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Doubs
Dictionnaire,
annuaire et album
Paris, Henri Jouve, imprimeur-éditeur, 15 rue Racine,
1898, non paginé
(Les dictionnaires départementaux)
François Lassus, 2007
NB.
Les 40
planches ont été regroupée à la fin de la
reproduction ;
les
214 portraits — agrandis d’un tiers — ont été numérotés,
et un renvoi a été ajouté aux notices pour que le
lecteur y accède facilement.
L’orthographe des noms des communes a été rétablie.
1
Préface
Le
Dictionnaire du Doubs que nous présentons aujourd'hui au
public est le vingt-septième de la grande série que nous
avons entreprise. D'autres volumes sont sous presse, et
nos cartons sont remplis de documents et de notices
biographiques que nous adressent les nombreux
correspondants que nous avons recrutés sur tous les
points de la France. Nous pouvons donc affirmer qu'avant
peu chaque département aura son dictionnaire spécial.
Comme on le voit, c'est une œuvre considérable,
véritable monument élevé à la gloire des hommes de tous
les partis et de toutes les classes qui, par leur
travail, leur intelligence ou leur dévouement, se sont
distingués ou ont illustré leur pays à différents
titres. Quels documents précieux se trouveront réunis
dans une oeuvre aussi gigantesque et quelle mine
inépuisable pour les générations futures.
Certes, pour mener à bien cet immense travail, nous
avons rencontré - et nous rencontrerons encoreb- plus
d'une difficulté sur notre chemin. Nos amis, et en
général tous ceux qui portent intérêt à notre
entreprise, peuvent être certains que notre ferme
volonté et notre persévérance sauront vaincre les
obstacles, et que nous n'hésiterons devant aucun
sacrifice pour assurer le succès d'une œuvre aussi
utile. Il
est bon, il est indispensable de conserver, comme sur un
grand Tableau d'honneur, les noms de tous les hommes de
travail et de cœur qui ont tracé leur sillon dans la
vie.
Grâce à notre ouvrage, des noms qui seraient fatalement
tombés dans l'oubli avant un demi-siècle seront
pieusement conservés et formeront des archives de
famille et aussi des archives départementales du plus
haut intérêt. Nos
photographies résisteront aux années et seront plus tard
l'objet d'une légitime curiosité.
Qu'il nous soit permis de remercier ici les
collaborateurs qui ont bien voulu nous apporter leur
bienveillant concours pour la rédaction du Dictionnaire
du Doubs.
C'est grâce à eux que nous avons pu créer cette œuvre
utile entre toutes.
Qu'ils reçoivent l'expression de notre vive
reconnaissance.
Paris, 1898, Henri Jouve.
Avant de procéder au tirage, nous avons dû supprimer un
certain nombre de notices pour lesquelles nous n'avions
pas de renseignements absolument certains. Nos
photographies sortent des ateliers de la maison Aron
frères.
2
Dictionnaire biographique du Doubs
A
ABLITZER (Louis.
Maire de la ville de Roulans. Suppléant de la justice de
paix du canton de Clerval.
ABRAM (Charles-Frédéric)
né à Belfort.
Artiste peintre à Besançon, élève de MM.
Demesmay et Rapin. M. Charles Abram a exposé au Salon
des Champs-Elysées en 1886 ;
Le matin ; bords du Doubs.
- En 1887, Dans
la bruyère
;
Matinée au bord de l'eau.
- Et en 1888
Le matin, à l'entrée du Val-Bois
(Doubs).
ABRIOT (Jules) né
à Conliège (Jura) le 31 octobre 1862.
Receveur de l'enregistrement, des domaines et du timbre
à Marchaux.
ABS (Xavier).
Maire de la commune de Vernois-Belvoir.
AESCHIMANN
(Georges).
Professeur agrégé d'histoire au lycée de Besançon.
Officier d'Académie.
AHR (Joseph) né à
Sainte-Croix-aux-Mines, canton de
Sainte-Marie-aux-Mines, arrondissement de Colmar
(Haut-Rhin) le 31 décembre 1831. [*1]
Conseiller municipal de Besançon pendant 8 ans. Membre
de la société astronomique de France Président de la
société l'Union musicale. Président de la société
amicale des Pêcheurs à la Ligne du Doubs. Fondateur et
président de la société populaire d'astronomie. M. Ahr
obtint, en 1850, le brevet supérieur d'instruction
primaire à Colmar. Employé de l'administration des
tabacs pendant 20 ans dans les départements du Bas-Rhin,
de la Haute-Saône, du Haut-Rhin, de la Moselle, de la
Haute-Savoie et du Lot, en 1870, engagé volontaire pour
la durée de la guerre ; en 1872, envoyé à Besançon au
contrôle des matières d'or et d'argent (contributions
indirectes). Retraité en 1893.
ALEX (François).
Maire de la commune de le Gatteris [sic, pour Gratteris].
ALLAIN (Ferdinand-Stanislas-Jules-Eugène)
né à Paris le 10 août 1856.
Substitut du Procureur Général à Besançon. Ancien avocat
à la Cour de Paris, puis avoué, M. Allain a
successivement occupé les fonctions de substitut à
Vervins, 29. 10. 889, à Saint-Quentin, 26.05.1891 et de
procureur de la République à Pithiviers depuis le
07.05.1892 jusqu'au 05.02.1897, date de sa nomination à
Besançon.
ALLEMAGNE
(Julien, Baron d') né à Belley (Ain) le 25 février 1834.
Propriétaire à Besançon. Originaire d'Allemagne
(Basses-Alpes), la maison d'Allemagne qui occupait cette
baronnie dès avant le XIIIe siècle, blasonne, Écartelé :
aux 1er et 4e d'azur, à deux lions affrontés d'or,
soutenant une étoile du même (qui est d'Allemagne de
Provence), aux 2e et 3e coupé : mi parti au 1er d'azur à
la tour d'or, ouverte, ajourée et maçonnée de sable,
surmontée de 3 étoiles d'argent ; au 2e de gueules à
l'épée haute d'argent (qui est des barons de l'empire)
au 2e d'or au pont de sable, terrassé de sinople.
Couronne de baron. 3.
ALLEMAND
(Charles-Joseph) né à Mouthe le 16 avril 1858 [*2]
Docteur en médecine à Mouthe. On doit au docteur
Allemand une thèse traitant de la
dyspepsie gastrique (Faculté de Montpellier, 1883).
AMOUREUX, né à
Baume-les-Dames le 4 septembre 1834. [*3]
Professeur agrégé du cours de Saint-Cyr, au lycée de
Douai. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure
(promotion de 1856). Officier de l'Instruction publique.
ANDRÉ (Louis).
Maire de la commune de Courtetain-et-Salans.
ANDRÉ (Sylvain).
Fabricant d'horlogerie, à Morteau. Membre de la chambre
de commerce de Besançon.
ANGELOT
(Aristide).
Maire de la commune de Baume-Silley.
ANGUENOT (Ulysse)
né à Villers-le-Lac le 28 octobre 1849. [*4]
Fabricant d'horlogerie. Président de la société de
secours mutuels de Villers-le-Lac.
ANSBERQUE (Edme)
né à Bougnon (Haute-Saône), le 27 octobre 1828. [*10]
Ancien vétérinaire en premier de l'armée. Chevalier de
la Légion d'honneur. Auteur de plusieurs ouvrages de
botanique, représentant les plantes en grandeur
naturelle, reproduites par sa méthode de compression
dite phytoxygraphique.
ANTHONY
(Joseph-Alfred) né à Besançon le 8 juillet 1849. [*5]
Sous-intendant militaire de 3e classe à Tunis. Chevalier
de la Légion d'honneur (31 décembre 1895). Engagé
volontaire dans l'artillerie, le 8 novembre 1869, nommé
brigadier le 3 mai 1870, M. Anthony contracta un nouvel
engagement le 9 janvier 1873, fut de nouveau nommé
brigadier le 6 juin suivant, puis maréchal des logis le
30 janvier 1874. Promu sous-lieutenant le 10 novembre
1876, il passa lieutenant le 10 novembre 1878 et était
capitaine au 29ème d'artillerie depuis le 6 février 1886,
lorsqu'il fut admis, en qualité d'adjoint, dans le corps
spécial de l'Intendance, le 2 février 1887. Il y a été
nommé sous-intendant de 3e classe le 16 février 1890.
ANTOINE (Louis).
Capitaine-commandant la 4ème Cie des sapeurs-pompiers de
la ville de Besançon.
ARBEY
(J.-Bapt.-Fr.).
Maire de la commune de Villars-Saint-Georges.
ARNAL (Amédée)
né
à Besançon le 2 novembre 1848. [*6]
Docteur en droit, avocat à la cour d'appel de Besançon
de 1869 à 1879, professeur de droit au lycée de Besançon
et à l'école normale du Doubs de 1871 à 1879.
Lieutenant au 1er bataillon de la garde mobile du Doubs,
puis au 54e de marche, a fait, en cette qualité, la
campagne de 1870-1871, à l'armée de l'Est.
Officier de l'Instruction publique (19 juillet 1891).
Chevalier du mérite agricole (29 juin
1896); mention honorable pour acte de dévouement (11
novembre 1883).
M. Arnal entra dans l'administration le
13 avril 1879 comme membre du conseil de préfecture du
Doubs dont il devint le vice-président le 10 décembre
1880. Il fut nommé à la sous préfecture de Castellane le
14 mars 1882, mais le 25 du même mois, il passa à la
sous préfecture de Lure. Elevé à la 2e classe
personnelle le 8 décembre 1883, il devint sous-préfet de
Lesparre le 13.02.1886; promu à la 1ère classe le
03.06.1890, il fut nommé sous-préfet.(4) de Soissons le
07.01.1891. M. Arnal a fait partie de la réserve de
l'armée active en qualité de sous-lieutenant au
bataillon de chasseurs à pied. Membre du conseil
d'arrondissement de Besançon du 15.11.1875 au
13.04.1879, il en a été le président dans la session de
1878. Sous le titre d'Administration
communale et tenue des registres de l'Etat civil,
M. Arnal a publié, en 1879, les cours qu'il a professés
à l'école normale du Doubs.
ARON
(Paul-Maurice) né à Metz le 9 septembre 1862.
Docteur en droit, lauréat de la faculté de Nancy. Nommé
attaché au ministère de la justice au mois de janvier
1888, M. Aron devint successivement substitut à Lure le
24.02.1891, à Lons-le-Saunier le 31. octobre suivant, et
enfin à Besançon où il est depuis le 7 octobre 1893.
AUGUSTIN (A.)
né
à Quingey.
Attaché à la chambre des députés. Membre de
l'association franc-comtoise « les Gaudes. »
AUSCHER
(Jacques).
Grand rabbin, à Besançon. Chevalier de la Légion
d'honneur. Officier de l'Instruction
publique.
AUSCHER d'abbé).
Aumônier du lycée de jeunes filles de Besançon.
Chevalier de la Légion d'honneur. Officier de
l'Instruction publique.
AUZIAS.
Professeur au collège de Baume-les-Dames, titulaire de
la chaire de mathématiques. Officier d'Académie.
AYMARD (Antoine).
Sous-intendant militaire de 1re classe, à Besançon.
Chevalier de la Légion d'honneur.
B
BABOULET.
Inspecteur-ingénieur des postes et télégraphes, à
Besançon.
BAIGUE.
Négociant. Membre du conseil municipal de la ville de
Besançon. Adjoint au maire de cette ville.
BAILLE (Edmond).
Ancien négociant. Directeur d'assurances à Besançon.
Administrateur de la succursale de la Banque de France.
Consul d'Italie. Membre de la commission de la Société
des amis des beaux-arts. Officier de l'ordre de la
couronne d'Italie.
BAILLIEUX.
Receveur de l'enregistrement, des domaines et du timbre
à Vercel.
BAILLY
(Aimé-Honoré-Marie) né à Montrond le 12 novembre 1815.
[*7]
Capitaine trésorier de la compagnie de gendarmerie de la
Gironde à Bordeaux (18ème légion).
Chevalier de la Légion d'honneur. Appelé de la classe
1865, M. Bailly fut incorporé au 180ème de ligne le 14 mai
1866. Il fit la campagne contre l'Allemagne en qualité
de caporal et assista au combat de Froeschwiller où il
fut fait prisonnier de guerre. Nommé gendarme le 4 août
1874,
5
il
reçut l'épaulette le 4 octobre 1883 et fut spécialement
chargé des fonctions de trésorier qu'il a toujours
conservées depuis. Lieutenant le 4 octobre 1885, il est
capitaine depuis le 23 mars 1895.
BAILLY
(François-Alexandre-Hippolyte) né à Droitefontaine le 12
octobre 1849.
Propriétaire, maire de la commune de Droitfontaine.
BAILLY (Joseph).
Maire de la commune de Champagney
BAINIER
(Pierre-Frédéric) né à Saint-Julien-lès-Montbéliard le
04.09.1831. [*11]
Directeur de l'École municipale supérieure Arago, 4,
place de la Nation, à Paris. Officier de l'Instruction
publique (1884) et officier de la Légion d'honneur du
sultanat de Zanzibar (1877). Entré de bonne heure dans
l'enseignement, M. Bainier devint, à 22 ans, professeur
à l'Ecole normale de Montbéliard, puis à celle de
Strasbourg, la plus importante de France (en 1860), car
elle comptait 120 élèves de tout culte. Il resta à cette
école jusqu'en 1864, époque de sa nomination de
préparateur de physique et de sciences naturelles à
l'Ecole des sciences appliquées de Mulhouse dont le
docteur Penot était directeur. Il quitte cette école six
mois après pour occuper le poste de préparateur de
physique à la Faculté des sciences de Strasbourg, dont
M. Bertin, professeur de physique, était le doyen.
Les
opinions républicaines et l'opposition qu'il fit dans
cette ville au candidat officiel, le baron de Bussières,
lors d'une élection législative, le contraignirent, en
1866, à abandonner l'Université. Il alla organiser à
Mulhouse avec le Dr Penot, son ancien maître, l'École
supérieure de commerce que la Société industrielle de
cette ville et la Chambre de commerce fondaient avec le
concours de MM. Jules et Jacques Siegfried, qui avaient
fait un don de cent mille francs pour cet objet. Après
avoir consacré tout son temps à cet établissement
pendant près de trois années, M. Bainier revint à
Strasbourg où il avait fait ses études supérieures et où
il occupa jusqu'à l'annexion la chaire de chimie et
d'histoire naturelle au gymnase protestant.
La
guerre lui fit perdre sa place et une partie de ses
économies.
A
l'âge de 36 ans, il se vît obligé de se refaire une
position. En 1872, la Chambre de
commerce de Marseille vint le chercher à Strasbourg pour
le charger, comme sous-directeur de l'organisation de
l'Ecole supérieure de commerce que voulait fonder dans
cette ville une société d'armateurs, d'industriels et de
négociants. Cette école, formée avec les derniers
perfectionnements et établie d'après les principes des
principales écoles qui existaient en France, ne tarda
pas elle-même à prospérer et à acquérir une juste
réputation, tant en France que dans tout le bassin
méditerranéen. M. Bainier contribua à Marseille, en
1876, à la fondation de la Société de géographie dont il
fut le secrétaire général. La Société, pour le
récompenser de son zèle et de son activité lui fit
hommage d'une superbe médaille d'argent de secrétaire
général fondateur. M. Bainier était très estimé et très
populaire à Marseille.
Lorsqu'en 1880, la ville de Paris décida
la création de l'Ecole municipale Arago, M. Hérold,
sénateur, préfet de la Seine, connaissant les capacités
et la valeur administrative de M. Bainier et ses
sentiments anticléricaux et fermement républicains, le
choisit pour diriger cette école placée au centre du
faubourg Saint-Antoine et s'adressant surtout à une
clientèle de fils d'ouvriers et de petits artisans.
C'est par le colonel Denfert-Rochereau, l'illustre
défenseur de Belfort, qui honorât M. Bainier de son
amitié, que M. Hérold connut ce dernier dès 1875. Depuis
la création de l'École Arago, en 1880, M. Bainier est
resté à la tête de cet important établissement, qui a
débuté avec 116 élèves et qui en compte actuellement
près de 500, tous externes. (6). M. Bainier est l'auteur
de plusieurs ouvrages remarquables et très estimés,
entre autres La Géographie appliquée à la marine, au
commerce, à l'industrie, à l'agriculture et à la
statistique, en 4 volumes, in-8, dont deux ont paru : La
géographie générale de la France, beau volume de plus de
900 pages, le Vade-mecum du négociant, comme de l'homme
du monde et de l'homme politique. Cet ouvrage a obtenu à
Marseille le prix Félix Beaujour, de 3 000 francs. Le
20ème volume, de plus de 1 000 pages, est consacré à
l'Afrique ; cet ouvrage a obtenu une médaille d'or de la
Société de climatologie d'Alger et a valu en outre à
l'auteur la croix d'officier de la Légion d'honneur du
sultanat de Zanzibar. Précédemment ces ouvrages avaient
paru autographiés et avaient obtenu au congrès
international géographique de Paris, en 1875, une
première médaille. Outre ces ouvrages, M. Bainier a fait
paraître
La Géographie de l'Algérie,
in-8 ;
L'Atlas des plantes utiles au commerce à
l'industrie
; une plaquette sur le
Voyage de Nordenskiold au pôle nord
; et il travaille à un choix de
Lectures pour les enfants des campagnes,
qui paraîtra sous peu. M. Bainier est un savant modeste,
un homme de devoir et de cœur. Il a fondé trois écoles
supérieures et a fait des ouvrages d'une haute valeur,
qui ont obtenu les honneurs de l'institut en même temps
que des prix et des médailles. Il est membre d'un grand
nombre de sociétés savantes et il a fondé à l'Ecole
d'Arago une association amicale des anciens élèves très
florissante. Ses relations nombreuses et son dévouement
absolu à son
œuvre
lui permettent de placer chaque année tous les élèves
qui quittent l'Ecole et qui font appel à sa grande
obligeance.
BAINIER-MEROT
(C.-J.).
Maire de la commune de Saint-Julien-le-Montbrun [sic
pour Saint-Julien-lès-Montbéliard].
BANCENEL (famille
de).
Propriétaire du château de Bancenel par Liesle.
Originaire de la Franche-Comté, dont la filiation
remonte à 1609, la famille de Bancenel blasonne d'azur à
une tête de léopard d'or, accompagnée de trois
quintefeuilles du même.
BARBAUD
(Auguste).
Agent général de la caisse d'épargne et de prévoyance de
Besançon.
BARBAUD
(Jules-Joseph-Eugène) né à Nozeroy (Jura) le 17 mai
1862. [*8]
Notaire à Vuillafans depuis le 5 mars
1889. Président du syndicat viticole de cette ville.
Membre de la chambre de discipline des notaires de
l'arrondissement de Besançon. Les prédécesseurs à
l'étude de Vuillafans sont MM. Bardet, Chevroton,
Bonnefoy, Bossu, Bontemps et Lambert. Par suite de la,
suppression de l'étude de Mouthier, décrétée en 1890,
les minutes de MM. Jouffroy, Gourmand, et prédécesseurs
ont été remises à M. Barbaud, susnommé.
BARBAUX (Etienne-Albert) né à Quingey le 26 décembre
1845. [*9]
Docteur en médecine à Quingey. Titulaire des palmes
académique s le 19 juillet 1891, officier de
l'Instruction publique depuis le 1er janvier 1897. M. le
docteur Barbaux a présenté et soutenu devant la faculté
de Paris le 4 juillet 1876, pour l'obtention du grade de
docteur, la thèse suivante : Etude sur les
rétrécissements traumatiques du canal de l'urètre pour
causes externes.
BARBE (Clément).
Maire de la commune de Pouligney.
BARBERET (Eugène)
né à Varans.
Industriel à Paris. Membre de
l'association franc-comtoise «les Gaudes». (7) BARDET
(Edmond) né à Mondoubleau Loir-et-Cher) le 5 mai 1846.
Conducteur principal des ponts et chaussées, attaché en
cette qualité au service ordinaire et au service
hydraulique, à Besançon.
BARDET (Alfred)
né à Pont-de-Roide le 29 mai 1846.
Ancien notaire à Vuillafans, actuellement juge de paix
de Brienne-le-Château (Aube).
Membre correspondant de la société d'émulation du Doubs,
membre associé de la société Académique de l'Aube,
auteur de notices sur la société montagnarde des
Sans-Culottes de Villenauxe-la-Grande, et sur les
chevaliers de l'arquebuse de la même ville, publiées
dans les annuaires de l'Aube, par la société Académique.
BARDEY (J.-Cl.).
Maire de la commune de Chay.
BARDEY (Auguste).
Maire de la commune de Samson.
BARDOT (Edmond).
Maire de la commune de Villars-sous-Ecot.
BARON (Louis).
Maire de la commune des Gras.
BARRAUD (Charles)
Maire de la commune de Longemaison.
BART (Elie).
Maire de la ville d'Amancey.
BARTET (Albert)
né à Marliens (Côte-d'Or) le 26 août 1860.
Bachelier ès-lettres et ès-sciences. Licencié en droit.
Notaire à Pontarlier depuis 1891.
Trésorier de la chambre de disciple des notaires de
l'arrondissement. Suppléant du juge de paix. Président
de la société de tir de Pontarlier.
BARTHELEMY
(Pierre-Alphonse) né à Bruville (Moselle) le 4 janvier
1835. [*5]
Receveur principal des contributions indirectes,
entreposeur des tabacs et des poudres à Besançon.
BARTHELET (Elie).
Maire de la commune d'Oye-et-Palet [Oye-et-Pallet].
BARTHELET
(Hébert)
Maire de la commune de Saint-Point.
BARTHELET (Jules)
né à Jallerange le 10 janvier 1868.
Maire de la commune de Courchaton.
BARTHELET
(Charles).
Maire de la commune des Grangettes.
BARTHOD d'abbé)
né aux Jarrons prés Montbenoît le 16 mars 1859.
Aumônier de l'hôpital civil et militaire, à Besançon.
BARTOSZEWSKI
(Casimir) né à Montbéliard.
Sous-inspecteur de l'enregistrement, des domaines et du
timbre, à Paris. Membre de
l'association franc-comtoise « les Gaules ». (8).
BASSIGNOT
(Auguste-Lazare).
Maire de la commune de Germéfontaine.
BASSIGNOT (René).
Notaire à Morteau. Suppléant de la justice de paix de ce
canton. Conseiller général. Délégué cantonal. Membre du
conseil départemental président du comice agricole de
cette ville. M. Bassignot est officier d'Académie.
BASSOT
(Ferdinand) né à Besançon le 29 décembre 1843.
Artiste peintre, portraitiste. Membre de la société des
Artistes français. Elève de Pils, Matout et Français.
Parmi ses nombreuses toiles, nous mentionnons: 1877,
Portrait de ma mère; 1879, Portrait du professeur Pajot
et Le Mien ; 1894, Mon ami le flûtiste ; - Portrait de
Mme B... en 1886 ; Les forgerons, en 1887; Portraits de
M. le commandant D... et de Mlle I)... en 1888 ;
Portrait de Mme X***, de M. X, en 1889; Un aquarelliste,
en 1890 ; Portrait de Mlle V... en 1891; Portraits : de
Mme A. P..., Mlle P. G..., en 1893 ; Jésus au jardin des
Oliviers, en 1895. M. Bassot a obtenu une mention
honorable en 1881. Il est officier de l'instruction
publique.
BASTARD (Louis)
né à Baume-les-Dames le 19 avril 1819. [*13]
Ancien négociant. M. Bastard a fait partie de la
compagnie des sapeurs-pompiers de cette ville, tant
comme lieutenant, que comme capitaine de 1843 à 1885. En
1880 il a obtenu une médaille d'argent pour dévouement
et services signalés dans plusieurs incendies. En
février 1871, il a été pris comme otage par les
Prussiens. De 1869 à 1895, il a rempli les fonctions de
trésorier du comice agricole du canton de
Baume-les-Dames et en juillet 1892, il a été nommé
chevalier du Mérite agricole. De nombreuses récompenses
lui ont été décernées pour ses travaux viticoles dans
les comices agricoles et concours régionaux, notamment
une médaille d'or, par la Société d'agriculture du
Doubs, au concours régional tenu à Baume-les-Dames le
24
et 25 août 1895. Ses concitoyens l'envoient depuis 1860,
sièger au conseil municipal. Depuis 1855 il était
administrateur de la caisse d'épargne et fait partie de
la commission administrative depuis 1872.
BATAILLE
(Georges-Frédéric) né à Mandeure le 17 juillet 1850.
[*14]
Educateur, poète et grammairien, actuellement chargé
d'une classe primaire au lycée Michelet à Vanves
(Seine). Issu d'une famille de modestes cultivateurs,
instruit à l'école primaire de son village, M. Bataille
se destina à l'enseignement. Il fit d'excellentes études
à l'école normale de Montbéliard, où il entra premier en
1867. Il en sortit en 1870 et fut successivement
instituteur à Thulay, à Valentigney, à Nommay et à
Bethoncourt. Ses travaux littéraires, qui lui avaient
valu, en 1881, son admission à la société des Gens de
lettres, le signalèrent à l'attention des maîtres de la
poésie, Victor Hugo, Sully Prudhomme, François Coppée,
Leconte de Lisle,
Joséphin Soulary, Edouard Grenier, Eugène Manuel. Ce
dernier, inspecteur général de l'Université, le fit
nommer professeur au lycée de Vanves en 1884. M.
Frédéric Bataille, très estimé de Victor Hugo, qui lui
avait prédit une enviable réputation, a publié plusieurs
recueils de vers. Les principaux sont : Délassements,
poésies, 1873. Le pigeon de la mansarde, sonnets, 1874.
Premières rimes, poésies, 1875. - Le Carquois, sonnets,
1880. - Une lire, poésies, 1883. - Le Clavier d'or,
sonnets, avec une préface de Joséphin Soulary et une
lettre de Victor Hugo, 1884. - Le vieux Miroir, fables,
1887. - Poèmes du soir, poésies, avec un sonnet, préface
de M. Paul Bourget, 1889. -Choix de poésies, avec une
préface d'Eugène Manuel, 1S93. - La Veille du péché,
poème. 1886. - Rédemption, poème, 1889. - Les Fables de
l'école et de la jeunesse, avec une préface de M.
Gréard, 1893. – Les Chansons de l'école et de la
famille, avec une préface de M. Bréal, sur des airs
populaires de (9) province, 1891. Les poésies de M.
Bataille lui ont valu deux fois le prix Alfred de Musset
et un prix Chauchard, à la société des Gens de lettres.
Ses fables ont été couronnées par l'Académie française
et par la société d'encouragement au bien. La société
d'instruction et d'Éducation populaires a couronné ses
Chansons de l'école et de la famille. M. Frédéric
Bataille s'est aussi fait connaître par d'importants
ouvrages d'enseignement. La Grammaire pratique, en trois
cours, parue en 1888, est un de nos meilleurs livres
classiques, couronné par la société pour l'Instruction
élémentaire. Citons encore de cet auteur : Manuel
méthodique pour l'enseignement du français, 1889. Cours
pratique d'arithmétique et de calcul (cours préparatoire
et élémentaire), 1890. - Leçons pratiques de récitation,
de rédaction et de morale, 2 vol. 1893-1895 - Lectures
illustrées de l'école, 5 vol. 1896 - Anthologie de
l'enfance, choix de poésies sur l'enfance 1895.
Plusieurs de ces ouvrages et poésies ont été traduits en
espagnol et en russe. M. Bataille a collaboré à la
Tribune Littéraire, au Feu Follet,
à
l'Alouette Dauphinoise, au Prisme, à la Revue de la
Poésie, à la Jeune France, au Lyon-Revue, à la Revue du
Centre, à la Revue du Siècle, à la Revue Méridionale, à
la Nouvelle Revue, à la Revue internationale, au Magasin
pittoresque, au Journal des Instituteurs, à la Revue de
l'Enseignement primaire, à l'Instituteur pratique, à la
Revue française, de Londres, etc. M. Frédéric Bataille
est membre correspondant de l'Académie des sciences,
arts et belles lettres de Besançon, et officier de
l'instruction publique.
BATIFOULIER
(Etienne).
Capitaine commandant la 5ème Cie de sapeurs-pompiers de la
ville de Besançon.
BATIFOULIER
(fils).
Bibliothécaire de la Société départementale
d'agriculture à Besançon.
BAUD
(Claude-Justin).
Maire de la commune de Placey.
BAUD (Désiré).
Maire de la commune d'Evillers.
BAUD (Hippolyte).
Maire de la commune de Bians-les-Usiers.
BAUD (Emile).
Maire de la commune de Rondefontaine
BAUDIN (E.) né à
Besançon le 17 janvier 1857.
Juge au tribunal de commerce. Pharmacien de Ième classe à
Besançon. Expert chimiste
assermenté de la ville.
BAUDIN
(Léon-J.-A.) ré à Besançon le 21 décembre 1851.
Docteur en médecine à Besançon, médecin chef de l'asile
départemental de Saint-Jean l'Aumônier,
médecin-directeur du bureau municipal d'hygiène de
Besançon, médecin en chef de l'établissement des bains
salins d la Mouillère-Besançon, chirurgien-major du
bataillon des sapeurs-pompiers.
Chevalier de la Légion d'honneur. Officier d'Académie.
Membre de l'Académie de cette ville depuis le 22 janvier
1891. Vice-président (1897). Ancien président de la
société d'Emulation du Doubs. Président de l'Union
artistique bisontine. Ancien élève du service de santé
de Strasbourg, ancien aide-major au Val-de-Grâce, M.
Baudin fut reçu docteur par la faculté de médecine de
Paris le 24 avril 1874, avec une thèse traitant : De
l'absorption par la peau des substances dissoutes dans
l'eau. (10).
BAUDOUIN-BUGNET
(Jean-Antoine-Pierre-François-Joseph-Maurice) né à Bolandoz le 28 septembre 1858.
Attaché au parquet du tribunal civil de la Seine au mois
de décembre 1888, puis à la cour d'appel de Paris au
mois de juillet 1889, il entra dans la magistrature en
qualité de juge suppléant au tribunal de Melun le 4
janvier 1890. Juge à Bar-sur-Seine le 16 juin 1894, il
est chargé de l'instruction à ce tribunal depuis le 6
avril 1895.
BAUDREY (Joseph).
Maire de la commune d'Etrappe.
BAUM (Louis)
né à
Strasbourg le 14 avril 1830.
Conservateur des forêts, en retraite à Montbéliard.
BAUME (Edouard)
né à Baume-les-Dames le 30 janvier 1851.
Receveur-entreposeur des contributions indirectes à
Remiremont (Vosges).
BAVEREL
(Jules-César) né à Arçon le 26 juin 1837. [*15]
Capitaine en retraite à Arçon. Membre du conseil
d'arrondissement de Pontarlier, où il représente le
canton de Montbenoît depuis juillet 1891. M. Baverel est
titulaire de la médaille coloniale et chevalier de la
Légion d'honneur.
BAVOUX
(Charles-Jules-Nestor) né à Lac-ou-Villers
[Villers-le-Lac] le 27 janvier 1824.
Artiste peintre, dessinateur, élève de
Picot. Auteur des toiles suivantes: Légumes, 1857.
Fontaine d'argent à Besançon. - Pommes et choux-fleurs,
1859. - Etang de Planoise près Besançon. - Ferme suisse,
1861 - Crépuscule à la fontaine. Vallon des Vallières à
Besançon - Rochers dans la Franche-Comté, 1863 -
Entre roches sur le Doubs.
Rochers sur le Doubs,
1864 -
Les bassins du Saut-du-Doubs
-
Nancray
(Doubs), 1865.
Plateau de Ghalouar
-
Ruisseau de Morre
(Doubs), 1866 -
Le col des roches
-
Les rapides du Doubs
-
Le chêne de mon village
-Le
col des roches,
dessins à l'encre, 1867.
Sous-Blefonds
(Doubs) -
Entre roches,
dessin, 1868 - Un de nos malins -
Fontaine argent,
dessin, 1869 -
La source du Doubs.
La citadelle de Besançon,
1870.
Mon village,
1872 - Raisin margillien, 1873. Fusains et noisetiers,
fusain, 1874 -
Une seille de raisins
-
Raisins
-
Le moulin du bas,
fusain, 1875 -
Le panier du fermier.
Moineaux et raisins,
1877.
Un beau cep
-
Les bergers d'Arcadie,
dessin, 1877.
Midi moins un quart
(Doubs) -
Une hottée de raisins,
1878 -
Combes du Doubs.
Le rocher de la Châtelaine,
en Franche-Comté, 1879 -
Ombrelle et raisins,
1880.
Panier de raisins du Doubs,
1882.
BEAUQUIER
(Charles) né à Besançon le 19 décembre 1833. [*16]
Député de la 1ère circonscription de Besançon. Après
avoir fait de fortes études, M. Beauquier vint à Paris
où il se fit recevoir licencié par la faculté de droit
de cette ville, puis il entra à l'Ecole des Chartes et
en sortit avec le diplôme d'archiviste-paléographe; il
entra alors dans le journalisme. Attaché à la rédaction
du Figaro, journal exclusive ment littéraire, il passa
ensuite à la Revue moderne, puis à la Gazette musicale,
au Monde musical, au Ménestrel et devint le
collaborateur de M. Pelletan à la Tribune, et de M.
Delescluze au Réveil. En 1869, M. Beauquier fonda à
Besançon avec quelques amis, un journal hebdomadaire Le
Doubs, dans lequel il mena une violente campagne contre
le gouvernement et lui suscita d'assez grandes
difficultés lors du plébiscite. Poursuivi pour plusieurs
articles, il fut condamné à un mois de prison et 5,000
fr. d'amende. (11). A la chute de ce gouvernement, M.
Beauquier fut nommé sous-préfet de Pontarlier, il y
resta jusqu'en 1874. Il se fit élire membre du conseil
général du Doubs pour un canton de Besançon, membre du
conseil municipal de cette ville. il prit la direction
du Républicain de l'Est. A la suite d'un article
offensant pour M. Estignard, conseiller à la cour
d'appel de Besançon, celui-ci envoya ses témoins à M.
Beauquier et dans la rencontre qui fut décidée, ce
dernier fut légèrement blessé à la main droite. En 1874,
un fou qui l'avait cherché vainement pour l'assassiner
se suicida. La même année, il fonda la Fraternité,
journal républicain radical et en devint le rédacteur en
chef. Lors de l'élection législative partielle, qui eut
lieu en 1880 dans la Ière circonscription de Besançon
pour pourvoir au remplacement de M. Albert Grévy, nommé
gouverneur de l'Algérie. M. Beauquier fut élu au scrutin
de ballottage le 15 avril. Depuis cette époque, il fut
constamment réélu. A la Chambre, il siège à l'extrême
gauche et vote avec ce groupe. Il est l'auteur de
plusieurs propositions, parmi lesquelles le projet de
loi sur les enterrements civils et celui accordant à
tout le monde la faculté de s'attribuer un titre
nobiliaire, dans le but de les discréditer pour
faciliter leur disparition ; un projet de réforme
administrative, consistant à accorder des primes aux
employés qui signaleraient un moyen pratique de réaliser
des économies sur le budget très chargé des ministères;
il s'est particulièrement occupé aussi de
décentralisation et il est un des fondateur et
vice-président de la ligue de ce nom. M. Bauquier,
membre de la société des Gens de Lettres est aussi un
des fondateurs du syndicat des journalistes républicains
dont il est syndic depuis l'origine Il est président de
la société des Traditions populaires Comme écrivain on
doit a à M. Beauquier une Notice historique et
pittoresque sur le Raincy. Un livre sur la Philosophie
de la musique Un grand opéra : Fresque, qui obtint une
mention honorable au concours du Théâtre lyrique, et
dont la musique fut composée par E. Lalo. Les dernières
campagnes dans l'Est. Le drame et la musique.
Vocabulaire étymologique des provincialismes usités dans
le Doubs; la déclaration de fortune; les Chansons
populaires de la Franche-Comté, paroles et musique ; le
blason populaire de la Franche-Comté, et enfin, il a
fait rééditer le théâtre de Beaumarchais.
BEAUSÉJOUR
(L'abbé Paul-Félix Beuvain de) né à Vesoul (Haute-Saône)
le 16 décembre 1839. [*17]
Ancien élève du collège de Saint-François-Xavier de
Besançon. A été successivement professeur au collège de
Saint-François-Xavier, curé-doyen de Vitrey, de Luxeuil,
puis archiprêtre de la métropole de Besançon. Est
aujourd'hui : Vicaire général de Mgr l'archevêque de
Besançon. Chanoine honoraire de Besançon,. de Nîmes et
de Tours. Juge official de l'officialité métropolitaine.
Archidiacre de Gray et Luxeuil.
Membre et ancien président de l'Académie de Besançon à
laquelle il appartient depuis le 25 août 1875, il a
publié divers ouvrages historiques ou archéologiques
parmi lesquels on peut citer: l'Éloge de Bergier;-
l'abbé Besson et les confidences de Saint-Jean; -
l'hôpital Grammont à Luxeuil; - les moines de Luxeuil et
les Forêts des Vosges; - le Marquis de Loray : la Vierge
de Carondelet; les derniers jours de l'abbaye de
Luxeuil; Rossi, monographie de l'église de Luxeuil. La
famille de Beauséjour dont la filiation remonte au XVIIe
siècle, est originaire de
Normandie. Elle blasonne : d'or au bœuf passant de
gueules sur une terrasse de sable. (d'Hozier. cahier de
Normandie.) Alias : d'azur au sautoir d'or accompagné de
quatre étoiles de même, chargé en cœur d'un bœuf de
carnation. (12).
BEAUSÉJOUR
(Gaston BEUVAIN de) né à Motey-Besuche le 5 avril 1856.
Ancien élève de l'école polytechnique, capitaine
d'artillerie démissionnaire, auteur de plusieurs travaux
historiques et archéologiques. A publié dans la
collection de la «Société d'histoire contemporaine » les
Mémoires de l'abbé Lambert, son grand oncle, prêtre
originaire de Lons-le-Saunier qui fut enfermé à Besançon
dans les prisons de la Terreur et réussit à gagner la
Suisse. Ce prêtre, qui fut le dernier confesseur du duc
de Penthièvre et plus tard aumônier de la douairière
d'Orléans négocia en 1798 la réconciliation des
d'Orléans et des Bourbons séparés par les événements de
la Révolution.
M.
de Beauséjour habite Besançon et Motey-Besuche ; il
appartient à une famille dont la filiation remonte au
XVIe siècle. Le fief de Beauséjour était situé près
d'Aumale, en Normandie. Cette famille blasonne : d'azur
au sautoir d'or, cantonné de quatre étoiles de même
chargé d'un boeuf en abîme. D'Hozier lui donne pour
armoiries: d'or a boeuf passant de gueules sur une
terrasse de sable.
BÉCOULET
(Louis-Auguste).
Maire de la commune de Laviron.
BECQUET (Just) né
à Besançon le 10 septembre 1831.
Sculpteur, hors concours, élève de M. F. Rude.
Chevalier de la Légion d'honneur, 1878. Membre de la
société des Artistes français Titulaire d'une médaille
en 1869 et en 1870, d'une médaille de 1ère classe en
1877, d'une de 2ème classe à l'Exposition universelle de
1878 et d'une médaille d'argent à l'Exposition de 1889
On doit à cet artiste les œuvres suivantes : Un faune
jouant avec une panthère, repro. en marbre en 1880, au
musée de Tours Femme d'Ornans, buste plâtre, 1853.
Saint-Sébastien, statue plâtre, 1859 -statue du Doubs,
pierre, appartient à la ville de Besançon, 1861 - Le
Christ sur la croix, statue plâtre, 1864 - Bonne femme
de Franche-Comté, buste, marbre, 1865 (musée de
Besançon) - Le jurisconsulte Proudhon, statue plâtre -
Vache de race franc-comtoise, étude plâtre, 1866 -
Vendangeur, statue plâtre 1868 - Ismaël, statue plâtre,
1870 - Victor Cousin, buste, marbre, pour l'Ecole
normale supérieure, a été réexposé en 1878 ; 1872 -Lion
terre cuite, 1874, reproduit en bronze en 1887. Une
vache, terre cuite, 1875 - Le révérend père Ducoudray,
ancien supérieur de l'école Sainte-Geneviéve, statue
marbre, monument élevé par les anciens élèves de
l'école, 1877 - Ismaël, statue de marbre, acquise par
l'État et placée au Luxembourg - Joseph arrivé en
Egypte, statue, plâtre, 1878 -Mademoiselle Bébé et
Nounou, bustes terre cuite, 1879 - La statue du colonel
Denfert Rochereau, bronze, est sur une place de
Montbéliard;-Faune jouant avec une panthère, statue,
marbre, est au musée de Tours, appartient à l'Etat, 1880
- Saint-Sébastien, statue de marbre, acquise par l'État
et placée au
Luxembourg - Psyché, 1885 - Apologie de la vigne
française, statue, marbre, acquis par l'Etat, est placée
dans le Jardin des Tuileries 1886. François Rude, buste,
plâtre, reproduit en marbre en 1891 commandé par l'Etat,
au musée du Louvre galerie des portraits - Génisse,
étude, plâtre, 1888 - Sœur Marthe, bronze, pour le
comité bisontin de l'Union des femmes de France - Judas,
statue plâtre, 1889. Source, statuette, marbre - Masque,
étude, bronze, 1890 - La Seine à sa source, statue
marbre, 1891 - La voix du violoncelle, statue marbre,
1893 - Mgr Ducellier, archevêque de Besançon, buste,
marbre, 1893. Christ au tombeau, plâtre teinté -Faune
avec une panthère, statue, bronze, 1896, acquis par la
ville de Paris, au musée Galliera. Salon de 1897 - La
Numismatique, statue marbre, commandée par l'Etat pour
la Bibliothèque Nationale - Petite étude de génisse,
marbre. Il a exécuté pour la ville de Paris 1ème (13) - Le
groupe des beaux-arts (Hôtel-de-Ville), 2ème La statue de
Labruyère (pierre) Hôtel-de-Ville - Pour la ville de
Besançon : Statue de Flore, bronze - La ville de
Besançon, statuette marbre - Saint-Jean, grand bas
relief pierre pour la cathédrale de Besançon. La Danse,
statue pierre, pour la salle des fêtes des bains salins
de la Mouillère, à Besançon.
BÉJANIN
(Pierre-Joseph-Henri) né à Besançon le 16 mars 1844.
Président de chambre à la cour d'appel de Besançon.
Membre de la commission administrative des hospices
réunis de cette ville. Président de la société de
patronage des détenus libérés et de la société
philharmonique. Membre de la commission de surveillance
de l'école et du musée de peinture. Membre de la
commission d'inspection de la bibliothèque publique.
Chevalier de la Légion d'honneur. Docteur en droit,
conseiller à la cour d'appel de Besançon du 28 juin
4881, M. Béjanin devint président à cette cour le 14
octobre 1882, il est président de chambre depuis le 21
février 1890.
BELEY (Charles).
Propriétaire à Éternoz. Lieutenant de louveterie de
l'arrondissement de Besançon.
BELEY (Elie).
Membre du conseil d'arrondissement Besançon, où il
représente le canton d'Amancey.
BELGY (Emile).
Maire de la commune de Vaux-les-Prés.
BÉLIARD
(Auguste).
Maire de Grand'Combe. Suppléant de la justice de paix du
canton de Morteau. Membre du conseil d'arrondissement de
Pontarlier, où il représente ce canton.
BELIN (Louis) né
à Paroy le 3 janvier 1863.
Maire de la commune de Paroy.
BELLEFOND
(Raoul-Jean-Baptiste de Méric de) né le 3 janvier 1845
au château de Savignac,
commune de
Belfort dot)
Lieutenant-colonel, commandant le Bureau de recrutement
et de mobilisation de la 6e subdivision du 7e
corps d'armée à Besançon, et la 7e section de
secrétaires d'état-major et du recrutement. Chevalier de
la Légion d'honneur du 24 juillet 1886.
La
famille est originaire du Quercy; sa filiation remonte
au XVIe siècle. Armes Biche passante or, sur fond azur
avec couronne comtale.
BELLEY (Eugène)
né à Montbéliard le 24 avril 1848. [*18]
Ancien directeur d'agence du Crédit lyonnais et de la
Société générale. Membre de l'association franc-comtoise
« les Gaudes. » Président de la société des Amis du pays
de Montbéliard.
BELOT (Francis)
né à Arc-sous-Cicon le 17 décembre 1848.
Propriétaire-cultivateur. Maire de la commune d'Eysson.
BELPOIS
(Virgile).
Maire de la commune de Bonnevaux (Ornans).
BÉNÉTRUY
(Alcine).
Maire de la commune de Charquemont.
BENEYTON
(Comtesse Amédée), née Gosse de Serlay à Gray
(Haute-Saône) le 29 octobre 1826. (14).
Propriétaire à Besançon. Les Gosse de
Serlay sont originaires de l'Artois; leur filiation
remonte à 1200. Les armes de la famille Beneyton sont :
De gueules à la Croix d'Or cantonnée de quatre B
affrontés de même, sur le tout d'argent a, trois mouches
de sable surmontées d'un soleil de gueules. Cimier : Une
aigle couronnée empiétant un foudre. Devise:
Bene tonitrua, gerit.
BENOIST (M
-Alex.-Alb.) né à Beauvais le 18 septembre 1840.
Colonel, chef de la gendarmerie départementale de la 7e
région à Besançon. Entré au service le 02.11.1859 il
passa par l'Ecole de Saint-Cyr et fut affecté à la
cavalerie. Titulaire du grade de capitaine lors de son
entrée dans la gendarmerie le 26 juillet 1872, il fut
successivement nommé dans cette arme capitaine le 1er
février 1876, chef d'escadron le 29.11.1884,
lieutenant-colonel le 07.10.1892, colonel le 05.10.
1895. M. le colonel Benoist compte à son actif 38 ans de
service au 31.10.1897 et une campagne. Il est chevalier
de la Légion d'honneur de puis le 05.07.1888.
BENOIT d'abbé) né
à Soye le 8 janvier 1849.
Chanoine de régulier métropolitaine de Besançon,
secrétaire trésorier de la chancellerie de l'archevêché,
et de l'officialité diocésaine. M. Benoît fit ses études
au petit séminaire de consolation, ordonné prêtre en
1874 il exerça les fonctions de vicaire à Ternuay
(Haute-Saône) et fut nommé secrétaire de l'archevêché en
1879.
BENOIT
Lucien-Jean).
Maire de la commune d'Arc-sous-Monteux
[Arc-sous-Montrond].
BER
(Auguste-Louis-Alexandre).
Directeur de l'asile départemental du Doubs. Ancien
maire, ancien délégué cantonal, à Besançon. Officier
d'Académie.
BERÇOT
(Stanislas).
Maire de la commune de Villers-Grélot.
BERGER
(Henri-Auguste) né à Montbéliard le 25 février 1836.
[*19]
Ancien élève des Ecoles d'arts et métiers. Filateur à
Montbéliard. Membre de la chambre consultative des arts
et manufactures de Montbéliard ; membre du conseil des
prud'hommes.
BERGER (Paul).
Maire de la commune de Saraz.
BERGEROT (Louis)
né à Tournans le 12 décembre 1852. [*20]
Ancien maire de Tournans. Délégué cantonal. Membre du
conseil d'arrondissement de Baume-les-Dames où il
représente le canton de Rougemont. M. Bergerot habite
Avilley par Cendrey, où il est propriétaire.
BERGEZ
(F.-Marie).
Maire de la commune de Passonfontaine.
BERGIER
(Henri-Anastase-Emile) né à Besançon le 20 novembre
1855.
M.
Bergier entra dans la magistrature en qualité de juge
suppléant chargé de l'instruction à Dole le 9 janvier
1882, il devint juge à Arbois le 31 octobre 1882, puis à
Dole le 6 octobre 1883. Il passa comme juge
d'instruction à Baume le 25 janvier 1885 et reprit ses
fonctions de juge le 2 janvier 1888. Il est actuellement
juge d'instruction au tribunal de Saint-Claude depuis le
12 septembre 1890. (15).
BERGIER
(F.-Gustave).
Maire de la commune de Vorges.
BERLET (Jacques).
Maire de la commune de Glay.
BÉRION (Martial).
Maire de la commune de Coulans.
BERNARD
(Jean-Brice-Gustave) né à Baume-les-Dames le 11 novembre
1836. [*21]
Sénateur, président du conseil général du Doubs. M.
Bernard commença ses études au lycée de Saint-Omer et
vint les terminer au lycée Charlemagne, à Paris. Il
suivit les cours de la faculté de droit de cette ville
et fut reçu licencié. Inscrit au barreau de l'ordre des
avocats de sa ville natale, il devînt successivement
conseiller municipal en 1862; conseiller général et
maire, il se fit remarquer par son opposition à la
politique du gouvernement et combattit avec un égal
succès les candidatures officielles et le plébiscite.
Pendant la guerre contre l'Allemagne, il fut désigné
pour commander le 2e bataillon des mobilisés du Doubs,
puis il fut placé à la tête de la 30 légion des
mobilisés de ce département, en qualité de
lieutenant-colonel, et fit toute la campagne dans
l'armée de Bourbaki. La guerre terminée, il reprit sa
place au barreau de Baume-les-Dames et fut nommé maire
en 1875. A l'avènement du cabinet de Broglie, le 16 mai
1877, il donna sa démission : celle-ci ne fut pas
acceptée, mais il fut révoqué peu de temps après.
Candidat républicain lors des élections qui suivirent la
dissolution des Chambres, le 14 octobre 1877, il obtint
7104 voix contre 7620 attribuées à M. Estignard,
monarchiste, qui fut élu. L'élection de son concurrent
ayant été invalidée, M. Bernard se représenta à
l'élection complémentaire du 3 mars 1878, et fut élu par
7479 voix contre M. Estignard qui n'en réunit que 7070.
A la Chambre, il siégea avec la Gauche radicale dont il
fut l'un des fondateurs et des vice-présidents et avec
laquelle il fit toujours concorder ses votes. Réélu en
1881 par 8545 voix, contre le même concurrent qui en
obtint 6136; il arriva le deuxième sur la liste
républicaine du Doubs, qui passa toute entière aux
élections du 4 octobre 1885, avec 37.166 voix sur 64.794
votants. Le 7 janvier 1886, il devint sous-secrétaire
d'Etat au ministère de l'intérieur dont M. Sarrien était
titulaire, dans le cabinet présidé par M. de Freycinet.
En cette qualité, M. Bernard prit plusieurs fois la
parole, au nom du gouvernement, pour discuter plusieurs
projets de loi: sur les sociétés de secours mutuels, sur
la chasse, etc. A la chute de ce cabinet, le 3 décembre
suivant il rentra à la chambre. Par suite de la mort de
M. Scherer, sénateur inamovible, arrivée à Versailles le
16 mars 1889, le département du Doubs, désigné par le
sort pour élire un sénateur, accorda, le 26 mai suivant,
la majorité des suffrages à M. Bernard, par 555 voix sur
903 votants. Il posa sa candidature pour le conseil
général, dans le canton de Vercel, et fut élu le 18 mai
1890, par 1200 voix, contre M. Estignard, son concurrent
aux élections législatives précédentes, qui obtint 1156
suffrages. M. Bernard s'est vu renouveler son mandat de
sénateur le 7 janvier 1894, le premier de la liste
républicaine par 726 voix contre 890 votants. A la
Chambre haute, il fait partie de la gauche démocratique
dont il fut l'un des promoteurs et dont il est le
vice-président. Il prend souvent la parole pour défendre
les intérêts de l'agriculture et de la classe ouvrière.
BERNARD (Eusèbe).
Maire de la commune d'Orgeans.
16
BERNARD (Alcinde)
né à Bonnétage le 14 septembre 1849. [*22]
Chef de la 2e division à la préfecture du. Doubs.
Officier d'Académie.
BERNARD
(Constant).
Maire de la commune de Sainte-Colombe.
BERNARD
(Paul-Frédéric).
Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.
Vérificateur des poids et mesures.
BERNARD Lucien).
Maire de la commune de Blamont-Pierrefontaine.
BERNARDIN
(Louis-Alexis) né à Epinal (Vosges) le 16 décembre 1857.
Notaire à Blamont depuis 1884. Rapporteur de la chambre
des notaires de l'arrondissement de Montbéliard.
Secrétaire de la délégation cantonale du canton de
Blamont depuis 1890. Maire de Blamont depuis le 25
octobre 1896. 1er Suppléant du juge de paix du canton de
Blamont depuis le 24 novembre 1896. Nommé notaire à
Montbéliard depuis 1897.
BERNHEIM
(Alexandre) né le 2 février 1867.
Ancien élève de l'école normale supérieure. Professeur
agrégé de mathématiques spéciales au lycée Victor-Hugo à
Besançon.
BERNARDIN
(Joseph).
Maire de la commune d'Onans.
BERNAUD
(Achille).
Propriétaire à l'Isle [L'Isle-sur-le-Doubs]. Lieutenant
de louveterie de l'arrondissement de Baume.
BERSOT (Bonamy).
Maire de la commune de Blarians.
BERTHELOT (Louis)
né à Boujailles le 19 octobre 1854.
Docteur en médecine à Pontarlier. Ancien externe des
hôpitaux de Paris. On doit au docteur Berthelot la thèse
suivante : Du traitement du pannus par l'inoculation
blennorragique envisagée particulièrement en France,
thèse qu'il présenta et soutint devant la faculté de
médecine de Paris le 29 janvier 1880.
BERTHET (Etienne)
né à Drambon (Côte-d'Or) le 14 novembre 1827.
Ancien commissaire central de police à Besançon.
Directeur du Mont de Piété de cette ville. Chevalier de
la Légion d'honneur. Engagé volontaire pour sept ans, le
24 octobre 1846, M. Berthet quitta l'armée à
l'expiration de son engagement avec les galons de
sous-officier. Il fait partie de la police depuis le 11
septembre 1854, époque où il fut admis comme employé au
commissariat de Laon. Nommé commissaire à Aigre, dans la
Charente, le 31 juillet 1857, il occupa successivement,
les mêmes fonctions, à Saint-Jean-d'Angély le 18
septembre 1860, à Ajaccio, le 1er octobre 1864; à Brest,
le 22 juin 1867; à Maubeuge, le 7 mars 1868. Promu
commissaire spécial de police sur le réseau du Nord, à
Ghyvelde, le 24 mai 1871, il passa à Roubaix le 7 mars
1874, puis à Longwy sur le réseau de l'Est, le 15
juillet 1876. Appelé au poste de commissaire de police
du Havre, le 7 juin 1877, et à Besançon, le 16 mars
1881, il fut nommé commissaire central dans cette ville.
Il avait été élevé à la classe exceptionnelle le 27
novembre 1883. M. Berthet a été plusieurs fois mis à
l'ordre du jour de l'armée pendant la guerre de 1870
ayant fourni aux chefs de corps les indications des plus
précises sur les mouvements de l'ennemi dans la région
du Nord de la France. De M. Georges Bourdont, alors
(17). procureur de la République à Lille, chargé du
service des Éclaireurs de l'armée du Nord, il a reçu un
certificat des autorités civiles à Lille constatant
qu'il avait bien mérité de la patrie en éclairant
l'armée du Nord pendant toute la durée de la guerre.
BERTHET
(Maurice).
Maire de la commune de Chaffois.
BERTHOLD
(Jules-Henri-Xavier) né à Dambelin le 6 mai 1861.
Docteur en droit. Juge au tribunal civil de Belfort.
Entré dans la magistrature le 6 mai 1886, comme juge
suppléant au tribunal civil de Nancy, M. Berthold devint
substitut à Sedan le 27 octobre 1886 puis à Lure le 4
janvier 1887, il fut chargé de l'instruction à Belfort,
comme juge suppléant, le 21 octobre 1887. Juge
d'instruction à ce tribunal le 17 février 1891. Remis
juge sur sa demande le 18 octobre 1892, il reprit
l'instruction au mois de novembre 1895. M. Berthold est
décédé à Belfort le 27 août 1896.
BERTIN (Jules)
Propriétaire. Ancien industriel à Besançon.
Administrateur de la succursale de la Banque de France.
BERTIN
(Marie-François-Paul) né à Besançon le 21 mars 1858.
Juge d'instruction au tribunal civil de Belfort. M.
Bertin appartient à la magistrature depuis le 27.10.1886
époque à laquelle il devint juge suppléant au tribunal
de Lons-le-Saunier. Substitut à Gray le 20.10.1888, il
passa à Lons-le-Saunier le 15.11.1890 et de là à Belfort
le 31.10.1891 où il fut nommé juge d'instruction le 3
octobre 1896.
BERTIN
(Bruno-Maurice) né à Besançon le 6 octobre 1861. Frère
du précédent. [*23]
Juge d'instruction au tribunal civil de Lure
(Haute-Saône). Entré dans la magistrature le 04.01.1887
en qualité de juge suppléant à Baume-les-Dames, M.
Bertin devint substitut à Arbois le 21.02.1890. Il est
actuellement juge d'instruction à Lure depuis le 27
avril 1893.
BESANÇON
(Georges) né à Montbéliard le 18 janvier 1827. [*24]
Pasteur de l'Église réformée. Président du Consistoire
de Constantine. Chevalier de la Légion d'honneur depuis
le 11.07.1885, officier d'Académie depuis le 12 juin
1879.
BESANÇON
(Pierre-Frédéric). [*25]
Fabricant d'horlogerie. Maire de la commune de Brognard.
BESANÇON
(François-Camille) né à Pontarlier le 14 novembre 1848.
Ancien élève de l'Ecole forestière de Nancy. Garde
général des forêts en stage à Moulins (Allier) le
18.10.1871. Garde général à Vercel (Doubs) le
14.03.1873, puis à Moirans (Jura), le 19.06.1877 et à
Autun (Saône-et-Loire) le 15.02.1878. Inspecteur adjoint
des forêts à Clamecy (Nièvre) le 01.04.1880; inspecteur
des forêts à Aurillac (Cantal) le 07.11.1891 et à
Cosne-sur-Loire (Nièvre) le 31.10.1894. M. Besançon est
sous intendant militaire de 3e classe, du cadre
auxiliaire, à Moulins (Allier).
BESANÇON (Jules).
Maire de la commune de Valleroy.
BESSON
(Paul-Emile) né à Crolles (Isère) le 21 mars 1845.
Principal du collège de Baume-les-Dames. Officier de
l'instruction publique.
BESSON (Léon) né
à Besançon le 24 juin 1851.
Notaire à Montbéliard depuis 1880. (18).
BEUCLER (Henri).
Maire de la commune de Bart.
BEUCLER
(Eugène-Frédéric).
Maire de la commune d'Abbévillers.
BEURET DE
VIANTAIX (Henri) né à Chaucenne le 15 août 1822. [*26]
Propriétaire du château de Chaucenne par Audeux, et de
la Tour-de-Vers, par Sennecy-le-Grand. Quoiqu'on n'ait
fait aucune recherche sur les de Viantaix nous savons
par un acte authentique que la famille était établie à
Besançon avant la conquête. De plus elle doit remonter
beaucoup plus haut, car d'après les mémoires de Dangeau
et d'autres écrits de la même époque on nous montre une
dame de Viantaix dame d'honneur de la princesse de
Bourbon Conti fille de Louis XIV. Or, pour avoir les
honneurs de la cour il tallait établir son ascendance
antérieurement à l'année 1399. Par un acte de l'année
1666, Claude François de Pierre de la Tour de Viantaix
conseiller au bailliage présidial de Besançon (tribunaux
institués par Henri III qui jugeaient en dernier
ressort) épousait Mlle Marguerite Chassignet dont la
maison antique est conservée à Besançon. Leur fils
Claude de Pierre de la Tour Viantaix docteur de Sorbonne
hérite de la charge de conseiller au présidial ainsi que
des terres féodales de Viantaix, des domaines
d'Avrigney, de Pelousey, de Chaucenne, etc., etc. Il
épousa devant les conseillers notaires gardes scel de sa
Majesté au Châtelet de Paris le 19 mai 1699, Marguerite
de Boisclair demoiselle de haute condition, fille de M.
René de Boisclair, écuyer seigneur de la Haye et autres
lieux. Leur fils fut : Charles de Pierre de Viantaix
capitaine au régiment royal de resdondans, chevalier de
Saint-Louis décédé à Avrigney en 1766. Il eut pour fils
Claude François de Pierre de Viantaix né en 1744. Il
devint colonel du régiment de
Brie (infanterie) puis maréchal de camp sous Louis XVI;
il prit sa retraite au moment de la terreur et s'il n'a
pas émigré c'est parce qu'il était retenu par
l'attachement de la population au milieu de laquelle il
vivait dans son château de Pelousey (Doubs). La ville de
Besançon l'envoya à Paris pour féliciter le premier
Consul. Sous l'empire il fut nommé commandant des gardes
nationales de la Franche-Comté et le roi Louis XVIII le
nomma lieutenant-général honoraire. Il mourut en 1823 à
Besançon où cette ville lui fit de magnifiques
funérailles. Il avait épousé Mademoiselle de Mazière de
Morinville, fille de M. Claude de Mazière de Morinville
écuyer, chevalier de St-Louis, capitaine de grenadiers
au régiment de Vermandois, né en 1709, mort en 1767 à
St-Ferjeux près Besançon, et de Mlle de Faverney de
Mersuale veuve de M. d'Amblanc seigneur de Velotte et
autres lieux secrétaire du roi maison et couronne de
France Madame de Viantaix femme du général ci dessus
nommé, était petite fille de M Charles de Mazière de
Morinville ingénieur ordinaire du roy, par un décret
signé de
Louis XIV en 1689 Il eut la grande mission de construire
les principaux forts de Besançon par un arrêt du Conseil
d'état après la conquête de la Franche-Comté. On lui a
dû spécialement le fort Griffon, la porte Taillée, la
réfection de la Citadelle. La ville de Besançon, pour
lui témoigner sa reconnaissance, lui décerna le titre de
citoyen le 28 mai 1695 par un diplôme authentique. Il
fut inhumé en l'église de St-Jean-Baptiste à Besançon,
détruite aujourd'hui. Le dernier descendant de ces
familles par sa mère Victoire de Pierre de Viantaix
fille du général, M. François Henri Beuret de Viantaix,
né le 15 avril 1822 dans le département du Doubs, est
fils de M. Beuret de Blary chef d'escadron, officier de
la Légion d'honneur, mort à la fleur de l'âge. Il avait
été mis en disponibilité pour avoir servi pendant les
Cent jours l'empereur de la garde duquel il faisait
partie. Son fils obtint la substitution du nom de de
Blary contre celui de de Viantaix. Il a embrassé la
carrière maritime et a été obligé de la (19) quitter
pour raison de santé. Il occupait les fonctions de
directeur des mouvements du port de Bordeaux en qualité
de lieutenant de vaisseau, il est chevalier de la Légion
d'honneur, et de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.
Monsieur Henry Beuret de Viantaix a épousé Mlle Caroline
le Grand de Mercey petite fille du général de division
le Grand baron de Mercey un des braves généraux de la
grande armée dont le nom est sur l'Arc de Triomphe. Ce
général, étant à la retraite couvert de blessures monta
à cheval à la tête d'une poignée de braves de Tournus
(Saône-et-Loire), chassa les Autrichiens de la ville de
Mâcon. Le drapeau qu'ils portaient dans cette glorieuse
journée a été décoré de la Légion d'honneur.
BEUREY (Henri).
Maire de la commune de la Chapelle-d'Huin. Membre du
conseil d'arrondissement de
Pontarlier, où il représente le canton de Levier.
BEUREY
(Emile-Henri).
Maire de la commune de Malbrans.
BEURNIER.
Docteur-médecin, à Montbéliard, attaché en cette qualité
au service de santé de la maison d'arrêt et de
correction de celte ville. Vice-président de la société
locale des médecins. Chevalier de la Légion d'honneur.
BÉVALOT
(Auguste).
Maire de la commune de Tallans.
BIARNOIS
(Charles-Alfred) né à Besançon le 26 décembre 1834.
Entré dans l'administration forestière le 23.10.1857, M.
Biarnois devint garde général le 26.12.1859 puis il
passa titulaire de ce poste le 06.02.1862. Mis en
disponibilité il reprit ses fonctions le 14.03.1866.
Nommé inspecteur adjoint des forêts à Besançon le
0912.1880. M. Biarnois a été mis à la retraite avec ce
grade et habite encore Besançon.
BICHET (Francis)
né à Ouhans le 21 janvier 1864.
Propriétaire-cultivateur. Maire de la commune d'Ouhans.
BICHOT (Placide).
Maire de la commune d'Anteuil.
BILLECARD
(Pierre-Amédée) né à Besançon le 16 août 1842.
Docteur en droit. Juge au tribunal civil de Rouen. M.
Billecard entra dans la magistrature le 04.03.1868 en
qualité de substitut à Lure. Il passa avec les mêmes
attributions à Vesoul le 14.02.1870 et revint à Lure
comme procureur le 9 juillet 1873 ; nommé au même titre
à Lons-le-Saunier le 11 décembre 1875, il devint
substitut du procureur général près la cour d'appel de
Chambéry le 18 mai 1878 et quitta ce poste le 30 janvier
1894 pour remplir les fonctions de juge au tribunal de
Rouen.
BILLECARD
(Dèsiré-Léon) né à Besançon le 7 juillet 1845.
Ancien élève de l'École nationale forestière de Nancy.
Inspecteur des forêts à Gap (Hautes-Alpes) depuis le
12.04.1883. M. Billecard avait été précédemment nommé
Garde général à Dole le 12.09.1865, et inspecteur
adjoint à Embrun le 26 mars 1874.
BILLEY (Joseph).
Maire de la commune de Valonne. (20).
BILLOT
(Vincent-Emile-Léon) né à Besançon le 24 mai 1847. [*27]
M.
Billot fut nommé successivement : Substitut à
Baume-les-Dames le 19.06.1875, puis à Dole le
28.04.1878. Procureur à St-Claude le 19.07.1879 et à
Dole le 15.11. 1880. Il est actuellement président du
tribunal civil de Pontarlier depuis le 31.10. 1891.
BINÉTRUY
(Alcime).
Maire de Charquemont. Membre du Conseil général du Doubs
pour le canton de Maîche.
BILLOTTET
(Charles-François-Benoît) né à Clerval le 9 janvier
1828.
Officier d'administration de 1ère classe des hôpitaux
militaires de l'armée territoriale. Chevalier de la
Légion d'honneur (16.07.1886). Décoré d'une médaille
d'honneur de 2ème classe (argent). Appelé au service comme
faisant partie de la classe de 1848, M. Billottet fut
affecté au 12e de ligne le 22.07.1849. Il y devint
caporal le 26.03.1851, sergent-fourrier le 26.01.1853;
en cette qualité, il suivit le cours d'administration et
devint élève d'administration titulaire du service des
hôpitaux militaires le 21 février 1856. Il fit partie de
l'expédition de la grande Kabylie en 1857, à la suite de
laquelle il obtint les galons d'adjudant
d'administration en second le 30 décembre suivant. Il
passa à la 1ère classe le 24.12.1864, après l'expédition
dirigée par le général Ysuf dans le sud de l'Afrique.
Pendant l'épidémie cholérique de 1866, il fut chargé du
service des infectieux au fort des Anglais, à Alger. Il
fit toute la campagne contre l'Allemagne, du 23.07.1870
au 19.03.1871, assista au bombardement de Strasbourg et
à la bataille du Mans; dans cette ville, il fut chargé
l'organisation du service des ambulances. Promu officier
comptable de 2ème cl. le 07.09.1874. En 1875, il fut
chargé de l'organisation de la section d'infirmiers
militaires, et du service des ambulances du 12ème corps.
Elevé à la 1ème classe de son grade le 4 mars 1879, il fut
admis à la retraite le 02.06.1883. M. Billottet fut
nommé au commandement de la 18ème section territoriale
d'infanterie le 26 du même mois et, par le décret du
26.02.1886, il a été appelé à diriger la 12ème légion du
service des ambulances du 12ème corps. M. Billottet a été
l'objet de plusieurs citations à l'ordre pour actes de
courage, dans plusieurs circonstances et a été décoré
pour ces faits d'une médaille d'argent, le 19 novembre
1855.
BIZOT (Amédée) né
à Rougemont le 22 juillet 1858. [*28]
Sous-inspecteur de l'enregistrement et des domaines.
Nommé surnuméraire à Vesoul (Haute-Saône) le 25 décembre
1879. Receveur à Axat (Aude) le 4 mars 1882; à Voiteur
(Jura) le 16 mai 1884, et à Vitteaux (Côte-d'Or) le 30
avril 1888. Sous-inspecteur à Charolles
(Saône-et-Loire), le 15 février 1890 et à Besançon le 31
juillet 1893.
BLACHE (Édouard)
né à Montbéliard le 5 août 1853.
Conseiller à la cour d'appel de Besançon. Après s'être
fait recevoir docteur par la faculté de droit de Dijon,
M. Blache demeura attaché au parquet de la cour d'appel
de Besançon, puis il devint substitut à Pontarlier le 8
mai 1879 et à Vesoul le 7 février 1880. Nommé procureur
à Lure le 5 juillet 1880; il devint substitut du
procureur général près la cour d'appel de Besançon le 17
avril 1883. Il y a été appelé aux fonctions de
conseiller le 7 octobre 1893.
M.
Blache est l'auteur d'une Étude sur le code pénal de la
République et canton de Neufchâtel et d'ouvrages sur la
libération conditionnelle et le Patronage des détenus
libérés.
BLANC (Charles)
né à Besançon.
Artiste sculpteur. M. Blanc fit ses études artistiques
dans les ateliers de Salmson et Cana. Parmi les œuvres
qu'il exposa au Salon, nous remarquons : Portrait de Mme
C. C.... (médaillon terre cuite) en 1886; Portrait de
mon ami G,... (buste plâtre) en 1887; La mère 21 M...,
marchande des quatre-saisons, (buste plâtre) en 1888.
Portrait de Mme... (médaillon terre cuite) en 1889: M.
A. O... (médaillon plâtre). Melle Lucienne B... (buste
plâtre) en 1890; M. E. C... (médaillon. plâtre) en 1891.
BLANCHET.
Proviseur du lycée de Besançon. Membre du conseil
académique. Officier de l'instruction publique.
BLIN
(Jules-Amédée) né à Étampes (Seine-et-Oise) le 23
juillet 1830.
Docteur en médecine à Besançon. Médecin principal des
armées en retraite. Officier de la Légion d'honneur.
Délégué du comité de la société française de secours aux
blessés, à Besançon.
BLOCH
(Armand-Lucien) né à Montbéliard le 1er juillet 1866.
Sculpteur, élève de MM. Faignière et Mercié. Membre de
la société des Artistes français. M. Bloch entra à
l'école des beaux-arts en 1884 et débuta au Salon de
1886, par un buste plâtre et un médaillon plâtre ;
l'année suivante il exposa un buste en cire de Jacques
Bonhomme et une Tête florentine - Il envoya ensuite :
Repos, statue plâtre - Portrait de M. B..., buste
plâtre, 1888 - Saint Joseph, statue, bois; - Tête
d'enfant, buste, terre cuite, 1889 - «Bibi chien», terre
cuite; M. E..., buste, plâtre, 1890 - Martyre, statue,
bois (musée du Luxembourg) - Communiante, buste, marbre,
1891 - Masque, bois (musée du Luxembourg), 1894 - Emile
Zola, buste, bois - Ste-Dèche, statuette, bronze, 1895 -
Virilité, fragment, buste, bronze - Bébés, tête, marbre,
1896 -Monument Viette, 1897 - Bûcheron, statue, bois,
1897. Pour son envoi de 1889, M. Bloch a été récompensé
d'une médaille de 3ème classe.
BLONDEAU
(Georges-Simon) né à Besançon le 4 septembre 1867.
Licencié en droit. Juge suppléant ail tribunal civil de
Lons-le-Saunier depuis le 20 mars 1893.
BOBILLIER
(Edouard).
Maire de la ville de Clerval, conseiller général pour ce
canton, suppléant de la justice de paix.
BOHIN
(Justin-Louis-Félicien) né à Fresnes-en-Woëvres (Meuse)
le 05.09.1854.
Conseiller à la Cour d'appel de Besançon. Après s'être
fait recevoir docteur par la faculté de droit de Nancy,
M. Bohin demeura pendant quelque temps, attaché à la
cour d'appel de cette ville, puis il devint juge
suppléant au tribunal civil le 13 janvier 1880. il
quitta Nancy pour occuper à Vesoul le poste de substitut
où il avait été nommé le 17 juillet 1880. Procureur à
Lure le 17 avril 1883, il devint substitut du procureur
général près la cour d'appel de Besançon le h août 1890
et est conseiller à cette cour depuis le 13 juillet
1894. On doit à M. Bohin un ouvrage sur Les syndicats
professionnels.
BOICHOT
(Zéphyrin).
Maire de la commune de Plaimbois-Vennes.
BOILLON (Louis).
Maire de la commune de Montbéliardot.
BOILLOT
(Charles-Constant) né à Laval (Doubs) le 16 juillet
1827. [*29]
Garde général des forêts en retraite à Morteau. Il entra
dans l'administration forestière comme simple garde
communal, après un congé de sept ans. Appelé au siège
de. Pans en 1871, il fut désigné pour la surveillance du
ballon captif, à Auteuil et, après le siège, entra à
l'école forestière de Villers-Cotterêts d'où il sortit
après de bons examens, avec le grade de garde général,
1874. Il fut alors nommé au poste du Châtelard (Savoie).
M. Boillot qui a été admis à la retraite, compte 40 ans
de service dans l'administration des forêts. 22
BOILLOT
(Auguste).
Maire de la commune de Froidevaux.
BOILLOT (Ernest).
Maire de la commune de Rang. Membre du conseil
d'arrondissement de Montbéliard, où il représente le
canton de l'Isle.
BOILLOT (Armand)
né à Pont-de-Roide le 22 juin 1855.
Avocat à la cour d'appel de Paris. Adjoint au maire du
VIème arrondissement de Paris (Décret du 19 juin 1894.
Après avoir fait de bonnes études au collège de
Montbéliard, M. Boillot vint à Paris pour y faire son
droit et se fit recevoir licencié à la faculté de cette
ville le 12 août 1881 et docteur le 3 avril 1884 avec
les thèses suivantes : Des droits et des obligations du
commodataire et du précariste, en droit romain et De la
fixation des indemnités en matière d'expropriation pour
cause d'utilité publique. Outre ces thèses, on doit à M.
Boulot les ouvrages suivants : Du droit de préemption en
matière d'expropriation pour cause d'utilité publique
(ouvrage reproduit dans plusieurs journaux et revues
juridiques). - De l'institution du jury d'expropriation.
– De l'indemnité due aux sous-locataires en matière
d'expropriation. - De la responsabilité légale des
docteurs en médecine, Supplément du Traité théorique et
pratique du droit public et administratif de A. Butbie
(Paris 1894), etc.
BOILLOT
(Étienne-Joseph) né à la Grand-Combe de Morteau le 25
octobre 1857.
Professeur de lettres et directeur d'études au collège
Chaptal. Membre de l'association franc-comtoise «les
Gaudes». Officier d'Académie.
BOISSENET
(Eugène).
Maire de la commune de Bournois.
BOISSET
(Désiré-Alphonse) né à Beaufremont (Vosges) le 20 août
1856.
Entré dans l'administration des forêts le 14.04.1881.
Nommé garde général stagiaire à Gy (Haute-Saône) le
11.03.1884, garde général titulaire à Gy le 20.07.1886.
Promu inspecteur-adjoint à Murat le 27.06.1894,
actuellement en résidence à Ornans.
BOISSON.
Professeur de chimie et toxicologie à l'école
préparatoire réorganisée de médecine et de pharmacie de
Besançon. Membre du conseil général des facultés.
Officier de l'Instruction publique.
BOISTEL
(Emile-Auguste-Henri-Edmond de) né à Besançon le
11.09.1835. [*30]
Lieutenant-colonel commandant le 121ème régiment
territorial d'infanterie à Béziers. Officier de la
Légion d'honneur. Admis à l'École spéciale militaire de
Saint-Cyr le 06.11.1855, M. de Boistel en sortit en
octobre 1857 avec le grade de sous-lieutenant et fut
affecté au 84ème régiment de ligne. Lieutenant à son corps
le 07.03.1861, il était en garnison à Bitche lors de la
guerre contre l'Allemagne. Il appartint au 5e corps
(armée du Rhin), y fut promu capitaine au 84e le 9 août,
et prit part aux combats qui furent livrés sous Metz. A
la suite de la capitulation de cette place, le 27
octobre, il fut emmené prisonnier à Hambourg sur l'Elbe
(Allemagne) et ne revint en France qu'après la signature
du traité de paix. Il remplit un emploi de son grade au
9ème Rgt provisoire d'infanterie devenu plus tard le 122ème.
Désigné pour l'Algérie, il prit part à la répression du
mouvement insurrectionnel de la grande Kabylie, au (23)
mois de juin 1871. Rentré en France au mois de mai 1872,
décoré de la Légion d'honneur le 12.07.1880, repartit
lors de la campagne de Tunisie à laquelle il prit part
comme capitaine adjudant-major au 122ème sous les ordres
du colonel Larroque commandant la colonne au Kef (avril
1881, en décembre 1881). Nommé commandeur du Nickam
Iftikhar par décret du 14.07.1882, à la suite de
propositions pour la campagne de Tunisie, M. de Boistel
fut promu au grade de chef de bataillon au 122ème de ligne
le 11.11.1881. Il est officier de la Légion d'honneur
depuis le 30.12.1890.
BOITEUX.
Notaire à Damprichard depuis 1882. Membre de la chambre
des notaires de l'arrondissement de Montbéliard.
BOITEUX (Ernest).
Maire de la commune de Mésandans.
BOITEUX (Aug.).
Maire de la commune de Valoreille
BOITEUX (Louis)
né à Baume-les-Dames.
Docteur en médecine à Baume-les-Dames. M. le docteur
Boiteux à présenté et soutenu devant la faculté de
médecine de Paris le 26 juillet 1845, pour l'obtention
du grade de docteur une thèse traitant de la pleurésie.
BOITEUX
(Louis-Marie-Félix-Auguste) né à Baume-les-Dames le 30
août 1855. Fils du précédent.
Ex-interne des hôpitaux de Paris, il se vit décerner la
médaille de bronze de l'Assistance publique. Docteur en
médecine, membre du conseil municipal de la ville de
Baume. Reçu docteur par la faculté de médecine de Paris
le 8 février 1883, avec une thèse traitant d'une Etude
générale sur le traitement de la fièvre typhoïde. M. le
Dr Boiteux exerce à Baumes-les-Dames [Baume-les-Dames].
BOITOUZET
(Charles) né à Vaudrémont (Haute-Marne) le 4 juin 1830.
Directeur des contributions indirectes à Besançon.
BOLARD
(François).
Maire de la commune de Routelle.
BOLARD
(Sosthène-Edmond) né à Plaimbois-Vennes le 6 mars 1886.
Entré dans l'administration des forêts le 26.08.1886, M.
Bolard fut nommé garde général adjoint le 03.09.1890. Il
est garde général titulaire à Morteau depuis le 2 mars
1892.
BOLE (Alexandre).
Maire de la commune de la Sommette.
BOLEY (Pierre).
Maire de la commune de Cordiron.
BOLOT (E.) né à
Gray (Haute-Saône) le 15 juillet 1857.
Licencie ès-sciences. Docteur en médecine. Professeur
d'histologie à l'école de médecine à Besançon. Chef de
clinique à l'hôpital. On doit au docteur Bolot une thèse
traitant. de la genèse des hématies (Faculté de Paris,
i884). (24).
BON
(Antoine-Célestin) né à Arcey le 2 juillet 1828. [*31]
A
été successivement Chef de section pendant 5 ans pour
l'exécution de la ligne Paris-Lyon-Méditerranée, partie
faite par l'Etat entre Dijon et Chalons
[Chalon-sur-Saône ou Châlons-en-Champagne]. Agent-voyer
de l'arrondissement de Vesoul du 1ème janvier 1849 au mois
d'août 1854. Agent-voyer en chef du département du Cher
d'août 1854 à août 1875. En 1870 a fait exécuter les
travaux défensifs dans la partie nord de ce département
et le long de la Loire, sur la désignation des 2
commissions civile et militaire instituées pour la
défense. Il exerça les fonctions de colonel du 2e
régiment des mobilisés du Cher. Chef du service
technique d'abord et ensuite ingénieur en chef de la
construction de la Société des chemins de fer
économiques à Paris. M. Bon est aujourd'hui retraité,
ingénieur Civil à Alger, chevalier de la Légion
d'honneur et membre de l'association franc-comtoise «Les
Gaudes».
BON
(Joseph-Étienne) né à Ornans le 26 décembre 1830. [*32]
Ancien professeur de philosophie au lycée de Bourges.
Ancien proviseur des lycées de Besançon, Nantes, Alger,
Saint-Denis (Réunion). Proviseur honoraire. Chevalier de
la Légion d'honneur, officier de l'Instruction publique.
Président de l'association franc-comtoise «Les Gaudes».
BONAME (Louis) né
à Seloncourt le 2 juin 1846. [*33]
Fabricant d'horlogerie. Maire de Seloncourt. Membre de
la chambre de commerce de
Besançon. Chevalier de la Légion d'honneur.
BONDENET
(Charles).
Maire de la commune d'Accolans.
BONDENET
(Désiré-F.).
Maire de la commune de Faimbe.
BONIFACY
(Gabriel)
Fabricant d'horlogerie à Besançon. Membre de la chambre
de commerce.
BONIN
(Claude-Georges) né à Limoges le 26 janvier 1845.
Procureur général près la cour d'appel de Besançon. Reçu
docteur par la faculté de droit de Limoges au mois de
janvier i867, M. Bonin demeura inscrit au barreau de
l'ordre des avocats à la cour d'appel de cette ville
jusqu'à sa nomination de substitut à Tulle, le 4 octobre
1870. Procureur à Ussel le 4 novembre 1874, il exerça
ces fonctions à Brive le 13 mars 1876 et successivement
à Gap, le 30 juillet 1877, à Montbrisson le 15 juin
1878, à Limoges le 17 juillet 1880 et à Reims le 28 août
1886. M. Bonin devint substitut du procureur général
près la cour d'appel de Paris le 21 juin 1890; il est
procureur général à Besançon depuis le 3 juillet 1894.
BONNE
(Marie-Charles-Henri) né à Bar-le-Duc le 7 octobre 1858.
Avocat général à la cour d'appel de Besançon. Reçu
docteur en droit par la faculté de Paris le 18 juillet
1883. M. Bonne fut nommé substitut à Sedan, le 29 août
1883, puis au Mans le 20 octobre suivant. Procureur à
Vesoul du 6 août 1886 au 12 avril 1891, il passa à cette
dernière date au tribunal de Besançon et est
actuellement avocat général à la cour d'appel de cette
ville, depuis le 8 octobre 1895.
BONNEFOY
(Joseph).
Maire de la commune de Voires. (25)
BONNEFOY (Félix).
Maire de la commune de Mérey-Vieilley.
BONNEFOY
(Justin).
Maire de la commune de Vuillafans-Lavans
[Lavans-Vuillafans].
BONNEFOY
(Alfred-Lucien) né à Lavans-Vuillafans le 6 mars 1841.
Inspecteur adjoint des forêts à Brignoles (Var) depuis
le 19 mars 1892. M. Bonnefoy entra dans l'administration
des forêts le 12 juin 1866 et fut successivement nommé
garde général stagiaire à sa sortie de l'École nationale
forestière de Nancy le 10 mai 1872, et garde général
titulaire le 17 décembre 1878.
BONNEFOY
(Georges-Célestin) né à Saint-Vit le 19 octobre 1856.
Capitaine de gendarmerie à Hanoi (Tonkin). Compris dans
le contingent de 1876, M.
Bonnefoy fut incorporé le 20.12 de la même année. Il fut
promu sous-lieutenant le 13.06.1884, lieutenant le
31.06.1886 ; il est capitaine depuis le 30.08. 1893.
BONNET
(Augustin).
Maire de la commune de Grandfontaine-Fournets.
BONNET (Delphin).
Maire de la commune de Montflovin.
BONNET (Louis).
Maire de la commune de Cussey-sur-Lison.
BONNET (Fénelon).
Maire de la commune de Longeville.
BONNET
(Aristide-Michel-Florentin-Alexandre) né à Besançon le 9
août 1839.
Général commandant la 53ème brigade d'infanterie. Officier
de la Légion d'honneur. M. Bonnet qui était élève du
Prytanée depuis l'année 1849, fut admis avec le nème 6 à
l'École spéciale militaire de Saint-Cyr le 29 octobre
1857 et, après deux années d'études, il en sortit comme
sous-lieutenant le 1er octobre 1859 et fut affecté au
i88 régiment d'infanterie. Promu lieutenant à. son
corps, le 24 juin 1865 et capitaine le 24 juillet 1870,
il fit la campagne contre la Prusse, fut blessé à
Froeschwiller et, à peine guéri, prit le commandement
d'une compagnie du 85ème de ligne avec laquelle il assista
aux affaires de Cussey et de Geneuille ainsi qu'au
mouvement de retraite opéré vers la Loire. Promu chef de
bataillon, il combattit l'insurrection de la Commune, du
19 mars au 22 mai 1871, fut blessé le 16 mai dans un
combat où son bataillon fit des prodiges de valeur. Il
fut décoré le 3 juin suivant.
Après la guerre, la commission de révision des grades,
le maintint dans son commandement mais pour prendre rang
à compter du 16 septembre 1871. Placé d'abord au 87e
d'infanterie il passa, en 1873., au 26e de même arme.
Nommé lieutenant-colonel du 8e de ligne le 3 mai 1879,
il commanda, du mois d'août 1881 jusqu'à sa nomination
au grade de colonel du 89e, le 4 octobre 1883, l'École
normale de tir. Les études qu'il fit sur l'armement et
les améliorations qu'il apporta au fusil Lebel, lui
valurent la rosette d'officier de la Légion d'honneur le
23 décembre 1886. M. Bonnet a reçu les étoiles de
général de brigade le 22 décembre 1890.
BONNOT (Joseph).
Maire de la commune d'Etouvans.
26
BONNOT (Joseph).
Maire de la commune de Fontaine.
BONVALOT
(Stanislas).
Maire de la commune de Châtillon.
BORDEAUX
(François-Constant). Notaire à Audeux depuis le 24
septembre 1881.
Suppléant de la justice de paix de ce canton. Ses
prédécesseurs sont MM. Verbois, Vuillemot, Rebillet,
Renaud père et fils, Denizot.
BORDY (Félix).
Maire de la commune d'Alaise.
BORNE
(Ch.-M.-Jh.) né à Saint-Hippolyte le 1er février 1850.
[*34]
Maire de cette ville. Conseiller général
depuis 1883. A fait la Campagne de 1870 comme aide
major. Chevalier de la Légion d'honneur. Lauréat de la
faculté de Paris. 1er prix Corvisart en 1875 pour un
important travail sur les Pleurésie:. Reçu docteur le 24
juin 1874, avec une thèse intitulée:
Remarques sur les névralgies bronchiales.
BORNEQUE
(Pierre-Constant-Eugène) né à Bellefontaine canton de
Berne (Suisse).
Ingénieur des arts et manufactures. Manufacturier à
Beaucourt (territoire de Belfort). Membre de la chambre
consultative des arts et manufactures de Montbéliard.
Chevalier de la Légion d'honneur, décoré pour sa belle
conduite pendant la défense de Belfort. Officier de
l'Instruction publique.
BORY
(Henri-Jean-Baptiste).
Notaire à Rurey depuis le Il février 1874. Ses
prédécesseurs sont MM. Buhon, Henriot, Berrot, Husson et
Thouverey
BOSQ
(André-Jean-Baptiste) né à Saint-Léger-des-Vignes
(Nièvre) le 14.11.1858.
Licencié en droit. Ancien notaire à Amboise
(Indre-et-Loire). Ancien suppléant de la justice de paix
du canton d'Amboise. Notaire à Besançon depuis le 27
août 1892. Ses prédécesseurs sont MM. Mazéoyhi, décédé,
président de la chambre des notaires de l'arrondissement
de Besançon; Delavelle, chevalier de la Légion
d'honneur, notaire honoraire, ancien maire de Besançon;
Ficatier, Dromard, Billebaud et Mancourt; Bosquet
président de l'Union artistique de Besançon.
BOSQUETTE
(Marie-Auguste) né à Luttange (Moselle) le 16 mars 1853.
Ancien aide major stagiaire au
Val-de-Grâce. Docteur en médecine à Montbéliard. Auteur
de la thèse suivante :
De la ligature de l'épiploon dans la
kélotomie et de ses avantages sur l'abandon dans la
plaie.
(Faculté de Paris, 24 juillet 1876).
BOUCHARD
(Sébastien) né à Lusans [sic] le 40 janvier 1819.
Maire de la commune de Luisans [sic]. Chevalier du
mérite agricole.
BOUCHER.
Professeur à la faculté des sciences de Besançon.
Officier de l'instruction publique. Membre de la
commission administrative du bureau de bienfaisance de
cette ville.
BOUCHOT (Henri)
né à Beurre en 1849.
Bibliothécaire au cabinet des Estampes de
la Bibliothèque nationale. Lauréat de l'Institut. Ancien
élève de l'Ecole des Chartes. Membre de la société des
Antiquaires de France. Parmi les ouvrages que M. Bouchot
a publiés, nous citerons :
L'armorial de Bourgogne et de
Franche-Comté,
3 vol. in-8, 1874-75. -
Lettres sur l'histoire du Perthois,
in-8, 1880.
Le Livre rouge de la ville de
Saint-Quentin,
in-8, 1881. -
Mandrin en Bourgogne,
décembre 1874, d'après un mémoire inédit, in-8, 1882.
Les portraits au crayon des XVIe et XVIIe
siècles, conservés à la Bibliothèque nationale
(1525-1646),
in-8, 1884. -
Le Livre, l'illustration, la reliure,
in-8ème, 1886. -
Le canton de Ligny,
in-16, 1886. -
Jacques Cahot, sa vie, son œuvre et ses
continuateurs,
in-8 avec gravures, 1886. -
Inventaire des dessins et estampes
relatifs au département de l'Aisne, recueillis et légués
à la Bibliothéque nationale par E. Fleury,
in-8,
1887. -
Moeurs et coutumes de la France: La
famille d'autrefois : Le mariage, la naissance, la mort,
in-4ème avec gravures, 1887. -
Contes francs-comtois,
édition unique, in-12 avec dessins d'Edelfelt, 1887,
ouvrage couronné par l'Académie française. -
L'histoire anecdotique des métiers avant
1789,
in-8, 1888. -
L'oeuvre de Gutemberg : l'imprimerie,
l'illustration,
in-8, 1888.
Quelques dames du XVIe siècle et leurs
peintres,
in-8, avec gravures, 1888. –
Les reliures d'art à la Bibliothèque
nationale,
gr. in-8 avec 80 planches, 1888.-
Les dames de Brantôme,
in-4ème, 1889. -
La Franche-Comté,
illustrée par Eugène Sadoux, in-4 avec 30 eauxfôrtes
et 3 héliographes, 1889. -
Récits vrais de vies fausses. Au plus
offrant,
in-12, 1889.
Modèles d'orfèvrerie des XVIIe et XVIIIe
siècles,
in-folio avec 100 planches, 1889. -
Les exlibris et les marques de possession
du livre,
in-12, 1890. M. Bouchot a publié en collaboration avec
le docteur Chapoy :
Pasteur, l'homme, le savant,
in-8, 1884, et avec M. Duplessis :
Le dictionnaire des lettres et
monogrammes des graveurs.
BOUCON
(Ferréol-Charles-Ferdinand) né à Besançon le 13 décembre
1854.
Capitaine de gendarmerie à Auxerre (Yonne). Chevalier de
la Légion d'honneur. Engagé volontaire le 13 avril 1872,
M. Boucon est capitaine depuis le 11 octobre 1892.
BOUDOT (Léon) né
à Besançon.
Peintre, hors concours, élève de M. Français.. Membre de
la société des Artistes français. A
exposé : en 1886, Avril, parc de Thoraise; - Ruisseau
sous bois. - En 1887, Bruyère à la lisière d'un bois
(Franche-Comté). - En 1888, Matinée de septembre; -
Octobre. - En 1889, Le ruisseau d'Hyères [Hyèvre ?]; les
bords du Doubs, à Avenay [Aveney]. - En 1890, Vergers à
Hièvre [Hyèvre ?], fin d'octobre. - En 1891, Avanne,
vallée du Doubs et Vuillafans, vallée de la Loire. - En
1893, Prairie inondée et Glaneuse. - En 1895, Matinée
d'août en Franche-Comté; - Une saulée dans le Jura. En
1896, Février au Cap d'Antibes. Déclin du jour, en
Franche-Comté. M. Boudot est titulaire des récompenses
suivantes, Mention honorable en 1890, médaille de 3ème
classe en 1888 de 2ème classe en 1889 de bronze à
l'Exposition universelle de la même année.
BOUGEOT (Joseph).
Maire de la commune de l'Hôpital-du-Grosbois.
BOUGUET
(Henry-Louis) né à Morey (Haute-Saône) le 23 novembre
1847. [*35]
Contrôleur des mines a Besançon. Ancien élève de l'Ecole
des Mines de Saint-Etienne. A occupé successivement,
depuis son entrée dans l'administration, les postes de:
Constantine (Algérie), Nouméa (Nouvelle-Calédonie),
Privas (Ardèche), Moulins (Allier). Nommé au poste
détaché de Besançon le 1er novembre 1893.
BOUQUET
(Marius-Charles-Emmanuel) né à Montbéliard le 19 octobre
1858.
Procureur de la République près le tribunal civil de
Lons-le-Saunier (Jura). Docteur en droit, lauréat de la
faculté de droit de Dijon. M. Bouquet entra dans la
magistrature le 5 décembre (28) 1884, en qualité de juge
suppléant au tribunal civil de Dijon. Juge à Charolles
le 8 juin 1885, il y fut chargé de l'instruction le 16
du même mois, puis il revint à Dijon comme substitut le
28 août 1886 et passa à Châtillon-sur-Seine le 28
janvier 1890 où il remplit les fonctions de procureur
jusqu'au 4 avril suivant. Remplacé dans ce poste, il
passa procureur à Sancerre le 21 avril 1891. M. Bouquet
est en cette même qualité au tribunal de
Lons-le-Saulnier depuis le 17 mars 1896.
BOURDENET
(Joseph).
Maire de la commune de Luisans.
BOURDIN
(J.-Arsène).
Maire de la commune d'Houtaud.
BOURGOIN
(Léon-Maximin) né à Roulans le 11 septembre 1852.
Capitaine commandant la gendarmerie à Arras. Entré au
service le 24 mai 1873, M. Bourgoin fut promu
sous-lieutenant le 14 avril 1883, lieutenant le 16 avril
1885. Il est capitaine depuis le 11 mai 1894.
BOURGOIN
(François).
Maire de la commune de Burgille.
BOURGON
(Narcisse) né à Flagey le 7 août 1853. [*36]
Maire de la commune de Flagey.
BOURLIER (Jules).
Maire de la commune de Colombier-Fontaine.
BOURLIER
(Georges).
Maire de la commune de Saint-Maurice.
BOURQUIN (Charles
Julien).
Cultivateur à Badevel. Membre du conseil
d'arrondissement de Montbéliard, où il représente le
canton d'Audincourt. M. Bourquin est officier
d'Académie.
BOURRIOT (Emile).
Maire de la commune d'Adam-lez-Passavant
[Adam-lès-Passavant].
BOUSSEY (Armand)
né à Gray (Haute-Saône) le 9 juin 1849.
Professeur au lycée de Besançon, titulaire de la chaire
d'histoire de l'enseignement classique. Officier de
l'Instruction publique. Membre de l'Académie de Besançon
depuis le 13 février 1890.
BOUTEILLE
(Joseph).
Maire de la commune de Maîche-Mancenam [Mancenans].
BOUTON.
Docteur médecin à Besançon, médecin légiste, médecin de
l'école normale, professeur départemental
d'accouchement. Officier de l'Instruction publique;
membre correspondant de la société de médecine légale de
France.
BOUTON (Paul) né
à Besançon le 21 mai 1863. Fils du précédent.
Anciennement docteur en médecine dans sa
ville natale, chargé de l'enseignement de l'hygiène,
chef des travaux anatomiques à l'école de médecine. On
doit au docteur Bouton une thèse traitant:
De la métrite chez les vierges.
(Faculté de Paris le 20 avril 1887). Actuellement
médecin de colonisation à Bordjbon-Arreridj département
de Constantine).
29
BOUTROUX (Léon)
né à Montrouge (Seine) le 16 avril 1851.
Doyen de la faculté des sciences de l'Université de
Besançon, titulaire de la chaire de chimie de cette
faculté. Membre du conseil de l'Université, du conseil
académique et de l'Académie de celte ville. Officier de
l'instruction publique. Auteur de « Le Pain et la
Panification, chimie et technologie de la boulangerie et
de la meunerie » Paris, 1897, J. B. Baillière et fils.
BOUVARD (Louis)
né à Pontarlier le 4 février 1832.
Docteur en droit, avocat à la cour d'appel de Besançon,
plusieurs fois bâtonnier Chevalier de la Légion
d'honneur, officier d'Académie. Conseiller municipal
depuis 1871. Membre de la commission de surveillance de
la bibliothèque populaire et de la commission
administrative de l'école municipale de musique. Ancien
président de l'association des intérêts bisontins et
prédisent honoraire du comité de la société française de
secours aux blessés, etc.
BOUVENOT
(Louis-Joseph-Alphonse) né à Arbois (Jura) le 3 avril
1858.
Notaire à Dannemarie depuis le 16 avril 1889. Ses
prédécesseurs sont MM. Dromard, Euvrard, Demesmay,
Mazoyhie, fils, Vauthier et Mazoyhie père.
BOUVERET (César)
Maire de la commune de la Chapelle-des-Bois.
BOUVET (Justin).
Maire de la commune de Châtillon-Guyotte.
BOUVET (Antoine)
né à Villers-sous-Montrond le 5 novembre 1849.
Docteur en droit. Avocat près la cour d'appel de
Besançon. Bibliothécaire de l'ordre des avocats.
BOYER (Léon) né à Lons-le-Saulnier le 18 août 1849.
Conseiller à la cour d'appel de Besançon. Inscrit au
barreau de l'ordre des avocats à la cour d'appel de
Paris de juillet 1873 au 25 juillet 1876, M. Boyer fut
nommé, à cette dernière date, juge de paix suppléant,
rétribué, du canton de Sidi-bel-Abès. Juge de paix à
Lamoricière le 6 avril 1877, il passa avec les mêmes
fonctions à Inkermann le 5 décembre 1878 et à Ain-
Temouchent le 10 février 1880. Il fut nommé juge et
plaideur criminel au tribunal d'Orléansville le 23
juillet suivant et revint en France où il exerça d'abord
les fonctions de procureur à Baume-les-Dames le 1er
décembre 1880, puis celle de président à Pontarlier le
23 septembre 1883. Il fut nommé conseiller à la cour
d'appel de Besançon le 13 octobre 1891; président à
cette cour le 30 janvier 1892, et enfin conseiller le 8
novembre 1892.
BOYER (Emile) né
à Saint-Saturnin (Hérault) le 2 février 1838. [*37]
Militaire de 1855 à 1869, campagne d'Italie, Montebello,
Palestro, Turbigo, Magenta,
Marignan, Solférino. Agent des ponts-et-chaussées de
1869 à1878. Capitaine dans la garde mobile du Doubs,
campagne de 1870-71. Capitaine au 548ème régiment
territorial d'infanterie, 1875-1895. Capitaine
adjudant-major du bataillon des sapeurs-pompiers de
Besançon du 17 mars 1890. Agent-voyer de la ville de
Besançon, directeur du service de la voirie urbaine du
17 juillet 1878. Chevalier de la Légion d'honneur,
officier d'Académie.
BRAND
(Claude-Joseph) né à Rahon le 10 octobre 1834. [*39]
Maire de la commune de Rahon.
BRANGET
(Alphonse-Etienne-Théodore).
Chef de division, de la préfecture, greffier du conseil
de cette administration, M. Branget est officier
d'Académie.
30
BRANGET
(Justin-O.).
Maire de la commune de Fourbanne.
BRÉDIF.
Recteur de l'Académie de Besançon. Chevalier de la
Légion d'honneur, officier de
l'Instruction publique. Président du conseil général des
facultés.
BRELET (Théodore)
né à Baume-les-Dames le 18 avril 1855.
Sous-préfet de Saint-Omer. Officier d'Académie. Licencié
en droit de la faculté de Paris. Ancien avocat près le
tribunal civil de Baume-les-Dames. Ancien membre du
conseil municipal de cette ville. Entré dans
l'administration préfectorale le 26 janvier 1855 comme
conseiller de préfecture du Doubs, M. Brelet fut nommé
sous préfet de Ribérac, le 21 février 1855 et devint
secrétaire général du Pas-de-Calais, le 13 mars 1893. Il
est sous-préfet de Saint-Omer depuis le 15 mars 1895.
BRELLMANN
(Jules-François-Antoine) né à Altkirch (Alsace) le 31
juillet 1846.
Avocat, ancien bâtonnier. Chevalier de la Légion
d'honneur. Président du tribunal civil de première
instance de Besançon depuis le 8 novembre 1892, ce
magistrat a occupé les fonctions de procureur à
Montbéliard, du 9 janvier 1882 au 15 novembre 1890, date
à laquelle il fut appelé à la présidence du tribunal de
Lons-le-Saulnier, qu'il conserva jusqu'à sa nomination à
Besançon.
BREM
(Gaspard-Henry de) né à Saint-Avold le 18 avril 1826.
Frère du général qui se distingua dans la campagne de
Tunisie et mourut à Montpellier le 10 septembre 1881, M.
le général G.-H. de Brem appartient à une famille qui
fut anoblie par lettres du duc Léopold de Lorraine, le
19 octobre 1725.
Général de brigade en retraite, commandeur de la Légion
d'honneur (29 décembre 1887), M. le général de Brem qui
était entré à l'Ecole de Saint-Cyr en 1843 et qui y fut
caporal et sous officier, en sortit sous-lieutenant
d'infanterie le 1er octobre 1845. Il fut nommé
lieutenant en 1848, capitaine en 1854, et chef de
bataillon en 1867. Sa nomination au grade de lieutenant
colonel est du 5 décembre 1870, celle de colonel du 2
juin 1875. Il reçut les étoiles de général le 1er
décembre 1883 et prit sa retraite le 28 mai 1888. Durant
la guerre contre l'Allemagne le général commanda en
qualité de lieutenant-colonel le 65e régiment de marche.
BRENET (Félix).
Maire de la commune de la Cluse-et-Mijoux.
BRENOT (Lucien)
né
à Venarey (Côte-d'Or) le 16 janvier 1843.
Inspecteur de forêts à Besançon. Chevalier du Mérite
agricole. Sorti de l'Ecole nationale forestière le 26
septembre 1886, M. Brenot devint garde général stagiaire
à Dijon et à Moutiers (Savoie). Puis il fut nommé à
Moutiers (Savoie) le 3 juin 1867 et à Morteau (Doubs) le
13 juillet comme garde général titulaire. Il devint
inspecteur adjoint à Thonon le 11 janvier 1877 puis
entra avec son grade dans k service des aménagements à
Lons-le-Saunier, le 28 février 1880, et il est
inspecteur depuis le 21 mai 1S84, toujours dans le même
service On doit à M. Brenot un ouvrage sur les
Aménagements des futaies résineuses. (1882) autre sur La
méthode expérimentale appliquée aux Forêts (1892); un
troisième sur le prix des bois résineux dans le Doubs et
b forêt normale (1895); puis un quatrième sur La forêt
normale et la représentation graphique des futaies du
Doubs de 1889 à 1900.
BRENOT (Auguste).
Maire de la commune de Yallerange [Jallerange].
31
BRENOT
(J.-B.-Justin).
Maire de la commune de Trouvans.
BRESSE
(Joseph-Eugène-Stanislas) né à Vauclusotte le 27
novembre 1854.
Entré dans l'administration des forêts le 1er octobre
1875, M. Bresse, qui débuta dans le service des
reboisements de l'Isère, a été ensuite garde général à
Louhans (Saône-et-Loire). Il est inspecteur adjoint à
Baume-les-Dames depuis le 17 septembre 1897.
BRESSIN (Virgile)
né à Appenans le 5 janvier 1854.
Maire de la commune d'Appenans.
BRESSON
(Jules-Augustin) né à Saint-Bresson (Haute-Saône) le 11
février 1841. [*38]
Principal du collège de Pontarlier. Officier d'Académie.
BRETILLOT
(Maurice).
Banquier à Besançon. Membre de la chambre de commerce et
de la commission de la société des Amis des Beaux-Arts
de cette ville.
BRETILLOT
(Camille).
Maire de la commune de Longeville.
BRETIN
(Claude-Joseph).
Maire de la commune de Cottier.
BREUILLOT
(J.-B.-Hippolyte).
Maire de la commune de Roche.
BREULEUX
(Edmond).
Industriel.
Membre de la chambre consultative des arts et
manufactures de Montbéliard.
BRIFFE (Aimé).
Maire de la commune de Chevigney-A. [sic].
BRISCHOUX
(Henri).
Maire de la commune de Vernois-le-Fol.
BRISSAUD
(Edouard) né à Besançon le 15 avril 1852.
Professeur agrégé à la faculté de
médecine de Paris. Médecin des hôpitaux (Hôpital
Saint-Antoine). Médecin de la compagnie des chemins de
fer de Paris à Orléans. Chevalier de la Légion
d'honneur. M. Brissaud s'est fait recevoir docteur par
la faculté de médecine de Paris, en 1880, avec la thèse
suivante : Recherches anatomo-pathologiques et
physiologiques sur la contracture permanente des
hémiplégiques. La thèse d'agrégation qu'il soutint
devant la même faculté, en 1886, traitait des Paralysies
toxiques. M. Brissaud a publié un grand nombre de
travaux relatifs au système nerveux parmi lesquels il
faut citer
L'anatomie du cerveau de
l'homme
(Masson, Paris, 1893); un volume de
leçons faites à la Salpêtrière (suppléance du professeur
Charcot), et une série de mémoires concernant les
contractures. M. Brissaud a dirigé en collaboration avec
les professeurs Charcot et Bouchard le
Traité de Médecine
de l'éditeur Masson; nous signalerons
également diverses notes d'histoire Médicale et un
volume sur l'Histoire
des Expressions populaires relatives à l'anatomie, à la
physiologie et à la médecine.
On trouve dans ce volume l'interprétation de nombreux
proverbes francs-comtois.
BRIZARD
(Louis-Marie-Paul).
Notaire à Sancey-le-Grand (Prestation de serment du 19
juillet 1864), successeur de M. Baillaud. Syndic de la
chambre de discipline des notaires de l'arrondissement
de Baume-les Dames (32)
BROCARD (Emile)
né à Montbéliard le 6 juin 1834.
Propriétaire à Besançon et du château de Vaufrey, par
Saint-Hippolyte.
BROCARD (Eugène).
Maire de la commune du Crouzet.
BROGLIE (Léon) né
à Kaysersberg le 10 février 1840.
Receveur de l'enregistrement (actes civils) à Besançon.
BROYOT (Louis).
Maire de la commune de Flangebouche.
BRUAND
(Léon-Louis-Joseph-Victor) né à Besançon le 2 septembre
1845. [*40]
Inspecteur des forêts à Versailles. Docteur en droit.
Chef de bataillon d'infanterie territoriale attaché à
l'état-major du gouvernement de Paris. Chevalier du
Mérite agricole, officier d'Académie, commandeur
d'Isabelle-la-Catholique, chevalier de la couronne
d'Italie. Ancien élève de l'Ecole nationale forestière
de Nancy, M. Bruand fut nommé garde-général stagiaire à
Besançon, à sa sortie de cette école le 29 août 1868,
garde général titulaire à Hauteville (Ain) le 8 novembre
1869. Il fit la campagne de 1870-71, siège de Paris,
comme lieutenant au régiment forestier. Nommé rédacteur
à l'administration centrale des forêts le 28 octobre
1871, il fut détaché au secrétariat général du ministère
des Finances du 24 décembre 1874 au 31 décembre 1878,
puis au ministère de l'Agriculture le 1er janvier 1878.
Nommé inspecteur le 15 juin 1878, il fut successivement
chef de section à l'Administration centrale, inspecteur
à Compiègne du 14 mars 1883 au 31 décembre 1887, chef du
contentieux à l'Administration centrale, du 1er janvier
1888 au 22 mai 1894, inspecteur à Versailles.
M.
Bruand est l'auteur d'un ouvrage intitulé « les droits
d'usage dans les forêts», Paris, Pochon, 1875, et a
collaboré au Code forestier annoté de Dalloz, Paris,
884. Il a fait plusieurs études dans l'annuaire de
législation étrangère, notamment Loi forestière
hongroise de f879 (annuaire de 1880); Loi prussienne de
police rurale et forestière de 1880 (annuaire de 1881) ;
Loi prussienne concernant l'administration des bois
indivis; Loi forestière du canton de Zug (annuaire de
188?).
BRUCHON
(Just-Charles) né à Besançon le 2 septembre 1828. [*41]
Professeur honoraire à l'école de
médecine de Besançon (Chaire d'anatomie) 38 ans de
professorat. Ex-interne des hôpitaux et lauréat de
l'Ecole de médecine de Besançon. Médecin du lycée Victor
Hugo, à Besançon. Chevalier de la Légion d'honneur.
Président de l'association de prévoyance des médecins de
France. Président de la société d'émulation du Doubs.
Ancien président de la société de médecine de Besançon
et de Franche-Comté et de l'Association fraternelle des
anciens élèves du lycée de Besançon. M. Bruchon s'est
fait recevoir docteur par la faculté de Strasbourg le 2
décembre 1854, avec la thèse suivante :
De l'anesthésie locale par le chloroforme
et l'éther.
BRUCHON (Henri)
né à Besançon le 29 mai 1868. Fils du précédent. [*42]
Docteur en médecine à Besançon. Ex-interne des hôpitaux
et lauréat de l'école de médecine de cette ville. Ancien
externe des hôpitaux de Paris. Professeur suppléant des
chaires de médecine à l'école réorganisée de médecine et
de pharmacie de Besançon. Médecin de l’école normale des
institutrices. On doit au docteur Bruchon une thèse
traitant de : Considérations sur l'étiologie et la
pathogénie de l'ulcère rond de l'estomac. Sa statistique
dans les hôpitaux de Paris, thèse (33) présentée et
soutenue devant la faculté de médecine de Paris, pour
l'obtention du grade de docteur, le 25 juillet 1894.
BRUGNON
(Emmanuel) né à Besançon.
Docteur en droit. Avocat à la cour d'appel de Paris.
Membre de l'association franc-comtoise «les Gaudes».
BRUGNON (Maurice)
né à Besançon.
Docteur en droit, avocat à la cour d'appel de Paris.
Membre de l'association franc-comtoise «les Gaudes».
BRULARD (George).
Propriétaire à Besançon. Lieutenant de louveterie de cet
arrondissement.
BRULARD (Désiré).
Ancien membre du conseil de direction de la caisse
d'épargne et de prévoyance de Besançon. Officier
d'Académie. Ancien greffier en chef du tribunal civil de
cette ville.
BRUNSCHWIG (Henri) né à Blotzheins (Haut-Rhin).
Docteur en médecine à Besançon. Reçu par
la faculté de Strasbourg le 18 mai 1870, avec la thèse
suivante : La lésion des plaques de Peyer est-elle
constante dans la fièvre typhoïde?
BUCHETET
(Alfred).
Maire de la commune de Champoux.
BUNACHER
(Sébastien-Antoine) né à Turckeim le 20 janvier 1847.
Inspecteur des forêts à Montbéliard.
BURTSCHELL
(Jean-Albert) né à Mulhouse (Alsace), le 18 juin 1860.
Notaire au Russey depuis 1889. Suppléant de la justice
de paix. Président de la délégation cantonale. Membre de
la chambre de discipline des notaires de
l'arrondissement de Montbéliard.
BUSSON (Charles).
Maire de la ville de Pierrefontaine.
BUTTERLIN
(Louis).
Maire de la ville de Baume-les-Dames.
BUTTERLIN
(Joseph-Désiré) né à Logelbach prés Colmar.
Docteur en médecine de la faculté de Paris (31 juillet
1872). Membre du conseil municipal de Baume-les-Dames,
où il est membre du bureau d'administration et médecin
du collège. Attaché au service de santé de la maison
d'arrêt et de correction de cette ville. Il est officier
de l'Instruction publique.
BUYER DE MIMEURE
née de Jouffroy d'Abbans (marquise douairière de) née à
Buthiers (Haute-Saône) le 8 mai 1828. [*43-44]
Propriétaire à Besançon et du château de
Genlis (Côte-d'Or). Ecartelé au 1 et 4 d'azur, au lion
d'argent tenant entre se ongles un écusson d'or, au
chêne de sinople, qui est de Buyer, au 2 et 3 d'azur, au
chevron d'or accompagné de 3 billettes du même qui est
de Fyot de Mineure (terre franc alleu; devise :
Deo et ense domini sui.
Nous reproduisons la photographie de M.
Marie-Claire-Ferdinand de Buyer, marquis de Mimeure, son
époux, père du suivant, décédé dans son château de
Genlis le 15 juin 1881.
BUYER DE MIMEURE
(Marquis Pierre de) né à Bonnay le 2 janvier 1867. Fils
de la
(34)
précédente.
Propriétaire à Besançon et du même château que sa mère.
La maison de Buyer de Mimeure fait remonter sa filiation
: 1ème Comme de Bayer à Guillaume Buyer, syndic de la
communauté de Lyon en 1290 ; 2ème Comme de Mimeure à
Claude Fyot, marquis de Mimeure mort le 2 juin 1874. Ce
dernier institua pour son légataire universel son cousin
Ferdinand de Buyer, mort le 15 juin 1881, qui hérita
ainsi du château de Genlis appartenant en ce moment à
son fils Pierre. Le Marquisat de Mimeure fut érigé par
Louis XIV en faveur de Jacques Louis de Valon, sieur de
Mimeure, pour le remercier des services qu'il avait
rendus en 1683 à l'expédition d'Alger, puis au siège de
Luxembourg de Philisbourg, etc.) A défaut d'héritier
mâle du dernier marquis
de
Mimeure le roi Louis XIV donne le droit à son héritier
direct de relever le titre «de
Marquis» et le nom de «de Mimeure».
C
CABOSSEL (A.) né
à Toulon (Var) le 31 août 1827. [*45]
Lieutenant-colonel en retraite, à Besançon. Officier de
la Légion d'honneur. Chevalier de Guadeloupe du Mexique.
Président de la société fraternelle des officiers en
retraite du Doubs. Président du comité bisontin de la
société nationale du Souvenir Français. M. Cabossel fut
admis à la retraite avec le grade de lieutenant-colonel
e 12 juin 1885. Il a fait les campagnes suivantes : En
Afrique du 18 avril 1860 au 8 février 1863, au Mexique
du 9 février 1863 au 16 avril 1867, en Afrique du 17
avril 1867 au 7 octobre 1870, et contre l'Allemagne du 8
octobre 1870 au 7 février 1871.
CAHOT
(Pierre-Aristide).
Maire de la commune de Bretigney.
CACHOD (Justin).
Maire de la commune de Gilly [Gilley].
CADET
(Claude-Jules) né à Besançon le 3 février 1828.
Général de brigade en retraite. Commandeur de la Légion
d'honneur. Voici les états de service de ce général :
Ecole militaire de Saint-Cyr, du 6 décembre 1845 au 1er
octobre 1847, caporal à cette école le 28 décembre 1846.
Sous-lieutenant le 1er octobre 1847, lieutenant le 10
août 1851, capitaine le 4 avril 1855, chef de bataillon
le 22 décembre 1868 ; lieutenant-colonel le 29.12.1874 ;
colonel le 07.06.1879 et général de brigade le
05.05.1885 ; admis à la retraite le 3 mai 1889. M. le
général Cadet a été nommé chevalier de la Légion
d'honneur le 25 juin 1854; officier le 29 décembre 1881
; il a été élevé à la dignité de commandeur le 4 mai
1889.
CAILLODS
(Charles-Henri) né à Bussurel (Haute-Saône) le 5 février
1843. [*46]
Elève de l'école normale de Montbéliard (1860-1863).
Précepteur à Hérimoncourt (1863-1865). Maître-adjoint à
l'école normale de Montbéliard (1865-1871). Directeur du
cours complémentaire de Valentigney (1871-1894).
Directeur de l'Ecole communale de Montbéliard depuis
1894.
CAILLON
(Henri-Gaspard) né à Besançon le 15 avril 1832.
Lieutenant-colonel de cavalerie, en retraite. Chevalier
de la Légion d'honneur et de l'ordre de Pie IX. (35) M.
Caillon fit de fortes études au collège de sa ville
natale à la sortie duquel il contracta un engagement de
7 années au 4ème régiment de chasseurs d'Afrique, le
16.04.1849. Il y fut d'abord nommé brigadier le
27.05.1850, puis maréchal des logis le 28.03.1852 et
maréchal des logis chef le 29.07.1855.
Promu sous-lieutenant à son corps le 12.01.1856 il passa
au 3ème lanciers lors du licenciement de son régiment, le
07.08.1856, et rentra en France. Lieutenant le 13 août
1863, il fut décoré de la Légion d'honneur le 30.12
suivant. M. Caillou exerça les fonctions de lieutenant
instructeur à l'Ecole impériale de Cavalerie, du
16.08.1865 au 16.10.1866, et sortit avec le nème 1 de sa
promotion. Il fut affecté au 7ème régiment de chasseurs,
mais il fut maintenu à cette école comme lieutenant
écuyer et devint capitaine instructeur au 9ème cuirassiers
le 22.12.1866. Il entra aux carabiniers de la garde le 8
août 1869 et exerçait les fonctions de major à son corps
lors de la déclaration de guerre à l'Allemagne. Il fit
partie de l'armée du Rhin et fut fait prisonnier à la
suite de la capitulation de Sedan et envoyé en
Allemagne. Il rentra en France après la signature de la
paix, fut affecté au 11ème cuirassiers comme capitaine,
puis il passa capitaine-instructeur à son corps, le
24.05.1871. Capitaine adjudant-major le 11 septembre
1871, il devint capitaine commandant le 24.04.1872, et
quitta ce régiment pour faire partie du 22 dragons lors
de sa formation, le 11.10. 1873.
Elevé au grade supérieur le 8 octobre 1875, il commanda
un escadron du 8ème cuirassiers jusqu'à sa mise à la
retraite qu'il obtint, sur sa demande, en 1879. Dans sa
retraite, il fut nommé lieutenant-colonel le 30 mars
1880 et appelé au commandement du 4e régiment
territorial de cavalerie. Placé hors-cadres le 8 avril
1884, il fait partie du service des étapes depuis le 7
mai 1885.
CALAME (Georges).
Secrétaire de la Société d'horticulture du Doubs à
Besançon.
CAMUS
(Louis-Frédéric).
Membre du Conseil municipal de la ville de Montbéliard.
CARDOT
(Emile-Antoine-Albert) né à Sarrageois (Doubs) le 10
décembre 1850. [*47]
Inspecteur des forêts à Pontarlier. Chef de bataillon de
l'armée territoriale, attaché à l'Etat major du général
gouverneur de Besançon. Officier d'Académie. Elève,
libre de l'école nationale forestière de Nancy. Nommé
garde-général stagiaire, membre de la Commission des
reboisements à Gap (Htes-Alpes) le 11.12.1875, M. Cardot
fut promu inspecteur, adjoint (même service), le
12.01.1888. Le 10.01.1885 il fut désigné comme chef de
la circonscription des reboisements et de la chefferie
de St-Bonnet [Saint-Bonnet] (Hautes-Alpes). Chargé le
14.02.1887 de la chefferie de Pontarlier (Doubs) il fut
promu inspecteur sur place le 31.10.1894. M. Cardot a
fait exécuter dans le département des Hautes-Alpes,
d'importants travaux de reboisement et de correction de
torrents. La restauration des montagnes du Champsaur
(Vallée du Drac), autrefois très dénudées, et
aujourd'hui couvertes de
jeunes bois résineux sur plusieurs milliers d'hectares
est en grande partie son œuvre. Depuis son arrivée dans
l'arrondissement de Pontarlier, il a fait exécuter
également d'importants travaux de repeuplement dans des
terrains improductifs et soumis au régime forestier par
les communes. Il a créé tout récemment à Pontarlier à
l'aide des subventions qui lui ont été fournies par le
département et la ville, un établissement de
pisciculture pour le repeuplement des eaux de
l'arrondissement.
M.
Cardot est l'auteur de nombreuses publications faites
dans la «Revue des Eaux et forêts», «l'Annuaire du Club
Alpin français», et le «Bulletin de la Société
forestière de Franche (36) Comté». Quelques-unes de ces
publications ont été remarquées, entre autres: De
l'origine des inondations (Annuaire du Club Alpin
français 1882). La genèse du Régime pastoral. (Revue des
Eaux et forêts 10061896). Statistique forestière de
l'arrondissement de Pontarlier (Bulletin de la Société
forestière de Franche-Comté, octobre 1896). M. Cardot a
été pendant plusieurs années. Président de la Société
des Amis de l'instruction de Pontarlier. Il est
Vice-Président d'honneur de la section de Gap du Club
Alpin français. Secrétaire du Comice agricole de
Pontarlier. Délégué cantonal et membre du Conseil
d'administration du Collège de
Pontarlier.
CARIAGE (Abel) né
à Vesoul le 13 décembre 1856.
Fondateur (1883) des «Gaudes», journal littéraire,
artistique, musical, franc-comtois, bimensuel,
paraissant à Besançon.
CARISEY
(J.-Célestin).
Maire de la commune de Morchamps.
CARRAY
(Pierre-Frédéric).
Maire de la commune de Courcelles-lez-Montbéliard
[Courcelle-lès-Montbéliard].
CARREZ (Louis).
Maire de la ville de Mouthe.
CARRY (Léon) né à
Besançon le 26 août 1865.
Agent-voyer à Besançon.
Chef de comptabilité au service des chemins vicinaux.
CARRY (Clément)
né à Saône le 15 février 1821. [*48]
Fabricant d'aiguilles de montres.
Horloger depuis 1834 à Besançon depuis 1869, ayant
habité 30 ans les Brenets et Le Locle (Canton de
Neuchâtel, Suisse). Membre du Conseil municipal de cette
ville depuis 1888. Pendant la guerre franco-allemande,
le gouvernement de la Défense nationale fit appel aux
hommes de bonne volonté pour fabriquer un fusil ou
transformer des anciens modèles afin d'armer
convenablement les défenseurs de la Patrie. Obéissant à
cet appel, M. Carry présenta le 1801.1871, à la
préfecture du Doubs et au lieutenant-colonel de Bigot,
un fusil à piston qu'il avait reçu quelques mois avant
et qu'il avait transformé en une arme supérieure au
fusil Chassepot, en ce qu'il s'armait automatiquement.
Félicité de toutes parts, il se décida à faire quelques
démarches dans le but de le faire accepter par le comité
technique de l'artillerie, mais celui-ci le refusa sous
le prétexte qu'il était inutile de simplifier la manœuvre
de la charge les soldats brûlant trop vite leurs
munitions. Cependant l'idée principale du fusil de M
Carry, fut admise dans celui présenté par le capitaine
Gias qui fut présenté et admis quelque temps après.
CART (Charles)
Membre du conseil municipal de la ville de Baume.
Conseiller d'arrondissement.
CASSART
(Constant-Amboise) né à Grand-Fontaine-Fournets
[Grandfontaine] le 13 août 1825.
Employé à la préfecture de la Seine. Chevalier de la
Légion d'honneur depuis le mois d'avril 1870; décoré de
la médaille militaire. M. Cassart compte à son actif 25
années de service militaire. Il est entré à la
préfecture de la Seine le 01.03.1873 où il est chargé de
la surveillance du magasin du matériel et des
fournitures scolaires de la ville de Paris.
CASTAN
(Ferréol-François-Joseph-Auguste) né à Besançon le 20
novembre 1833.
Archéologue et historien français. Sorti en 1855 de
l'Ecole des Chartes avec le premier rang (37) de sa
promotion, il revint dans sa ville natale pour y être
l'adjoint du bibliographe Charles Weiss, érudit qu'il
remplaça en 1866, comme conservateur de la bibliothèque
de Besançon. Dans cet important dépôt, il a mis en
lumière le plus ancien manuscrit des Chroniques de
Froissart, la version française des Chroniques de
Burgos, la moitié d'un Livre d'heures, décoré par Albert
Dürer et ses principaux disciples, etc. Engagé dans le
débat relatif à l'emplacement de l'Alésia des
Commentaires de César, il a décrit les mémorables
fouilles des tombelles du pays d'Alaise (1858-1864),
fouilles qui ont procuré au Musée des Antiquités de
Besançon un groupe précieux d'objets de l'époque
gauloise. Ayant ensuite entrepris l'étude des édifices
qui décoraient Besançon à l'époque romaine il découvrit
en 1867, le Capitole de cette ville puis en 1870, le
théâtre antique de la même ville et provoquait
l'encadrement des vestiges de cet édifice dans un square
archéologique exécuté par M. l'architecte Ducat, sous
les auspices de la Société d'émulation du Doubs,
association qui a recueilli dans ses mémoires la plus
grande partie des écrits de M. Castan. Elu correspondant
de l'Institut de France, en 1875, par l'Académie des
Inscriptions et Belles Lettres, M. Castan a fait
plusieurs lectures à cette compagnie, celle entre autres
sur l'emplacement du Capitole de Carthage. Quelques
années après (1881), il put ajouter à ses titres celui
d'associé de l'Académie royale de Belgique, distinction
qui lui fut accordée pour la part qu'il avait prise à
l'édition Belge de la Correspondance du Cardinal de
Granvelle. A la suite d'une mission d'études en Italie
qu'il accomplit dans l'automne de 1880, il publia
l'histoire de l'église dédiée à Saint-Claude, que la
Franche-Comté possédait à Rome, puis un mémoire sur le
tableau de Bronzino que les Médicis de Florence avaient
offert aux Granvelle de Besançon. Mis en goût d'étudier
les oeuvres d'art. M. Castan a visité la plupart des
grandes collections de l'Europe et en a rapporté les
éléments d'une série nombreuse de travaux. Les
principales publications d ce savant sont les suivantes
: Origines de la commune de Besançon, 1858 ; -
Archéologie du palais d'Alaise, sept grands rapports sur
les fouilles des tombelles gauloises, 1858-186'i;
Monographie du palais Granvelle à Besançon, 1866; - Le
Capitole de Vesontio 1868 - Le Champ de Mars de Vesontio
1868; – Le théâtre de Vesontio et le square
archéologique de Besançon, 1872; - La Franche-Comté et
le pays de Montbéliard, histoire abrégée de la région
Séquanaise, 1877; - Catalogue des musées de la ville de
Besançon, 6e édit., 1879, 7e édit. 1886 ; Besançon et
ses environs, 1ère édit. 1880; 2e édit. 1887; - La
confrérie, l'église et l'hôpital de St-Claude des
Bourguignons de la Franche-Comté, à Rome, 1881 ; Les
origines et la date du Saint-Ildephonse de Rubens, 1884
; - Les
Arènes de Vesontio, 1885 ; - Inventaire des richesses
d'art de la bibliothèque de Besançon, 1886; - Les
Capitoles provinciaux du monde romain, 1886, corps de
doctrine qui embrasse l'ensemble des imitations
provinciales du plus auguste des sanctuaires religieux
de l'ancienne Rome. -« Le sculpteur français
Pierre-Etienne Monnot, auteur du Marmorbad de Cassel,
1887 ; - histoire et description de la ville de
Besançon, 1888 ; - Les premières installations de
l'École de France à Rome, 1889 ;- La Bibliothèque de
l'abbaye de Saint-Claude du Jura, 1889 ; - L'Architecte
Hugues Sambin fondateur de l'Ecole bourguignonne
d'architecture, 1891 ; - La conquête de Tunis en 1535,
racontée par deux écrivains franc-comtois, Antoine
Perrenot et
Guillaume de Montoiche, 1891.
M.
Castan fut foudroyé par la mort dans la Bibliothèque
même de Besançon, le 28 juin 1892. Parmi les
publications posthumes de ses oeuvres nous citerons le
Catalogue des Incunables de la Bibliothèque de Besançon,
1893 ; le premier volume du Catalogue des Manuscrits de
la Bibliothèque de Besançon, 18~.)7 ; le 2e volume de
cette important collection que le successeur de M.
Castan a complété par une Table est sous presse ;
également sous presse (38) Notes historiques sur
Besançon. Parmi ses travaux manuscrits nous citerons :
l'Inventaire des Archives hospitalières de la ville de
Besançon ; - Inventaire des archives communales de
Besançon antérieures à 1789 ; - Histoire du Collège de
Bourgogne. Une importante notice sur
«Castan, sa vie, son œuvre» par M. Léonce Pingaud
correspondant de l'Institut académique des sciences
morales et politiques a paru dans les Mémoires de la
Société d'Émulation du Doubs, 1896.
CASTAN
(Xavier-François-Alexis) né a Besançon le 3 mars 1837.
Général de brigade d'artillerie, adjoint au général
président de la commission d'expériences de tir de
Versailles et de la commission centrale des poudres de
guerre. Membre du comité technique de la gendarmerie.
Entré à l'École polytechnique le 1er octobre 1853, M.
Castan fut nommé sous-lieutenant d'artillerie à sa
sortie de l'école le 1er octobre 1857; il devint
successivement lieutenant le 1er octobre 1859, capitaine
le 2 mars 1867, chef d'escadron le 13 mai 1876;
lieutenant-colonel le 6 juin 1883 et colonel le 25
février 1887. il fut promu général le 22.12.1894.
Officier de la Légion d'honneur depuis le 12 juillet
1890, M. le général Castan avait été fait chevalier de
cet ordre le 10 octobre 1872.
CASTELLAIN-DE-LYSPRÈ (Ulrich) né à Lille.
Propriétaire à Besançon.
CELLARD (Camille)
né à Besançon le 1er septembre 1864. [*49]
Architecte à Besançon (Grande-Rue 130); membre de la
Société des architectes du Doubs.
CERTIER (Auguste)
né à Longevelle le 6 septembre 1864.
Maire de la commune de Longevelle.
CERTIER (Jules).
Maire de la commune de Beutal.
CHABOD (Joseph)
né à Montflorin le 20 mars 1847.
Maire de la commune de la Chaux.
CHAFFAULT (Madame
la comtesse Marie-Louise-Elisaheth du) née Hantz-Hargrave à Montbéliard. [*50]
Peintre sur émaux, élève de MM. Soyer, Bourgeois,
Chaplin et José Frappa. Titulaire de deux médailles
d'or, une médaille d'argent, plusieurs mentions. Auteur
des émaux suivants Jean l'Esveillé, roy de la basoche.
Louis XI à Toulouse, et des portraits de Mademoiselle de
Crusols, celui de M. le comte de Miramon, de M. Louis de
Bourgoing. Portrait équestre de Madame la duchesse
d'Uzèz, portraits des ducs de Luynes et d'Uzès, de la
duchesse de Luynes, de la duchesse de Brissac et de
beaucoup d'autres émaux importants parmi lesquels : Un
jour de Kermesse, Saint-Georges terrassant le Dragon,
Portrait du cardinal de Giraudelle. Madame la comtesse
du Chauffault appartient à une ancienne famille
originaire du Comté de
Montbéliard et, par son mariage, à une famille vendéenne
qui remonte au XIIe siècle. Elle blasonne : De sinople
au lion d'or, armé, lampassé, couronné de gueules.
CHAIGNET.
Agent-voyer cantonal à Marchaux. Maire de la commune de
Chenecey-Buillon.
CHAILLET
(François-Antoine) né à Sauvagney-les-Pins le 31 janvier
1833. [*51]
Vint à Besançon en 1854 et, grâce à l'opiniâtreté de son
travail personnel, le meilleur artiste régleur des
chronomètres de précision. Il obtint une médaille de
bronze à l'Exposition universelle de 1878 et une
médaille d'argent à celle de 1889, une médaille d'argent
à (39) l'Exposition de Besançon en 1893 et plusieurs
diplômes et mentions aux concours chronométriques
annuels de l'observatoire de Besançon.
CHALMIN
(François-Philippe-Ernest) né à Besançon le 5 février
1834.
Juge d'instruction au tribunal civil de Senlis (Oise).
Chevalier de la Légion d'honneur. Officier d'Académie.
Arrivé à Senlis en 1856, il a exercé pendant 28 ans, non
sans relief, les fonctions d'avoué-plaidant ; il était
devenu par son mariage, le petit-fils de M. Dufay mort
en 1869, chevalier de la Légion d'honneur, qui a été
maire de la ville, président du conseil
d'arrondissement, etc., etc... M. Chamin a fait lui-même
partie, pendant vingt ans, du Conseil municipal et
pendant dix ans, de l'administration, il était
maire-adjoint au moment de l'invasion. Fait prisonnier
par les Allemands, il ne dût qu'à des circonstances
spéciales de ne pas être dirigé sur Coblentz ; il fut
contraint par eux de monter entre deux soldats sur les
locomotives, pour assurer, comme otage, la sécurité des
chemins de fer. Après comme avant la guerre, il a rempli
de nombreuses fonctions honorifiques. En 1880, en
récompense de ses services, il a été nommé chevalier de
la Légion d'honneur. Dès 1871, le conseil municipal
avait dans une délibération unanime, déclaré que « le
maire et les adjoints avaient bien mérité de la ville de
Senlis ».
M.
Chalmin a fait comme professeur de droit des cours
publics organisés par une société philotechnique locale,
où il traita avec compétence, les questions de droit
usuel. Juge suppléant pendant de longues années, il fut
nommé titulaire en 1887 et juge d'instruction le 13 mai
1893. Membre de la commission administrative de
l'hôpital général de Senlis et du comité
d'administration pour l'arrondissement, de la société
des chasseurs du département de l'Oise, pour la
répression du braconnage.
Il
a pris l'initiative de la création de deux lignes de
tramways dont la ville de Senlis sera prochainement
dotée. Il était l'oncle maternel d'Albert Dumont qui a
jeté un vif éclat sur l'Université et que la mort a
frappé à l'âge de 40 ans dans le poste de directeur de
l'enseignement supérieur au ministère de l'instruction
publique.
CHAMBARD
(Gaston-Léopold-Emile) né à Luxeuil (Haute-Saône) le
09.11.1844. [*52]
Pharmacien-major de 1re classe en retraite, à Oye.
Officier de la Légion d'honneur. Titulaire de la
médaille de Madagascar. Officier du Dragon de l'Annam et
de l'Etoile d'Anjouan Membre de l'association
franc-comtoise «les Gaudes». Elève de l'Ecole du service
de santé de Strasbourg, 1865-1868 et du Val-de-Grâce,
1869, M. Chambard fit campagne en Afrique et contre
l'Allemagne, 1870-1878 [sic], puis au Tonkin, 1887-1889.
Il appartenait à la garde républicaine au moment de
l'expédition de Madagascar. C'est de là qu'il partit en
qualité de pharmacien en chef du corps expéditionnaire.
CHAMOLLE (Félix).
Maire de la commune de Chaudefontaine.
CHANET
(Georges-Nicolas) né a Lombard le 16 octobre 1860.
Maire de la commune de Lombard dès 1892. Délégué
cantonal du canton de Quingey. Officier d'administration
de l'armée territoriale.
CHAPOTTE
(Julien).
Maire de la commune de Mont-de-Vougney. (40)
CHAPOY (Henri) né
à Besançon le 17 mars 1848. [*53]
Avocat à la Cour d'appel de Paris, conférencier, homme
de lettres; tour à tour critique d'art, critique
dramatique ou bibliographique, M. Henri Chapoy a su
conquérir une situation enviable parmi ses
contemporains, par l'étendue de ses connaissances, la
solidité de son esprit, la droiture d'une vie
laborieuse, honnête, dévouée, et le libéralisme de son
caractère. Il est membre de la société d'émulation dit
Doubs, de la société historique, de la société de
Législation comparée, etc. Il fit ses études classiques
au collège St-François-Xavier, dans sa ville natale où
il eut pour professeur l'abbé Besson, qui devint évêque
de Nîmes. Après avoir été successivement élève à la
faculté des lettres de Besançon, maître répétiteur au
lycée de Lons-le-Saulnier et professeur de rhétorique au
collège d'Arbois (1869), où il prononça l'éloge du
général Delort, M. Henri Chapoy vint à Paris, à l'école
supérieure des Carmes et suivit, en même temps, les
cours de la faculté de droit. Au moment de la guerre
franco-allemande, il s'enrôla volontairement dans la
garde mobilisée du Doubs et revint, au mois de juin
1871, reprendre ses études de droit interrompues.
Fils de très honorables parents commerçants, auxquels il
ne voulut plus imposer aucun sacrifice, il donna des
leçons entra comme précepteur dans de grandes famille et
exerça le professorat jusqu'en 1880. Inscrit au barreau
de Paris, dès l'année qui suivit l'expiration de son
engagement décennal (1881), M. Henri Chapoy plaida,
pendant la durée de son stage, plus de trois cents
affaires d'office, qui le firent remarquer. En 1884, il
épousa la nièce de Me Barboux, ancien bâtonnier de
l'Ordre et se consacra, à partir de ce moment, aux
procès devant les tribunaux civils et commerciaux. Il a
au Palais une situation d'avocat occupé. Malgré cela,
grâce à une grande puissance de labeur, M. Henri Chapoy
a publié ou écrit de nombreux travaux d'érudition
historique, littéraire ou artistique, parmi lesquels on
doit citer : un Cours
de
versions latines (3 vol. 1875-76) - Anne d'Autriche et
la Fronde, d'après les mémoires de Mme de Motteville (1
vol. 1881) ; - Mémoire inédit sur la suppression des
tribunaux de commerce, lu à la réunion des Sociétés
savantes en 1889, etc. Sans parler de nombreux articles
de bibliographie dans le Bulletin de la Société de
Législation comparée. Très épris des hommes et des
choses de sa province, il a fondé en 1881, avec MM.
Robert et Bouchot, l'Association franc-comtoise appelée
«les Gaudes» ; et pendant cinq années, en fut l'actif
secrétaire. De cette société est née la Revue
franc-comtoise, dans laquelle M. Henri Chapoy a donné
une quantité considérable d'articles, entre autres les
Francs-Comtois de mon temps de remarquables biographies
de Mgr Besson, évêque de Nîmes, de Victor Tissot, du
musicien Emile Ratez, etc.; les Artistes francs-comtois
aux Salons de 1883, 1884, 1888 ; - et en dehors de cette
Revue, une première ébauche : Les Francs-Comtois à Paris
dans la Franche-Comté industrielle publiée par Sicard.
En 1889 et 1890, il fut l'un des collaborateurs les plus
assidus de la paix sociale, organe de la Ligue française
contre l'athéisme, fondée par M. Adolphe Franck, de
l'Institut. Il a publié dans la Revue d'art dramatique
où il a fait à diverses reprises la critique de
quinzaine, des études remarquées la Reine Juana, les
Effrontés, mémoires d'Hippolyte Augé, etc., et dans le
Téléphone, aujourd'hui Revue Idéaliste, des séries
telles que Scènes de la Vie moderne, le Dossier des
Paysans, Simples nouvelles, Impressions du Palais,
destinées à être réunies en volume, et chaque année il y
écrit des articles sur l'art et le Salon des
Champs-Elysées. Pendant les années 1881 et 1883, M.
Henri Chapoy a enseigné le Droit commercial aux cours du
soir organisés par Mlle Malemanche, pour l'enseignement
supérieur des femmes à Paris. A l'occasion de la mort
d'Alexandre III, à la demande de l'abbé Garnier, il fit
sa première (41) conférence à la maison du Peuple
Français et, depuis cette époque, il est devenu l'un des
plus recherchés conférenciers de l'Union Nationale dont
il est le vice-président; ses discours sur la Papauté et
la France au XIXe siècle, sur l'histoire contemporaine
au Palais de Justice ont été particulièrement signalés.
Depuis plus de trois ans, il est attaché à la rédaction
du journal Le Peuple français et depuis le 01.01.1896,
il y donne tous les lundis les premiers Paris. La maison
Bloud et Barral fait imprimer en ce moment le premier
volume des Compagnons de Jeanne d'Arc, ouvrage important
de ce franc-comtois infatigable ; - et l'Union Nationale
publie des fiches juridiques qu'il a imaginées et
rédigées afin de permettre à un homme de culture moyenne
de tenir un secrétariat du Peuple. Il existe de M.
Henri Chapoy plusieurs portraits intéressants : un
crayon d'Edouard Baille et deux toiles d'Edouard
Michel-Lançon (de 1887). L'une d'elles qui est
remarquable, a figuré au Salon des Champs-Elysées en
1888.
CHAPOY (Léon) né
à Besançon le 28 septembre 1850. Frère du précédent.
Professeur de pathologie externe à l'école préparatoire
réorganisée de médecine et de pharmacie de Besançon.
Officier de l'instruction publique. M. Chapoy fit ses
études au même collège que son frère et se destina à la
carrière médicale. Il suivit à cet effet les cours de
l'école de médecine de sa ville natale, puis il vint à
Paris et entra dans le laboratoire du professeur
Vulpian. Ancien prosecteur, il fut lauréat de la faculté
de médecine de cette ville en 1870-71. Il présenta et
soutint devant cette faculté, le 24 avril 1874, pour
l'obtention du diplôme de docteur, une thèse sur la
paralysie du nerf radial, pour laquelle il obtint une
médaille. Résistant aux pressantes sollicitations de ses
maîtres qui voulaient le faire recevoir agrégé, il
rentra à Besançon où, à la suite d'un brillant concours,
il fut nommé professeur à l'école de médecine. Ses
hautes connaissances en matière médicale et son
affabilité le font respecter et aimer de son entourage.
En 1889, il a été appelé à présider la société
d'émulation du Doubs. Il fait partie de la commission
d'examen médical des condamnés à la relégation. M.
Chapoy est l'auteur des ouvrages scientifiques suivants
L'Ecole de médecine et de pharmacie, de Besançon, ses
origines, ses vicissitudes, sa réorganisation, 1890. Des
phénomènes de l'attention, leur nature, leur modalité,
causerie scientifique, 1885. On lui doit en outre
plusieurs pièces de vers très appréciées.
CHAPPUIS
(Armand).
Maire de la ville de Levier.
CHAPUIS (G.- F.).
Maire de la commune de Taillecourt.
CHAPUIS (Jules).
Maire de la commune d'Auxon-Dessous.
CHAPUIS
(Jules-André-Albert) né à Besançon le 10 février 1860.
Chef du bureau du recensement et des élections à la
mairie de Besançon. Bibliothécaire de la bibliothèque
populaire municipale.
CHARDON (Justin).
Maire de la commune d'Utière [Urtière].
CHARDONNET
(Alfred BERNIGAUD DE GRANGES, vicomte de) né à Besançon.
[*54]
Chef de bataillon au 59ème régiment territorial
d'infanterie. Chevalier de la Légion d'honneur.
Président de la société bourguignonne pour
l'amélioration de la race chevaline et commissaire (42)
des courses de Chalon-sur-Saône. Habite au château de
Granges, par Saint-Désert et à ses hôtels à
Chalon-sur-Saône, 10, rue du Collège, et à Besançon, 20,
rue du Perron. La maison de Chardonnet, anciennement
connue en Bourgogne, blasonne : D'azur au chevron d'or
accompagné en tête de deux roses et en pointe d'un
oiseau perché sur un genêt terrassé du même. M. le
vicomte de Chardonnet a épousé Mlle de Chargères.
CHARMOILLE
(Hippolyte).
Maire de la commune de Vernierfontaine.
CHARTRAN
(Théobald) né à Besançon le 21 juillet 1849.
Artiste peintre, hors concours. Chevalier de la Légion
d'honneur. Membre de la société des Artistes français.
Ea 1867, M. Chartran, dont le goût pour la peinture
s'était manifesté dès l'âge de douze ans, entra à
l'Ecole nationale des Beaux-Arts et
suivit les cours du célèbre professeur Cahuiel. En 1872,
il débuta au Salon avec une toile représentant Mgr
Darboy au palais de l'archevêché, en Juillet 1871,
depuis il envoya : Jeanne d'Arc, en 1874. Angélique et
Roger et le portrait de M. Chaudru de Raynal, président
à la Cour de cassassion en 1875. Jeune fille d'Argos au
loin - Gentilhomme, en 1876 - Saint-Saturnin martyr,
toile destinée à l'église de Champigny-sur-Marne, et la
Prise de Rome par les Gaulois, chef-d'oeuvre qui lui
valut une médaille de 3ème classe et le prix de Rome en
1877. De Rome, il envoya la même année : Martyre aux
catacombes, et en 1880, Joueuse de mandore. Au Salon de
1881, il reçut une médaille de 2e classe pans son
tableau Le cierge, qui figure actuellement au musée de
Lille. Le portrait du marquis de Reverseaux fut exposé
en
1882. Celui de Mlle Reichemberg le fut en 1884. L'année
suivante, il donna Les fiançailles, projet de décoration
pour la salle des mariages de la mairie de Montrouge. En
1887, il exposa le portrait de Joseph Sully, dans le
rôle d'Hamlet et en 1888 : Vivant de Beauvais et Louis
XI à l’abbaye de Royaumont. Chargé d'une partie de
décoration de l'escalier d'honneur de la nouvelle
Sorbonne, il exécuta pour cette décoration une toile
représentant Ambroise Paré pratiquant la ligature des
artères, qui figura à l'Exposition de 1889, et pour
laquelle il se vit décerner une médaille d'argent.
L'année suivante il reçut la croix de la Légion
d'honneur pour une autre toile pour le même monument. Il
exposa également le portrait de M. Emile Blavet; en
1891, celui de Mlle Brandès, du Vaudeville ; en 1893,
ceux de MM. Lozé, préfet de police et du baron H. de
B... et en 1896, celui Madame Sarah Bernhardt dans le
rôle de Gismonda.
CHÂTELAIN (Jules)
né à Franbouhans le 25 mars 1860. [*55]
Maire de la commune du Boulois.
CHÂTELAIN
(Stéphane).
Maire de la commune de Chamesey.
CHATELOT
(François-Xavier-Gustave) né à Lanthenans le 15 mai
1851. [*56]
Notaire à Dambelin le 26 juin 1880.
CHENUS
(P.-Frédéric).
Maire de la commune de Bethoncourt.
CHIPON.(Maurice)
Avocat à la cour d'appel le Besançon. Membre de
l’Académie de cette ville depuis le 9 février 1836.
(43).
CHOGNARD (l'abbé
Aristide) né à Belleherbe le 4 juillet 1846.
Curé de Pierrefontaine-les-Varans depuis le 26 octobre
1895.
CHOPARD (Numa).
Membre du conseil d'arrondissement de Pontarlier, où il
représente le canton de Morceau.
CHOPARD
(Alphonse) né à Morteau le 5 mai 1859.
Architecte à Paris, élève de l'Ecole nationale des
Beaux-Arts. Membre de l'association franc-comtoise « les
Gaudes »; membre du Comité des inspecteurs
généraux des travaux diocésains.
CHOULET
(Ch.-Const.).
Maire de la commune de Saint-Julien.
CHOULET (Victor).
Maire de la commune de Montivernage.
CIZEL
(Henri-Claude-Joseph) né à Bouctans le 2 février 1870.
Notaire à Roulans, successeur de M. Latruffe (prestation
de serment du 26.03.1895).
CLAUDE (Victor).
Maire de la commune de Russey-Longevelle.
CLAUDET
(Paul-Adolphe-Amitoine) né à Ouhans le 8 juillet 1848.
Chef d'escadron à la Garde républicaine. Chevalier de la
Légion d'honneur.
Il
passa capitaine dans la garde républicaine le 7
septembre 1878 et y fut promu chef
d'escadrons le 29 avril 1888.
CLAUSSE (Eugène).
Maire de la commune de Pont-les-Moulins.
CLAUSSE
(Auguste).
Maire de la commune de Luxiol.
CLAVEY
(Marie-Pierre-Joseph) né à Belfort le fer mars 1853.
Docteur en droit de la faculté de Nancy. Conseiller à la
cour d'appel de Besançon.
Voici les états de service de ce magistrat Juge
suppléant au tribunal de première instance de Lure,
13.04.1878 ; substitut du procureur de la République,
13.01.1880, juge d'instruction près le même siège,
20.10.1882; au sièqe de Vesoul, 31.10.1882 juge à celui
de Besançon, 30.06.1885 ; président du tribunal de
Vesoul, 28.11.1889. Conseiller à la cour de Besançon, 6
mai 1893.
CLÉMENT (Émile).
Maire de la commune d'One.
CLERC
(Albert-Emmanuel-Hyacinthe) né à Besançon le 3 juin
1830.
Conseiller à la cour d'appel de Paris. Chevalier de la
Légion d'honneur. M. Clerc fit ses débuts dans la
maqistrature en qualité de juge de paix du canton
d'Oran, le 16.10.1856. Il fut nomme substitut du
procureur impérial près le tribunal civil de
Philippeville le 23.03.1859, il revint à Oran pour
exercer les mêmes fonctions le 18.06.1860, (44) et passa
avec les mêmes attributions, à Alger, le 19 décembre
suivant. Il quitta ce poste pour le tribunal de Bougie
dont il venait d'être nommé procureur le 29.11.1862,
puis il fut attaché au même titre à celui de Constantine
le 26.02.1868. Conseiller à la cour d’appel d'Alger du
20.09.1870, il fût relevé de ses fonctions le 5 décembre
de la même année et reprit possession de son poste à
Constantine le 30.12.1871. Nommé conseiller à la cour
d'appel de Bastia le 06.06.1873, puis à celle d'Aix le
10.01.1874, et à Besançon le 29.12.1876, ii fut appelé à
Paris le 19.11.1879, comme juge d'instruction au
tribunal civil de la Seine. Il est conseiller à la cour
d'appel de cette ville depuis le 22 juin 1883.
CLERC
(Pierre-Frédéric) né à Audincourt.
Instituteur public à Beaucourt (territoire de Belfort).
Chevalier de la Légion d'honneur le 12.07.1880. Officier
de l'Instruction publique. M. Clerc est depuis 47 ans
dans la même commune. Il est titulaire de plusieurs
médailles de bronze et d'argent.
CLERC
(Auquste-Philippe) né à Saint-Hippolyte.
Architecte, élève de M. Hudin. M. Clerc a
exposé au salon des Champs-Élysées, Un autel en marbre
et bronze, 1886 ; Frontispice pour une
Histoire de la Franche-Comté.
1889.
CLERC (Honoré).
Maire de la commune de Fortans.
CLERC (Adolphe).
Maire de la commune de Landresse.
CLERC (Alphonse)
né à Hauterive-la-Fresse le 11 novembre 1840. [*57]
Maire de la commune de la Chevillote.
CLERC (Octave).
Maire de la commune de Randevillers.
CLERC
(Auguste-Cyril) né à Landresse le 24 septembre 1846.
[*58]
Directeur de l'école de Pontarlier. Officier d'Académie.
Membre du conseil départemental du Doubs. Auteur de
Simples notes et observations, Récite et Maximes de
morale - Album de pliages -de divers autres travaux
pédagogiques - de Nouvelles, etc.
CLERGEOT
(Victor).
Maire de la commune d'Echevannes.
CLERGET (Edmond).
Maire de la commune de Vennais.
CLERVAUX
(Théodore) né à Amagney le 21 novembre 1834.
Suppléant de la justice de paix du canton de Marchaux.
COCHET (Joseph).
Juge de paix du. canton de Roulans. Officier d'Académie.
COEURDEVEY
(Emile).
Membre du conseil municipal de la ville de Baume.
COEURDEVEY
Conseiller municipal.
Membre de la commission administrative des hospices
réunis et du bureau de bienfaisance de la ville de
Besançon. (45).
COILLOT (Paul) né
à Cendrey le 24 juin 1855.
Docteur en médecine à Cendrey. On doit au docteur
Coillot une thèse traitant des Lésions de l'intestin et
de l'estomac consécutives aux lésions abdominales
(Faculté de Paris, 1885).
COINDRE
(Jean-Gaston) né à Besançon le 28 mars 1844. [*59]
Peintre-graveur. Médaille à l'Exposition internationale
de Londres, 1874.
Principales Expositions, 1867 : Cognassier - Clairière à
Chaudanne, dessins - 1868. Les premières feuilles - Un
plein été, dessins - 1869. Combe-Noire - seul sous bois,
dessins - 1870 La roche de Monfaucon, dessin (musée de
Vesoul) : 1872 - Paysage, dessin - 1873. Revers-Mont
dessin - 1874. Seize eaux-fortes - 1875 - Quatorze
eaux-fortes 1870. Vue de Salins-dessin (musée de Salins,
Jura) - 1877. Nef eaux-fortes : 1878. Le quai d'Arènes,
à Besançon - Cour à Frotey-lesVesoul, dessins - 1881.
Panorama de Besançon, dessin (musée de Salins). Le parc
de Cer,,,, aquarelle (musée de Vesoul) 1882 Huit
eaux-fortes 1883 Exposition rétrospective de l'art
français) - La rue basse à Salins - Panorama de Salins,
dessins - 1884. Le quai d'Arènes -1892. Matinée du
Doubs, eau-forte. Son œuvre gravée se compose de 126
eaux-fortes, dont les principales sont : Les vieux quais
de Besançon - Poligny au XVIe siècle - Panorama de Salin
- Lisière à Gressoux - Les sapins du Doubs - Le théâtre
romain de Vesontio - L'hiver, d'après Rapin - Le miroir
de Scey, d'après Français. La Sierra-Morena, d'après
Demesmay, etc. Ses principales publications sont
Besançon et la vallée du Doubs, 25 eaux-fortes, 1875. -
Besançon qui s'en va, 40 eaux-fortes, 1874-1876. - Album
de Salins, 12 dessins reproduits en phototypie, 1883.-
Mon vieux Paris, texte d'E. Drumont, deux volumes de 100
dessins chaque, 1893-1897 - De l'or, de la houe, du
sang, texte d'E. Drumont, 100 dessins, 1895 - Journaux
illustrés et publications sur le vieux Paris
-Illustrations diverses. En préparation : Mon vieux
Besançon, 200 vues, texte et dessins de l'auteur. M.
Coindre est conservateur du musée de Salins (Jura) ; à
Paris, 5 bis, av. Ph. Leboucher, Neuilly-sur-Seine.
COITTEUX.
Sous-chef de la 1ère division, à la préfecture du Doubs.
COLARD-BATHION
(Emile) né à Dole (Jura) le 7 juin 1858. [*60]
Agriculteur et industriel. Maire de la commune de
Bonnay. Chevalier du Mérite agricole. M. Colard-Bathion
possède une très importante fromagerie dont le rendement
s'élève jusqu'à 200 kilogrammes de gruyère par jour. Il
exploite aussi une distillerie dans laquelle on fabrique
quotidiennement en moyenne dix hectolitres d'absinthe,
dite absinthe` «franccomtoise , et un domaine de plus de
120 hectares où il fait la culture de l'absinthe et des
céréales ainsi que l'élevage du bétail. Il est secondé
dans son œuvre par M. JeanBaptiste Colard-Bathioh, son
frère.
COLARD né à
Chaudefontaine le 14juin 1809.
Docteur en médecine à Ornans. M. le docteur Colard a
présenté et soutenu devant la faculté de médecine de
Paris le 7 août 1835, pour l'obtention du grade de
docteur, la thèse suivante: de la fièvre intermittente.
COLARD
(Jean-Charles) né à Ornans le 13 janvier 1852.
Docteur en médecine à Ornans. (46) Maire de cette ville,
conseiller général.
M.
le docteur Colard a présenté et soutenu devant la
faculté de médecine de Paris le 7 août 1877, pour
l'obtention du grade de docteur, la thèse suivante :
Contribution à l'étude de l'érjthème scarlatinoide
généralisé.
COLARD l'abbé).
Ancien curé-doyen de la ville de Pont-de-Roide. M.
l'abbé Colard est actuellement curé de Pelousey;
aumônier de l'institution des sourdes-muettes du
département. Chanoine honoraire.
COLIGNY (Raoul de
Pillot, marquis et comte de) né au château de Choye
(Haute-Saône) en 1846, chef actuel du nom et des armes
de sa maison, une des plus anciennes de Franche-Comté,
originaire d'Arlay et jurée avant la Révolution, dans
tous les chapitres nobles de sa province. [*67]
La
famille de Pillot, qui posséda pendant trois siècles, en
toute justice la seigneurie de Chenecey, releva
régulièrement au milieu du XVIIIe siècle les nom, titres
et armes de la Maison ducale de Coligny-Châtillon alors
éteinte dans la ligne masculine.
Engagé volontaire à dix-huit ans, le comte de Coligny
était officier à vingt-trois.
Il
prit part en cette qualité à tous les combats livrés
autour de Metz et, à la capitulation de cette ville,
sollicité par l'ennemi de reprendre sa liberté contre
l'engagement d'honneur de ne plus servir pendant la
durée de la guerre, il préféra ne pas séparer son sort
de celui de sa troupe et fut interné jusqu'à la
conclusion de la paix dans la province de Saxe, à
Weissenfelssur-la-Saale. A sa rentrée en France,
successivement promu lieutenant et proposé au choix pour
le grade de capitaine, le comte de Colignv, pour motifs
de convenance personnelle, démissionnait en 1877; mais
quelques mois après, âgé alors de trente-un ans, il
acceptait le commandement d'un bataillon territorial.
Décoré en 1887 sur la proposition du ministre de la
Guerre, le comte de Coligny, au titre de chambellan
intime de Sa Sainteté, est commandeur ou chevalier de la
plupart des ordres pontificaux. Membre du Conseil
héraldique depuis sa fondation, le comte de Coligny
occupe les loisirs que lui a laissés sa démission, à des
recherches généalogiques ou à des travaux de tactique
publiés dans des revues spéciales. Il descend en ligne
féminine et au 8ème degré, de Gaspard III, duc de Coligny,
maréchal de France qui, en 1635, gagna sur les Espagnols
commandés par le prince Thomas de Savoie, la bataille
d'Aveia. Invité par la municipalité de Saint-Quentin,
lors des belles fêtes d'inauguration du monument destiné
à perpétuer le souvenir du siège de 1557, le Comte de
Coligny fut présenté par le préfet de l'Aisne au chef de
l'Etat comme descendant du célèbre amiral et assista aux
cérémonies qui suivirent, dans la tribune
présidentielle. De son mariage avec Mlle Quarré de
Château-Regnault d'Aligny sont issus plusieurs enfants
dont un, élève à l'Ecole spéciale militaire. Depuis
1876, il s'est fixé à Besançon où le retiennent et ses
souvenirs d'enfance et ses relations mondaines.
COLIN (Florence).
Maire de la commune de Vaudrivillers. (47)
COLIN (Henri).
Maire de la commune de Mambouhans.
COLIN
(Jean-Baptiste).
Maire de la commune de Rougemontot.
COLLIN
(Jean-Ermile) né à Beauvoisin (Jura) le 26 novembre
1843.
Avoué près le tribunal civil de Pontarlier. M.
Collin avait été nommé suppléant du juge de paix de ce
canton le 23 septembre 1883. Il est juge suppléant à ce
tribunal depuis le 21 décembre 1889.
COLLIN
(Emile-Lucien) né à Dancevar-le-Bas (haute-Marne) le 11
décembre 1857. [*68]
M.
Collin fait partie de l'administration des forêts depuis
le 9 avril 1883. Nommé garde général adjoint 7 novembre
1891, il est actuellement garde général titulaire à
Maiche depuis le 14 octobre 1893.
COLISSON
(Marie-Edouard-Adoiphe), né à Epernay arrondissement de
Baume-les-Dames, le 27 janvier 1850. [*61]
Né
d'une famille de notaires de la Franche-Comté, son
grand-père, son aïeul et son bisaïeul paternels étaient
notaires dans l'arrondissement de Baume-les-Dames. Son
père, riche propriétaire, ayant peut-être plus de
cinquante fermes, mourut avant de prendre l'étude de
notaire de la famille. Sa mère, femme d'une belle
intelligence se remaria avec M. Pétithiéguérurs, en son
vivant notaire à Besançon, qui avait l'étude la plus
importante de cette ville. Une de ses sœurs est veuve de
M Mazohié en son vivant notaire à Besançon. Son autre
sœur est mariée avec M. Simon, Receveur particulier des
Finances à Sedan. Son père, M. Alexandre Colisson,
propriétaire à Besançon, est président du conseil
d'arrondissement de Baume-les-Dames, pour le canton de
Vercel. M. Colisson fit ses études au collège de
Besançon. Une difficulté naturelle de parler, lui
rendait le travail fort pénible. Doué d'une volonté de
fer, il sut s'en corriger en trois jours seulement, il
avait alors 17 ans. Il a été marié avec la demoiselle
d'un des plus grands industriels d'Alsace. Homme d'un
grand calme et connaissant les affaires, ayant travaillé
pendant dix années dans les plus importantes études de
notaire il n'aime que les affaires : aussi son but, est
d'être
nommé notaire et d'occuper ainsi une position semblable
à celle de ses parents. Il
s'est engagé volontaire pour la durée de la Guerre
1870-1872.
COLISSON
(Alexandre-Joseph).
Propriétaire. Lieutenant de louveterie à Epenoye. Maire
de cette commune.
M.
Colisson représente le canton de Vercel au conseil
d'arrondissement de Baume.
COLSENET
(Edmond-Eugène) né à Besançon en 1847.
Doyen de la faculté des lettres de cette ville.
Chevalier de la Légion d'honneur (août 1896). Officier
de l'instruction publique. M. Colsenet fit ses études au
lycée de Strasbourg, et au lycée Henri IV, à Paris,
entra à l'Ecole normale supérieure en 1808, se fit
recevoir agrégé de philosophie en 1872. II obtint le
grade de docteur ès-lettres en 1880, avec une thèse
française traitant de La vie inconsciente de l'esprit et
la thèse latine suivante : De menlis essentia quid
Spinoza senserit. Successivement professeur au lycée de
Lille, aux facultés de Douai, 1'Aix et de Marseille, M.
Colsenet revint à Besançon en 1885. Il est à la tête de
la faculté des lettres de Besançon depuis (48) l'année
1888. Vice-président du conseil de l'Université de
Besançon, membre du conseil académique et du comité
d'inspection de la bibliothèque de la ville, membre du
conseil municipal de Besançon.
COMMENT (Alfred).
Maire de la commune de Montursin.
CONVERS (Jules).
Maire de la commune de Vuillafans.
CORDIER (Jules).
Membre du conseil municipal de la ville de Pontarlier.
CORDIER
(Jules-Joseph) né à Chamnesol le 26 juin 1832.
Receveur principal de douanes à Montbéliard.
CORDIER (Palmyr)
né à Bians-les-Usiers, le 20 juillet 1838. [*62]
Agent général de la compagnie d'assurance l'Union.
Conseiller municipal à Besançon. Membre du conseil de
direction de la caisse d'épargne et de prévoyance de
cette ville. Membre de la Société d'agriculture du
Doubs. Trésorier du Syndicat des Fruitières de Comté et
des agriculteurs du Doubs.
CORNE (Edmond).
Maire de la commune de Mesmay.
CORNE
(Joseph-Clément).
Maire de la commune de Serre.
CORNE
(Jean-Baptiste).
Maire de la commune de Morre.
CORNET (Paul).
Maire de la commune de Huanne-Montmartin.
CORNEVAIJX
(Eugène).
Maire de la commune de la Prétière.
CORNET (Joseph)
né à Avrigney (Haute-Saône) le 14 septembre 1859.
Lauréat et ancien prosecteur de l'école de médecine de
Besançon. M. le Dr Cornet exerce la médecine dans cette
ville. On lui doit la thèse suivante : Contribution à
l'étude des anévrismes de l'artère pulmonaire, thèse
qu'il présenta et soutint devant la faculté de médecine
de Paris, le 27.07.1885, pour l'obtention du grade de
docteur.
CORNU-MARQIJELOT
(V.).
Maire de la commune de Saules.
CORNIJEL (Jules).
Maire de la commune de Saint-Juan.
COSSON
(Joseph-Maurice) né à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) le
18 avril 1832. [*63]
Trésorier-payeur général du Doubs. Censeur de la
succursale de la Banque de France, à Besançon. Ancien
avocat. Ancien maire de Lunéville. Ancien député et
vice-président du Conseil général de Meurthe-Moselle.
COTTIER
(Jules-Georges) né à Vandoncourt le 2 décembre 1855.
[*64]
Maire de la commune de Vandoncourt. (49).
COULERU
(Jules-Edmond) né à Mulhouse (Haut-Rhin) le 20 novembre
1860. [*69]
Procureur de la République à Pontarlier. Issu d'une
ancienne famille de Montbéliard, qui fut admise à la
bourgeoisie de cette ville dans le courant du xvxème
siècle et dont une branche vint se fixer, vers 1820, à
Mulhouse, pour s'y livrer au commerce et à l'industrie,
M. Edmond Couleru fit ses premières études à Mulhouse,
puis à Épinal, son père ayant à la suite de la guerre
franco-allemande opté pour la nationalité française le
25 septembre 1871. Bachelier ès-lettres de la faculté de
Nancy (18 février 1879), licencié en droit de la faculté
de Paris (23.07.1883), élève diplômé de l'école libre
des sciences politiques (juillet 1882) il a subi avec
succès de 1884 à 1886, les trois examens de doctorat en
droit. Admis au stage d'avocat près la cour d'appel de
Paris le 20.11.1883, il est entré à l'expiration de ce
stage dans la magistrature, où il a occupé les fonctions
suivantes Juge suppléant à Nancy (Meurthe-et-Moselle),
août 1886 ; substitut du procureur de la République à
Saint-Dié (Vosges), 05.01.1889; puis à Lunéville
(Meurthe-et-Moselle), 26.05.1891 et à Vannes (Morbihan),
21.07.1891 ; procureur de la République à Pontarlier,
30.03.1895. M. Edmond Couleru appartient, comme les
membres de toutes les anciennes familles de Montbéliard,
à l'église de la confession d'Augsbourg.
COULON
(Pierre-Henri), né à Besançon, le 2 octobre 1825. [*65]
Reçu bachelier ès-lettres le 07.11.1845, puis à la
faculté de Paris: Bachelier en droit, le 10.12.1848,
licencie, le 25.08.1849, et docteur le 26.07.1852. M.
Coulon se fit inscrire à la cour d'appel de Paris, comme
avocat le 1901.1850, ii y resta jusqu'au 07.07.1854. A
partir de cette date, il est avocat à la cour d'appel de
Besançon, et fut successivement membre du conseil de
l'ordre et bâtonnier, président de l'assistance
judiciaire, sans aucune interruption, depuis l'année
1870 jusqu'en 1897 (27 ans de services). Aujourd'hui
encore, il est président de l'Association fraternelle
des anciens élèves du lycée de Besançon ; président
honoraire et à vie de la grande Société nautique
bisontine (S. N. B.) qui s'occupe de musique, de
navigation de plaisance, de chants, d'escrime, etc.
Vice-président de la société de Secours et de la Caisse
des retraites du bataillon des sapeurs pompiers de
Besançon. Membre de la commission administrative de la
bibliothèque populaire de Besançon, de plusieurs
sociétés savantes et de bienfaisance, etc. M. Coulon est
actuellement le doyen des avocats à la cour d'appel de
Besançon (47 ans de service).
COULON
(Léonard-Louis-Claude).
Notaire à Orchamps-Vennes, successeur de Mo Brutillot.
(Prestation de serment du 5 mars
1878).
COULON (Charles)
né à Miserey le 24 novembre 1854.
Maire de la commune de Miserey.
COULON (Auguste)
né à Verne le 18 mai 1843.
Ancien officier. Maire de la commune de Verne. Chevalier
du Mérite agricole.
COUR (Auguste).
Membre du conseil municipal de la ville de Baume.
COURANT (Edmond).
Filateur, à Montbéliard.
Membre de la chambre consultative des arts et
manufactures de cette ville.
COURBET (Ernest)
né à Besançon le 26 août 1837. [*70]
Receveur municipal, trésorier de la ville de Paris.
Chevalier de la Légion d'honneur. Officier de
l'Instruction publique. Président d'honneur de
l'association franc-comtoise «les Gaudes». En dehors de
ses travaux, M. Courbet s'est créé une spécialité comme
éditeur de poètes et de prosateurs français du xvème
siècle, publiés à Paris chez Lemerre Ferry, Julyot,
Pibrac, Regnier, Tahureau, G. Boucher. Noël du Fail,
Olivier de Maqny et Moutaigne.
COUTEMOINE
(Élisée) né à Lons-le-Saulnier le 11 décembre 1854.
Docteur en médecine à Morteau. On doit au docteur
Coutemoine une thèse traitant de Contribution à l'étude
de la stomatite ulcéro-membraneuse des personnes âgées
(depuis 40 ans). (Faculté de Paris, 13 juillet 1881).
COUTENOT (F.) né
à Besançon le 20 août 1823. [*66]
Docteur en médecine ; médecin en chef des hospices de
Besançon. Professeur à l'école de médecine. Membre de
l'Académie de cette ville depuis le 28 juillet 1881.
Chevalier de la Légion d'honneur, officier de
l'Instruction publique, décoré d'ordres étrangers. M.
Coutenot s'est fait recevoir docteur par la faculté de
médecine de Paris le 17 mars 1848, avec la thèse
suivante : Du sang dans les phlegmasies.
COUTENOT (Regis)
né à Besançon le 20 mai 1861. Fils du précédent.
Docteur en médecine à Besançon. On doit
au docteur Coutenot une thèse traitant
Des angiomes de la langue,
thèse qu'il présenta et soutint devant la faculté de
médecine de Paris, le 28 juillet 1887, pour l'obtention
du grade de docteur.
COUTENOT
(Hilaire) né Besançon le 2 mai 1863.
Fils et frère des précédents. Licencié en droit. Avocat
près la cour d'appel de Besançon.
COURTOIS
(Aristide).
Maire de la commune de Rosières.
CRÉHANGE (Gaston)
né à Besançon en 1851.
Professeur agrégé d'histoire à l'École alsacienne de
Paris. On
lui doit une Histoire de la Russie depuis la mort de
Paul 1er jusqu'à nos Jours, 1882.
CREN
(Ernest-Joseph-Louis) né à la Martinique le 17 février
1854.
Docteur en droit, médaille d'or). Substitut du procureur
général près la cour d'appel de Besançon. M. Cren entra
clans la magistrature le 16 février 1878, en qualité de
substitut à Corte. Il passa avec les mêmes attributions
à Bastia le 11 mars 1879 et à Charleville le 13 novembre
suivant. Nommé procureur à Montmorillon le 17 juillet
1880, ii devint substitut du procureur général près la
cour d'appel de Rennes le 15 septembre 1883, puis à
Besançon où il est depuis le 13 juillet 1894. On doit à
ce magistrat les ouvrages suivants: Du louage des
services. - De la compétence
commerciale.- De l'hypothèque légale de la femme mariée
en France, en Belgique et en Italie. - La condition des
travailleurs. - Réformes ouvrières. (51).
CRESSIA (Jules).
Maire de la commune d'Arnondans.
CRESSON (André).
Ancien élève de l'école normale de Besançon. Professeur
au lycée de cette ville.
Titulaire du prix Bordin, d'une valeur de 2.000 francs
décerné par l'Académie française pour son travail dont
le sujet donné par cet Institut, devait Exposer et
apprécier la morale de Kant.
CRETIN (Alexis).
Membre du conseil municipal de la ville de Pontarlier.
CUCHE (Victorin).
Maire de la commune de Loray.
CUENIN (Alcide).
Maire de la commune de Bonnétage.
CUENOT (Cl.-Ant.)
né à Ornans le 24 août 1824. [*71]
Maire de la commune de Cléron depuis le 17 mars 1858,
sans interruption jusqu'à ce jour. Il avait été
précédemment adjoint au maire de cette commune (20
juillet 1852 au 17 mars 1858).
CUENOT (Alfred).
Maire de la commune de Rillans.
CUENOT (Alexis).
Maire de la commune de Noël-Cerneux.
CULOT (Jules).
Maire de la commune de Chazelot.
CURTIT
(Aristide).
Maire de la commune de Cernay.
CUSENIER (Eugène)
né à Etalans le 15 octobre 1832.
Propriétaire des importantes distilleries d'Ornans, de
Paris, de Mulhouse, de Marseille, de Cognac, de
Bruxelles et de Buenos-Ayres dont les produits sont par
leurs qualités, appréciés des gourmets et ont été
récompensés dans toutes les expositions. M. Cusenier a
été décoré de la Légion d'honneur le 9 juillet 1883.
CUSENIER
(Élisée). Directeur général de la grande distillerie
d'Ornans.
Chevalier de la Légion d'honneur, de l'ordre de Léopold,
roi des Belges, etc.
CUSENIER (Jules)
né à Étalans le 27 janvier 1839. [*72]
Conseiller d'arrondissement; chevalier du Mérite
agricole. Distillateur, à Ornans. Membre du conseil
d'arrondissement d'Ornans.
CUSENIER
(Melchior-Valentin) né à Etalans le 14 février 1847.
Chimiste industriel à la grande distillerie d'Ornans.
Officier d'Académie.
CUSENIER
(Valentin).
Distillateur; parent à différents degrés avec les
précédents. Officier d'Académie.(52)
Conseiller municipal d'Ornans. M. V. Cusenier est mort à
la Grange-Coulon le 06.08. 1897.
CUVIER (Gustave)
né à Hérimoncourt le 31 janvier 1821. [*73]
Son
père M. Cuvier, était un modeste employé de commerce, à
principes austères, d'un caractère aussi ferme que
bienveillant, qui dans toute la mesure de ses forces, ne
négligea rien pour l'éducation et l'instruction des
trois enfants qui lui restèrent sur six. Après avoir
commencé ses études au collège de Montbéliard, M.
Gustave Cuvier passa un an à celui de Mirecourt
(Vosges), revint à Montbéliard, puis en 1837, se rendit
à Strasbourg où il suivit des cours à la faculté des
sciences et travailla au laboratoire de chimie de la
faculté de médecine sous la direction de M. Adolphe
Wurtz, devenu depuis illustre, alors préparateur. Les
ressources de son père ne lui permettant pas de
continuer ses études, M. Cuvier dû rentrer à
Hérimoncourt où il organisa, en 1840, un laboratoire
pour la préparation, au moyen de résidus de fabrique, de
sels purs de fer, très employés alors dans les
industries de teinture et de
toiles peintes et pu, par ce moyen, soulager la lourde
tâche de son père par les bénéfices satisfaisants de son
industrie. La révolution de 1848 survenant, il ne
pouvait convenir à son caractère et à ses convictions de
rester indifférent au mouvement. Il fut appelé à faire
partie du comité républicain de Montbéliard.
La
garde nationale se réorganisant, il fut chargé par la
municipalité d'Hérimoncourt de la formation d'une
compagnie de sapeurs-pompiers, composée de l'élite de la
population, dont le commandement lui fut conféré comme
capitaine. Le gouvernement légal, menacé, par
l'insurrection de juin 1848, ayant fait un appel aux
gardes nationales, pour le secourir, M. Cuvier entraîna
bon nombre de citoyens d'Hérimoncourt et des environs à
se rendre à cet appel et rejoignit avec ces hommes les
autres contingents de la région, formant un total de 250
hommes, qui l'acclamèrent pour commander la colonne. En
1850, M. Cuvier quitta Hérimoncourt et vint installer sa
petite industrie à Seloncourt, où sollicité par la
municipalité, il organisa une nouvelle compagnie de
sapeurs-pompiers qu'il commanda jusqu'en décembre 1851.
Au plébiscite, les électeurs de Seloncourt n'ayant donné
à peine que 10 % de oui, «cette compagnie fut dissoute
et son chef dû subir, pendant plus de deux ans, la
surveillance et les vexations de la police». Par suite
de changement de système survenu dans les industries
teintoriales et des toiles peintes, les produits de M.
Cuvier, qui jusqu'alors étaient très recherchés,
devinrent d'un emploi de plus en plus restreint et par
suite baissèrent considérablement de valeur. Entre
temps, s'étant voué à l'étude des chauffages industriels
à haute température, M. Cuvier fut
appelé, en 1853, par l'importante maison Jacob Holtzer,
d'Unieux doire) pour installer un four à fondre l'acier
au moyen des gaz de houille. Cette première installation
ayant donné de grandes espérances, la maison Holtzer lui
demanda d'élaborer un projet de fonderie, pour une
installation importante. A cet effet M. Cuvier rentra
chez ses parents à Seloncourt pour s'en occuper.
Au
mois d'août 1854 une violente épidémie de choléra, de
fièvre typhoïde et de suette se déclarait dans le pays.
Les médecins bien insuffisants en nombre étaient
exténués et incapables de suffir aux soins qu'exigeaient
les trop nombreux malades. Ayant acquis, pendant ses
études à Strasbourg quelques connaissances médicales, M.
Cuvier s'adonna exclusivement à soigner les malheureux
malades et pendant près de deux mois et demi il s'y (53)
consacra nuit et jour, avec succès ne prenant de repos
qu'en se jetant par moment tout habillé sur un lit. Sa
conduite attira sur lui l'attention de l'administration
et le gouvernement impérial lui fit offrir une médaille
grand module qu'il refusa, ne voulant rien accepter d'un
régime né du parjure et du guet-apens. Au cours de
1834-1856 il installa dans les importants établissements
de MM. Peugeot frères divers appareils de chauffages à
l'usage de laminages et de trempe des aciers puis il
retourna dans la Loire et la Haute-Loire où il fit
construire, jusqu'en 1838 des chauffages industriels. A
cette dernière époque il dut rentrer chez ses parents,
rappelé par sa mère dangereusement malade, à qui il
prodigua ses soins jusqu'à sa fin. Son père, alors âgé,
M. G. Cuvier dut rester auprès de lui, s'occupant
d'abord de divers projets industriels, puis, en 1863 il
convertit son établissement de produits chimiques en
fonderie de fer de deuxième fusion pour pièces
mécaniques. Il devait, pour cette nouvelle industrie,
faire de nouvelles constructions, en y procédant avec
toute l'économie possible. A cet effet, il érigea en
béton de chaux hydraulique les murs de ses nouveaux
ateliers, donnant sur ceux en maçonnerie une économie de
35%. M. Cuvier est par ce fait l'introducteur, dans son
pays, de ce genre de construction économique qui s'y est
considérablement propagé depuis. Il acquit bientôt une
réputation pour la bienfacture et la qualité de ses
produits et il était heureux de voir son vieux père
jouir de ses succès lorsqu'il se le vit enlever, fort
encore, par une pneumonie. A côté de sa fonderie, M.
Cuvier installa un atelier de construction dont les
machines qui en sortirent lui acquirent une réputation
bien méritée. Arriva l'année néfaste de 1870. A la
réorganisation de la garde nationale M. Cuvier fut
appelé au commandement du bataillon d'Hérimoncourt puis,
à la création des légions de mobilisés, il fut mis à la
tête du 21, bataillon de la 2 légion du Doubs en
formation à Pontarlier. Il revint de là à Blamont et
assista, avec trois compagnies de son bataillon aux
combats des 11 et 13.01.1871 qui eurent lieu à
Seloncourt. Chargé des fonctions de commandant de la
place de Blamont, il eut la douleur de voir à la nuit
tombante du 18 janvier, rentrer en déroute les mobiles
et les mobilisés surpris par une attaque soudaine de
forces allemandes bien supérieures en nombre et appuyées
par de l'artillerie. C'était la conséquence des
batailles
perdues devant Montbéliard et Héricourt et le
commencement de la désastreuse retraite de l'armée de
l'Est sur la Suisse. Sur l'ordre qui lui en fut donné,
le commandant Cuvier dût suivre le mouvement et
manœuvrer en vue de joindre l'armée en formation à Lyon.
Mais trompés par l'annonce d'un armistice, les chefs de
corps au lieu de continuer le mouvement, s'attardèrent à
laisser reposer leurs troupes, tandis que l'ennemi mieux
renseigné manœuvrait pour les envelopper. Aussi, à peine
arrivé à Morteau le commandant Cuvier dut le quitter
avec son bataillon pour éviter d'être fait prisonnier et
se dirigea par la vieille route, sur ontarlier, la
croyant encore libre. Ce fut une déception bien amère,
car arrivé au village des Gras il apprit par ses
éclaireurs que toute communication était coupée par
l'ennemi, dans la nuit, les allemands s'arrêtaient à 1
kilomètre de ses postes d'arrière-garde. Le colonel
Lecomte arrivant dans ce moment, sous déguisement, donna
l'ordre de renvoyer dans leurs foyers tous les hommes
qui pourraient se procurer des habits bourgeois et
d'entrer en Suisse avec armes et bagages avec ceux qui
n'auraient pas cette ressource. C'est, le cœur brisé,
qu'à 4 heures du
matin, il dût, après avoir fait exécuter cet ordre,
entrer en Suisse par La Brévine, avant souvent, quoiqu'à
cheval les pieds dans la neige. Arrivé au Locle, atteint
d'hémoptisie, il lut accueilli par un patriote, M. Numa
Sandoz, qui le (54) força d'accepter l'hospitalité chef
lui où les soins les plus affectueux lui furent
prodigués et conjurèrent une pneumonie. La paix avant
été conclue, il rentra à Seloncourt le 23 mars 1871,
souffrant encore perdant de longs mois et profondément
affecté des malheurs de la patrie. Pendant son
internement en Suisse les élections à l'assemblée
nationale eurent lieu et pour témoigner à M. Cuvier leur
confiance et
!eur estime, les électeurs le portèrent à son insu,
candidat contre le candidat réactionnaire. Celui-ci
obtint 14,114 voix contre 11681 données à M.
Cuvier. Pour l'élection législative suivante, M. Cuvier
fut élu président du comité républicain du Doubs,
préconisant la candidature de M. Gaudy, qui fut élu.
Lors des première et deuxième candidatures, de M.
Viette, M. Cuvier fut appelé à présider le comité
électoral de Montbéliard. Il est délégué cantonal depuis
1871 et président de cette société depuis 1879. Officier
d'Académie depuis 1881. Membre fondateur et
vice-président de la Société de tir de Montbéliard
depuis 1884. Président du comice agricole de Montbéliard
depuis 1883. Chevalier du mérite agricole en 1886, il a
'té promu officier de cet ordre à la suite du concours
régional de Besançon eu 1893, où il obtint un diplôme
d'honneur exceptionnel pour son exposition de machines.
Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1894 il obtint
cette même année une médaille d'or à l'exposition
universelle de Lyon pour la remarquable exhibition de
ses productions industrielles. II est conseiller
municipal de Seloncourt, sans interruption, depuis 1871.
Enfin, en 1896, il a été acclamé Président de l'Union
des Sociétés de Gymnastique du Pays de Montbéliard,
honneur qui lui a été renouvelé cette année 1897. Dans
sa 77e année, M. Gustave Cuvier continue sa vie active,
entouré du respect et de l'affection de tous ses
collaborateurs du plus petit au plus grand.
CUVIER
(G.-A.-Louis) né à Hérimoncourt le 20 septembre 1816.
Pasteur à Beaucourt (Haut-Rhin) depuis 1855; officier
d'Académie. Il avait été pasteur-vicaire, puis pasteur à
Brévilliers (Haute-Saône) de novembre 1841 à mai
1855. M. Cuvier est l'auteur d'un Catéchisme évangélique
à l'usage des familles et des écoles de religion, in-12,
1890.
D
DACLIN (Baron de
l'empire).
Propriétaire du château de Vuillorbes par Bouclans.
La
maison de Daclain, originaire de Franche-Comté fait
remonter sa filiation à l'empire. Ses armes sont :
Ecartelé : au j et 4 d'azur à un dextrochère, armé d'or,
issant d'une nuée, mouvant du flanc et tenant une flèche
du même, en bande la pointe en bas; au 2 et 3 d'argent
au chevron de sable accompagné en chef de deux
quintefeuilles de gueules, tigées et feuillées de
sinople, et en pointe d'un arbre arraché de même.
DAGON DE LA
CONTERIE.
Commandant retraité, à Besançon. Commissaire du
gouvernement près le conseil de guerre du 7e corps
d'armée. (55) Chevalier de la Légion d'honneur.
DAGUENET (Victor)
né à Plancher-les-Mines (Haute-Saône).
Docteur en médecine à Besançon. Ancien élève des
hôpitaux. On doit au docteur Daguenet une thèse traitant
de Quelques considérations sur le glaucome (faculté de
Paris, 22 août 1861).
DAIGNEY
(Constant) né à Plaimbois-du-Miroir le 3 décembre 1822.
[*74]
Maire de la commune de Plaimbois-du-Miroir et suppléant
de la justice de paix du canton du Russey.
DALOZ (Emile).
Maire de la commune de Villeneuve-d'Amont.
DAMOTTE
(Francis).
Maire de la commune de Tournans.
DANGEL (Hubert)
né à Sierentz près Mulhouse (Haut-Rhin) le 10 août 1851,
ayant opté pour la nationalité française à Mulhouse le
13 août 1872.
Notaire à Damerey (Saône-et-Loire) du 20 mars 1878 au 3
avril 1885. Notaire à l'Isle-sur-le-Doubs (Doubs) depuis
le 12 septembre 1885. Secrétaire de la chambre des
notaires de l'arrondissement de Baume-les-Dames.
DANGELZER
(Georges) né à Andlau (Alsace) le 20 septembre 1863.
Notaire à Besançon depuis le 12 février 1892. Rapporteur
de la chambre de discipline des notaires de
l'arrondissement. M. Dangeizer est le successeur de MM.
Guy, Rondot, Vernier, Bretegnier, Caseau, Tonnet fils et
Tonnet père.
DARD (Edmond).
Maire de la commune de By.
DAUDEY (Adolphe).
Maire de la commune de Valdahon.
DAUTREVAUX
(Pierre-Louis-Martin) né à Fay (Somme) le 25 août 1857.
Licencié en droit. Notaire à Besançon (Prestation de
serment du 14.06.1887).
Secrétaire du conseil de direction de la caisse
d'épargne et de prévoyance de cette ville. Ses
prédécesseurs titulaires de l'étude sont jusqu'en 1825
inclus MM. Henri Fricker, prédécesseur immédiat,
Collardeau, Petithuguenin, Brugnon, Rolle et Belamny,
prédécesseurs immédiats. M. Dautrevaux est lieutenant de
l'armée territoriale.
DAVID (François)
né à Braillans canton de Marchaux arrondissement de
Besançon.
Maire de la commune de Provenchère, canton de Maîche
arrondissement de Montbéliard (Doubs).
DAVID
(Charles-Marie-Théodore) né à Paris le 25 février 1848.
[*75]
Inspecteur de forêts à Besançon. Chevalier de la Légion
d'honneur (29.12.1887).
Elève de l'École nationale forestière de Nancy, M. David
cri sortit pour faire la campagne (56) contre la Prusse,
en qualité de capitaine-adjudant major au 4ème bataillon
de la garde mobile du Loiret et se distingua tout
particulièrement pendant la bataille de Champigny et au
combat de Buzenval. La guerre terminée, il fut nommé
garde général stagiaire à Orléans, le 21.06.1871 puis à
Montargis le 07.05.1872. Garde général titulaire dans ce
dernier poste, le 31 du même mois, il passa
successivement à Vitryaux-Loges le 04.05.1873 ; à Blois
(sud) le 15.05.1876; à
Sancerre le 22.06.1878 et à Mortagne le 11. septembre
suivant. Nommé sous-inspecteur à Saint-Laurent-du-Pont
le 31.10. 1879, ii devint sédentaire à Grenoble le
28.06.1880 et fut envoyé à Paris comme
inspecteur-adjoint, le 12.01.1883. Promu inspecteur à
Baume-les-Dames le 18.04.1890, M. David remplit les
mêmes fonctions à Besançon depuis le 19.01.1891. Il
appartient à l'État-Major de l'armée territoriale comme
chef de bataillon, décret du 24.08.1891.
DAVIN (Joannès)
A
été reçu docteur par la faculté de médecine de Paris en
1893 avec la thèse suivante : Du traitement des
consolidations vicieuses des fractures de jambe. Il
exerce à Pierrefontaine.
DÉBOICHET
(Augustin).
Maire de la commune de Liesle.
DEBOUCHE
(Alexandre) né à Fraisans (Jura) le 31 mars 1866.
Négociant. Maire de la commune de Torpes.
DEFRANCE (Jules).
Maire de la commune d'Arcey.
DEFRASNE (Ariste)
né à Brey et Maisons-du-Bois le 29 janvier 1855.
Maire de la commune de Boujeons.
DEGOT
(Firmin-Augustin) né à Sarlat (Dordogne) le 18 janvier
1861.
Capitaine d'infanterie hors cadre, officier d'ordonnance
de M. le général Pierron, commandant le 7ème corps d'armée
à Besançon.
DEIS
(Alphonse-Joseph-Léon-Maurice) né à Besançon le 18 juin
1868.
Licencié en droit. Avocat à Lyon. Juge suppléant près le
tribunal civil de première instance de cette ville
depuis le 22 juin 1893.
DEIS (Jules) né à
Besançon.
Ancien architecte, à Besançon, élève de M. Labrouste. A
exposé au Salon de 1866 un projet de fontaine pour la
ville de Besançon, en 1867, un projet de château et en
1868, un projet de synagogue.
DELAIR
(Paul-Emile) né à Arras le 18 avril 1837.
Colonel, directeur du génie à Besançon. Commandeur de la
Légion d'honneur.
DELAVAUX.
Maire de la commune du Petit-Vaire.
DELAVELLE
(Victor-Aristide) né à Maîche le 16 Mars 1826. [*76]
Notaire honoraire, ancien maire de la ville de Besançon.
Chevalier de la Légion d'honneur. Officier de
l'Instruction publique. Médaille d'or du ministère de
l'agriculture Vice-president du conseil de direction de
la caisse d'épargne et de prévoyance de Besançon. Membre
du conseil d'hygiène et de salubrité de
l'arrondissement, membre ordonnateur de la (57)
commission administrative des hospices réunis de
Besançon. Président de la société des amis des beaux
arts de cette ville. Membre du Conseil d'administration
de l'École Normale et de l'École Nationale d'horlogerie
de Besançon.
DELEULE (F.
Philomène) né à la Chenalotte le 13 mars 1839.
Notaire au Russey depuis 1869. Maire de cette ville
depuis 1883. Syndic de la chambre des notaires de
l'arrondissement de Montbéliard, en a été à plusieurs
reprises le président. Président du comice agricole du
canton du Russey. Représente ce canton au conseil
général du Doubs depuis 1877.
DELEULE (Armand).
Maire de la commune de Touillon et Loutelet.
DELHERBE
(François) né à Medière le 27 septembre 1854. [*77]
Maire de la commune de Medière depuis le 17 mai 1896. A
été élu conseiller municipal en avril 1880 et adjoint au
maire le 15 mai 1892.
DÉLIOT (Jaques).
Maire de la commune de Fourg.
DELMAS
(Antoine-Marc-Bernard) né à Albi (Tarn) le 25 janvier
1825.
Ingénieur civil à Besançon, ancien élève de l'Ecole
centrale. Chevalier de la Légion d'honneur. M. Delmas
entra dans le service des ponts et chaussées en janvier
1848, en qualité d'agent voyer de circonscription, il
passa agent voyer d'arrondissement le 01.01.1856, puis
agent voyer en chef du département de la Corse, le
01.01.1857. Il fut appelé à exercer les mêmes fonctions
dans le département du Doubs, le 10.03.1860. Pendant la
guerre contre la Prusse, M. Delmas servit comme
capitaine d'artillerie de la garde mobile du Doubs.
DEMESMAY (Ed.).
Maire de la commune de Brères.
DÉMOGE.
Négociant à Besançon. Conseiller municipal. Membre de la
commission administrative des hospices réunis de cette
ville.
DEMONTROND
(Joseph-David) né à Marchaux le 12 mars 1853.
Sous-intendant militaire de 3ème classe à Vesoul. Elève au
lycée de Besançon de 1863 à 1873, M. Demontrond fut reçu
à Saint-Cyr le 248e sur 291, admis le 18.10.1873. Nommé
caporal à l'école le 18.03.1875, il en sortit avec le nème
74 et fut nommé sous-lieutenant au 21ème de ligne à
Langres le 1ème octobre suivant et lieutenant au 56e de
ligne à Dijon le 13.05.1881 ; en garnison à
Chalon-sur-Saône au mois d'octobre 1882, il passa au 5ème
bataillon de chasseurs à pied à Dijon en avril 1885.
Promu capitaine au 158ème de ligne à Briançon le
05.10.1887, en garnison à Lyon en juillet 1888, il fut
reçu, après concours, dans le corps de l'intendance avec
le nème 6 sur 15 admis et nommé adjoint à l'intendance à
Belfort le 03.01.1889 en garnison à Besançon le
22.07.1890, ii a été promu sous-intendant militaire de 3
classe à Vesoul le 15.04. 1893.
DEMOUGEOT
(Jules).
Maire de la commune de Bondeval. (58).
DEMOUGEOT
(Félix).
Maire de la commune de Lods.
DENISET (Victor).
Maire de la commune de Brey-et-Maison-du-Bois.
DENIZET
(Ernest-Joseph-Cunibert) né à Labergement-Ste-Marie le
10.12.1862. [*79]
Adjoint au maire de la ville de Pontarlier, où il
possède une importante distillerie qu'il a fondée en
1884.
DENIZET (Lucien)
né à Besançon.
Lieutenant-colonel au 60ème régiment d'infanterie.
Chevalier de la Légion d'honneur.
Membre de l'Association franc-comtoise «les Gaudes».
DEROSNE (Charles)
né au château d'Ollans le 8 octobre 1839.
Propriétaire exploitant du domaine d'Ollans. Maître de
forges et propriétaire des forges de Larians
(Haute-Saône). Président de la société Comtoise
d'apiculture.
Ancien président de la société de photographie de la
Haute-Saône. Ancien vice-président de la Fédération des
sociétés françaises d'Apiculture. Auteur du Traité de
Photographie pour tous (Gauthier-Villars), 1882;- d'un
Traité d'Apiculture mobiliste librairie agricole,
Paris), 1891; Travaux sur les Ferments alcooliques.
Etudes sur le chauffage des Eglises, des Ateliers, et
des habitations privées. Contributions effectives à la
création de Sociétés ouvrières coopératives.
DERRIEN
(Isidore-Antoine-Michel) né à Besançon le 7 février
1839. [*80]
Lieutenant-colonel breveté d'infanterie territoriale
(service d'État-major), à Oran.
Président de la société de géographie et d'archéologie
d'Oran et de la société amicale de Francs-Comtois du
département d'Oran. Officier de la Légion d'honneur.
Décoré de l’ordre du mérite militaire d'Espagne (2ème cl,
commandeur), chevalier de l'ordre de François-Joseph
d'Autriche ; commandeur du Nicham Iftikar ; chevalier de
l'ordre de Charles III d'Espagne ; commandeur de l'ordre
du Christ de Portugal.
Officier de l'instruction publique ; médaille coloniale
Sénégal et Soudan. Lauréat des sociétés de géographie de
Paris, Lille et Bordeaux. Engagé volontaire le 14
février 1856, M. Derrien, candidat à l'École spéciale
militaire de Saint-Cyr, fut admis à cette école le
01.10.1857 ; il en sortit, deux ans après comme sous
lieutenant et fut affecté au 20ème bataillon de chasseurs
à pied dans lequel il fit son service jusqu'au
licenciement de ce bataillon, en 1860. Après avoir subi
avec succès les examens pour l'Ecole d'application
d'Etat-major, il y fit un stage de deux années, du
11.01.1861 au 08.01.1863, à la suite duquel il fut nommé
lieutenant au 2ème rgt de dragons. Nommé aux zouaves de la
garde en 1864, il fut chargé l'année suivante du relevé
topographique de diverses parties de la France, puis il
passa en Algérie le 12 mars 1866 et fut employé aux
travaux géodésiques. Elevé au grade de capitaine en août
1867, il conserva ses fonctions jusqu'au 13.03.1870. A
cette date, M. Derrien fut chargé, avec le capitaine
Mieulet, de faire le relevé topographique de la
Palestine qu'il dût interrompre lors de la déclaration
de guerre à la Prusse. Rentré en (59)
France, il fut employé à l'Etat-major général du 15e
corps et reçut la croix de la Légion d'honneur le
16.02.1871, pour sa conduite à la bataille de
Villersexel. Il remplit pendant deux mois les fonctions
de chef d'Etat major des mobilisés de la Gartempe. Après
la guerre, il resta à l'Etat-major du maréchal de
Mac-Mahon et passa, en 1872, au dépôt des cartes du
ministère de la Guerre. Appelé l'année suivante à
l'Etat-major de la 11e division d'infanterie, il partit
quelque temps après pour occuper un emploi de son grade
à l'Etat major de la division d'Oran. En 1875, ii fit le
relevé topographique de cette province. Placé dans
l'arme de l'infanterie lors de la suppression du corps
de l'Etat major, il fut mis hors cadre et affecté à
l'Etat-major du 19ème corps d'armée où il eût pour mission
spéciale le relevé topographique de
l'Algérie. Il coopéra en 1879, avec le général Perrier,
à la jonction géodésique de l'Algérie avec l'Espagne.
Promu chef de bataillon le 07.09.1880, il fut nommé chef
de la section topographique de la mission qui opéra dans
le Haut-Sénégal du 05.10. 1880 au 06.05.1881. Nommé
lieutenant-colonel le 11.07.1889, ii devint chef
d'Etat-major du gouvernement de Nice, puis de la
division militaire de Constantine, où il demanda et
obtint sa retraite anticipée pour convenances
personnelles, par décret du 20.02.1895. On doit à M.
Derrien des ouvrages sur l'art militaire à l'Exposition
de Vienne en 1873, sur le chemin de fer transsaharien de
TIemcen à Tombouctou et sur les Français à Oran depuis
1830 jusqu'à nos jours, partie, Oran militaire de i830 à
1848, avec plans de la ville et des environs ,in-8ème,
1887.
DESCHAMPS
(Albin).
Maire de la commune d'Aïssey.
DESSEROY
(Hippol.).
Capitaine commandant la Ième Cie de sapeurs-pompiers de la
ville de Besançon.
DESSIRIER
(Jean-Edmond) né à Nancray le 12 juin 1842. [*81]
Général commandant la 66ème brigade d'infanterie.
Commandeur de la Légion d'honneur. Voici les états et
service de ce général : Elève de Saint-Cyr du 3 décembre
1861 au fer octobre 1863. Sergent-major le 1er octobre
1862. Sous-lieutenant au 2ème zouaves à sa sortie de
l'Ecole. Lieutenant au même régiment le 13 avril 1867.
Capitaine au même régiment le 27.12.1870. Chef de
bataillon au 19ème d'infanterie le 11.12.1879 puis au 4ème
zouaves le 29.04. 1881. Lieutenant-colonel au 22ème
d'infanterie le 07.03.1885 et au 4ème Zouaves le 28
octobre suivant. Colonel au 31e d'infanterie le 9
juillet 1888, il est général depuis le 28 septembre
1893. Décoré de la Légion d'honneur le 29.11.1870, promu
officier de cet ordre le 29 décembre 1882, il a été
élevé à la dignité de commandeur le 26.09.1896. M. le
général Dessiner compte à son actif vingt et une
campagnes dans le cours desquelles il a reçu deux
blessures. Il a reçu la rosette d'officier de
l'Instruction publique le 1er janvier 1881.
DEVILLERS
(Jérôme).
Maire de la commune de Pouilley-Français.
DHOUTAUT
(Léon-Marie-Joseph) né à Ornans le 2 mai 1833.
Notaire à Ornans depuis le 20 juillet 1886, précédemment
à Morteau (Doubs) de novembre 1879 au 1ème juin 1886.
(60). Les prédécesseurs de M. Dhoutaut sont : 1ème M.
Henriot (Auguste-Simon-Désiré) du 14.10.1850 au
20.07.1886 ; 2ème M. Audrey
(Charles-Antoine-Joseph-Gabriel) du 23.10.1842 au
14.10.1850; 3ème M. Boulet -(Jose Ph-Bernard) du 15
brumaire au IV (06.11.1795) au 23.10.1842; 4ème M. Marjet
François Philibert 07.02.1789 à juillet 1839. A cette
dernière époque l'étude Marlet a été supprimée, et les
minutes ont été remises à M. Boulet.
DICIL (Paul).
Maire de la commune de Fourcatier-et-Maison-Neuve.
DODIVERS.
Rédacteur en chef de « l'Echo de la Franche-Comté »,
journal hebdomadaire paraissant à Besançon.
DODY
(Auquste-Louis-Alexandre) né à Quingey le 28 février
1843. [*82]
Officier d'administration de 1ère cl. du service des
subsistances militaires, comptable gestionnaire de ce
service, à Vesoul après l'avoir été à Epinal et à
Chaumont. Entré au service le 25.08.1864. M. Dody fut
nommé sous-officier le 28.12.1869 et adjudant-élève
d'administration le 22.12.1872. Promu officier
d'administration adjoint de 2ème cl. le 0602.1874, il
passa à la 1ère cl. le 10.07.1880. puis il devint
officier d'administration de 2ème cl. le 20.12.1885 et fut
élevé à la 1ère cl.le 25.09.1890. M. Dody est chevalier
de la Légion d'honneur depuis le 29.12.1806.
DOE
(Louis-Marie-François) né à Troyes le 17 février 1866.
Garde général des forets à Besançon depuis le
27.11.1880. M. Doé avait été nommé garde général
stagiaire à sa sortie de l'École nationale forestière où
il fut classé le premier, en septembre 1888.
DOMIN
(Claude-François-Hippolvte) né à Etrabonne le 26 février
1837.
Adjoint principal du génie, en retraite. Chevalier de la
Légion d'honneur 12.07.1890. Envoyé volontaire au 2ème
Régt du génie, en 1836, M. Domin prit part à
l'expédition d'Italie, en 1859, avec le grade de sergent
et assista aux batailles de Turbigo, de Magenta et de
Solférino. Après un séjour de quelques années en France,
il fut envoyé en Afrique où il fut nommé garde de 2ème
classe en 1869. C'est avec ce grade qu'il fit la
campagne contre la Prusse.
DOMIN
(Louis-Simon) né à Lavernay le 23 juin 1839.
Adjoint principal de 1ème classe du génie à Auxonne.
Chevalier de la Légion d'honneur.
DONEY (Urbain-Jean-Baptiste) né à Gousans
le 27 juin 1814.
Directeur de l'école annexe d'instituteurs du
département. Officier de l'Instruction publique (20
avril 1895).
DONIER (Léon).
Maire de la commune de Rouhe. (61).
DONY (Joseph).
Maire de la commune d'Avanne.
DONZEL (Delphin).
Maire de la commune d'Epenouse.
DORET
(Jules-Francis) né à Besançon le 24 février 1849.
Officier d'administration de 1ère classe à Belfort.
Entré au service le 06.10.1869, M. Doret fut nommé
sous-officier le 11.12.1870, et adjudant-élève
d'administration le 24.01.1871. II passa officier
d'administration adjoint de 2ème classe le 06.02.1874,
puis de 1ère classe le 08.09.1879; il devint officier
d'administration de 2' cl. le 12.06.1886 et fut élevé à
la 3ème classe de son grade le 11 octobre 1892.
DORIAN (Victor)
né à Montbéliard le 23 décembre 1857.
Reçu licencié en droit par la faculté de Paris, M.
Dorian entra dans l'administration le 25.04.1885, comme
membre du conseil de préfecture de la Nièvre, il en
devint le président le 12.02.1887. Il passa au conseil
de préfecture de la Somme le 09.07. 1890.
DORMOIS (Jacques)
né à Trémoins (Haute-Saône) le 17 octobre 1832.
Maire de la ville de Pont-de-Roide.
DORMOY
(Ch.-Louis).
Maire de la commune de Désandans.
DORNIER (Louis).
Maire de la commune des Allemands.
DOUÇOY (Emile).
Maire de la commune d'Amagney.
DREZEL (Pierre).
Président du. cornice agricole du canton de
Pierrefontaine. Chevalier du Mérite agricole.
DROMARD (Alcide).
Maire de la commune de Narbief.
DROUHARD
(Charles-Adolphe-Virgile) né à Etalans le 3 novembre
1810.
Juge au tribunal civil de Pontarlier. M. Drouhard fit
ses débuts dans la magistrature le 22.06.1883, en
qualité de juge suppléant au tribunal de Dole. Il passa
au même titre à Pontarlier où il fut chargé de
l'instruction le 02.02.1887 et où il est juge depuis le
10.05.1887.
DROUHARD (Paul).
Vice-président de la société des Amis des Beaux Arts à
Besançon. 62
DROUHARD
(Xavier).
Maire de la commune de Fallerans.
DROZ (Edouard) né
à Besançon le 26 octobre 1855.
Professeur à la faculté des lettres de Besançon.
Officier de l'Instruction publique.
Auteur d'une Etude sur le scepticisme de Pascal,
considéré dans le livre des «ciisées», in-8ème, 1886,
ouvrage couronné par l'Académie française. M. Droz a
traduit de l'allemand avec M. A. Kontz, le premier
volume de l'Histoire de la poésie latine, de Ribbeck. II
a publié en outre la Critique littéraire et la science,
in-8'. La Critique littéraire de l'aine, une brochure
et. un vol. in-8ème.
DROZ-V1NCENT
(François) né à Grand-Combe le 3 janvier 1833. [*83]
Maire de la commune de la Ville-du-Pont.
DRUHEN.
Professeur de clinique obstétricale et gynécologique et
directeur de l'école préparatoire réorganisée de
médecine et de pharmacie) chargé du cours
d'accouchements à l'asile départemental de
St-Jean-L'Aumonier. Membre du conseil général des
facultés, président de la société de médecine de
Besançon, membre du conseil académique de cette ville.
Officier de l'instruction publique.
DRUHEN
(René-Gabriel) né à Besançon le 3 Janvier 1.858.
Fils du précédent. Procureur de la République près le
tribunal civil de Châtillon-sur-Seine (Cote-d'Or). Reçu
licencié en droit par la faculté de Dijon, en novembre
1880, M. Druhen se fit inscrire au tableau de l'ordre
des avocats à la cour d'appel de cette ville. Il y resta
jusqu'au 21.12.1883, époque de sa nomination de juge
suppléant au tribunal civil de Montbéliard. Nommé
substitut, d'abord à Pontarlier le 30.06.1885, il passa
successivement : à Gray le 11.04.1887 ; à
Lons-le-Saunier le 20.10.1888 et à Châteauroux le
20.07.1889. Il devint procureur à Die le 24.02.1891 est
actuellement à ChâtiIlon-sur-Seine depuis le 14.05.1892.
DRUHEN
(Etienne-Marie-Alphonse) né à Besançon le 22 mars 1851.
Cousin du précédent. Juge au tribunal civil de cette
ville. Entré dans la magistrature en qualité de juge
suppléant au tribunal civil de Baume-les-Dames le 13
avril 1876, ii fut chargé de l'instruction à Montbéliard
le 13 avril 1878 et devint juge d'instruction à
Saint-Claude le 24.05.1879, puis il passa juge à Arbois
le 17 juin 1882. Nommé juge d'instruction à Dôle le
31.10.1882, il est juge à Besançon depuis le 06.05.1893.
DRUHEN (Victor).
Manufacturier. Membre du conseil de direction de la
caisse d'épargne et de prévoyance de Besançon.
DUBAIL
(Célestin).
Maire de la commune de Vaufrey. (63).
DUBAIL (Alphonse)
né à Courtefontaine le 19 septembre 1841. [*84]
Maire de la commune de Courtefontaine depuis 1878. M.
Dubail a été décoré de la médaille d'Afrique pour la
campagne de 1864-1867.
DUBIEZ (Ferréol).
Maire de la commune de Doulaize.
DUBILLARD
(l'abbé) né à Soye le 17 février 1845. [*85]
Docteur en théologie. Missionnaire
apostolique. Vicaire général de l'église métropolitaine
de Besançon, archidiacre de Saint-Ferjeux. Ancien
supérieur du grand séminaire diocésain.
M. l'abbé Dubillard a publié
Praelectiones theologiae doqmaticoe ad
methodum scolasticam redactae,
4 vol. in-8ème, 1884.
DUBILLARD
(Jules-Charles) né à Soye le 5 décembre 1860.
Ancien receveur de l'enregistrement des domaines et du
timbre à Signy-l'Abbaye (Ardennes).
DUBOIS
(Louis-Frédéric).
Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.
DUBOIS
(Jean-Baptiste).
Maire de la commune de Chalezeule.
DUBOURG (Paul).
Industriel à Besançon. Président de la chambre de
commerce, membre du conseil de direction de la caisse
d'épargne et de prévoyance de Besançon. M. Dubourg est
en outre membre du conseil d'administration du
Mont-de-Piété, administrateur de la succursale de la
banque de France, membre de la commission administrative
des hospices réunis de Besançon.
DUBREY (Henri) né
à Levier le 15 septembre 1851.
Percepteur des contributions directes de
Nans-sous-Sainte-Anne.
DUC (Léon) né à
Arches (Vosges) le 9 avril 1852.
Chef du bureau de la comptabilité, des contributions et
des marchés à la mairie de Besançon.
DUCAT (Alfred) né
à Besançon le 27 avril 1827. [*86]
Architecte chargé de la restauration du Palais de
Justice et de la construction d'une basilique à
Saint-Ferjeux (Besançon), etc. Conservateur du musée
archéologique de Besançon. Membre de la commission
départementale d'architecture, de l'Académie de cette
ville (24 août 1872), de la commission de la société des
Amis des beaux-arts ; de celle des Musées, etc.
Président de la société des architectes du Doubs.
Officier de l'Instruction publique, décoré d'ordres
étrangers.
DUCHÊNE
(François).
Maire de la commune d'E ra bonne.
DUCRET (Emile).
Maire de la commune de Sauvagney.
DUCREUX né à
Maîche.
Président honoraire à la cour d'appel de Paris, 64.
Officier de la Légion d'honneur.
Membre de l'association franc-comtoise «les Gaudes».
DUFAY (Jules).
Notaire à Baume-les-Dames. Successeur de son père
(prestation de serinent du 24 octobre 1895).
DUFAY (Louis).
Membre du conseil municipal de la ville de Baume.
DUGOURD
(Antoine).
Maire de la commune de Byans.
DUMAREST
(Hyacinthe-Albert) né à Saint-Etienne (Loire) le 18 mai
1843. [*87]
Lieutenant-colonel, commandant le 54ème Régiment
territorial d'infanterie de la 6ème subdivision, à
Besançon. Chevalier de la Légion d'honneur (29.03.1890).
Ancien élève de l'Ecole militaire de Saint-Cyr. M.
Dumarest était capitaine adjudant-major au 19ème de ligne
lorsqu'il donna sa démission en janvier 1882. Il fut
nommé chef de bataillon au 54ème Rgt territorial
d'infanterie au mois de décembre 1883 et commande ce
régiment, avec le grade de lieutenant-colonel, depuis le
mois de mars 1895.
DUMONET
(François) né à Cussey le 8 mai 1838. [*88]
Maire de la commune de Cussey-sur-l'Ognon.
DUMONT (Charles-Jean-Aimé) né à Morteau le 30 mai 845.
Notaire à Thoraise depuis le 08.04.1837.
Membre de la chambre de discipline des notaires de
l'arrondissement de Besançon, suppléant de la justice de
paix du canton de Boussières. M. Dumont est le
successeur de MM. Cuny, Landoz, Landry, Tisserand et
Bronchard.
DUMONT (Pierre).
Maire de la commune de Beure.
DUPOMMIER
(Armand-Alphonse) né à Lac-ou-Villers le 19 août 1849.
[*89]
Lieutenant-colonel du génie. Chef d'état major du
gouvernement de la place forte de Langres. Officier de
la Légion d'honneur depuis le 16.04.1886, avait été
décoré de cet ordre le 05.02.1878. Ancien élève de
l'Ecole polytechnique. M. Dupommier sortit de cette
école en 1869 comme sous-lieutenant du génie et entra à
l'Ecole d'application de Metz pour y accomplir le stage
réglementaire au bout duquel il fut nommé lieutenant au
2ème régiment. Promu capitaine le 27.10.1873, il devint
chef de bataillon le 29.12.1883 et lieutenant-colonel le
13.11.1893. Il a fait les campagnes suivantes: contre la
Prusse, août 1870 à mars 1871 ; en Cochinchine et au
Tonkin, de 1873 à 1877 ; au Tonkin de 1881 à 1886.
DUPONT
(Alexandre).
Maire de la commune de Marvelise.
DUPRÉ (Narcisse).
Notaire à Onans, successeur de M Mouchet (prestation de
serment du 4 mai 1892).
DUPUIS
(Auguste-Airné-Victor) né à Evreux (Eure) le 17 octobre
1843. [*90]
Professeur de violon à Besançon. 65.
DUQUET
(Fr.-Léon).
Maire de la commune des Combes.
DURAND
(Louis-Antoine-René) né à Romorantin Loir-et-Cher) le 12
juillet 1842.
Conseiller à la cour d'appel de Besançon. Nommé
substitut à Yvetot le 30.07.1870, puis à Evreux le
19.02.1872, M. Durand devint procureur et exerça ses
fonctions à Neufchâtel le 19.06.1875, à Louviers le
05.12.1878 et au Mans le 13.01.1880. Avocat général près
la cour d'appel de Riom le 27.07.1880, il donna sa
démission le 23.07.1881 il rentra dans la magistrature
que le 04.02.1893, en qualité de conseiller à la cour
d'appel de Besançon.
DURIND DE
GEVIGNEY (Hector) né à Besançon le 6 novembre 1855.
Docteur en droit. Membre du conseil de fabrique de
l'église métropolitaine de Besançon. Originaire de la
Franche-Comté, la maison ,Durind de Gevignev dont la
filiation remonte à 1502, blasonne D'azur à la fasce
d'or, accon1/Jaqne de trois trèfles d'argent. Elle a
pour devise : Endurant j'espère.
DURAS (Jacques)
né à Beutal le 3 novembre 1829.
Instituteur honoraire. Professeur comptable à l'école de
laiterie de Mamirolle.
Officier de l'instruction publique, 41 ans de services
dans l'Instruction publique.
DUVERNOY
(Clément) né à Bavans le 14 décembre 1818.
Ancien professeur au collège de Montbéliard. Ancien
conservateur de la bibliothèque de cette ville. Licencié
en droit. Officier de l'instruction publique. Membre
correspondant de la société des Antiquaires français; de
l'Académie de Besançon ; de la société d'agriculture de
Vesoul. Membre fondateur de la société d'Émulation de
Montbéliard. M. Duvernoy est l'auteur de plusieurs
ouvrages historiques et archéologiques concernant la
région de Montbéliard. On lui doit notamment : Une
notice sur le pays de Montbéliard avant ses premiers
comtes. Les Montbéliards en Palestine. Montbéliard an
XVIIIe siècle; ainsi que d'importantes communications
archéologiques à propos des fouilles faites à Mandeure.
La société d'Emulation de Montbéliard lui doit plusieurs
discours et rapports qui ont été publiés dans les
mémoires de cette société.
DUVERNOY
(Eugène-Henri) né à Audincourt.
Docteur en médecine à Audincourt. M. le docteur Duvernov
a présenté et soutenu devant la faculté de médecine de
Paris, le 11.02.1870, pour l'obtention du grade de
docteur, la thèse suivante Quelques considérations sur
le travail, l'hygiène et les maladies des ouvriers
forgerons de Franche-Comté. 66
E
EBERSOLT.
Pasteur protestant. Aumônier de la maison d'arrêt et de
correction de Montbéliard.
ELMÉRICH (Charles-Edouard) né à Colombier-Châtelot en
1813.
Artiste peintre et sculpteur, élève de
Guénin. M. Elmérich admis au Salon a exposé comme
peintre :Esclave, sous bois, à Fontainebleau, en 1886;
Un article critique et néfaste. L'impertinent, Un ravin
dans le midi, en 1887. Un coin à Toulon, 1888. Comme
sculpteur: Une percée en forêt (bas-relief, terre cuite)
en 1886.
ENDERS
(Jean-Joseph) né à Besançon.
Peintre, élève de MM. Edouard Baille et F. Cormon.
Membre de la société des Artistes français. Fait partie
de la commission de la société des Amis des Beaux Arts,
de Besançon. Titulaire d'une mention honorable en 1800
et d'une médaille de 3ème cl. en 1893. Parmi ses
principales œuvres nous citerons : Portrait de Mme F...,
1887. Paysans comtois, étude - Portrait de Mme E...,
1889 - Une triste nouvelle, 1890. - Très vieille
histoire, 1891 - A la France en Alsace, le 14 juillet
1893. - Thomas de Gélano écrivant le «Dies îræ» - La
grand'mère 1895 - Pendant la lessive, 1896.
ESCOFFIER (Emile)
né à Pontarlier le 15 janvier 1845. [*91]
Licencié en droit de la faculté de Douai. Avocat à la
cour d'appel de cette ville, où il jouit d'une très
grande popularité et d'une excellente réputation.
ESTAVOYER
(Constant),
Maire de la coinmune de Verrières-du-Grosbois.
ESTIGNARD (Alexandre) né à Vuillafans le 27 avril 1833.
Conseiller honoraire à la cour de
Besançon. Ancien député et ancien conseiller général du
Doubs. Membre de l'Académie de Besançon depuis le 28
janvier 1868. Il entra dans la magistrature en 1859, fut
substitut à Baume, Lons-le-Saunier, Gray, Vesoul, devint
avocat général à Besançon, premier avocat général à
Limoges en 1870, puis conseiller à la cour de Besançon
en 1871. Nommé député en février 1876, validé malgré
l'opposition d'adversaires ardents, il siégea à la
Chambre jusqu'au 16 mai, prononça plusieurs discours,
prit une part active à la discussion sur l'enseignement
supérieur. Réélu en 1877 à une forte majorité, il fut
invalidé le 22 janvier 1878. Conseiller général du
Doubs, il a représenté le canton de Vercel pendant près
de 223 ans de 1869 à 1891. Réélu en 1891 il fut encore
invalidé. M. Estignard est un écrivain auquel on doit de
nombreux travaux. Nous ne citerons que les principaux La
faculté de droit et École centrale à Besançon, 1868 -
République et guerre, in-12, 1872 - Correspondance de
Charles Nodier avec Ch. Weiss, in-8ème, 1876 - Discours
parlementaires, in-4ème, 1878 - Portraits francs-comtois,
3 vol. in-8ème 1885 à 1889 - Le parlement de
Franche-Comté, 2 vol. in-8ème 1891- Xavier Marmier 1 vol.
in-8ème 1893 - 67. Galerie des peintres comtois, Jean
Gigoux, 1 vol. in-8ème, 1895. - Gustave Courbet, un vol.
in-8ème, 1897.
ESTIGNARD (Léon).
Maire de la commune de Châteauvieux.
EYRAND-JOLY
(Alexandre).
Notaire à Pierrefontairie.
Suppléant de la justice de paix de ce canton.
Successeur de M. Simon (prestation de serment du 16
juillet 1890).
F
FAGANDET
(Justin).
Maire de la commune de Corcelles-Ferrières.
FAGET (Jules) né à la Chapelle-d'Huin le 29.12.1843.
Chef d'escadron commandant la gendarmerie
de l'Orne, à Alençon. Chevalier de la Légion d'honneur
08.07.1899. Entré au service le 01.10.1864, il fut
affecté à l'infanterie et successivement nommé
sous-officier, sous-lieutenant et lieutenant. Il était
titulaire du grade de capitaine lors de son entrée dans
la gendarmerie, 21.02.1876. Promu à ce grade dans sa
nouvelle arme le 25.02.1879, il passa chef d'escadron en
avril 1889. M. le commandant Faget porte à son actif au
31 septembre 1807 : 33 ans de service et 4 campagnes.
FAGNON
(Hippolyte).
Maire de la commune de Bartherans.
FAGNON (Ernest).
Négociant. Membre du conseil municipal de la ville de
Besançon.
FAIDY
(Jules-Lucien) né à Ornans le 10 septembre 1855.
Officier d'administration de 2ème cl. à la section
technique de l'intendance, à Paris.
Entré au service le 13.08.1874, M. Faidy fut nommé
sous-officier le 14.09.1875 puis adjudant-élève
d'administration le 21.09.1878. Il fut promu officier
d'administration adjoint de 2e cl. le 23.12. 1879, et
passa à la 1ère classe le 18.05.1885. Il est officier
d'administration de 2e classe depuis le 9 avril 1892.
FAILLENET
(Charles).
Maire de la commune de Ronchaux.
FAIVRE
(Antoine-Jean-Etienne dit Tony) né à Besançon le 24 mai
1830.
Peintre, élève de Picot, médaillé en 1864. Membre de la
société des Artistes français. M. Faivre envoya au salon
de 1849 un portrait. En 1851 : La partie de volant et en
1855, le portrait de Nessin-Bey. Il cessa ses envois et
accomplit un voyage en Italie, puis en Russie, de
1860-1862. A son retour, il exposa successivement:
Colin-Maillard 1864 - Un panneau (68) décoratif de
fleurs 1865. Idylle 1867 - Des portraits en 1868.
Premières heures du jour 1869. - Le repos de Vénus,
plafond et Réunion de famille dans le parc de Limois,
portraits 1870 - La missive et Liseuse en 1873 - En
visite et Taquinerie au bain 1874 - Dans la serre 1884 -
Le secret 1877 - Une bonne recette 1878 - Fleurs 1879 -
En famille 1880 - L'automne et l'Eté 1885 - Une brune
1887 - Un panneau décoratif et un Portrait en 1889 -
Portrait du général D… et une tête de jeune fille 1891 -
Un portrait en 1803 - Putrisienne cri 1895 et un
Portrait en 1896.
FAIVRE
(Pierre-Armand-Gustave) né à Besançon le 29 mars 1868.
Médecin major au 14ème régiment de dragons. Lauréat de
l'école de médecine de Besançon. Reçu docteur en
médecine par la faculté de Nancy le 27 janvier 1890,
avec une thèse traitant Des considérations critiques sur
l'emploi des injections intra-utérines après
l'accouchement.
FAIVRE-DUPAIGRE
(C.).
Maire de la commune de Surmont.
FAIVRE (Henri).
Maire de la commune de Nommay.
FAIVRE
(Victorien) né à Indevillers le 29 juillet 1857.
Instituteur à Pont-de-Roide.
FAIVRE (Gustave).
Maire de la commune de Bouverans.
FAIVRE (Henri).
Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.
FAIVRE (Ernest)
né à Besançon le 17 novembre 1852.
Pharmacien à Baume-les-Dames.
Membre du conseil d'hygiène et de salubrité de
l'arrondissement.
FALLAS
(François-Xavier) né à Brétigney le 5 avril 1852.
Capitaine de gendarmerie à Châteauroux. Chevalier de la
Légion d'honneur. Engagé volontaire le 25.10.1869, M.
Fallas franchit rapidement les grades inférieurs. II
entra dans l'armée spéciale de la gendarmerie en qualité
de sous-lieutenant le 15.12.1881, obtint son deuxième
galon le 15.12.1883 et fut promu capitaine le
11.10.1892. M. le capitaine Fallas compte à son actif au
31.09.1897 : 28 ans de service, 1 campagne. Il est
chevalier de la Légion d'honneur depuis le 27.09.1893.
FALLOT (Charles)
Conseiller général pour le canton de Montbéliard.
Chevalier de la Légion d'honneur.
Président du syndicat des pharmaciens du Doubs.
FALLOT.
Pasteur et inspecteur ecclésiastique, à Audricourt.
Président de l'association évangélique du patronage de
Montbéliard. M. Fallot est chevalier de la Légion
d'Honneur. (69)
FALLOUEY
(Pierre-Fr.).
Maire de la commune de Franois.
FANART (Antonin)
né à Besançon en 1831.
Artiste peintre, élève de M. Diday. Membre de la
commission de la société des Amis des beaux-arts, à
Besançon. Titulaire d'une mention honorable au Salon de
1861.
Parmi ses principales toiles nous citerons - Ruisseau de
Vallois, dans la vallée de la Loue près de Besançon
1847- Forêts de chênes (Savoie) - Creux de Sery,
environs de Besançon 1859 - Coup de soleil avant l'orage
- Crépuscule dans la plaine des Rocailles (Savoie) - La
moisson dans le Jura. Nanette allant aux champs 1861 -
Un vallon du Jura, aux environs de Besançon. Massif de
saules, bords de la Loire - Moisson dans le Val d'Amour
(.Jura), 1863. Une moisson en Franche-Comté. – Les bords
du Lison, environs de Besançon 1864 - L'été de la
Saint-Martin, vallée de la Loire - Les bords du Doubs à
Baume, 1865 - Un ruisseau dans les vallons du Jura -
Bouquet de chêne à Reign (Suisse) 1866 - Entrée du
Valois (Suisse) - Chasse en marais, fond du lac de
Genève, 1868 - Le découplé - Chasse an chevreuil, 1869 -
Le château de Sion (Valais) – Un vallon dans le Jura.
FAUCOMPRÉ
(Auguste-Amédée) né à Besançon le 27 mars 1845.
Inspecteur des forêts à Avignon. Sorti de l'Ecole
nationale forestière en qualité de garde général
stagiaire le 20 septembre 1867, M. Faucoinpré devient
tiulaire de ce poste le 31 août 1868 ; il y resta
jusqu'à sa nomination d'inspecteur adjoint survenue le
18 décembre 1876. 11 est inspecteur depuis l'e 30
septembre 1883.
FAUCOMPRÉ
(Philippe) né à Besançon en 1843.
Ancien élève de l'école régionale d'agriculture de la
Saussaie (aujourd'hui à Montpellier). Professeur
départemental d'agriculture à Besançon. Officier
'Académie.
FAUQUIGNON né à
Besançon le 15 octobre 1836.
Receveur des postes et télégraphes, à Besançon. Officier
d'Académie. Trésorier de la société d'émulation du
Doubs.
FAURE (Alphonse)
né à Besançon le 25 mai 1870.
Ancien chef de clinique ophthalmologique. Reçu docteur
en médecine par la faculté de Nancy le 27.07.1803 avec
une thèse traitant de : L'iriclectomie optique dans les
taies de la cornée.
FAUTEL
(Frédéric).
Maire de la commune de Vougeaucourt.
FAYET
(Charles-Albert-Louis) né à Besançon le 6 novembre 1841.
Général de brigade d'artillerie, commandant la 35ème
brigade d'infanterie. Entré à l'Ecole de Sant-Cyr le
03.11.1860, M. Fayet y fut nommé caporal le 15.05.1861
et sergent le 15.11.1801. II fut promu s/lieutenant à sa
sortie de l'école le 01.10.1862 et entra à l'École
d'État Major d'où il sortit avec le grade de lieutenant
d'État Major le 31.10.1864. Nommé capitaine au corps le
27.02.1869, puis chef d'escadron le 19.07. 1880, il fut
nommé lt-colonel le 13.05.1885 et colonel le 16.01.1888
(70). M. Fayet fut nommé général de brigade le
16.03.1895. Officier de la Légion d'honneur depuis le
22.05.1873, il avait été fait chevalier de cet ordre le
08.12.1870. M. le général Fayet a fait les campagnes
suivantes : Afrique, 1868-1870. Contre l'Allemagne,
campagne dans laquelle il fut blessé à la bataille de
Champigny (02.12. 1870). A l'intérieur (mars-mai 1871).
Attaché à la personne de M. Thiers pendant sa
présidence, M. Fayet occupa ensuite les mêmes fonctions
pendant la présidence de M. Jules Grévy.
FÉLIX (Julien) né
à Besançon le 17 mars I
Industriel Administrateur directeur de «La Bisontine»,
société anonyme d'horlogerie de Besançon. Conseiller
municipal. Membre du conseil d'administration de l'Ecole
nationale d'horlogerie et du Mont de Piété à Besançon.
FERNIER (Alfred).
Maire de la commune de Chevigney-B.
FERREUX (Ernest).
Maire de la commune de Métabief.
FEUVRIER (d'abbé)
né à Charquemont le. 31. mars 1831.
Ancien professeur de physique, de chimie et d'histoire
naturelle. M. Feuvrier est curé-doyen de Montbéliard,
aumônier catholique du collège et chanoine honoraire de
la cathédrale de Besançon.
FEUVRIER
(Paul-Victor-Célestin) né à Charquemont le 5 juillet
1847.
Frère du précédent. Docteur en médecine au Russey. On
doit au Dr Feuvrier une thèse traitant de Considérations
sur les fractures spontanées dans l'ataxie locomotrice,
thèse qu'il présenta et soutint devant la faculté de
médecine de Paris le 24 mai 1877.
FEVRE (Alfred) né
à la Croix Pilate, hameau de Saint-Cyr-les-Colons
(Yonne). [*92]
Ancien maire de la ville de Baume. Suppléant du juge de
paix. Chevalier de la Légion d'honneur; officier
d'académie. Membre du conseil général et du conseil
départemental de l'instruction publique, président de
la commission départementale du Doubs.
FICATIER né à
Besançon.
Inspecteur de l'enregistrement à Sens (Yonne).
Membre de l'association franc-comtoise «les Gaudes ».
FIEROBE (Paul).
Maire de la commune de Montancy. (71).
FILSJEAN
(Charles).
Maire de Mont-de-Laval.
Membre du conseil d'arrondissement de Montbéliard, où il
représente le canton du Russey.
FLAMAND
(Eugène-Frédéric-Oscar).
Docteur en médecine à Montbéliard.
Conseiller municipal.
FLEURY (Vital) né
à Soulce le 26 juillet 1835. [*93]
Percepteur des contributions directes, à Audincourt.
FLEURY (Auguste).
Maire de la ville de Vercel.
FOLLETÊTE
(Ernest) né à Fleurey le 2 février 1862. [*94]
Maire de la commune de Cour-St-Maurice.
FONCIN.
Inspecteur des forêts en retraite à Baume-les-Dames.
Chevalier du mérite agricole.
FONTAINE.
Professeur de lettres et économe de l'école normale
d'instituteurs du département.
Officier d'Académie.
FORIEN (Maurice)
né à Besançon le 28 mars 1860.
Architecte à Besançon; élève de l'Ecole nationale des
Beaux Arts.
Officier d'Académie.
Trésorier de la société des Amis des Beaux Arts de cette
ville.
FOURQUET (Emile)
né à Lavans-Quingey le 29 mars 1851.
Vérificateur des poids et mesures, à Baume-les-Darnes.
FOURQUET
(Emile-Prosper) né à Lavans-Quingey le 8 septembre 1862.
[*95]
Bonnes études au lycée de Besançon. Au mois de février
1881, son père Jean-François Fourquet, propriétaire fort
connu dans la région et maire de Lavans-Quingey depuis
1871, meurt et M. Fourquet vient à Paris où il entre
comme employé au service de la publicité à la Société
générale des téléphones. Il emploie ses loisirs à
préparer ses examens de droit et reçu licencié en
juillet 1886 revient à Besançon où il se fait inscrire
au barreau de cette ville du 10.10.1886 au mois de
juillet 1888, il est attaché au parquet du procureur
général. Nommé conseiller municipal de la ville de
Besançon aux élections générales qui ont lieu cette même
année il quitte le parquet et la Cour et se consacre
exclusivement au barreau. Au mois d'avril 1889 il part
pour Saint-Claude du Jura et se fait inscrire au barreau
de cette ville. Le 30.01. 1890, il est nommé juge
suppléant au tribunal civil et un décret du 8 septembre
suivant l'appelle aux mêmes fonctions au tribunal de
Besançon. Le 12.05.1892, M. Fourquet une est élu
conseiller d'arrondissement pour le canton de Quingey.
Le 22 août 1893 il est candidat aux élections
législatives dans la 2e circonscription de
l'arrondissement de Besançon, en concurrence avec MM. de
Jouffroy et Larnier et obtient onze cents voix. Des
dissentiments ayant éclaté entre lui et le conseiller
générai du canton, ce dernier mène contre M. Fourquet
une campagne active et celui-ci n'est pas réélu aux
élections du mois d'août 1895. M. Alfred (72) Ramband,
ministre de l'instruction publique, des Beaux-Arts et
des Cultes, qui avait pu apprécier M. Fourquet pendant
les séjours qu'il faisait chaque année dans le Doubs, le
prend comme secrétaire particulier dès son arrivée au
pouvoir le le mai 1896. Le 27 juin, malgré les instances
du ministre qui le considérait comme un collaborateur
précieux et désirait le garder auprès de lui, M.
Fourquet rentre dans la magistrature et est nommé juge
au tribunal civil d'Ainbert (Puy-de-Dôme). Au mois
d'avril suivant il est appelé en qualité de juge
d'Instruction au tribunal de Belley où il s'est fait une
grande réputation comme magistrat instructeur par sa
découverte de l'assassin Joseph Vacher et l'aveu de
douze crimes, qu'il a su obtenir de ce criminel célèbre.
M.
Fourquet est officier d'Académie du 1er janvier 1897.
FRANCEY.
Avocat près la cour d'appel de Besançon.
Conseiller municipal, membre du conseil d'administration
du Mont-de-Piété, de la
commission départementale et de la commission
administrative des hospices réunis de la ville de
Besançon. M.
Francey représente le canton d'Audeux, an conseil
général du Doubs.
FRANCHEBOIS.
Préparateur de mécanique à la faculté des sciences de
Besançon. Officier d'Académie.
FRANÇOIS
(Pierre-Alphonse) né à Besançon le 5 avril 1852.
Capitaine de gendarmerie, à Dieppe (Seine Inférieure).
Chevalier de la Légion d'honneur. Engagé volontaire au
55ème d'infanterie le 25.06.1870, M. François reçut
l'épaulette de sous lieutenant le 07.12.1880 et entra
dans la gendarmerie le 31.12.1883. Nommé lieutenant le
31 décembre 1885, ii est capitaine depuis le 14 avril
1895. M. le capitaine François a fait les campagnes
suivantes En 1870-1871 contre l'Allemagne, en 1871
contre la Commune, en 1881, Tunisie, en 1882-1883,
Algérie. Il a reçu la médaille coloniale.
FREY (Eugène)
né
à Mulhouse (Alsace) le 10 octobre 1845.
Architecte.
Capitaine ingénieur du bataillon de sapeurs-pompiers de
la ville de Besançon.
FRICHET
(Alphonse).
Maire de la commune de Vieilley.
FROIDEVAUX
(J.-A.).
Maire de la commune de Peseux.
FROMAGEAT
(Antoine-François) né au Russey le 18 septembre 1834.
Capitaine de cavalerie en retraite. Chevalier de la
Légion d'honneur. Engagé volontaire an 2 régiment de
lanciers, le '16 avril 1852. M. Fromageat fut admis à
suivre les cours de l'Ecole spéciale de cavalerie de
Saumur, comme brigadier, il fit un stage de deux années,
d'avril 1855 au avril 1857 et obtint le nème 12 sur 92
élèves. Il rejoignit son corps à Tours et y fut nommé
sous-officier. Promu sous-lieutenant le 14.08.1867, ii
fit avec ce grade toute la campagne contre l'Allemagne
dans la 1r batterie de la 20 brigade. (73) Lieutenant au
10ème hussards le 10.08.1872, ii séjourna en Algérie de
1877 à 1878 et rentra en France après avoir reçu
notification du décret le nommant capitaine au 26ème
dragons, le 18.12.1877. Décoré de la Légion d'honneur le
29.12.1881, il obtint sa mise à la retraite le 6 juillet
1882, et obtint peu après, le 11.08.1882, un
commandement au 4ème régiment territorial de dragons. M. Fromageat est décédé ces dernières années à La
Ferté-Bernard (Sarthe).
FROMENT (Ané.) à Ranguevaux (Moselle) le 10 mars 1839.
Manufacturier. Adjoint au maire de la ville de Besançon.
Juge au Tribunal de Commerce. Officier d'Académie.
G
GABET (Séraphin).
Maire de la commune d’Osselle.
GABET (Constant)
né à Grand'Combe-desBois le 9 janvier 1831. [*96]
Maire de la commune de Grand'Combes-desBois depuis le 28
février 1858, sans interruption, a succédé à son père
qui y était depuis 1826.
GAGNEUR (Désiré)
né à Arbois (Jura) le 22 décembre 1869.
Avoué près le tribunal civil de Baume-lesDames.
GAILLARD-METIN
(G.-F.).
Maire de la commune de Raynans.
GAINET (Eugène).
Maire de la commune de Noirefontaine.
GALLET (Désiré)
né à Auxon-Dessus le 8 avril 1858.
Maire de la commune d'Auxon-Dessus.
GALLIOT
(Alexandre) né à Chemaudin le 2 juillet 1830. [*97]
Maire de la commune de Chemaudin.
GALOPIN DE
LABRELY (Claude-EtidoxeAuguste-Gérard) né à
Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) le 17 mars 1862.
Fils du conseiller à la cour de Dijon. Lauréat de la
faculté de droit de Dijon. Attaché au parquet général de
la cour de Dijon. Avocat à la cour d'appel de Dijon.
Juge suppléant à Châtillon-sur-Seine (octobre 1887).
Juge au tribunal de Baume-les-Dames le 14 mai 1892, il
est chargé de l'instruction depuis le mois de décembre
1895. Officier d'Académie. M. Galopin est l'auteur de
recherches archéologiques sur le cimetière gallo-romain
d'Etrechey et de recherches historiques sur la ville de
Châtillon-sur-Seine. M. Galopin, pour se conformer aux
dernières volontés de son grand'père maternel, a demandé
et obtenu l'autorisation légale d'ajouter à son nom
celui de son aïeul précité. (74).
GANAY
(comte Ulick-François-Joseph-Philippe de) né à Besançon
le 5 octobre 1830.
Inspecteur général honoraire des haras. Officier de la
Légion d'honneur. Commandeur des ordres de N.-D. de la
Conception de Portugal et de la Couronne de Roumanie.
Elève diplômé de l'Ecole des haras en 1852. Il fut
attaché comme surveillant au haras du Pin, puis à
Saint-Lô de 1857 à 1862. Il devint sous-directeur à ce
dernier haras de 1862 à 1868. Nommé directeur du dépôt
d'étalons à Pau en 1868, il y resta jusqu'en 1884, il
accomplit des missions en Egypte, en Palestine et en
Syrie, du 29 janvier 1872 an 18 mai 1873 et du 25 mai au
28 août 1880. Pendant l'année 1879, il fut appelé à
remplir par intérim les fonctions de directeur du haras
du Pin. Il fut nommé directeur du haras de Pompadour cri
1884 et y resta jusqu'à sa nomination au poste
d'inspecteur général le 19 mars 1885. Envoyé de nouveau
en mission en Orient (1886-1887), il fut décoré de la
croix de chevalier de la Légion d'honneur le 7 juillet
1885 et reçut la rosette d'officier le 31 décembre 1892.
La
maison de Ganay, originaire de Bourgogne fait remonter
sa filiation à Gérard de Ganay chevalier homme d'armes
du duc de Nevers (1305) V. Moreri (dictionnaire)., etc.
Elle blasonne D'or à l'aigle morit de sable. M. le comte
de Ganay a épousé en 1869 la princesse Zoé Ghika, issue
d'une ancienne famille, qui a compté parmi ses membres
14 hospodars de Valachie.
NB.
(Reçu le 12 mai 2008. une
remarque au sujet de ce texte:
Bien lire, 10 hospodars de
Valachie et Moldavie.)R.D.
GANEVAL
(Joseph-Henri) né à Paris le 25 août 1856.
Juge d'instruction au tribunal civil de Besançon. Reçu
licencié en droit le 20.04.1879, avocat stagiaire à
Lons-le-Saunier le 10 juillet suivant, inscrit au
tableau le 10.07.1882, M. Ganeval entra daims la
magistrature le 04.12.1883, en qualité de luge suppléant
à Lons-le-Saunier. Substitut à Baume-les-Dames le
10.05.1884, il passa avec les mêmes attributions à
Vesoul le 10.04.1886 et à Besançon le 10.05.1887. Nommé
procureur à Pontarlier le 20.10.1888, il est juge
d'instruction à Besançon depuis le 23 février 1893.
GARESSUS
(Justin-Isidore) né à Damprichard le 30 août 1827.
Maire de la commune de Ferrière. Capitaine au 54ème
régiment territorial d'infanterie.
Chevalier de la Légion d'honneur. Titulaire de la
médaille commémorative de la campagne d'Italie. Appelé
de la classe de 1848, M. Garessus prit part à la guerre
pour l'indépendance de l'Italie contre l'Autriche en
1859. II se distingua particulièrement à la bataille de
Solférino à la suite de laquelle il fut proposé et
obtint la médaille militaire. Il rentra en France le 9
avril 1860 et tint successivement garnison dans
plusieurs villes. Il fut nommé sous-lieutenant le
02.10.1870 et fit, avec ce grade, la campagne contre
l'Allemagne. Il combattit le mouvement insurrectionnel
de la Commune et, après la pacification, il fut affecté
au 18ème régiment d'infanterie caserné à Pau. Nommé
lieutenant à son corps le 02.07.1874, ii prit sa
retraite le
31.03.1879. Par décret du 11.07.1882, M. Garessus fut
élevé au grade de capitaine au 54ème régiment territorial
d'infanterie.
GARNERET
(Alfred).
Membre du conseil municipal de la ville de Baume. (75).
GARNICHET
(Auguste).
Maire de la commune de Glère.
GASPARD (l'abbé)
né à Ternuay (Haute-Saône) le 22 août 1822.
Premier curé de la ville d'Audincourt depuis 1848.
Chanoine honoraire de la métropole de Besançon.
GAUDARD
(Adolphe-Erman-Joseph) né à Montarlot-lès-Rioz
(Haute-Saône) le 20 juillet 1865.
Chef de comptabilité de la trésorerie générale du Doubs.
GAUDERON
(Eugene-A.) né à Clerval.
Professeur à l'école de médecine de Besançon. Médecin
adjoint de l'hôpital.
Ex-interne des hôpitaux de Paris, membre de la société
anatomique de Besançon, professeur de clinique interne à
l'école préparatoire réorganisée de médecine et de
pharmacie de Besançon. Membre du conseil académique et
vice-président de l'Académie des sciences,
belles-lettres et arts de cette ville, dont il fait
partie depuis le 29 juillet 1886. Officier de
l'instruction publique.
M.
Gauderon a présenté et soutenu devant la faculté de
médecine de l'ai-is, le 18 mai 1876, pour l'obtention du
grade de docteur, la thèse suivante : De la péritonite
idiopathique aiguë des cii Pants, sa terminaison par
suppuration et par évacuation du pus à travers
l'ombilic.
GAUME
(Léon-Charles-Ainié) né à Besançon le 6 mai 1824.
Général de brigade en retraite. Commandeur de la Légion
d'honneur. Entré à l'Ecole militaire de Saint-Cyr le
29.11.1844, M. Gaume y reçut les galons de caporal le
04.07.845 et de sergent le 28 août suivant. Il sortit de
cette école le 01.10.1846, en qualité de sous-lieutenant
au 5ème chasseurs. Promu lieutenant le 24.12.1849 ;
capitaine, le 01.05.1854, et chef d'escadron le
12.03.1864, décoré de la Légion d'honneur le 06.03.1867,
ii devint lieutenant colonel le 20.10.1870 et reçut la
rosette d'officier le 22.03.1872. II fut nommé colonel
le 31.12.1874 et fut élevé au grade de commandeur le
04.09.1879. M. Gaume fut nommé général de brigade le
19.02.1880, ii prit sa retraite le 29.07.1886. Il a fait
les campagnes suivantes : En Algérie de 1864 à 1869.
Campagne de 1870-71 - En Algérie 1871, 1882. 1873, 1874,
1875, 1876, 1877, 1878, 1879, 1880 – En Tunisie 1880 –
En Algérie 1884, 1885, 1886.
GAUME
(Miltiade-Aristide-Auguste -Constant) né à Morteau le 19
novembre 1839.
Capitaine-trésorier du 16ème régiment d'infanterie.
Chevalier de la Légion d'honneur (5 juillet 1887). Entré
au service militaire comme remplaçant et compris dans
l'effectif du 52ème de ligne le 25.09.1861, M. 'Gaume
devint caporal le 11.10.1863 et sergent secrétaire du
trésorier le 26.01.1866. Rentré dans ses foyers après sa
libération le 25.09.1868, il fut rappelé sous les
drapeaux le 23.08.1870 lors de la mobilisation au moment
de la guerre contre l'Allemagne. Versé à son ancien
corps, il passa ensuite au 27ème de marche le 6.septembre,
comme secrétaire de l'officier payeur. Il y reçut les
galons de sous-lieutenant le 5 octobre suivant et devint
lieutenant à titre provisoire le 14 décembre de la même
année. Fait prisonnier et interné en Suisse le
01.02.1871, il rentra en France après la signature du
traité de paix. (76). A la suite de l'examen de la
commission de révision des grades il fut confirmé dans
son grade de lieutenant pour prendre rang le 16.09.1871.
Capitaine au 139ème de ligne le 15.03.1878, il a pris les
fonctions de trésorier au 16ème régiment de même arme.
GAUTHIER
(Jules-Marie) né à Besançon le 9 février 1848.
Archiviste du département du Doubs. Membre correspondant
du ministère de l'instruction publique pour les Travaux
historiques et les Beaux-Arts. Membre de l'Académie de
Besançon depuis le 29.01.1872. Conservateur de la
société des amis des Beaux Arts de cette ville. Officier
de l'Instruction publique. M. Gauthier se destina
d'abord an barreau. Après s'être fait recevoir licencié
par la faculté de droit de sa ville natale, il se fit
inscrire au tableau de l'ordre des avocats 1e la cour
d'appel de cette ville. Il quitta la robe pour entrer à
l'Ecole des Chartes et en sortit lors de la guerre
contre l'Allemagne à laquelle il prit part en qualité
d'officier d'Etat-major de la garde mobile. En 1873, il
devint archiviste du Doubs et ne quitta pas ce poste
depuis. Il
a fait paraître : Inventaire des archives, 4 vol. in-4ème,
celui des Archives de Baume-les-Dames - les catalogues
des manuscrits des bibliothèques de Belfort, de Dole, de
Montbéliard, de Pontarlier, de Gray, d'Auxonne, de
Vesoul et de Baume-les-Dames et le Tome VIII des
documents inédits de l'Académie de Besançon - Un
dictionnaire des Artistes Francs-comtois avant 1789
(1892). - Un répertoire archéologique; un dictionnaire
topographique du Doubs et des biographies comtoises. Il
publie chaque année, depuis 1876, l'Annuaire du Doubs,
de la Franche-Comté et du Territoire de Belfort.
GAUTHIER
(Fr.-Xavier).
Maire de la commune de Fuans.
GAUTHIER
(Alphonse).
Juge de paix, à Besançon. Officier du Mérite agricole.
Président de la société départementale d'Agriculture,
secrétaire général de l'association de secours et
patronage de cette ville.
GÉLIN
(Constant-François).
Membre du conseil municipal de la ville de Montbéliard.
GELIN (Gustave).
Maire de la commune de Vaivre.
GENARDIÈRE
(Gustave, L’abbé de La) né à Besançon.
Ancien officier d'artillerie.
Rédacteur à la préfecture de la Seine.
Membre de l'association franc-comtoise «les Gaudes».
GENTELET
(François).
Maire de la commune de Laissey.
GEORGES-VANDEL
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