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GENERALITÉS :
Plusieurs informations
sembleraient établir que les DEMOLY
proviendraient du sud-ouest, de la frontière
d’Espagne. On retrouve en effet le patronyme en
Rouergue ou en Albigeois. Nos ancêtres seraient
ensuite partis vers l’Est, dans une certaine mesure
en remontant le cours du Rhône, se seraient
installés dans le Jura, qu’ils auraient ensuite
fui pour se regrouper dans le duché de Savoie et,
pour certains, regagner, plus tard, la région de
Franche-Comté.
D’après une recherche
généalogique familiale privée : citation…
dans la notice qu’il consacre à la famille de
Moly, H. de Barrau fait une courtoisie
allusion à Hugues de MOLY, bailli
royal de la Roque-Valsergues en 1325, on pourrait
ajouter un Bernard de MOLY qui déjà,
en 1347, hommageait une maison à Maleville et un
autre Bernard de MOLY, Consul de
Villefranche en 1445. Ce nom de de MOLY,
MOULY ou DELMOLY est, en Rouergue
assez répandu… fin de citation.
Il faut se souvenir
que la Franche-Comté a fait partie, durant deux
siècles, du Duché/Royaume de Bourgogne qui, à son
apogée, sous Charles le Téméraire, allait des
Marches du Nord, aux rives de la Méditerranée. Il
était alors coutume de doter de terres les
capitaines ‘’démobilisés’’. (Référence ‘’Les
Anciennes familles de Provence’’ par le Baron du
Roure Paris 1907).
Personnellement, cette
hypothèse ne me semble pas recevable ; deux de
MOLY seulement ont été répertoriés, à ce jour,
en Franche-Comté : Johannes De Moly qui
marie sa fille en août 1684 à Courcuire (70) puis un
Louys MOLY qui naît à Arbois en 1705, fils d’Antoine
MOLY, militaire qui semble être de passage… (Victor
Hugo est Franc-Comtois pour être né à Besançon, fils
du général qui s’y trouvait affecté…).
Par contre deux de
MOLY du Rouergue auraient été transportés en
Guadeloupe vers 1789 et y auraient ‘’disparus’’ ;
ceux-ci pourraient être à l’origine des nombreux
DEMOLY de cette île ?
Certaines sources
émanant de Franche-Comté invitent à chercher du côté
de Saint-Claude (39) et en pays de Gex pour
s’orienter, ensuite, vers la Savoie :
Extrait de ‘’la
Terre de Saint-Claude de Dom Benoit - Page 544 –
Tome II - :
Au milieu des
malheurs prolongés dont la Franche-Comté fut le
théâtre et la victime, les habitants voyant leurs
maisons détruites et leurs champs périodiquement
ravagés, sans abri, sans ressources, livrés à des
transes continuelles, émigrèrent en grand nombre. Ce
fut pendant l’horrible famille de 1638 que les
Comtois commencèrent à quitter leur pays.
‘’En cette
occasion, dit le seigneur de Beauchemin, les plus
courageux résolurent de se tirer hors du pays durant
cette horrible saison et passèrent en pays étranger,
où eux et leurs femmes gagnèrent leur vie et celle
de leurs enfans par le travail de leurs bras.
Les premiers
passèrent en Savoye et en Suisse : d’autres les
suivirent, ce fut une sortie générale, et ne pouvant
la Suisse et la Savoye soustenir tant de gens la
plus grande partie qui cherchoit les terres de son
Toy passa en Italie et s’arrêsta à Milan, grand
nombre néantmoins passèrent jusques à Rome, patrie
commune de tous les chrétiens ; un curé s’y trouva
l’année suivante avec cinq cens de ses paroissiens,
auquel le pape donna une église pour leur y
administrer les sacrements ; on comptoit qu’ils « estoient
à Rome dix ou douze mille Bourguignons de tout
sexe’’……..
Cette étude ne
comporte pas les DEMOLLI, qui seraient, pour
leur part, originaires d’Italie et que je n’ai pas
encore eu l’opportunité d’étudier, je leur demande
de bien vouloir m’en excuser !
La piste suisse
semble, elle-même, à exclure. André HYENNE,
généalogiste averti écrit : ‘’j’ai
personnellement étudié l’immigration suisse. Sur
3.000 fiches, je ne me souviens pas d’avoir noté de
DEMOLY’’.
Par contre, le fichier
des Savoyards de Paris contient des centaines de
DEMOLIS et quelques rares DEMOLY,
anciennement et actuellement établis en
Savoie : nos plus anciens DEMOLY ‘’repérés en
Franche Comté’’ et pour beaucoup, signaient
DEMOLIS, DESMOLIS ou même DEMOLICE.
L’ouvrage de Félix
FENOUILLET ‘’Les noms de famille en Savoie’’
(1893) indique DEMOLY DEMOLIS,
signification : pierres meulières et classe ce
patronyme en nom tiré de la nature et de la
configuration du sol. Le patronyme DEMOLY
viendrait de : des Moulins, Desmoulins, Demoulin,
Demoly…
DEMOLI, d’après
le dictionnaire des noms de famille LAROUSSE de
DAUZAT, considéré comme un expert des noms de
famille de France serait la forme occitane de
‘’meule’’ (à affûter) surnom probable d’artisan.
Sur un autre écrit :
DEMOLI : möle – meule, surnom d’un affûteur…
DEMOLIENS, -lliens, Demollière, -llière,
‘’originaire de Molien (Oise) ou Molliens (Somme)
et d’un des nombreux Molière(s), ces derniers étant
des noms de villages (Aude, Dordogne, Drôme, Seine
et Oise…) ou de domaines (sens primitif : carrière
de meulière) – DEMOLIN DEMOLY, Sud et
Sud-Ouest).
En langue Astèque,
moli veut dire moudre !!!!!
Le dictionnaire
MORELET n’indique pas l’origine de DEMOLI
mais celle de DESMOLLIS (racine différente) –
mollis, terrain mou, marécageux.
Dans la région du
Haut-Jura, souvent, les patronymes sont ceux des
défricheurs importés par les moines de Saint-Claude
dès le 12° siècle ainsi que ceux venus de la plaine
vaudoise, arrivés par le col de Saint-Cergues.
Clément GOURDON historien jurassien attire
l’attention de ses lecteurs sur les mouvements dits
‘’pendulaires’’…
‘’Ainsi, écrit-il, des
comtois ayant fui leur pays dans les années
1636/1645, en raison de l’attaque française, ont
très bien pu ne regagner celui-ci, qu’une dizaine ou
une quinzaine d’années plus tard et être alors,
réputés originaires de leurs pays d’accueil
provisoire, qu’il s’agisse de la Savoie, mais aussi
de la Suisse ou de la Lorraine. Ceci ne peut être
entièrement écarté’’. Ce sont ceux-là qu’on appelait
alors, les ‘’retrahants’’.
L’ouvrage « Les
Comtois dans la Tourmente, l’accueil de la Savoie
1636-1639 de Pierre Doudier (Bibliothèque de
Besançon) traite de l’exode vers le Sud de Comtois
fuyant les armées françaises et allemandes : « quand
fut revenu le calme, on vit les « retrahants »
regagner leurs villages comtois. Pour relever les
ruines et remplacer les manquants, ils font appel
aux Savoyards qu’ils ont connus… ».
En effet, durant cette
guerre, dite de dix ans, la Franche-Comté est
ravagée par les troupes françaises et par les
troupes de Bernard de Saxe-Weimar, ancien lieutenant
du roi Gustave-Adolphe de Suède, au service de
Richelieu. Les Comtois qui ont survécus se
souviendront longtemps des ‘’Swèdes’’ ainsi que de
la peste et du choléra qu’ils ont importés
d’Allemagne dans leur mouvance.
DEMOLY est, à
notre époque, massivement d’origine franc-comtoise.
L’INSEE donne entre
1891 et 1999, 1.273 naissances de DEMOLY en
Franche-Comté, sur 482 dans les autres régions. Il y
a des DEMOLY dans la Lorraine voisine. On en
trouve également dans les départements d’outre-mer
et princopalement en Guadeloupe.
Le Brésil semble, pour
l’étranger, présenter la plus forte concentration de
DEMOLY ; c’est DEMOLY Jean Charles Pompée,
ingénieur, fils d’un père jurassien de Silloères,
qui, parti vers 1830 pour effectuer des travaux dans
le port de Rio Grande y a fait souche.
Une attestation de
franchises en date du 1er avril 1575
concernant DEMOLIS Jean l’Aîné et
DEMOLIS Jean le Jeune, témoigne de la présence
du patronyme à Saint-Claude du Jura. Toutefois, ce
DEMOLIS Jean venait d’Arbussigny en Savoie et
soudainement devient DEMOLY à Saint-Claude du
Jura !
Le premier des
DEMOLY « dûment repéré », serait DÉMOLY Jean
l’Ayné, (de MOLY sur l’acte de naissance
de sa fille Charlotte), bourgeois, marchand, à
Saint- Claude du Jura qui serait né vers 1580, époux
de MIVILLE Françoise. On trouve ensuite, né le 10
janvier 1607 à Saint-Claude,, DÉMOLY Christophle.
Il est le fils de DEMOLY Jean et de BOISSARD
Pernette qui pourraient s’être mariés à Saint-Claude
en 1606.
A St-Claude du Jura
sont échevins en 1635, DÉMOLY Jean, en 1637,
DÉMOLY Jean est co-échevin, en 1642,
Christophe DÉMOLY, en 1656, Claude DÉMOLYy…
Dans le Doubs, à
Besançon, on recense un DEMOLISSE Claudÿ, ‘’mercator’’
(marchand) et sa fille Maria née le 02.09.1584.
Les DEMOLY,
d’après d’autres archives anciennes, seraient
originaires de la Franche-Comté.
En Haute-Saône, c’est
DESMOLIS Aimé qui, si j’ose dire, ‘’ouvre le
bal’’… Il était Curé de Servance (Haute-Saône) en
1659 et vivait avec son frère…
Aux environs de Gray
(70), Joseph DEMOLY est un marchand,
quincaillier, né vers 1755, marié à Marguerite
CABOURNEAU, (CABOURNOT ?), née en 1751 et décédée à
81 ans, le 23 novembre 1832 à Velesmes (70). Joseph
est décédé à Rigny (70), petite ville proche de Gray
(70), le 19 brumaire an VIII, soit le 10 novembre
1793. Son fils DEMOLY Gaspard Joseph est né
le 13.07.1792 à Velesmes où il meurt le 22 janvier
1869 à l’âge de 77 ans. Il avait épousé Jeanne
Baptiste FUIN, décédée en 1866, et exerçait les
métiers de cultivateur et de charron après avoir été
scieur de long… C'était un ancien soldat de l'Empire
(médaillé de Sainte-Hélène).
Les Archives de Rigny
ont été partiellement détruites. Il est donc
difficile de retrouver de façon certaine les
ascendants de DEMOLY Joseph. On peut supposer
qu'il descend ou est apparenté à : DEMOLY
François (1690-1776) bourgeois de
Lons-le-Saunier du Jura, titulaire de la Sous-Ferme
des Sels pour la région de Vesoul (70) et les
environs vosgiens et plus certainement à DEMOLY
Antoine Joseph, né le 1er juillet 1727 à
Rougemont (25). Peut-être était-il cousin de
DÉMOLY Antoine né vers 1757 qui demeurait à
Sept-Fontaines en Haute-Saône et qui avait épousé
Jeanne JACQUEY à quelques kilomètres de Velesmes :
Montarlot lès Rioz (70).
Selon un site Internet
de généalogie (Suisse), le nom de DEMOLY
était le plus porté dans les départements suivants :
1891 à 1915, Doubs,
Haute-Saône, à Mancenans Lizerne, Oricourt et Paris,
1916 à 1940, Doubs,
Paris, Guadeloupe, à Maîche, Grand Bourg,
1941 à 1965, Doubs,
Haute-Saône, Guadeloupe, à Maîche, Aubertans,Grand
Bourg,
1965 à 1990, Doubs,
Haute-Saône, Guadeloupe, à Besançon, Vesoul, Les
Abysses.
En 2003, les DEMOLY
en France seraient classés au 4325ème
rang des patronymes avec :
74 naissances entre
1891 et 1915, 97 naissances entre 1916 et 1640
153 naissances entre
1941 et 1965, 170 naissances entre 1966 et 1990.
Nota Bene :
Les
listes suivantes réalisées grâce aux recherches que
j’ai pu effectuer dans les Mairies du Haut-Doubs,
aux Archives Départementales de Besançon, de Vesoul,
et de Lons le Saunier, aux Archives Militaires de
Vincennes et aux diverses informations fournies par
des DEMOLY contemporains et de nombreux
généalogistes amateurs sont loin d’être exhaustives.
Elles seront complétées au fur et à mesure des
renseignements que vous voudrez bien m'adresser.
Toute information sera la bienvenue et permettra
peut-être de modifier et compléter les textes et
listes qui suivent.
L’orthographe
d’origine est strictement respectée en ce qui
concerne les citations d’actes ou de textes anciens.
Lorsque je note … x…
enfants il est bien évident qu’il s’agit de listes
qui ont pu être établies selon des indications,
souvent incomplètes, des registres de l’état civil
sans vouloir ni pouvoir indiquer le nombre exact
d’enfants du couple intéressé.
D’autre part, le
‘’LIVRE NOIR’’ qui suit cette étude, ne comprendra
pas, pour des raisons de confidentialité et de
délicatesse, de prénoms ou d’indications trop
précises qui permettraient d’identifier les
DEMOLY cités, ce que chacun comprendra.
Le but que je poursuis
est celui d’élaborer, dans la mesure de mes
possibilités, une illustration historique et
actuelle, la plus complète possible, du patronyme
DEMOLY sans la moindre limitation géographique
ni de période.
Texte de Rémy DEMOLY
Citation d’une
phrase de M. Roger CHIPAUX généalogiste réputé,
Ancien Président du Conseil d'Administration du
Centre d'Entraide Généalogique de Franche-Comté.
‘’La découverte
et l’acceptation de la diversité de ses propres
origines, diversité géographique, sociale,
culturelle ou religieuse met un terme immédiat et
définitif à toute idée de prétendue race pure et de
refus des migrations.
Nous sommes tous
cousins. Nous sommes tous des descendants de
migrants.’’
Extrait de
l’ouvrage de Monsieur Christophe FAIVRE,
généalogiste professionnel – DEA d’Histoire, 1 rue
de Barra, 70190, BOULOT –
E
mail :
christophe.faivre@wanadoo.fr
-
site
professionnel :
http://perso.wanadoo.fr//fc.genealogie/
LA MONTAGNE
JURASSIENNE
(1636 à 1710 Immigration -Emigration)
Citation : La
montagne jurassienne, cadre de cette étude, s’étend
du nord du Haut Doubs au sud du Haut Jura, de
Saint-Hippolyte à Saint-Claude. Nous avons choisi
une division administrative contemporaine, le
canton, pour la définir. La montagne jurassienne
comprend la montagne proprement dite et les plateaux
supérieurs du Jura, ce qui correspond aux cantons
actuels suivant : Saint Hippolyte, Maîche, le Russey,
Morteau, Montbenois, Levier, Pontarlier, Mouthe,
Nozeroy, les Planches, Morez, Saint-Laurent,
Moirans, les Bouchoux et Saint-Claude.
Le
contexte troublé du XVIIe siècle
Après avoir connu une
période de prospérité (1493-1635), la Franche-Comté
devient au XVIIème siècle la proie des armées
françaises.
1) De 1635 à 1644, la
Comté est envahie par les troupes françaises de
Louis XIII et celle de Bernard de Saxe-Weimar,
condottiere anciennement au service de
Gustave-Adolphe, roi de Suède, alors à celui de
Richelieu. La guerre de dix ans, épisode comtois de
la guerre de trente ans (1618-1648), désole la
province, ruine son économie et anéantit sa
population. Le bailliage d’Amont et le sud du
bailliage d’Aval sont dévastés de 1636 à 1638. Après
le siège de Dole (mai-août 1636) par l’armée de
Condé, la peste se répand faisant des milliers de
victimes. La montagne est à son tour touchée par le
conflit lorsqu’en janvier 1639, Saxe-Weimar
profitant d’un hiver clément, passe les Franche
Montagnes et ravage la zone frontière avec la Suisse
de Saint-Hippolyte à Saint-Claude. Morteau,
Pontarlier, Nozeroy, Saint-Claude brûlent. Les
habitants qui n’ont pas fui sont à la merci des ‘’Schweds’’.
Les années suivantes
sont marquées par des campagnes de partisans, avec à
leur tête, Lacuson, de longchaumois qui harcèlent
les Français et reprennent les territoires perdus.
Des trêves successives sont signées à partir de
1642. Le traité des Pyrénées (1659) laisse la
Franche-Comté à l’Espagne, mais la province sort
exsangue du conflit.
2) En février 1668,
campagne-éclair de quinze jours par les Français qui
annexent la Comté au royaume de France. Le traité
d’Aix-la-Chapelle (1688) rend la province à
l’Espagne.
3) Une troisième
campagne, en 1674, beaucoup plus longue que la
précédente pour les troupes de Louis XIV, elle dure
six mois, conduit à la conquête définitive de la
Franche-Comté par la France, ratifiée par le traité
de Nimègue en 1678…..
fin de citation
Les trois
fléaux de Dieu :
‘’De la
peste, la famine et la guerre délivre-nous
seigneur’’
extrait d’une prière
franc-comtoise du 17e siècle dans IVORY
au 17° et 18° siècle - Histoire de la population
d’une paroisse rurale comtoise après la guerre de
dix ans, d’Alain JACQUENOT, édité à comtpe d’auteur
Besançon janvier 2003..
Girardot de Nozeroy
écrit :
… En 1638, on en
vint à manger les charognes des bêtes mortes… On en
vint enfin à la chaire humaine. Dans l’armée, on
mangea les blessés qui venaient d’expirer ; dans les
familles, on vit des frères manger leurs frères…
Quand les hommes
vivront d’Amour
Il n’y aura plus de
misère
Les soldats seront
troubadours
Mais nous serons morts
mon frère…
Paroles de Félix LECLERC.
Début citation :
Les
noms d’origine…
Extrait de
‘’L’Histoire savoyarde par Paul GUICHONNET’’
Article paru dans le
MESSAGER – L’Essor Savoyard 22 avenue du Général de
Gaulle – 72400 – THONON LES BAINS.
… Les gens
d’ailleurs... On ne fait plus guère attention,
de nos jours, à la provenance des personnes que l’on
côtoie et leur lieu d’origine, dans une société de
plus en plus mobile, n’est pas un critère
d’identification. Il n’en était pas de même
autrefois. Les patronymes ‘’géographiques’’ ont
commencé à se former dès le XII° siècle, après les
Croisades, lors du démarrage des villes qui y attire
des habitants.
La population urbaine
s’étoffe, en Savoie, aux XIIIe et XIVe siècles, avec
la création des villes neuves, dont les chartes de
franchises donnent aux bourgeois qui s’y installent
des libertés et des privilèges.
Le nom de leur
paroisse ou de leur hameau devient patronyme. Ce
sont tout d’abord les campagnes du voisinage qui
fournissent les citadins. On relève ainsi, dans les
registres d’Annessy des Branchies (de Branchy)
Chavano de (Chavanod) Cortagier, Courtangier (de
Cortangy, Savigny)……. Fin de citation.
Selon toute
vraisemblance, nos Démoly-Demoly de
Franche-Comté seraient issus de Savoie et plus
précisément, selon Paul GUICHONNET, du village d’Evires.
Ce patronyme s’écrivait Démolis et devient,
en Franche-Comté Démoly ou Demoly tel
que le montrent, en 1575, les attestations des
franchises, par Jacques de Savoie, des dits
DEMOLIS Jean l’Aîné et de DEMOLIS Jean le
Jeune, que nous retrouveront quelques temps
après, nommés DEMOLY ; façon d’écrire ce
patronyme qui resurgit ou résiste également à
quelques reprises en Haute-Saône où d’ailleurs
existent des familles Démolis, Démolice ou
Démolisse…
"Le nom de leur
paroisse ou de leur hameau devient patronyme…"
L'ouvrage de Don
Benoît (XIXe siècle) : Histoire de la terre de
St-Claude nous fournit une piste intéressante et qui
me paraît la plus convaincante :
Citation
…"Contestation avec les Cuisels de Clairvaux, avec
l'abbaye de Nantua et l'abbaye du lac de Joux.
1339. Au midi de
Trémontagne s'étend un vallon que nous avons vu
inféoder à Jean de Châlon et se peupler d'habitants
; c'est le vallon actuel de Prénovel et des Piards.
Or, pendant qu'il
était encore désert, ses pâturages se trouvaient
également convoités par les colons établis des deux
cotés de la montagne, par ceux du Grandvaux et par
ceux de la seigneurie de Clairvaux et de Châtel de
Joux.
Les colons de
Grandvaux pouvaient les revendiquer, comme
appartenant à l'abbaye de St-Claude, puisqu’ils
étaient à l'orient du mont de l'Echine ; ceux de la
seigneurie des Cuisels prétextaient sans doute un
long usage.
Un accord intervient
en 1301 entre Etienne de Villars, abbé de St Oyend
et Humbert de Cuisel, seigneur de Clairvaux et de
Châtel du Joux. L'abbé de St Oyend fut reconnu
suzerain de tout le territoire ; le seigneur de
Clairvaux et de Châtel de Joux fut associé à la
possession d'une partie, par-là, se trouvaient
sauvegardés le droit suzerain de l'abbaye et les
droits d'usage possédés par les sujets de la maison
de Cuisel. Une fois que l'abbé de Saint-Claude et le
seigneur de Clairvaux furent d'accord, il leur fut
facile d'établir la paix parmi les colons qui
dépendaient d'eux.
Un 1er
traité fut conclu vers 1130 entre Adon 1er
Abbé de St Oyend et Pierre II, prieur de Nantua et
neveu d'Adon.
Un second traité en
date de 1158 confirma le premier.… D'après les
témoignages, on fixa pour limites du territoire des
deux monastères, la roche, le déversoir et l'embouteilleux
de Désertin, le four de Samania et le dois de
Sémaneta…
En retour,
Humbert de Thoire leur cède le village de
Molie.
Les témoins sont
Humbert de Thoire, Guillaume de Montdidier,
Guillaume de Châtillon et Turumbert son frère, Hugue
de Balbe et Isard son frère, Illio d'Albent,
Guillaume de Charchilla, Mainier de Chassal, Humbert
de Chassal, Guichard de Viry et Bernard Curtez. Le
pape Adrien IV confirma cet accord une bulle où il
rappelait la sentence de Humbaud et la déclarait
inviolable. L'acte est ainsi daté : Hec carta
facta est anno ab incarnatione domini Milesimi
CLVIII…
1342. Quel est
ce village nommé Molie
que donne Humbert de Thoire au monastère de
Saint-Oyend ? Nous ne le saurions dire avec
certitude. Quant au village de Port sur lequel
l'abbé de Saint-Claude renonce à tout droit, c'est
le village de ce nom, situé près de Nantua,
comprenant aujourd'hui 250 habitants environ, alors
beaucoup plus considérable, pillé et détruit en
grande partie par les sires de Thoire en 1195 et
1230’’.
Fin de citation
N.B. : d'après les
cartes, le Désertin, l'Embouteilleux, la Sémine, la
Roche d'Orvaz se situent vers la commune du Bouchoux.
Vers le Desertin, un pré s'appelle pré Moliet
ou Mollet.
Les ‘’colons’’cités
en début de ce précédent texte étaient les moines
qui ont toujours prétendu qu’avant leur arrivée, le
Jura était désert… (dixit Don Benoit !)
Ce patronyme Demoly
ne viendrait-il pas des habitants de ce hameau
disparu appelé MOLIE ? Les habitants de
Molie ?
Ce qui
n'empêcherait pas une immigration précédente à
partir d'une autre région.
Rappel : Dans la région du Haut-Jura, les patronymes
sont ceux, souvent, des défricheurs importés par les
moines de Saint-Claude dès le 12° siècle ainsi que
ceux venus de la plaine vaudoise, arrivés par le col
de St Cergues (voir plus loin, les DÉMOLY des
Rousses du Jura).
… les de
Molie… Laissons notre
imagination vagabonder !
Mais c'est l’hypothèse
qui me séduit le plus !!!
Toutefois
gardons à l’esprit qu’en 1209, Guillaume comte de
Vienne et de Macon donne à perpétuité à l’abbaye de
Grandvaux, douze sous estevenants, chaque semaine où
l’on fera bouillir la chaudière de Lons qui
appartenait à sa mère. Acte fait en présence de C.
de Salins, frère du donateur, de Rodolphe de Munet,
Pierre de Molpré
(en latin Molli
prato)…(cf ouvrage
sur le Grandvaux de l’abbé Maillet-Guy en 1933 –
page 29).
Mais à peine une
supposition est échafaudée que se présente une
nouvelle piste !
En
effet, aux Archives Départementales de Besançon,
dans le recueil des ‘’Testaments de l’Officialité de
Besançon, tome II (1265-1500)’’, est cité un
testament qui aurait été établi dans les années
(1402-1498) par un nommé
VIENNET dit DEMOLIT,
en faveur de sa fille Belle… Ce VIENNET était de
Luxeuil en Haute-Saône !
Ce document, comme
beaucoup de pièces répertoriées dans ce recueil,
semble avoir disparu, vendu ou donné, par un certain
Abbé GUILLAUME qui aurait, selon ce recueil,
outrepassé ses droits et sa mission d’archiviste…
J’ai même entendu ce
postulat farfelu, issu d’une imagination débordante,
qui soutenait que nous étions descendants de la
famille du fameux Jacques de MOLAY, que
s’attribuent autant les Jurassiens, affirmant qu’il
serait né vers 1243 dans le village éponyme de leur
département (près de Tavaux), que les haut-saônois
qui pensent qu’il serait né à Molay, village de
l’arrondissement de Vesoul…..
Seule certitude à ce
jour, Jacques de MOLAY, né dans une famille noble de
Franche-Comté, vingt troisième et dernier Grand
Maître de l’Ordre des Templiers, est mort sur le
bûcher de l’île aux Juifs le 11 mars 1314.
G 470 : DESMOLEY
Claude, prêtre à Choisey (Jura) février 1492
serait un de ces descendants ?
On a le droit de
rêver !!!
Rémy DEMOLY
___________________
Les
DEMOLY de HAUTE SAÔNE, du DOUBS et du Jura, de
Guadeloupe….
Plusieurs familles de
DÉMOLY-DEMOLI-DEMOLISSE-DEMOLICE-DEMOLITTE…
ont été localisées en Haute-Saône et dans le
Doubs, sans savoir, à ce jour d'où ils provenaient
ni connaître les liens familiaux pouvaient les
relier entre eux, avec ceux du Jura de Haute-Savoie
ou d’ailleurs (voir pages d'information en début de
recherche).
En l'absence (et à la
recherche) d'informations, j'ai cru bon d'attribuer
une lettre alphabétique à chacun de ces ‘’inconnus’’
afin d’établir leurs ‘’cousinages’’ et de suivre
leurs descendants qui, bien entendu ont, la plupart
du temps, quitté la Haute-Saône et le Doubs par la
suite.
Exemple A. :
son premier enfant portera la lettre choisie pour
son ascendant et le chiffre 1 soit A.1. Le
second enfant se verra attribuer cette même lettre A
suivi du chiffre 2 soit A.2. et ainsi de suite… Je
doublerai ou triplerai les lettres de l’alphabet une
fois celui totalement employé.
J’ai débuté par le
Doubs, puis la Haute-Saône alors que les DEMOLY du
Jura semblent plus anciennement installés et même
issus pour leur ensemble, de cette magnifique
région ; jurassiens, ne m’en veuillez pas, je suis
né dans le Haut Doubs ! Vaniteux, j’ai commencé par
les miens !
De nombreuses branches
sont ainsi répertoriées à ce jour pour ces
départements. D'autres viendront s'ajouter sans que
la (ou les) lettre qui les désigne ne tienne compte
de leur date de naissance (il a bien fallu commencer
par quelque chose !!!
D’autres informations
me parvenant, et je l’espère intensément, je
relierai ces différentes branches entre elles leur
parenté étant ainsi établie…
A
– DÉMOLY
Simon (de Sancy ? )
mariage à Fondremand (70) le 26.11.1726 à FONTENOIS
Anna.
B – DÉMOLY Joseph
né en 1755 + - ? décédé à Rigny (70) en 1799
( les DEMOLY de
VELESMES-PARIS).
C - DÉMOLY Pierre
François, né en 1722 à Bonnal (25) domicilié à
Esprels (70) marié à Moimay (70).
D – DÉMOLY Antoine
père de DÉMOLY Nicolas (serait le frère de Jean
Baptiste E).
E – DÉMOLY Jean
Baptiste (serait
le frère de Nicolas en D).
F – DESMOLIS Aimé (Amédé)
prêtre Curé de Servance (70) en 1659.
G – DÉMOLY Nicolas
qui serait né en 1685 marié à Fontenois la Ville
(70) en 1711.
H – DÉMOLY Jean
Baptiste de Cendrey (25). Mendiant et sans
domicile…
I :
DESMOLY
(sabaudi
in loco).
Epoux de Pierronne BUET, de Savoyeux (70), décédée
le 07.11.1690 à Rougemont (25) – Groupe des
‘’Rougemont’’ (25).
II : DÉMOLY Jean
François - Les ‘’Rougemont’’ (25).
J : DÉMOLY Jacques,
né le 23.09.1759 à Fondremand (70) époux de
BOURGEOIS Thérèse et GRILLOT Jeanne.
K : DÉMOLY Claude,
marié le 06.10.1708 à Montferney (25) à GARNIER
Claudine.
L : DÉMOLY
Jean Claude, né vers 1765,
époux de Claudine PERRIER.
M : DÉMOLY Pierre
Alexandre, né en 1847 à Oricourt (70).
N : DEMOLY
(DEMOLIS) Bernard serait né en 1675.
Époux d’Anne Antoine
BAILLY, née à Courcuire (70).
O : DÉMOLY Joseph,
né en 1775 marié à CARDINAUX Anne.
P : DÉMOLY Jean
Baptiste, né avant 1753 (à la tour de Scay
(25) ? ), époux de Jeanne Claude GRANDPERRIN.
Q : en réserve.
R : DEMOLY Claude
François né vers 1787 époux de Claudine PARENT.
S : DÉMOLY Denise
de Beaumotte lès Pin (70), mère de DÉMOLY André
né le 28.07.1760 à Besançon (25)….
T : De MOLY Johannès, du
diocès de Genève, époux de Claudia JACQUARD
(JACQUOT, JACQUET ?), père d’Anne Claudia De MOLY
née le 18.08.1682 à Courcuire (70)… puis d’autres
enfants DEMOLY…..
U : DEMOLY Jean
Claude époux de Anne MUNNIER (Beaumotte les
Montbozon. Décédé le 03.031790 à Beaujeu (70)…
V : DEMOLY Jacques
époux de Jacquette MERMET de Gresy, Aubonne, pays de
Savoie. Père de DEMOLY Michel qui se mamroe le
02.02.1703 à Chancey (70)…
W : DÉMOLY
Françoise de Moimay.Père de DÉMOLY Jean Baptiste
né le 24.02.1773 à Moimay (70)…
X : DÉMOLY
Marguerite épouse de PAGE Pierre. Mère de PAGE
Anne Pierre née le 26.08.1760 à Montarlot les Rioz
(70)…
Y : DEMOLY Jean
Baptiste, né vers 1703, époux de Claude Reine
RENAUD
Z :
DEMOLISSE Anne Claude, épouse le 16.08.1763 à
Valay (70), BERREUR François
Jura.
Saint-Claude
AA : DEMOLY
(DEMOLIS) Jean l’Aîné ou layné, né vers 1580.
Époux de Jehanne GRANDVAL…
AB : DÉMOLY Jean le
Jeune, né vers 1570, époue en 1606 à SaintClaude
du Jura, BOISSARD Pernette…
AC : DÉMOLY Jean
qui serait né vers 1580, époux de MIVILLE Françoise…
AD : DÉMOLY Jean
de Septmoncel, époux de Pernette DALOZ. Père de
DEMOLY Humbert né le 25.07.1615 à Saint Claude du
Jura…
AE : DÉMOLY Claude.
Il épouse DUPONT Adrienne à Saint Claude le
09.09.1650…
AF : DÉMOLY Jean
né vers 1595, époux de Etiennette JOLY…
AG : DÉMOLY Jean
(Le Jeusne) époux TEYLIER Pernette. Père de
DEMOLY Jean Claude né le 01.10.1623 à Saint-Claude
du Jura…
AH : DESMOLY
Jacques époux de PLANTIN Françoise. Recensement
de 1657.
AI : DÉMOLY Claude
Denis époux de FOURNIER Chrétienne pourrait être
soit le AB.2, AB.3 soit le AC.4 jusqu’à acte de
mariage…). Père de Claude François né le 21.12.1644
à Saint-Claude du Jura…
AJ : DÉMOLY Claude
époux de JANTET Anne pourrait être soit le AB.2,
AB.3 soit le AC.4 jusqu’à acte de mariage…). Père de
DEMOLY Félix né le 04.03.1560 à Saint-Claude du
Jura…
AK - AL : en
réserve.
Jura :
Vaudrey
AM : DEMOLY Barbe
épouse à Vaudrey (39) le 20.01.1682, CARTIER
Nicolas…
AN : DEMOLY
Pierrette épouse à Vaudrey (39) le 03.02.1682,
FRESCHARD Denis.
AO : DESMOLY
Antoine époux à Vaudrey (39) le 02.06.1698,
Marie Madeleine BASSEMONTAGNE:…
AP : en
réserve.
Jura…. Les Rousselands…
(Rousses du Jura).
AQ : DEMOLY Claude
Benoist, né le 19305.1658 ? aux Rousses du Jura,
époux de BONNEFOY Françoise…
AR : DEMOLY
Clauda Marie née vers 1645/1655, épouse de
GINDRE Jacques.
AS : DEMOLY Claudÿ
époux de Claudine BENOIST-LIZON., père de DEMOLY
Jacques baptisé le 12.10.1614 à Septmoncel (39)…
AT : DEMOLY Pierre
époux de JEANGROS Joanna. Père de DEMOLY Pierre
(petit) né le 16.10.1620 aux Rousses du Jura….
AU : DEMOLY Claude,
né le 21.09.1633 aux Rousses du Jura, époux de
CHEVASSUS BOSSET (BOUSSET ?) Pernette.
AV : DEMOLY Claude
dit GOLET époux de BONNEFOY Françoise, père
de DEMOLY Marie Thérèse née en 1674 aux Rousses du
Jura…
Jura -
Lons le Saunier-Arinthod
AW : DEMOLY Adrien
époux de HOLY ( ?) Jeanne Françoise. Père de DEMOLY
François Marie né le 29.10.1692…
AX : DEMOLY
François, marchand.(1660-1776)…
AY : DÉMOLY
(DÉMOLI) François Désiré époux de Anne Victoire
MOREL. Père de DEMOLY Claude Antoine né le
19.11.1764 à Lons le Saunier (39)…
Ivory
et Chilly du Jura.
AZ : DEMOLY Claude
époux de Noëlle BRUN qui serait née vers 1656…
Jura -
Les Poligny.
AAA : DEMOLI
Françiscus épouse le 17.01.1683 à Poligny (39)
Richarda MARCHAND…
AAB : DEMOLI
Francisi ° avant 1653...
AAC : DEMOLIS
(DEMOLISSE) Marie Françoise née vers 1633,
épouse LIGIER Jean Baptiste…
AAD : Claude DESMOLEY
– 1492…
Elisabeth et Philiberte DESMOLAY…
AAE en réserve
Paris
AAF : DÉMOLY Jean
Pierre épouse Félicité TAHER le 24.08.1797 à
Paris….
AAG à AAL en réserve.
Lyon – Caluire (69)
AAM : DÉMOLY Pierre,
époux de Baltazarde LETRA décédé avant 1797…
AAN : DÉMOLY Claude
Joseph, provision d’office le 19.17.1743 à Lyon
(69)…
AAO : DÉMOLY
François, époux de Marie Antoinette CHARPY, née
vers 1831 ? à Niella (Savoie), père de DEMOLY
Joséphine Pierrette, née à Lyon (69) le 23.01.1854 …
La
GUADELOUPE
AAP : DÉMOLY Rémy,
époux de Marie Luce LANDERNEAU (Guadeloupe).
Père de DEMOLY Jacques Joseph né vers 1854 à Grand
Bourg – Martinique -
Les détails de ces
recherches sont disponibles à mon adresse E mail,
postale ou via ce site. Je me ferai un plaisir
d’indiquer à ceux d’entre vous qui seraient
intéressés, ce que j’ai pu trouver à ce jour
concernant la descendance des DEMOLY indiqués
ci-dessus, respectant bien entendu les lois
préservant les informations de moins de 120 ans…
‘’Le temps des
Cerises’’
Texte de Jean Baptiste CLEMENT
datant de 1866 – Musique d’Antoine RENARD 1869.
Quand
nous chanterons le temps des cerises
Et gai
rossignol et merle moqueur
Seront
tous en fête
Les
belles auront la folie en tête
Et les
amoureux du soleil au cœur
Quand
nous chanterons le temps des cerises
Sifflera
bien mieux le merle moqueur.
Mais il
est bien court le temps des cerises
Où l’on
va deux cueillir en rêvant
Des
pendants d’oreilles
Cerises
d’amour aux robes pareilles
Tombant
sous la feuille en gouttes de sang
Mais il
est bien court le temps des cerises
Pendants
de corail qu’on cueille en rêvant
Quand
vous en serez au temps des cerises
Si vous
avez peur des chagrins d’amour
Evitez
les belles
Moi qui
ne crains pas les peines cruelles
Je ne
vivrai point sans souffrir un jour
Quand
vous en serez au temps des cerises
Vous
aurez aussi des peines d’amour
J’aimerai
toujours le temps des cerises
C’est ce
printemps-là que je garde au cœur
Une plaie
ouverte
Et dame
Fortune en m’étant offerte
Ne pourra
jamais fermer ma douleur
J’aimerai
toujours le temps des cerises
Et le
souvenir que je garde au cœur.
Quand il
reviendra le temps des cerises
Pandores
idiots, magistrats moqueurs
Seront
tous en fête
Les
bourgeois auront la folie en tête,
A l’ombre
seront poètes et chanteurs.
Mais
quand reviendra le temps des cerises
Siffleront bien haut les chasse-pot vengeurs.
Poème
canadien
Nous avons écris ton
nom
Dans le sable
Mais la vague l’a
effacé.
Nous avons gravé ton
nom
Sur un arbre
Mais l’écorce est
tombée.
Nous avons incrusté
ton nom
Dans nos cœurs
Et le temps l’a gardé.