Le ''Canard sur la
Loue'' est un bulletin trimestriel très symphatique
et fort bien illustré qui aborde de nombreux et très
divers sujets ayant trait à la Vallée de Loue et ses
environs immédiats tant sur les plans historique,
culturels, culinaire, écologiques, que sur
l'actualité dans les domaines (manifestations
associatives, artistiques, sportives, loisirs etc).
Comité de rédaction
(2008) :
Jean Claude Charnoz, Claire
Chevaux, Jean Claude Colmagne, Rémy Démoly, Colette
Foisy, Robert Francioli, Bernard Gauthé, Viviane
Graby-Bury, Christine Gros, Gilles Lécuelle, Henri
Meunier, Germaine Oudot, Odile Rolet-Répécaud, Paul
Sasso, Nicole Sudan.
Un canard sur la Loue
Directice de la
publication et maquettiste : Madame Colette Foisy
Abonnements : simple à
12 euros, avec parrainage à 20 euros
à adresser à Un Canard
sur la Loue – 6 rue des couchants – 39600
Villers-Farlay.
N°
72 – Automne 2004 -
NOS ANCIENS SOUS L’EMPIRE
Edité très récemment,
un monument d’histoire que l’on peut se procurer
dans toutes les bonnes librairies de la région,
reprend le parcours quelques fois succinct mais
toujours fort honorable, sinon glorieux, de plus de
6.000 francs-comtois, précisant le plus souvent
possible les villes et villages qui furent leurs
berceaux.
LES FRANCS-COMTOIS ET
L’EMPIRE
Auteurs Jean Marie
THIÉBAUD – Thierry CHOFFAT – Gérard TISSOT-ROBBE
Edition : L’INTERMEDIAIRE
DES CHERCHEURS ET CURIEUX
28 rue Geoffroy
Saint-Hilaire – 75005 PARIS.
Citation : Cet
ouvrage est le résultat d’un travail considérable de
dépouillement d’archives nationales, départementales
pour retrouver la trace des généraux et dignitaires
de l’Empire, sans oublier les centaines d’officiers,
de sous-officiers et de simples soldats, originaires
des quatre départements comtois. Fin citation.
Bien des familles du
Val d’Amour y découvriront un ancêtre illustre dont
elles portent le patronyme : Brigadier aux gardes
écossaises , Voltigeur blessé à Dresde d’un coup de
lance au genoux, Officier d’Infanterie qui se
signala à Austerlitz, chirurgien aide-major mort des
fièvres en Espagne ou haut fonctionnaire…
Voici quelques
exemples :
AUGERANS :
Jean Baptiste Marie
Gabriel Maxime VANDELIN (D’AUGERANS)
Capitaine du Génie. Sa famille reçu des lettres de
noblesses de Louis XVIII en 1816.
Berceau du Sergent
PELLETIER Louis médaillé de Sainte-Hélène,
CUENNE Jean
Louis chirurgien près de l’administration central du
canton de Santans, né à Belmont (39) en 1771.
BELMONT :
Berceau de Jean Louis
CUENNE cité sur Augerans.
LABOURON Jean
Baptiste né en 1762 décédé en 1827. Officier.
CHATELAY :
Berceau du Capitaine
BOISSON, Officier d’Infanterie mort à
Toulouse (31),
VUILLEMIN
Alexis Pierre ° à Orchamps Vennes (25)en 1790
prisonnier de guerre en 1814 puis instituteur à
Châtelay (39)…
CHISSEY SUR LOUE :
Berceau du
sous-Lieutenant CHAGROT Gilbert né en 1770
Officier de Voltigeur de la Garde Impériale,
Le Sergent GAFFIOT
P.C. né en 1791 médaillé de Saint Hélène,
SENOT Jean
Baptiste en service de l’an 13 à 1810…
MONTBARREY :
Berceau de DANTANT
Joseph médaillé de Sainte-Hélène,
Le Sergent FAGAUX
Jean Baptiste de la Légion du Jura en service de
1813 à 1818,
Le Sergent Major
HUDRY Jean Baptiste en service de 1806 à 1814,
Le Canonnier PETIT
Pierre Charles, né en 1794 ,
VAISSIER
Georges engagé volontaire au 1er
d’Artillerie à pied, sous-officier, maire de sa
commune natale en 1857…
Mais aussi VALLON
Charles, VERCEY Claude, VUILLIER
Alexis, VUILLIER Antoine…
SANTANS :
Berceau du Capitaine
BAURANS (BAURAND) qui fit campagnes de
Russie, d’Espagne et de Belgique,
BICHET Joseph
prisonnier de guerre en Russie,
Le Capitaine DUPRÉ
Jacques mort de maladie en 1804, titulaire de la
Légion d’Honneur,
GUYOT Français
qui fit la campagne d’Autriche puis servit six ans
en Espagne, cultivateur à la Vieille Loye en 1857,
VUILLAUME Jean
Baptiste, né en 1778, volontaire à 14 ans se
reconvertit dans la douane à cheval…
VILLERS FARLAY :
Le Chef d’Escadron
BARBE Charles, prisonnier des prussiens…
Le Colonel CAVAROZ
Claude François qui deviendra juge de paix à Villers
Farlay…
CAVAROZ Simon
notaire, juge de paix…
Le Lieutenant-Colonel
DUPERRON Louis François Sylvestre…
Les lecteurs qui
découvriraient ainsi un de leurs ancêtres et
voudraient obtenir plus d’informations le concernant
peuvent, ensuite, en obtenir par le biais du Service
Historique de l’Armée de Terre à Vincennes - BP 107
– 00481 ARMEES.
Rémy DÉMOLY – Chatelay.

N°
74 – Printemps 2005
1855 : Un enfant de CHATELAY,
disparaît sur le champ de bataille de MALAKOFF.
27 mars 1854 :
Français et Anglais déclarent la guerre à la
Russie : le Tsar vient de provoquer le conflit en
attaquant l’empire Ottoman…
Février 1855 :
le siège s’éternise, les troupes anglaises sont
pratiquement anéanties… Pour en finir avec la
forteresse imprenable de Sébastopol, l’Empereur
Napoléon III, envoie un renfort de quatre vingt
mille hommes aux troupes franco-anglaises…
Le 18 juin 1855 : Le
Conseil d’Administration du 19° Régiment de ligne
signale la disparition de LAFFORET Jean Pierre,
fils de Jeanne LAFFORET, né 20 juillet 1830 à
Chatelay, canton de Montbarrey, département du
Jura :
…taille un mètre
cinq cent quatre vingt et dix millimètres, cheveux
et sourcils châtains, yeux roux, front rond, nez
ordinaire, bouche petite, menton rond à la fossette,
visage rond, journalier, servant en qualité d’engagé
volontaire à Dole département du Jura a été reçu
sous les drapeaux le 20 avril 1850, a disparu du
Corps le 18 juin 1855, à l’assaut de la Tour
Malakoff et que malgré les recherches les plus
actives le Régiment n’a reçu aucun renseignement le
concernant depuis cette époque…
On imagine la douleur
qui a du être celle de Jeanne LAFFORET, cette
mère, sans nouvelle de son fils, âgé de 25 ans,
soldat parti vers des terres si lointaines.
Longtemps, elle a du nourrir le fol espoir de voir
réapparaître son petit, disparu soit mais peut-être
vivant, peut-être prisonnier ?
8 septembre 1855 :
Malakof formidable construction, aménagée par Eduard
Ivanovitch Totleben, qui défendait Sébastopol, est
enfin emportée d’assaut par les français, sous les
ordres de Motterouge et de Mac Mahon.
Ce même jour, le
général Pélissier, qui commandant le corps de
siège, reçut le bâton de maréchal et le titre de duc
de Malakof. Une station du métro parisien portera
plus tard son nom.
Qui se souvient
aujourd’hui de Jean Pierre LAFFORET mort au
champ d’honneur et dont on a même pas retrouvé le
corps ?
Nous lui devions bien
cet hommage ?
Rémy DEMOLY
N°
75 – Été 2005 - Le Val d’Amour –
Je demeure dans le Val d’Amour !
Qui d’entre nous n’a
pas, dans la voix, une pointe de fierté sinon
d’orgueil, lorsqu’il énonce son adresse ?
Il est vrai que nous
aurions des difficultés à dire : j’habite le Val de
la haine, le Val de l’antipathie, le Val de
l’horreur, le Val de l’aversion…
Quelle chance
avons-nous !
Mais nous ne sommes
pas les seuls sur cette terre à demeurer sur un site
qui comporte ce magnifique nom d’Amour.
Au Nord Est de l’Asie
c’est un fleuve de 4.327 kilomètres formé par la
réunion de l’Argoun et de la Chikla qui s’appelle
Amour (ou Sakhalin-Oula). Fleuve qui sépare
pendant une partie de son cours, la Sibérie de la
Mandchourie et se jette dans la mer d’Okhotsk. Il
donne son nom à une province russe.
En Algérie, c’est
un massif montagneux reliant la chaîne des Ksour à
celle des Ouled–Naïl (1100 a 1200 mètres d’altitude
en moyenne) qui s’appelle Amour.
Il y a un Val
d’Amour au Canada dans le comté de Restigouche,
province du Nouveau Brunswick et ce serait un
sentier appelé le chemin du Val d’Amour, au
long duquel le Parc Sugarloaf est situé, qui
mènerait vers le village de Val d’Amour.
La paroisse de Notre
Dame de Sacré Cœur de Val d’Amour a été
érigée en 1907, année de la nomination de son
premier Curé résidant : l’abbé Ernest d’Amours.
Mais plus proche de
nous, et qui existait déjà en 1318 en Ariège, près
de Belesta, ville de 1500 habitants, proche de
Montségur une chapelle fort réputée, dédiée à Notre
Dame du Val d’Amour. Ce Val d’Amour
tiendrait son nom d’un ruisseau nommé l’Amourel,
affluent de l’Hers, et qui semble s’être appelé
autrefois Amour…
‘’De vieilles légendes
pieuses et naïves
Transmises au cours
des âges font état de miracles
Que la Vierge Marie
accomplit en ces lieux
En faveur d’un berger
qui avait pansé les plaies
Des jambes ulcéreuses
avec l’eau d’une source
Qui sourdait
faiblement de la colline proche.
Et il en fut guéri, le cœur illuminé
Par une apparition au
nimbe étincelant.
Trois pauvres enfants aveugles, une jeune princesse,
Vont recouvrer la vue
en baignant leurs yeux morts
De l’eau miraculeuse…
…Du haut du Val
d’Amour
Le soir a la couleur
d’une aile de palombe
Il tombe un grand
silence du haut de mon clocher
Au loin le soleil
brille, et par-dessus les tombes
Passe un souffle
d’amour et de sérénité’’
Jean-Louis SALVAIRE

Poursuivons notre
recherche…
Saint-Amour,
ville de plus de 3.000 habitants, porte d’entrée en
Franche-Comté et du département du Jura qui devrait
envisager d’ailleurs un jumelage avec le village de
Saint Valentin !!!!
Le village de NANC lès
Saint- Amour, dans le Jura également, environ
250 habitants près de Saint Amour. Il existait
Villette les Saint-Amour qui depuis à fusionné avec
la commune de l’Aubépin.
Saint-Amour-Bellevue,
en Saône et Loire, environ 600 habitants,
Le Bois d’Amour
dans le Morbihan.
La Côte d’Amour
en Bretagne près des plages de sable de la
presqu’île Guérandaise… La Bretagne retrouve tous
ses charmes : les racines, l’imaginaire,
l’authenticité… et la celtitude en prime. Alors
crachin ou pas, il reste l’amitié….. dit le POINT
dans un de ses récents articles.
La Chambre d’Amour
en Pyrénées Atlantiques.
L’île d’Amour
au Perreux sur Marne (93), petite île avec quelques
habitations au milieu de la rivière Marne.
Certains, lieux-dits,
bâtiments, commerces portent ce nom d’Amour,
par exemple :
Bien entendu le square
Saint-Amour à Besançon,
Le Moulin Amour
en Normandie, moulin à eau encore en activité. Il
tient son nom de son ancien propriétaire Désiré
Amour, il est connu depuis l’an 1411,
Au Canada, c’est une
clinique réputée de St Romuald au Québec qui porte
de nom de clinique Saint Amour. On y soigne
l’anorexie, la boulimie… Dans la même région existe
un restaurant renommé ‘’Le Saint Amour’’…
Ceux qui ont raté de
peu cet honneur !
Le village d’Amou
dans les Landes a failli, à une lettre près se
trouver dans notre liste tout comme la charmante
bourgade de Damour près de Beyrouth au Liban
une lettre de trop…
On pourrait également
parler d’Hiroshima au Japon ? ‘’Hiroshima mon
amour’’ mais là, il s’agit d’un roman, d’un film
Lecteurs !
Connaissez-vous d’autres contrées, rivières,
régions, lieux-dits qui portent le nom d’Amour ?
Dans l’affirmative faites-en nous part afin de
compléter nos données
Recevrons-nous des
réponses à pleines poignées ?
Rémy DEMOLY

N°
75 Été 2005
8
mai 2005 -
Commémoration du 60° anniversaire
de la Victoire sur le nazisme.
Ce 8 mai dernier, les
habitants du Val d’Amour ont pu voir les Mairies et
monuments aux morts décorés de drapeaux et fleuris
par nos Anciens Combattants accompagnés des
autorités municipales.
Mais qui sont donc
ces hommes qui portent si fièrement ces drapeaux ?
Le Porte-drapeau
Texte de Rémy
DEMOLY pour la journée du Porte-drapeau patriotique
– octobre 1999 – Baume les Dames (25).
Une manifestation
patriotique, un défilé, des obsèques… Vous avez,
distraitement, regardé le porte-drapeau ; vous avez
jeté un coup d’œil aux belles couleurs du drapeau
déployé dans le vent sans un regard vers l’homme,
ou, quelques rares et précieuses fois la femme, qui
le portait ; cet homme bardé de médailles, la tête
couverte d’une coiffure d’un autre âge, képi,
calot, béret… Votre sourire est alors devenu
ironique, peut-être même moqueur devant cette image,
selon vous, anachronique…
La prochaine fois,
approchez-vous, observez bien ce visage marqué par
la vie que cet homme a offerte à son ‘’PAYS’’, à sa
‘’NATION’’, à ses frères de toutes races, de toutes
religions, de toutes opinions politiques avec pour
seul but : celui de défendre leur LIBERTÉ.
Voyez comme il est
fier ! Retiré dans son monde intérieur, pour lui,
seul existe son drapeau. Il en est la prolongation,
la base, le socle, la racine. Avec cette hampe
fièrement dressée vers le ciel, il honore Marianne.
Il présente ses hommages à la Nation ! Il glorifie
la France !
Ses gants blancs
dissimulent ses mains qui tremblent d’émotion, de
plaisir, d’orgueil même, tans son Ambassade est
chargée d’honneur et de dignité !
Le public ne
l’intéresse pas. Tout juste entend-il la musique
militaire qui résonne à ses oreilles, il n’écoute
que les ordres du maître de cérémonie afin d’arborer
avec panache et sans faiblesse les couleurs de son
pays, de son régiment, de ses frères d’armes, les
couleurs de la médaille qu’il porte si dignement,
ces couleurs qui, un jour, recouvriront sa propre
dépouille…
A quoi pense-t-il
alors ?
Il songe à ceux qui,
avant lui, autour de lui, se sont sacrifiés, aux
millions d’hommes de tous peuples qui ont donné
leurs vies pour défendre ces valeurs si rares et si
chères à son cœur : don de soi, sens du devoir,
courage, patriotisme, honneur, LIBERTÉ, ÉGALITÉ,
FRATERNITÉ !
Valeurs désuètes
avez-vous pensé ? Non ! Bien au contraire, valeurs
vivantes, puissantes, valeurs de tous temps, valeur
impérissables !
Voyez les larmes qui
jaillissent de ses yeux lorsque retentit la
Marseillaise l. Contemplez son visage rayonnant,
remarquez la ferveur qui l’illumine et vous serez
alors persuadé que ce bénévole anonyme vous
représente. C’est l’image de vos ancêtres, de vos
aïeux, de vous-même, de vos enfants. C’est le
gardien de vos valeurs, c’est la sentinelle qui
veille sur ‘’VOTRE HISTOIRE’’ ; c’est le
dépositaire, le représentant, de ce qui, même
inconsciemment vous est le plus cher !
Approchez-vous, venez
lui serrer la main, le féliciter. Son cœur en sera
rempli de joie et de satisfaction.

LES
‘’SOLDATS DU FEU’’.
Extrait de ‘’la
Sentinelle du Jura’’ (Archives Départementales du
Jura cote PR 204), lettre d’un lecteur :
22
avril 1866
MAIZIER Alexis, Sergent de la Compagnie de pompiers
à Montbarrey est mis à l’honneur…
Citation :… je suis
heureux d’avoir l’occasion de vous transmettre un
fait de cette nature et digne de remarque vous
priant d’en rendre compte dans votre estimable
journal si vous le jugez à propos.
MAIZIER Alexis,
sabotier et sergent de la Compagnie de pompier à
Montbarrey a dans maintes circonstances montré son
dévouement et son courage au péril de sa vie.
C’est ainsi
qu’il a sauvé des eaux en 1858 le sieur MAIZIER,
aubergiste à Montbarrey qui se serait noyé sans le
secours du sergent , qu’il en a fait autant à
l’égard du sieur ROCH de la Vieille Loye en 1856 en
se portant dans la rivière torrentielle de la Loue
alors débordée, pour retirer ses chevaux et sa
voiture que l’eau allait entraîner et engloutir.,
qu’il a retiré de cette même rivière le sieur
BARREAUX de Montbarrey prêt à se noyer, qu’il a
contribué témérairement à stopper les progrès du feu
mis à la forêt domaniale à Chaux en 1864, qu’il a
éteint, en grimpant sur la toiture de la maison, le
feu qui menaçait d’embraser la demeure du sieur
BŒUF, garde-barrière à Montbarrey.
Une conduite aussi méritante a besoin de
remerciements et on ne saurait mieux le faire qu’en
la faisant connaître au public. Fin de citation.
Allo le 18 ?
Chacun d’entre nous a
en tête ce numéro tout en espérant ne jamais avoir
besoin de le composer !
En effet, cet appel
doit être employé avec discernement. Ce n’est qu’en
cas de réel danger pour soi ou pour d’autres
personnes qu’il doit être utilisé, sachant qu’il
s’agit là, de déclencher des moyens de secours
conséquents.
Derrière le 18, se
cachent les Centres de Traitement de l’Alerte (C.T.A.),
généralement un par département. Dans le Jura le CTA
se situe à Montmorot.
Au sein de cette
structure, des équipes de sapeurs-pompiers
professionnels sont à l’écoute du public 24 heures
sur 24.
Les demandes de
secours sont enregistrées par un opérateur dont la
mission est d’identifier au plus vite la personne
qui appelle (le numéro s’affiche systématiquement
sur son écran) et de lui faire préciser tant la
nature du sinistre (accident, incendie, malaise…)
que sa localisation (selon les départements, le
système informatique permet de visualiser en direct
la carte du secteur concerné).
Conseil
important : Surtout, lorsque vous appelez le 18,
ne raccrocher pas avant que votre interlocuteur ne
vous y invite… En effet, souvent, trop souvent,
l’appel se résume ainsi : ‘’vite, vite, envoyez des
secours… il y a le feu…’’ et dans l’affolement et la
précipitation, le correspondant raccroche sans
indiquer plus de précisions sur le sinistre
constaté : localisation, ampleur et type d’ incident
… Rappelons-nous que les demandes de secours sont
centralisées en un point unique : le CTA !.
Si l’interlocuteur
s’avère crédible (il y a toujours des petits malins
qui jouent de la fausse alerte ! ), l’opérateur est
alors à même d’envoyer des secours. La gestion de
l’alerte est aujourd’hui assistée par
l’informatique. A chaque sinistre ou accident la
‘’machine’’ propose tout un panel de moyens adaptés
à la situation. De même, les centres de renforts
sont immédiatement répertoriés).
Les Soldats du Feu,
professionnels comme volontaires, sont alarmés sur
leur bip individuel, le Chef du détachement,
responsable de l’opération, reçoit alors un ‘’ordre
de mission’’ stipulant tous les renseignements
utiles. En fonction de la demande de secours, le
stationnaire (CTA) peut engager plusieurs types de
véhicules. Simultanément, il informe les autres
services publics (Police, Gendarmerie, DDE, SAMU,
GDF, EDF… etc. Dans le cadre d’intervention de
grande envergure, le CTA peut demander le renfort de
moyens extra départementaux.
Arrivés sur les lieux
de l’intervention, le premier chef d’agrès effectue
une reconnaissance et adresse au CODIS un premier
message de situation. Des plus précis, ce message
permet, si besoin, une montée en puissance du
dispositif et d’informer les autorités
départementales de l’opération en cours.
Souvent, le système de
gestion des secours est interactif : il est
renseigné en permanence par les professionnels et
les volontaires qui doivent préciser, à l’avance,
leurs disponibilités en jours et en heures. Et, si
autrefois il fallait appeler 20 pompiers volontaires
pour être sûr d’en retrouver cinq au départ du
camion, ce n’est plus exact aujourd’hui, même si les
pompiers préfèrent en contacter deux ou trois de
plus afin de garder une petite marge de sécurité
envers les impondérables…
Enfin, derrière le
112, numéro d’appel européen, il y a toujours un
interlocuteur. Mais, selon les pays, il varie. Ce
sont très souvent des sapeurs-pompiers, des
policiers ou des services médicaux d’urgence qui
répondent. Il se peut aussi que ce soit des
prestataires de services susceptibles de mettre le
demandeur en relation avec le service local voulu
(pompiers, médecins mais également la poste ou tout
autre service commercial dans certains pays de
l’Union Européenne).
Un peu plus de 242.000
Soldats du Feu sont en service en France. Placés
sous la tutelle du Ministère de l’Intérieur, les
Sapeurs-Pompiers dépendent de la Direction de la
Défense et de la Sécurité Civile (DDSC). Au niveau
de chaque département le Service Départemental
d’Incendie et de Secours (SDIS) est placé sous une
double autorité : celle du Préfet (gestion
opérationnelle) et celle du Président du Conseil
d’Administration (CASDIS) pour la gestion
administrative et financière.
L’État-Major du SDIS
39 a son siège à Montmorot. Il est actuellement
placé sous le commandement du Lieutenant-Colonel
Hervé JACQUIN, Directeur Départemental par intérim.
Pour faire face à tous
les types de risques, la France dispose de plus de
sapeurs-pompiers qui se répartissent entre les
Professionnels (un peu plus de 30.000), les
Volontaires (près de 200.000), les personnels du
Service de Santé (un peu plus de 8.000) et les que
les 9.000 sapeurs-pompiers militaires (Brigades des
Sapeurs-Pompiers de Paris et Bataillon des Marins
Pompiers de Marseille).
Actuellement, 85% des
sapeurs-pompiers sont issus du volontariat, 13% sont
professionnels, 54% d’entre eux ont moins de 35 ans.
Les femmes représentent près de 15% de l’effectif
total.
Le Corps Départemental
des Sapeurs-Pompiers du Jura compte un peu plus de
2.000 membres dont une centaine de professionnels.
.Depuis plusieurs
années, les sapeur-pompiers volontaires rencontrent
de réelles difficultés pour concilier leurs
obligations professionnelles avec la disponibilité
qu’implique le volontariat. De nombreux centres de
secours, en zone rurale, sont ‘’handicapés’’ par ce
problème de disponibilité diurne.
Toutefois, de plus en
plus de conventions interviennent entre les
employeurs et les organismes concernés sachant que
les volontaires peuvent être appelés à chaque
instant et qu’ils doivent suivre impérativement 200
heures de formation tant sur le plan incendie, que
celui du secourisme ou de la connaissance et du
maniement des matériels à utiliser. Ces volontaires
se recrutent sur l’ensemble de la population mais
également chez les médecins, les infirmières/iers,
vétérinaires, pharmaciennes/ciens…
Dans notre prochain
bulletin, et sur le même sujet, nous vous parlerons
des Centres de Secours de Mont-Sous-Vaudrey, de
Mouchard et de Cramans ainsi que des groupes de
Sapeurs-Pompiers municipaux.
L’actualité diffusée
par les médias nous indique combien les
Sapeurs-Pompiers paient un lourd et fort douloureux
tribu pour assurer notre sécurité ; aussi, je ne
saurais que vous engager à réserver un accueil
généreux et chaleureux au calendrier qui vous sera
proposé dans quelques semaines pour la nouvelle
année 2006 par ces femmes et hommes qui méritent
toute notre plus grand respect et notre
reconnaissance absolue.
Rémy
DEMOLY

avec l’aimable et
efficace concours de
M. le Sergent/Chef
Raphaël LETOURNEUR,
Chef du Service de
Formation/Ressources
Humaines du Groupement
Nord – CSP Dole.
Remerciement pour son
accueil à
M le Capitaine Alain
CRISINEL,
Chef du Groupement
Nord à Dole.
LES
‘’SOLDATS DU FEU’’. (suite)
En ce qui concerne
plus spécialement le Val d’Amour, mais qui
peuvent être appelés en renfort dans d’autre
secteurs, trois Centres sont en activité :
Le Centre de
Secours de Mont-Sous-Vaudrey, construit en 1998,
il fait partie du Groupement Nord et dépend de Dole.
Il compte actuellement
dans ses rangs 32 volontaires : 1 officier, 9
sous-officiers et parmi eux deux éléments féminins.
Sous la direction du Lieutenant Jean Pierre AGOSTINI,
ce service couvre 22 communes pour environ 6.000
habitants.
Le Médecin Capitaine
Mohamed EL OUAZZANI est attaché à ce Centre de
Secours qui a été doté d’une ambulance (VSAB).
Depuis la réception de ce matériel performant, les
interventions du Centre ont fortement augmenté ;
environ 80% d’entre elles sont à destination de
personnes victimes de malaises ou d’accidents
corporels.
Le Centre
d’Intervention de Cramans, fait partie du Groupement
Est et dépend de Champagnole, inclus dans le CIS de
Salins les Bains.
Il couvre les 4
communes de Cramans, Champagne-sur-Loue, Ecleux et
Villers-Farlay au service d’environ 1.500 habitants.
Le Major Jean-Claude Bert qui, a été un des artisans
d l’intégration du centre au SDIS 39 en 1989,
assurait sa direction, il a transmis le 12 novembre
dernier son commandement à l’Adjudant Christophe
DUGOIS. Le Cide Cramans compte 12 volontaires dont 4
éléments féminins et 4 jeunes gens de moins de 18
ans. Il est doté entre autres d’un camion
spécialement aménagé pour lutter contre les feux de
forêts. Les interventions s’évaluent à environ 4 à 5
par mois.
Le Centre de Secours
de Mouchard, est également rattaché au Groupement
Est et dépend de Champagnole.
Il couvre les 3
communes de Mouchard, Port-Lesney et Pagnot, au
service d’environ 1800 habitants. Il est dirigé par
l’Adjudant Didier JUNOD. Il compte 11volontaires
dont 4 éléments féminins. Les interventions
s’évaluent à environ 70/80 par an.
S’ajoutent à ces
différents organismes de secours trois CPI (Centres
de Première Intervention), Sapeurs Pompiers
communaux volontaires qui dépendent directement du
Maire et n’interviennent que dans leurs communes :
Chamblay , Chissey, La Loye. Ils sont composés de
bénévoles formés de la même manière que les Sapeurs
Pompiers au niveau du Groupement. Des manœuvres
mensuelles, au sein de ces unités, aguerrissent le
personnel et permettent de vérifier les matériels
afin d’en assurer l’entretien ou, le cas échéant, le
renouvellement.
Le problème le plus
important de ces Centres de Première Intervention
est certes celui du recrutement. En effet, les
contraintes familiales et professionnelles
dissuadent souvent, et c’est fort dommage, ceux qui
aimeraient collaborer activement à ces activités
locales de secours fort utiles sinon indispensables
pour la population.
Jeunes filles, jeunes
hommes qui désirez rendre service à vos concitoyens
en participant utilement aux opérations locales de
secours et de sauvetage, même si vous résidez dans
les villages des environs immédiats, n’hésitez pas à
prendre contact avec les CPI de Chamblay, Chissey,
La Loye. Le meilleur accueil vous y est garanti. Une
formation aux techniques de premiers secours et
d’utilisation de matériels spécialisés vous est
assurée.
Le CPI de Chamblay :
Il est placé sous la direction de l’Adjudant
Yves BEAUGENDRE et comprend 9 membres dont 1
moniteur de secourisme. Il pratique environ 25
interventions de secours par an. Il est doté d’un
matériel performant dont un véhicule SG 2 Renault,
d’une moto-pompe de 60 M3, d’appareils
d’oxygénothérapie et, depuis peu, de détecteurs de
monoxyde de carbone (CO).
Cette équipe, très
active, soutien par l’installation de postes de
secours les diverses manifestations prévues par des
Associations locales comme les randonnées annuelles
de l’Association de développement du Val d’Amour (ADAVAL),
les cérémonies patriotiques etc... De plus elle
s’est organisée en une Amicale qui, chaque année
organise entre autres animations, un loto mais
également une fête patronale doublée d’une brocante
et d’un feu d’artifice. Ces activités ont servi et
servent toujours au financement d’achat ou de
renouvellement de matériel de secours.
Le CPI de Chissey :
Il est placé sous la direction de l’Adjudant
Daniel CHENU. Il comprend 9 membres pour quelques 20
interventions annuelles. Son matériel comprend entre
autre un véhicule d’intervention de marque Citroën
et 1 moto-pompe de 40 m3. L’équipe de Chissey est
particulièrement bien soudée et efficace ; elle
organise régulièrement des animations comme, chaque
année, le fameux ‘’cerf à la broche’’ pour la fête
patronale du 15 août mais également un
souper-dansant en octobre. Les revenus de ces
réjouissances permettent l’achat de matériel
d’équipement.
Illustration :
l’ancien véhicule du CIP de Chissey un FI Ford des
années 1950 actuellement déposé au musée des Sapeurs
Pompiers de Saint-Aubin.
Le CPI de La Loye :
Il dépend directement du Centre de Secours de Mont
sous Vaudrey commandé par le Lieutenant BERTRAND
Alain. Il est placé sous la direction de l’Adjudant
Jean Noël GUYENOT qui transmet actuellement ses
responsabilités au caporal chef Hubert GIRARD. Il
comprend 13 membres. Le matériel est en parfait état
et comprend entre autre un véhicule de première
intervention ‘’VPI’’ de 400 litres, d’un d’appareil
d’oxygénothérapie, d’une moto pompe de 80 m3, d’un
groupe électrogène…
L’équipe de La Loye,
très active et bien organisée, intervient entre 15 à
20 fois par an. Elle organise chaque année un repas
annuel.
En conclusion à ces
pages concernant les ‘’SOLDATS DU FEU’’ et
afin de leur exprimer toute notre estime :
On sait, par le biais
des informations télévisées, radiophoniques ou de
presse que l’ensemble de ces professionnels et
volontaires et autres bénévoles qui ont choisi ces
activités à risque paient chaque année un lourd
tribu pour la sauvegarde et la sécurité de leurs
concitoyens.
Sans cesse sur le pied
de guerre, ils sont là pour assurer la protection
des personnes et des biens, mais également pour la
protection de l’environnement (pollutions, risques
chimiques, incendies, inondations, risques divers en
matière de transport, agressions naturelles
chimiques ou technologiques). S’y ajoute pour
certains les formations particulières : cynophiles,
plongée, secours en milieux périlleux,
sauvetage-déblaiement…
Leurs tâches sont
très étendues et diverses, leur courage bien connu.
En effet, quotidiennement ces femmes et hommes
témoignent qu’entraide et dévouement ne sont pas de
vains mots. Ils méritent notre plus grand respect et
l’assurance de notre vive reconnaissance. Nos
enfants ne s’y trompent d’ailleurs pas qui rêvent
tous, un jour ou l’autre de devenir sapeur-pompier !
Bravo à toutes ces
jeunes femmes et hommes qui veillent intensivement
et inlassablement sur notre sécurité et qui ont
droit à notre très haute considération.
Rémy DEMOLY
Poème
de Madame Viviane PAPILLON de La Vieille Loye.
LE
VIEIL ARBRE ET LA MORT.
Oh ! L’Arbre mort
Tu dors ?
Tu es couché
Pour l’Éternité.
Couvert de blanc
Fais-tu semblant ?
De te donner l’air
Jeune et très fier ?
La neige et les frimas
Le gel, la pluie, le
vent
Rendement et quota
Jeunisme performant…
Oh ! L’Arbre mort
Tu dors ?
Tu es couché
Pour l’Éternité.
Couvert de blanc
Fais-tu semblant ?
De te donner l’air
Jeune et trop fier ?
Le Printemps et tes
fleurs
Tes branches et tes
feuilles hirsutes
Pommes fondantes à
cœur
Bourgeons. Éole
chahute…
Oh ! L’Arbre mort
Tu dors ?
Tu es couché
Pour l’Éternité.
Couvert de blanc
Fais-tu semblant ?
De te donner l’air
Jeune et pas fier ?
Oh ! Vieil Arbre gris
Certains, debout, ne
savent pas la Vie
Et toi, couché, tu
connais la vraie Vie !
Auteur : Viviane
PAPILLON
de La vieille Loye
(39)
Quelle image éloquente
que cet arbre abattu, couché sur le sol ; végétal
qui semble perdu et qui, contre toute attente, lutte
en permanence, utilise avec opiniâtreté toutes ses
ressources afin de fournir chaque année des fleurs
magnifiques qui deviendront des fruits délicieux.
Belle leçon de
courage et d’espoir pour nous, humains, qui trop
souvent démissionnons face à nos problèmes de santé,
tragédies ou petits bobos !
Rémy
DEMOLY
Regards sur le
passé.
Extrait de
la
SENTINELLE DU JURA du 28 mars 1865.
MONT SOUS VAUDREY. -
Lettre d’un lecteur.
Acte de dévouement
digne d’éloges.
Mon père âgé de 68
ans qui s’était égaré, mercredi soir, en suivant les
chemins du bois qui avoisinent la commune de SOUVANS,
a passé la nuit dans ces bois par un froid glacial
et malgré d’actives recherches faites par moi et
plusieurs personnes qui ont droit à ma
reconnaissance, n’a pu être retrouvé que le
lendemain soir 23 mars à 4 heures du soir, par un
jeune homme, le nommé BANET Elysée de SOUVANS qui
l’a découvert gisant immobile dans une sorte de
bas-fond marécageux.
Il s’est empressé de
relever mon père et n’ayant pu le faire marcher, il
l’a chargé sur ses épaules et l’a porté ainsi
jusqu’à son domicile où il est arrivé exténué de
fatigue après un trajet de près de 3 kilomètres
opéré sur des chemins difficiles.
Là, mon père a été, de
la part de son courageux bienfaiteur et de sa femme,
l’objet des soins les plus attentifs.
Je vous serais obligé
de bien vouloir faire connaître à vos lecteurs cet
acte de dévouement.
Extrait de la
SENTINELLE DU JURA du 28 mars 1865.
CHATELAY le 7 février
1866.
Noces agitées.
Des jeunes de la
commune de CHATELAY avaient imaginé de donner un
charivari à deux jeunes mariés mais la plaisanterie
fut mal goûtée par les familles des deux époux et on
ne tarda pas à en venir aux coups ; il y en eut
d’assez graves portés de part et d’autre, il paraît
même que le père de l’épouse a été dangereusement
atteint. Procès verbal a été dressé avec les
fauteurs de cette source de désordres.
Ne
jetez rien ! Donnez ! Posez des questions !
Un petit village sur
les bords de la Loue, non loin de la forêt de Chaux.
Louis, 72 ans, habite
dans une vieille demeure qui a abrité ses aïeux
depuis des temps immémoriaux. Ses deux petites
filles sont là, en vacances. Elles s’ennuient un
peu ; il pleut, le grand-père n’a pas d’ordinateur
et les consoles de jeux n’amusent qu’un temps…
Dans le fond de cette
vieille cave voûtée, un amoncellement de bocaux et
de vieilles bouteilles vides…
- Nous allons jeter
tout çà, grand’mère n’est malheureusement plus là
pour faire de conserves ou des confitures et puis
ces bouteilles sont réellement moches n’est-ce pas
les filles ?
- Oui grand-père,
elles sont difformes et toutes pleines de bulles
d’air… Il n’y en a pas une pareille que l’autre…
Cinq voyages furent
nécessaires pour emmener au ‘’container verre’’ tous
ces vieux flacons disparates… Les filles s’amusaient
comme des folles à faire éclater le verre dans le
grand récipient métallique presque vide, le bruit
était infernal. Il ne restait plus que cinq
bouteilles dans la brouette lorsque la voisine,
attirée par le tapage s’approcha des deux jeunes
filles…
- Qu’est que c’est que
ce raffut qui dure depuis une demi-heure leur
dit-elle tout en souriant ?
- Nous débarrassons
la cave de grand-père répondent les jeunes filles…
- Mais, mais, ce sont
de très anciens flacons, soufflés à la bouche, ils
sortent tout droit de la verrerie du village
voisin…. Quelle horreur ! Vous avez brisé toutes ces
reliques ? J’en pleurerais… Quel gâchis !
- Vous auriez pu faire
le bonheur de bien des collectionneurs ou d’amoureux
des choses anciennes en leur offrant ces fiasques,
témoignages de notre histoire locale. Ils les
auraient posées religieusement sur leurs cheminées…
Les auraient fait admirer par des connaisseurs, les
auraient prêtées pour des expositions… Ce sont les
traces de notre passé, le travail de vos ancêtres…
Épilogue : le
grand-père se fait gentiment ‘’remonter les
bretelles’’ par ses petites-filles et pour se faire
pardonner leur promet que lorsqu’elles
débarrasseront le grenier de toutes les vieilleries
qui l’encombrent, elles poseront auparavant, toutes
les questions nécessaires à la voisine amoureuse des
vieilles bouteilles, à l’instituteur de village qui
s’intéresse à l’histoire locale ou au professeur
d’histoire de la Faculté qui vient au village y
passer ses fins de semaines…
---------------
Souvent, ces objets
qui nous semblent sans valeur, usés, démodés,
désuets, obsolètes et surtout encombrants
représentent, même quelques fois en mauvais état,
une valeur certaine et précieuse pour un
collectionneur, une association de recherche
d’histoire locale, un musée…
Par exemple, certaines
tuiles anciennes sont signées et introuvables
ailleurs que sur ou sous votre toit… Le vieux moulin
à café mural… Les outils anciens qui ravissent les
écomusées… Les cartes postales dont la valeur est
fixée certes sur ce qu’elles représentent, par le
timbre postal qu’elles portent mais également sur le
plan généalogique, par les adresses et les textes
qu’elles affichent… Les vieux livres, même en très
mauvais état peuvent faire le bonheur de
bibliothèques municipales tout comme les journaux
anciens… Les lettres du grand-oncle qui a fait la
guerre de 14/18 et qui écrivait du front… Cette
liste n’a pas de fin…
Sans esprit bassement
commercial on peut faire des heureux autour de soit
et même, par-là contribuer grandement à l’éducation
des jeunes générations en remettant à des
responsables conscients et justement
‘’responsables’’ ces vieilleries qui envahissent
votre espace.
Pour terminer,
j’ajouterai que j’ai toujours obtenu de la part
d’antiquaires, de spécialistes de la récupération ou
de chineurs avertis, des indications très honnêtes
sur la valeur réelle des objets que je leur
montrais. La vente est certes quelque peu
rémunératrice mais le don est combien plus
gratifiant… Imaginez vos vieux flacons exposés
dans un écomusée avec une petite fiche devant : Don
de M. Louis…..
Rémy
DEMOLY

N°
81 Hiver 2006.
ASSOCIATION DES VILLAGES DE LA FORÊT
DE CHAUX.
Crée à
l’instigation de Maître BOUVIER, Président-Fondateur,
en 1985 – étude du site par un ethnologue - pose de
la première brique de réhabilitation du site en 1990
– premier visiteur d’une exposition sur les
charbonniers en 1992 – actuellement reconstruction
originale d’un habitation datant de 1830, démontée
en 1932 (maison qu’avait habité la famille SIRE et
dans laquelle un des habitants actuels de la Vielle
Loye est né)… de nombreux autres projets…
Comment qualifier
cet important groupe de gens de qualité qui oeuvrent
dans de très nombreux domaines se rapportant à la
forêt de Chaux, sinon par des mots tels que :
exceptionnel, efficace, brillant, original,
authentique, intelligent…. et j’irais même jusqu’à
employer les mots de savant, essentiel,
indispensable. L’étude de ses activités et de son
programme m’a littéralement époustouflé et rempli
d’admiration !
Remercions en
effet tous ceux qui s’activent bénévolement sous la
direction éclairée de leur Président Alain GOY,
dans de si différentes matières qui touchent toutes
à la défense de notre patrimoine matériel et
historique commun.
Je n’en citerai ici
que quelques-unes :
- Expositions
thématiques sur
les métiers du
bois (entre autres mise à feu de moules à charbon…),
la pharmacopée
forestière, (entre autres : découverte des
champignons…),
la faune de cette
forêt (loup, croyances, superstitions, brâme du
cerf),
la production
verrière,
la vannerie…,
- Musée de la
Poterie Joseph MARTIN à ÉTREPIGNEY,
- Armoiries
pour les communes,
-
Constructions nouvelles (oratoires, ruchers, baccus,
fours à pain…),
-
Restaurations de sites anciens (baraques du 14,
Fours à pain, borne royale…),
- Aménagements
de sites touristiques (Chênes aux Vierges,
fontaines, Croix…),
- Animations
et fêtes populaires (Gens de métiers de Chaux, La
maison en bois de lune…,
- Signalétique
(panneaux-rappels historiques…),
-
Colonnes-guidons,
- Veillées à
Thèmes (veillée paysanne, bûcheronne, retour aux
sources, révolte des Demoiselles, le Feu, les
Fouletots (lutins)…),
-
Participation active à de nombreuses festivités
locales,
-
Publications : (bulletin annuel en Février,
monographies, cartes touristiques livrets de
découverte, catalogue d’exposition,
- Voyages
culturels,
- Accueil
d’étudiants étrangers,
- Groupe de
danse (évoluant sur les thèmes du cerf et de la
forêt),
- Liens
étroits avec d’autres Associations locales comme :
Les Alwati :
le plus ancien groupe traditionnel de notre région
né au village de La Loye. Musiques, chants, danses
et vieux Métiers. Responsable M. Henri MEUNIER tél
03 84 71 35 68.
Chamave :
groupe traditionnel. Musique, chants, patois.
Responsable M. MAUBLANC tél 03 84 71 35 68.
Confrérie
St-Nicolas des Radeliers de la Loue :
techniques et pratique du flottage sur la Loue.
Responsable M. Robert FRIANCIOLI, tél 03 84 37 64
36.
Les conteurs du
Pays de Chaux : Responsable M. Alain GOY,
tél 03 84 71 72 07.
L’arbre aux
Fouletots :Transmission active des gestes
et des savoir-faire (stages). Responsable M. Charles
GATELIER, Tél 03 84 81 56 29.
Etc etc…
Cette Association a
déjà reçu de nombreuses marques de reconnaissance
comme :
- le Prix de
la fondation des Pays de France
- le Prix
‘’Servir’’ du Rotary club de Dole
- le 1° Prix
du concours régional des chantiers de
bénévoles,
- le 1° Prix
du concours national des chantiers de
bénévoles…
On ne peut
qu’applaudir à ce travail gigantesque qui est ainsi
réalisé et soutenir totalement et de tout cœur cette
action magistrale.
On peut adhérer à
cette Association en écrivant à : A.V.F.C. – 39700 –
ÉTREPIGNEY ou en prenant contact avec les membres de
l’Association aux baraques du 14 en Juillet et en
Août à La Vieille Loye.
Parenthèse à propos
des Charbonniers
Comme dans d’autres
régions de France, en Franche-Comté et plus
précisément semble-t-il dans le Jura, les
charbonniers, bûcherons, coupeurs de bois, fendeurs,
élagueurs, scieurs, leveurs d’écorce, charpentiers
et autres métiers du bois, vivaient dans les forêts
se déplaçant avec leurs familles au gré des coupes
de bois.
Ces populations,
nomades par nécessité d’emploi, souvent, par
méconnaissance, mal perçues par les habitants des
villes et villages, se sont, pour des raisons de
sécurité et d’entraide, rassemblées dans des groupes
très fermés tels celui des Bons Cousins
Charbonniers.
Les membres de ces
confréries, initiés au cours de réunions secrètes et
selon des rituels précis et confidentiels, usaient
de mots, de signes et de gestes leur permettant de
se reconnaître entre eux.
Légende ou réalité,
on rapporte dans certains ouvrages, que le roi de
France, François I°, s’étant égaré au cours d’une
chasse dans les forêts royales avait ainsi surpris,
par hasard , un groupe de Bons Cousins Charbonniers
en pleine réunion clandestine. S’étant enquis sur ce
qui se passait sur ses domaines, il aurait exprimé
sa volonté d’être reçu Bon Cousin Charbonnier ;
initié sur le champ, serait ainsi devenu le
protecteur de cette société qui s’étendit, plus tard
et sous son règne, en Angleterre et en Allemagne…
Toujours selon ces
récits, François I°, Roi de France, s’étant assis,
au cours de cette séance, sur le billot présidentiel
du ‘’Père Maître’’, il en aurait été chassé avec
véhémence.
‘’Charbonnier est
maître chez soi !’’ lui aurait-il été rétorqué,
d’où serait issue la sentence bien connue et encore
utilisée de nos jours.
Faut-il accorder avoir
la ‘’Foi du Charbonnier ‘’ pour accorder
crédit à cette belle histoire ?
Références :
Larousse :
‘’Charbonnier est maître en sa maison’’ autrement
dit le plus pauvre homme est maître en sa demeure.
Foi du
Charbonnier : Foi naïve et robuste des âmes
simples.*
Les Bons Cousins
Charbonniers – Pierre MERLIN – éditions du Folklore
comtois. 2005. (2005)
Jacques BRENGUES,
auteur de ‘’La Franc-maçonnerie du Bois Protectrice
de la Forêt (éditeur Guy Trédaniel 76 rue Claude
Bernard – 75005 Paris).(1991).
· Loin de moi
la prétention de corriger le Larousse mais ce mot de
‘’naïve’’ ma paraît mal utilisé dans ce
contexte.
Cette Foi du
charbonnier n’était pas si ‘’naïve’’ qu’il y
paraît ; je l’imagine plutôt consentie, peut-être ‘’robuste’’
mais surtout appliquée avec détermination. Les
charbonniers n’étaient pas, pour la plupart, gens
naïfs parce que de petites conditions comme on
voulait le faire croire !
Souvenons-nous par
exemple que pour ne pas être envahis, les
charbonniers, lorsque des inconnus se présentaient
sur leur territoire, se noircissaient plus encore le
visage afin d’accréditer les craintes des gens des
villes qui les comparaient à des créatures
sataniques et les soupçonnaient de se livrer à des
pratiques de sorcellerie !
Réaction intelligente
de ces travailleurs du bois, loin de la naïveté
qu’on pouvait leur prêter si on ne les connaissait
pas. Vivant en pleine forêt, tirant du sol et de
l’espace environnant leur subsistance, ceux-là
n’étaient justement pas naïfs ni ‘’déconnectés’’
pour employer un mot d’actualité, et possédaient la
véritable intelligence humaine qui leur faisaient
protéger sagement la source de leurs maigres
revenus. C’est cette intelligence que beaucoup
d’entre nous cherchent maintenant à retrouver après
avoir pu constater les méfaits d’une civilisation
débridée sur la Nature. Que ne les a-t-on pas mieux
écoutés et suivi leurs conseils !
Rémy DEMOLY

N°
82 - spécial commémoration Jules Grévy
LE
CANARD AU PALAIS DE L’ÉLYSÉE
Conscient des risques
démesurés qu’il encourait, Votre Canard préféré,
celui de la Loue, a pris son envol, un beau matin
pour rejoindre la capitale.
En effet, afin de
pouvoir informer ses lecteurs et malgré les rumeurs
de grippe aviaire qui refaisaient la une des
journaux, malgré nos chasseurs, autorisés en cette
triste période à tirer dans tous les coins et sur
tout ce qui vole, j’ai pris la direction de Paris et
suis allé voir mes congénères du palais de l’Élysée.
Je courrais des
dangers certes, connaissant les menus des réceptions
présidentielles comme celui concocté par Paul Bocuse
en 1975 pour le Président Valéry Giscard d’Estaing,
avec en entrée une escalope de foie gras de
canard poêlée au verjus, mais également, la même
année, ce menu avec pour plat principal un canard
Claude Jolly, une création Michel Guérard et
comble, le jour de mon arrivée, le menu comportait
des aiguillettes de canard….
Mes nouveaux amis,
palmipèdes des jardins du Palais présidentiel, se
savaient protégés. C’était parait-il une très
ancienne tradition du lieu que d’y apporter ses
propres canards et tout au moins de les y laisser
vivre en paix.
Les divers Présidents
qui se sont succédés depuis les lustres et pour ne
citer que les derniers : messieurs Jacques Chirac,
François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing, Alain
Poher (intérimaire), Georges Pompidou,à nouveau
Alain Poher (toujours intérimaire), Charles de
Gaulle, René Coty, Vincent Auriol, bien que, comme
on l’a vu plus haut, ne refusant pas l’inscription
sur les menus d’oiseaux sauvages ou d’élevage, ont
apporté constamment leur protection aux canards de
l’Élysée. Seul, parait-il et selon les faits
historiques rapportés, le Président Paul Deschanel
ne nous portait pas dans son cœur… Seul, selon
l’histoire, le Président Paul Deschanel (celui tombé
du train…) en 1920, nous a poursuivi de son
inimitié… Coup de chance pour nous, il n’est resté
Président que durant sept mois…
On peut supposer très
sérieusement d’ailleurs, que cette assistance
émanait surtout des épouses de ces hommes d’État,
bien trop occupés eux-mêmes, par les charges de
leurs fonctions prestigieuses, pour se soucier du
sort des ‘’coin coins’’ du palais… Le cellier
peut-être les intéressait davantage…
D’autre part,
l’ensemble des jardiniers, employés, gardes,
techniciens qui oeuvraient sur place avait pour
consigne implicite de ne pas les effrayer et de les
défendre contre toute agression. Seuls les chiens
des présidents, privilégiés, avaient le droit de
jouer avec eux, tentant de les effrayer lorsqu’ils
courraient sur les pelouses.
Mais je m’égare !
J’étais là pour bien autre chose : quelles traces
matérielles, au Palais de l’Élysée, a pu laisser
Jules Grévy, l’enfant du pays durant son mandat ?
Un brin suffisants et
guindés les canards de l’Élysée… Propres sur eux,
pas ébouriffés, replets, parce que trop bien
nourris, mais très cordiaux et fiers d’étaler leur
savoir surtout qu’il s’agissait d’informer un
hurluberlu comme moi, tout droit issu d’une campagne
éloignée et dont ils savaient tout juste même que de
cette magnifique région du Jura leur avait donné un
Président de grand renom, ferme dans ses convictions
et dont on disait : ‘’ses mots sont frappés en
médaille’’ tant sa finesse d’esprit et sa
maîtrise du langage étaient remarquables.
Pourtant, barbotant de
concert dans la fontaine du parc, installée sous la
présidence de Monsieur François Mitterrand, mes
semblables, canards, canes et canetons, m’apprirent
bien des choses.
C’est le Président
Jules Grévy qui fit construire en 1881, le ‘’Jardin
d’hiver’’, prolongement de la salle des Fêtes,
et dans lequel se sont tenues certaines conférences
de presse. Galerie vitrée à ossature métallique,
elle a abrité, à l’origine, des plantes exotiques.
Plus tard, les
Présidents Valéry Giscard d’Estaing et François
Mitterrand ont confié à des architectes réputés, la
réfection de cette serre qui sert, aujourd’hui pour
les cérémonies officielles de remises de
décorations, dîners d’État ou Arbre de Noël de
l’Élysée.
C’est notre Président
franc-comtois qui, durant son mandat, a fait
installer le téléphone au Palais. Mes amis
canards parisiens m’ont affirmé que ni dans les
greniers, ni dans les caves de l’Élysée ne
subsistait, malheureusement, de matériel
téléphonique de l’époque qui aurait pu y être remisé
et surtout, une fois récupérés, être placé en
exposition à la médiathèque de Mont-sous-Vaudrey par
exemple ????
Jules Grévy fit poser
également une pendule sur le bâtiment central,
voulant on pourrait l’imaginer, rappeler ainsi à ses
visiteurs, que l’exactitude est la politesse des
rois ?
Il ne m’a pas été
possible de savoir si cette pendule était d’origine
comtoise, elle a été elle-même changée et il
m’aurait fallu, comme pour la lecture des menus des
réceptions officielles afin de savoir si le
Président Jules Grévy y avait fait inscrire le brézi,
la saucisse de Morteau ou de Montbéliard et la
cancoillotte, il m’aurait fallu disais-je, consulter
une montagne de documents déposés au Centre
historique des Archives Nationales à Paris (AN F21
1456 et 1460 - Bâtiments civils et palais royaux,
travaux et entretien, palais de l’Élysée et 4AG
634-638 archives du service de l’architecture). Le
temps m’a manqué pour cette tâche écrasante…
Par contre, ce qui
est certain c’est que cet estimable comtois, dont la
table était réputée, avait introduit les vins du
Jura sur la table présidentielle ainsi que le
rappelle M. Pierre JEAMBRUN dans son ouvrage ‘’Jules
Grévy ou la République debout – Tallandier 1991. ‘’La
table du Président était très confortable et les
vins de Pupillin y règnaient en maîtres’’.
Apprenant avec
horreur, que dans le jardin d’hiver, croissaient des
orangers, j’ai quitté en catastrophe les jardins de
l’Élysée pour revenir dans mon Jura natal… Un de mes
ancêtres avait ainsi disparu sur une table
prestigieuse, accommodé en canard à l’orange…
*Brézi :
bœuf fumé séchés dans l’intérieur de la cheminée,
viande boucanée, conservée par dessiccation.
Rémy
DEMOLY

Même n° 82 - Nous avons lu pour vous
Pour ceux qui
s’intéressent à l’histoire locale, nous leur
conseillons de lire ‘’
…une réédition du
livre ‘’La Sorcellerie au pays de Quingey’’ paru en
1947, dans lequel son auteur, Francis BAVOUX, dresse
un panorama du pays de Quingey qui était au XVII°
siècle ‘’un gîte d’étape entre Besançon et Salins’’,
il évoque le bailliage créé dans la localité au
milieu du XVI° siècle, dont l’appareil de supplice
(le gibet) est décrit avec précision, puis
l’instruction des procès en sorcellerie que se
fondent généralement sur des dénonciations ou encore
sur la rumeur publique…
… On parlait
d’épidémie démoniaque, de sortilèges et de
maléfices…
Francis BAVOUX,
archiviste éclairé, loin de toute théorisation et de
toute préférence confessionnelle, relate avec une
grande précision les procédures en la matière qui
lui ont semblé les plus significatives’’...
Les lecteurs trouveront dans cet ouvrage
parfaitement documenté, la description détaillée de
procès en sorcellerie au cours desquels émergent les
noms de quelques villages des alentours de Quingey
tout comme bien des patronymes de justiciables et de
responsables locaux.
Dans la collection
dirigée par M.-G. MICBERTH
- MONOGRAPHIES DES
VILLES ET VILLAGES DE FRANCE -
La Sorcellerie
au pays de QUINGEY
Francis Bavoux
Introduction de M.
Maurice GARÇON
Le Livre d’histoire
Cet ouvrage à tirage
limité et numéroté, est une précieuse pièce de
collection pour qui s’intéresse à la ville de
Quingey et à ses environs.
Il est en vente au
‘’Tabac de Quingey’’ au prix de 26 Euro.