HISTOIRE de L'ABBAYE et de LA TERRE de SAINT-CLAUDE par D.P. BENOIT

 

Éditions MONTREUIL-SUR-MER - Imprimerie de la Chartreuse de Notre Dame des Prés - 1892 - TOMES I et II.

Quelques-unes des meilleures lignes avant les patronymes...

 

Tome I - page 38 : Les deux premiers habitants du Haut Jura furent deux frères et deux saints, saint Romain et saint Lupicin. Nous allons raconter leur vie...

 

Tome II - page 20 : ... Au sujet du livre Médecin des pauvres de Xavier de Montépin, DP. Benoit écrit : Ce misérable ouvrage a contribué à accréditer dans quelques-uns de nos villages de regrettables préjugés. Qui délivrera notre siècle du fléau des romans...

 

Tome II paragraphe 1457 : Le prieur de Neuville cependant le seigneur du lieu : les ducs de Savoie lui confirment, en 1448, 1453 et 1456, la haute justice en lui permettant ''d'ériger, planter, construire des fourches patibulaires, des plots, des poteaux, des piloris et autres choses nécessaires au service de justice...

 

Tome II paragraphe 1490 (1) : ...Tous les arguments de la Dissertation ont la même valeur : ce misérable avocat cherche chicane aux moines, sans s'occuper même de savoir s'il comprend la question, comptant- sur l'ignorance de ses lecteurs. Nous ne sommes pas étonné que les sectaires élèvent des monuments publics à cet impie ; mais nous voudrions que les gens cultivés s'abstinssent de le citer comme autorité. (sic)

 

Tome II paragraphe 1519 : Le vassal prêtait l'hommage à genoux. L'abbé se tenait debout, les mains croisées sur la poitrine. Si le vassal était noble, il baisait l'abbé à la bouche ; sinon le baisait seulement à la main...

 

Tome II PARAGRAPHE 1607. On avait vu plusieurs fois des religieux s'opiniâtrer dans leur faute, au point de mépriser l'excommunication. Le chapitre décrète que si à l'avenir un religieux demeure dans l'excommunication plus de dix jours, il sera privé de sa prébende de vin et de pitance et de ses distributions, de manière à être réduit au pain et à l'eau jusqu'à ce qu'il soit revenu à sa résipiscence. Le vin et les autres choses dont il sera privé seront distribués aux pauvres.....

 

Tome II paragraphe 1626 : Ainsi qu'arriva-t-il ? Une guerre intestine, journalière, profonde arma les moines contre leur abbé et les uns contre les autres. La discorde, mère de tous les désordres, en jeta quelques-uns dans le plus triste abandon de l'observance régulière : on en vit plusieurs se conduire véritablement en séculiers, aller librement hors du monastère, jusque dans les lavoirs publics, pour y causer avec les femmes ; ils volaient les offrandes déposées par les fidèles sur les corps des saints, recouraient à la protection de leurs parents pour résister à leur abbé, prenaient même les armes et usaient de violence contre ceux qui entreprenaient de les ramener au devoir...

 

Tome II paragraphe 1681 : ...régime des moines... Les denrées coloniales qui sont entrées aujourd'hui dans la nourriture quotidienne de la plupart de nos familles et dont l'abus mène les générations présentes à l'anémie, au rachitisme et à la folie, sont encore inconnues au XV° siècle : les moines ne goûtent jamais de café, ni même de sucre : à la place, ils ont le vin, qu'ils savent aromatiser de plusieurs manières ; ils ont le miel, qui sert à fabriquer le clairet et d'autres potions aussi salutaires qu'agréables ; ils ont diverses plantes et spécialement le safran, que l'on emploie à préparer ces sauces vertes et jaunes qui paraissent avoir été fort agréables....

 

Tome II paragraphe 1836 : ...en 1452, le chapitre cite devant le Parlement le curé de Saint-Romain et son vicaire Nicolas Estevenot, pour avoir sonné la cloche de leur église avant l'élévation de la messe dite à Saint-Oyend. Un mandement de garde est rendu en faveur des religieux.

paragraphe 1932 . Notons dans les comptes de l'année 1623 : 34francs,, 1/2gros et 2 blancs employés pour le bois destiné à cuire le pain et à chauffer les pauvres et les malades ; ''une benne de charbon pour les chambres hautes où les cheminées ne sont encore montées ; ''26 gros donnés aux foussiers qui ont fait les fosses de trois catholiques morts en l'hôpital, et 8gr, pour celui de Divonne qui estoit huguenot, qui fut enterré sous le fumier du sieur Thorel''. ......

 

Tome II chapitre 1973 :… On tirait les châsses pour les porter en procession et pour montrer les reliques aux pèlerins. Celle de Saint-Claude particulièrement se tirait plusieurs fois chaque jour par les gardiens du corps, une fois le matin et une fois le soir. ‘’Il est permis à tous les fidèles de baiser à nud (sic) la plante des pieds de Saint-Claude ; mais aux gens un peu distingués, comme les évêques, les dignitaires civils, on leur découvre les genoux et d’autres parties plus charnues du corps de ce saint, personne n’en vit davantage excepté les princes et les cardinaux…

 

Patronymes rencontrés au cours de la lecture de cet ouvrage avec le maximum de détails les concernant, ceci pour aider aux recherches de généalogistes amateurs qui peuvent, par là, trouver des pistes et des indications précieuses sur leurs ancêtres ou ceux qui portaient le même patronyme. N'ont pas été repris les noms déjà fort connus historiquement comme souvent ceux de familles nobles, à quelques exceptions près. (j'ai la chance d'avoir ces ouvrages dans ma bibliothèque...).

L'orthographe des patronymes est souvent approchant et aléatoire pour ne pas dire douteux, il convient de chercher dans des façons différentes de les écrire, par exemple :        PAGET et PAGAY, ARLAY et ARNAY, BERCHOD et BERCOT, BOHAS et BONAS, BOVARD et BOUVARD, CHAUCIN et CHAUSSIN, DELACHAUX et de la SCHAULX, GALE, GALES et GALLE, GRAMMOND et GRAMMONT, GUIETTAND et GUYETAND, JOBELET et JOBELET, PEIROLIER et PEYROLIER, RAVINEL et RAVINNEL, REGNAUD et REGNAND, TORNELLE et TOURNELLE, IGNY et UGNY, OYENAL et OYONNAX...

D.P. BENOIT Article 2121

 

Saint-Ouyand de Joux : corporation des maîtres sculpteurs.

 

le 30 octobre 1655, la corporation des « maîstres sculpteurs » de la ville de Saint-Ouyan de Joux, « entre autres » Jean Reymondet, Humbert et Guillaume Thiéboz, père et fils, Claude Brange, Jean Cristin - Mylan, Claude Bichet, Simon et Humbert Jailloz, frères, Oyan Serre, Jean Bernu, Pierre Cristin, Jean Ducel, Sébastien Guillon, Cyppriain Girard et Michel Maillat, Girard Morel, Claude-Nicolas David, Nicolas et Marc Cochet, Claude François Favier, Denis Rosset dit Duppon, Cyle Comoy, Pierre Duparchy, Claude Nicolas Gillet, Jacques Revillard dict Reguillon, mehuz de dévotion envers monsieur saint-Luc, donnent aux vénérables curés et familiers de l’église paroissiale monsieur saint Romain, la somme de sept vingt francs monnoye de Bourgogne, à charge de dire et chanter solennellement les matines annuellement et perpétuellement un chacun jour de feste saint Luc et à la fin d’icelles célébrer une grande messe solennelle en l’autel de saint Martin estant en ladite église où est l’image dudit sainct Luc et finalement de dire à la fin de ladite messe un miserere.

Les deux Jaillot dont il est question plus haut sont selon toute apparence , les frères Pierre Simon et Alexis Hubert (ou Humbert) Jaillot, excellents sculpteurs sur ivoire, natifs de Saint-Claude ou des environs, qui virnrent s’établir à Paris vers l’an 1657. Simon y fut reçu membre de l’Académie de peinture et de sculpture le 28 mai 1661, Humbert abandonna presque complètement son art pour la gravure des cartes géographiques et devint géographe ordinaire du Roy…