1872. Conservateur de la société des amis des Beaux Arts de cette ville. Officier de l'Instruction publique. M. Gauthier se destina d'abord an barreau. Après s'être fait recevoir licencié par la faculté de droit de sa ville natale, il se fit inscrire au tableau de l'ordre des avocats 1e la cour d'appel de cette ville. Il quitta la robe pour entrer à l'Ecole des Chartes et en sortit lors de la guerre contre l'Allemagne à laquelle il prit part en qualité d'officier d'Etat-major de la garde mobile. En 1873, il devint archiviste du Doubs et ne quitta pas ce poste depuis. Il a fait paraître : Inventaire des archives, 4 vol. in-4ème, celui des Archives de Baume-les-Dames - les catalogues des manuscrits des bibliothèques de Belfort, de Dole, de Montbéliard, de Pontarlier, de Gray, d'Auxonne, de Vesoul et de Baume-les-Dames et le Tome VIII des documents inédits de l'Académie de Besançon - Un dictionnaire des Artistes Francs-comtois avant 1789 (1892). - Un répertoire archéologique; un dictionnaire topographique du Doubs et des biographies comtoises. Il publie chaque année, depuis 1876, l'Annuaire du Doubs, de la Franche-Comté et du Territoire de Belfort.

GAUTHIER (Fr.-Xavier).

Maire de la commune de Fuans.

GAUTHIER (Alphonse).

Juge de paix, à Besançon. Officier du Mérite agricole. Président de la société départementale d'Agriculture, secrétaire général de l'association de secours et patronage de cette ville.

GÉLIN (Constant-François).

Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.

GELIN (Gustave).

Maire de la commune de Vaivre.

GENARDIÈRE (Gustave, L’abbé de La) né à Besançon.

Ancien officier d'artillerie. Rédacteur à la préfecture de la Seine.

Membre de l'association franc-comtoise «les Gaudes».

GENTELET (François).

Maire de la commune de Laissey.

GEORGES-VANDEL