Les Catholiques: Texte : Rémy DEMOLY
Extraits de ‘’Histoire de l’Abbaye et de la terre de Saint-Claude par Dom BENOIT’’
Page 124 tome II : Il n’est aucune famille ancienne de nos montagnes qui n’ait donné à la sainte Église un grand nombre de ses prêtres selon le cœur de Dieu. Au VI° siècle comme au VIII° siècle, toutes les familles de la Bourgogne, de la Transjurane comme de la Cisjurane, celles du peuple comme celles de l’aristocratie comptaient des membres parmi les moines du Haut Jura. Depuis le XIII° et le XIV° sciècle, le grand monastère n’est plus ouvert qu’aux maisons nobles ; jusqu’au XVIII°siècle il ne sera plus peuplé que des fils de l’aristocratie.
Les DÉMOLY de Franche Comté semblent être catholiques convaincus dès leur apparition dans cette région, il faut dire que c’était la ‘’religion du prince’’ :
Nota bene : Il n’est pas rare au XIV° siècle, que des enfants, nés dans des familles modestes, aient pour parrain ou marraine des personnes de qualité : seigneurs,notables, prêtres, les parents étant souvent attachés à leur service.
Entre 1786 et 1536, à Choisey (Jura), DESMOLAY Claude, prêtre signe, sur parchemin, un donation au profit des desservants de l’église de Dole (Réf ; série G –470 AD de Lons le Saunier).
A Saint-Claude du Jura : le 29 juin 1610, noble Messire BYAR Jacque, prêtre, vicaire perpétuel de l’église de St-Claude du Jura est parrain de DÉMOLY Jacqua,
le 11 septembre 1610, Messire FORNIER, prêtre, est parrain de DÉMOLY Jeanne Marie, le 9 mars 1613, Messire HUGON, prêtre est parrain de DÉMOLY Claude, le 25 juillet 1615, Messire CLEMENT Humbert, prêtre de Saint-Lucipin est parrain de DÉMOLY Humbert, le 23 mai 1619, discrète personne messire Noë, vicaire de la Rixouse pour messire Charnage est parrain de DEMOLY Noë,
le 3 janvier 1621, discrète personne messire LANDROY Jaque, prêtre et familier est parrain de DEMOLY Jaqua Denise,
le 4 mars 1650, Messire JANTET Humbert prêtre, est parrain de DEMOLY Félix
le 28 juillet 1656, MICHALET Philibert, curé de Grandvaux est parrain de DEMOLY Marie Clauda, (Claude Philibert MICHALET, né en 1620 dans la ville de Saint-Oyant, Curé de Grandvaux dès le 07.02.1654 à l’année 1699).
le 21 avril 1658, Mre BORREY Simon Antoine, chanoine de Besançon est parrain de DEMOLY Simon Antoine,
le 31 mars 1687, Messire FAVIER Jacques, prêtre sociétaire de l'église est parrain de DEMOLY Jacques François fils de DEMOLY Marie Jeanne épouse DELACROIX, (20.06.1689, mariage aux Rousses , de Maria DEMOLY et DELACROIX Jean ?). Par ailleurs :
En 1721, DÉMOLY Félix est inhumé en l’église de Saint-Claude du Jura, à coté de l’épître.
En 1727, DÉMOLY Claude François est inhumé dans la petite nef près de la chapelle du Rosaire à Saint-Claude du Jura.
En 1743, DÉMOLY Jean Claude est inhumé dans l’église des frères Cordeliers à Sellières du Jura.
En 1748, DÉMOLIS Péronne décédée le 20 août 1748 est ensevelie dans l’église de Bons en Chablais (Savoie), en payant les droits accoutumés.
Extrait de la Terre de Saint-Claude par Dom Benoit page 666 – Tome II – chapitre 2667 : Les pieux fidèles ont toujours désiré dormir du dernier sommeil dans le voisinage de l’autel et auprès des reliques… …A Saint-Claude, un certain nombre de familles avaient aussi le droit d’ensevelir leur membres dans l’église de Saint Romain. Il en était de même dans toutes nos paroisses ; partout les familles ambitionnaient comme une faveur singulière le droit de posséder un tombeau dans l’église.
On ne pouvait trouver d’usage plus touchant ni plus salutaire aux vivants comme aux défunts. Les membres de ces familles se réunissaient sur les dalles qui recouvraient les cendres de leurs proches : le souvenir de ceux qui les avaient quittés remplissait leur esprit et leur cœur : ils offraient le sang de la divine Victime et les prières de l’Église pour ceux qui les avaient devancés. Lorsqu’à leur tout ils descendaient dans la tombe, ils allaient mêler leurs cendres à celles de ces êtres chéris et vénérés dont ils avaient partagé le toit et la table, qui les avaient élevés dans l’amour de Dieu et enrichis par leurs sueurs : leur suprême consolation était de savoir que ceux qu’ils allaient quitter viendraient chaque semaine sur leur tombe pour y répandre leurs larmes avec leurs prières. Ce tombeau, creusé dans la maison de Dieu, en face des autels servait de trait d’union permanent entre les générations passées et la génération présente, maintenait le souvenir des défunts dans la mémoire des vivants, provoquait l’aumône de la prière en faveur des morts, élevait les vivants aux pensées et aux espérances éternelles…
______________________
De nombreux religieux et religieuses catholiques DÉMOLY et DEMOLIS figurent actuellement dans cette recherche : (en premier ceux ayant de liens familiaux certains ou quasi certains).
DÉMOLIS Louis, né le 19.12.1728 à Sellières (39). Curé de Danjoutin (90) de 1764 à 1789. Prêtre réfractaire ‘’Le Curé DEMOLIS refuse de publier le mandement de l’Evêque du Haut Rhin et il intimide le Curé élu en avril 1792. (source : Les paroisses du Territoire de Belfort par FIETER et Michel COLNEY). Il bénit l’église de Chevremont (90) le 17.12.1786. Il figure sur la ''liste des Ecclésiastiques dont les noms sont inscrits sur les listes d'émigrés et prêtres déportés du Département du Haut Rhin'' 1800-1810 avec mention : déporté.
Extrait de : Cause de Béatification – les Martyrs Francs-Comtois – 1909. Citation : C’était le 18 mars 1793 qu’avait été forgée la loi de mort contre les prêtres déportés rentrés en France. A ce propos je tiens à insister davantage sur la différence qui existe entre la déportation, transport arbitraire hors des frontières, destinée à empêcher les prêtres fidèles à exercer le Saint Ministère, et l’émigration, fuite volontaire hors du lieu de persécution. Parfois les deux choses se confondent, le ‘’déporté’’ ayant été inscrit sur la liste des ‘’émigrés’’ n’est autre qu’un ‘’déporté’’ qui a cru prudent d’éviter les formalités légales. Pour le ‘’déporté’’ la Foi seule est en jeu ; pour l’ ‘’émigré’’ la politique peut entrer aussi en cause. On conçoit l’importance de cette distinction. Fin de citation.
DÉMOLIS Louis est décédé le 20.01.1802 à Danjoutin (90). Source Société Belfortaine d'Emulation : il faut savoir que dans notre région, les prêtres réfractaires se "déportaient volontairement" en Suisse voisine. DÉMOLIS Louis s'est réfugié, en 1792, dans le canton de Fribourg (Suisse). En 1797, il prend à Belfort, un passeport pour se déporter à Bâle. La même année, il obtient un permis de séjour et se rend à Soleure (Suisse). Bibliographie : Le moulin de Danjoutin de Ernest FRANCK 1937 n° 51 pp 2136).
DÉMOLIS Louis a été, auparavant, Curé de Montbéliard (25). Pourrait être : AU.3 : DEMOLY Ludovicus baptême le 19.12.1728 à Sellières (39), Fils de DEMOLYJoannis Baptista et de VYENOT Fransesca.
Dans l’ouvrage ‘’Le Catholicisme et le Protestantisme’’ dans le Pays de Montbéliard de l’Abbé TOURNIER, Curé d’Athesans (Besançon imprimerie JACQUIN) 1894 on peut lire :
Chapitre VII : … tracasseries suscitées aux Curés de Montbéliard, MAGNIN, RUILLARD, JOBIN, MAîTREHUGUE, DÉMOLY…
Page 167 : DÉMOLY Louis, Curé de Montbéliard de 1758 à 1764 eut un léger démêlé avec l’autorité de la ville. Un négociant de Champagne ayant fait de mauvaises affaires s’enfuit à Montbéliard dans un des logements du collège. Sa retraite ayant été découverte par un de ses créanciers, il fut l’objet de poursuites judiciaires. La saisie de ses meubles fut ordonnée. L’inventaire en ayant été commencé à 8 heures du soir n’était pas terminé à minuit. Le Curé dont toute la paroisse était troublée par cet exploit s’en prit aux agents du prince et leur soutint qu’ils n’avaient pas le droit d’exercer un acte de ce genre dans un bâtiment où les ordres du roi de France devaient être en vigueur. Les conseillers fâchés de cette attitude écrivirent à l’Archevêque. Le Prélat essaya de tout calmer en justifiant son subordonné ‘’s’il y eut quelque vivacité de la part du sieur Curé, ça n’a été que l’effet de la crainte qu’il a eut d’être accusé de négliger les droits de la place ou de manque de fermeté. Sa délicatesse sur ce point ne doit pas diminuer vos bontés à son égard. La lettre du Prélat rétablit la paix pour le moment’’…
DÉMOLY Louis en 1764 est devenu Curé de Danjoutin et doyen des Granges..
GRANGES : (Décanat de), tire son nom d’une ancienne seigneurie de la Franche-Comté, aujourd’hui Granges le Bourg, département de la Haute-Saône. De Grangüs, 1105 (Als. Diplo. I, 186). – Le décanat rural de Granges dépendant du diocèse de Besançon et comprenait les communes du Haut-Rhin dont les noms suivent, savoir : Auxelles-Bas, Banvillars, Bavillers, Belfort, Bermont, Bourogne, Danjoutin, Essert, Évette, Giromagny, le Puix, Rougegoutte, Valdoye et Vézelois (Almanach d’Alsace de 1783).
DÉMOLY Roger, (Rogerius, Anatolius, Josephus), Abbé, ordonné prêtre en 1936 (voir chapître A - A.1.1.5.5.5.9. Né le 27.12.1911 à Sancey le Long (25). Décédé à Villersexel (70) en 1987. Séminaire de Maîche (25) puis à Besançon (25) le 04.10.1931. Ordonné Prêtre le 19.07.1936 à Besançon (25). Situation militaire : sous-officier de réserve. Vicaire à Besançon Saint-Maurice en 1936. Vicaire de Bonnevent (70) en 1941. Curé en 1944. Vice Doyen de Gray (70) en 1953.
DESMOLIS Amédée (Aimé ou Aymé) prêtre catholique, Curé de Servance (70) en 1655. Décédé le 24.04.1681 (sans indication de l’âge) inhumé au pied du grand hôtel de l’église de Servance. Recensé en 1657 au dénombrement en tant qu’habitant de Servance, le grand Cemetière (sic), avec son frère (sans indication du prénom de ce dernier).
Nota Bene - Amédée est le nom de plusieurs princes de Savoie dont le plus célèbre est Amédée IVVV qui devint pape sous le nom de Félix V et renonça à la tiare en 1449 pour mettre fin au schisme d’Occident. Amédée VI en 1371.
Aux A.D. d’Annecy (74) dans une liste relevé de religieux figure un DEMOLIS Amédée qui pourrait bien être le même malgré quelques non concordances de dates DEMOLIS Amédée né à Menthonnex en Bornes, le 23 janv 1628 – le 11 oct 1651, dim. pour ordres majeurs à Poitiers – Prêtre le 8 mars 1653 – le 26 mars 1678, curé de Pontchy (74) – 30 janvier 1680, curé dans le diocèse de Besançon.
A Servance –70), le prêtre DESMOLIS Amédée (Aimé) a été parrain plusieurs fois : 12.06.1657 : RP de DAVAL Pierrette, fille de Nicolas et de LAMBOLEY Claudine, marraine MARTIN Pierrette, le 09.07.1655 : B de JEANMOUGIN Andrée fils de Nicolas et de BALLAY Deylon, marraine JEANMOUGIN Sébastienne, le 13.06.1657 : RP de LALLOZ Françoise (des Evaudois) fille de Jean François et de BONMARCHAND Sébastienne, marraine BALLAY Deylon, du 11 au 15.02.1658 : B de GENET Amédée (des Evaudois), fils de Claude et de FAIVRE Genette, marraine JEANMOUGIN Sébastienne, le 16.05.1660 : RP de TISSERAND d’ANCIER Melchiro, Seigneur d…. et de LAMBOLEY Marie, marraine VUILLEMIN Sébastienne, Le …….. : RP de LAMBOLEY Jean Baptiste fils de Claude et de GRIFFON Claudine, marraine LAMBOLEY Déicole, Le 30.12.1670, B de FAIVRE Amédée , (de Recelaxer), fille de Dominique et de PETIT Nicole, marraine LAMBOLEY Le 05.12.1668, Amédé DEMOLIS est co-signataire d’un contrat de mariage à Lure chez Maître SIBLOT Philibert (AD 70 : 2E 21 581. 24.04.1681 : décès du prêtre DEMOLIS Amédé (Aimé) (sans indication de son âge sur l’acte de décès). Inhumé dans l’église de Servance.
Photocopie de l’acte de décès à Servance de DEMOLIS Amédé.
Dominus Seigneur (Dominus se traduit en latin d’église plutôt par ‘’sieur’’ dénomination pratiquement automatique pour désigner les prêtres ex : Rvd dom. Révérend sieur x….), Amedeus DEMOLIS, parochus (curé), Vigesimus quarta 24, die aprilis d’avril, 1681, Sacramentis munitus muni des sacrements, Dominus semble être le titre qui confère la dignité d’Archiprêtre et attribué par l’Evêque au plus ancien des prêtres du Diocèse.
Extrait de Servance et son histoire…
Patrum et Patriae honorem Servans : gardienne du culte des Ancêtres et de la Patrie.
1209 : Première mention de Servance . Une église y est déjà mentionnée. 1266 – 1316 : Servance fait partie de la seigneurie de Faucogney. 1319 : 23 ménages y sont recensés 1525 : Servance est envahi par les ‘’bonshommes’’ paysans protestants révoltés qui saccagent l’église et pillent la population. 1532 ! Le Comte de Lupfen et sa femme Barbe de Ferette vendent à l’abbaye de Lure, leurs terres de Servance ainsi que leurs habitants. 1530-1550 : migration de familles catholique du duché de Montbéliard et Héricourt envahis par les protestants (réforme religieuse). Vers 1550 : reconstruction d’une église. De 1600 à 1620 : de nouveaux ménages s’installent dans la région pour travailler dans les mines de cuivre et d’argent de Château Lambert. Environ 1610 : création de la paroisse de Château Lambert ; 1614 : 60 ménages sont recensés (environ 306 personnes). 1614 : incendie de l’église de Servance. 1616 : Construction de l’église de Château Lambert. 1618 : Le prêtre Pierre RONDOT fonde, en l’honneur de la Vierge et de Saint-Claude la chapelle dite des DEMESY parce qu’il en réserve le patronage à Nicolas DEMESY (d’Es Mésy) et ses descendants mâles et ce jusqu’à la Révolution. 1628-1633 : épidémie de peste. Octobre 1635 : nouvelle épidémie de peste amenée par les troupes impériales et françaises en pleine guerre de 10 ans. Ce fléau ne disparaîtra qu’en 1640 faisant environ 30.000 morts dans la Prévôté de Vesoul. L’an 1654 : 160 ménages sont recencés à Servance (soit 820 personnes). L’an 1657 : 183 ménages sont recencés à Servance (soit 1017 personnes) dont l’Abbé DEMOLIS Amédé (Aimé) et son frère. 24.04.1681 : décès du prêtre DEMOLIS Amédé (Aimé) (sans indication de son âge sur l’acte de décès). Inhumé dans l’église de Servance. 1678 : Traité de Nimègue rattachant Servance et le Comté de bourgogne à la France (auparavant sous la protection espagnole). 1789 : 3.900 habitants.
Pourrait être proche de la famille le 06.06.1666 : naissance à La Roche sur Foron de DEMOLY Jean qui épouse à Evires (74), PHILIPPE Perrine, d’où : DEMOLY Amed (Aimé-Amédé). source Centre Généalogique. Savoyard n° 6444 dans la table des mariages).
(voir les DEMOLY de Courcuire)
Extrait de l’ouvrage de l’abbé REBORD relatif au clergé séculier et régulier dans le diocèse de Genève-Annecy dès 1535 à nos jours. Annecy.
DESMOLEY Claude, prêtre à Choisey (Jura) – en février 1492 -Reconnaissance au profit des desservants de l’église de Dole de 2 sols est. sur une maison (Référence série G – 470 aux AD de Lons le Saunier).
DÉMOLIS Pierre, 14.03.1570 Curé de Saint-Jean de Tholome (74). 15.07.1572, résigne*. * le terme résigne veut dire : se démettre d’une charge, d’un office. Démission du titulaire d’un bénéfice ecclésiastique en faveurd’une personne remplissant les conditions requises pour l’obtenir.
DÉMOLIS Martin, 1576, Curé de Mésigny (74) 02.03.1640, résigne.
DÉMOLIS Jean, né à Arbisigny (47) ordonné après dim. Des 15 février et 2.12.1578. Le 24.08.1581, vis. Prêtre, il était vicaire à Musièges (74).
DÉMOLIS Rolet ou Rodolphe, né à Arbussigny (74). Prêtre le 04.04.1620. Curé de Nangy (74) le 03.08.1627. Décédé en août 1642.
DÉMOLIS François, né à la Roche. Prêtre le 20.12.1554 (vis. P.).
DÉMOLIS Mathieu, 15.07.1572, Curé de Saint Jean de Tholome (74) – 16.09.1580, lors de la visite papale, était à Évires (74), sans cesser d’être Curé de Saint-Jean.
DÉMOLIS Louis, 01.12.1603, Curé de Cuvat. – En même temps, il desserait avec un auxiliaire la paroisse d’Évires. Décédé en janvier 1635.
DÉMOLIS Antoine, né à Évires (74), t. à Ésery le 12 octobre 1606. (vis. P.).
DÉMOLIS François, né à Duingt, Prêtre le 20.12.1631.
DÉMOLIS Pierre, né à Arbussigny (74) Prêtre le 10.06.1656. Vicaire à Villy-le-Bouveret (74). Prêtre le 10.06.1656. Curé de Villy-le-Bouveret (74) et ann. de Monthonnex-en-Bornes (74). Décédé en septembre 1701.
DÉMOLIS Jean-Louis, né à Évires (74) – 04.02.1660, dim.pour prêtrise. – 1671-1679, Vicaire à Villaz (74). (Ac. Sal. XIX, p.315). – le 16.06.1679, il dessert la paroisse de Contamines-s-Arve (74) pour les Barnabites.
DÉMOLIS Claude, né à Menthonnex-en-Bornes (74), t. le 25.03.1662, le 28.06.1687, il desservait Vovray-en-Bornes (74).
DEMOLIS Jean est né en 1700 à Saint-Didier-en-Chablais (74). Ses parents ne sont pas connus. Il est Vicaire puis Curé de Bons en Chablais (74) et gardiateur de l’Église de Saint-Didier en Chablais (74) en juillet 1731- 1735 – 1739.
DÉMOLIS Jean, né à Menthonnex en Bornes (74), Prêtre le 21.12.1720, Vicaire à Manigod (74) et à Bons en Chablais (74) le 20.10.1731 et 08.02.1732. Curé de St-Didier le 28.04.1746 où il fonde des m. à Menthonnex (74). Le 13.04.1758, fonde des m. et autres œuvres pies à St Didier ; à Bons, fonde des m. par testament. Il serait décédé le 16.04.1764.
DEMOLIS Jean Joseph, né à Arbussigny , Prêtre le 18.12.1751, Vicaire à Manigod (74), Curé de la Balme de Thuy (74), le 12.03.1782 permute avec chapellerie – Décédé en 1782.
DÉMOLIS Michel, né à Menthonnex-en-Bornes le 20.06.1789. Prêtre le 28.07.1816, Vicaire à S. Jean-d’Aulps, Curé de Loisin (74) le 01.10.1819. Retiré à Loisin, décédé le 24.09.1869, âgé de 81 ans fils de DÉMOLIS Michel et de DURET Péronne cultivateurs à Menthonnex, canton de Cruseilles ar. de St Julien (74).
DÉMOLIS Basile, né à Évires (74) le 21.08.1811. Prêtre le 21 mai 1841 – le 20.10.1842 Vicaire à Cruseilles, le 31.01.1851, Vicaire à Sciez, le 28.05.1861, Curé de Brison, le 13.01.1870 Curé de St Jean de Tholome. Décédé le 4 août 1873.
GALLIOT Henri Joseph, né le 08.06.1863 à Thiébouans (25), Frère Robert Augustin des Écoles chrétiennes, décédé le 20.03.1931à Besançon (25), fils de A.1.1.6.4. : DÉMOLY Marie Appoline, née le 16.02.1832 à Charquemont (25), mariée le 28.01.1857 à Thiébouans avec GALLIOT François Joseph, tailleur d’habits, né le 16.03.1829 à Thiébouans (25) et décédé en 1898.
DÉMOLIS François-Marie, né à Évires le 28.03.1889. Prêtre le 12.07.1914. à Chevenoz le 14.07.1914. Mobilisé et tué à l’ennemi le 30 août 1914.
DÉMOLIS François Simon, né le 24.12.1914 à Arbussigny (74), prêtre le 07.06.1941. Vicaire à Thorens le 24.07.1941. Curé de la Vernaz le 09.07.1944. Curé de Cordon le 14.06.1951. Décédé le 09.08.1953 dans un accident de montagne aux Aravis.
Chez les de MOLY, les archives militaires de Vincennes rapportent plusieurs religieux pensionnés militaires :
MOLY Antoine né le 10/07/1737 à Grès (12), domicilié à Vabre (12), Curé. MOLY Bernard né le 04/01/1733 à Naucelle, (12), Curé. MOLY Jeanne née le 09/04/4739 à Rodez, Aveyron, Religieuse. MOLY Marie née le 20/02/1745, religieuse Congréganiste. MOLY Pierre né le 16/01/1745 à Malleville, Aveyron, domicilié à Clannhac (12), Curé. De MOLY des ONDES 1679-1753 était Prieur de Tayrac
Divers :
DÉMOLY Thérèse a été repertoriée à Maîche en 1792 pour avoir fait une déclaration de soutien à un prêtre réfractaire (Pages d’histoire de la Franche Montagne de Jean Michel BLANCHOT Publications Jardins de Mémoire décembre 1997.
Manuscrit
de dépositions au sujet de l’abbé JEAMBRUN. En 1792, (1ère République) Claude François MENEGOZ s’opposait au sort qui était dévolu par les révolutionnaires aux prêtres réfractaires… citation : L’abbé OLIVIER venait souvent à la Lizerne chez Pierre François PARENT. Il y disait la messe. Les patriotes de Maîche arrivèrent pour le prendre. Jeanne Françoise PARENT leur dit : ‘’je n’ai rien de lui. Si vous trouvez quelque chose chez MENEGOZ , c’est à moi. Ils allèrent chez MENEGOZ, trouvèrent du linge d’église, des habits sacerdotaux, cachés à la grange, sous des monceaux de blé. Mais ils ne trouvèrent pas le prêtre. Claude François MENEGOZ faisait le patriote, allait à la messe des intrus, il ne voulait pas aller à la messe dans les granges. On le laissait faire, il déjouait les manœuvres des ennemis des prêtres et rendait des services. Fin citation.
Au hasard !
Arnaud AMAURY : Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens !
Le Concile Général de Latran, en 1179, dans son canon 27, ordonnait en termes exprès aux princes temporels de poursuivre les hérétiques. Il rappelait les paroles de saint Léon le Grand : l’Église ne peut pas porter des peines de sang, mais peut et doit être aidée par les lois des princes catholiques afin que les coupables trouvent malgré eux leur salut, en voulant échapper au supplice corporel. Que les seigneurs hérétiques sachent que leurs sujets sont déliés de leur serment d’hommage et de fidélité, que leurs biens seront confisqués et qu’il sera loisible aux Rois de les réduire en servitude.
En 1183, le Pape Lucius III déclarait que les princes qui refuseraient d’aider l’Église dans la Croisade contre les Albigeois seraient excommuniés et leur terre frappée d’interdit. Il y a à peine quatre siècles que le Concile de Trente (1545-1563) a reconnu une âme à la femme… Mais il n’y toujours pas de femmes curés…
Vatican 10 mars 1791 : Le Pape Pie VI s’attaque aux principes mêmes de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen…
------------------------
Mgr CAMARA Évêque de Carthagène pendant la guerre civile d’Espagne (1936-1939) : Bénis soient les canons si, dans les brèches qu’ils ouvrent, fleurit l’Évangile !
Pie X : il faut sa battre avec le poing. Dans un duel, on ne compte ni ne mesure les coups… On ne fait pas la guerre avec la charité !
Franz Von Papen camérier secret du pape : Le nazisme est une réaction chrétienne contre l’esprit de 1789 !
Mgr Stépinac : Hitler est un envoyé de Dieu !
Petites questions à propos de Dieu (Préguntitas sobre Dios) Atahualpa Yupanqui (Traduit de l’espagnol).
Les Protestants
Texte de M. Daniel DEMOLY.
Quelques faits historiques en rappel :
1575 : la Saint-Barthélemy. Assassinat de Coligny, Protestant et Franc-Comtois. 1598 : l’Edit de Nantes accordant la liberté du culte aux Protestants du royaume de France et de Navarre. 1685 : Edit de Fontainebleau (révocation de l’Edit de Nantes). 1538 : Montbéliard, possession du Wurtemberg se structure. L’Université de Tübingen accorde des bourses grâce à une fondation qui assure une formation théologique à tous les ministres du culte du Comté.
Après le traité de Nimègue, le Parlement de Franche-Comté devient totalement assujeti à la couronne de France et l’ordre voulu par Louis XIV est rapidement mis en place à partir de septembre 1678. De nombreuses déclarations du Roy sont enregistrées au Parlement de Besançon pour avoir force de loi. Les plus nombreuses concernent les RPR (Religion Prétendue Réformée)
1680, une déclaration du Parlement défend aux personnes de la religion Réformée de se mêler de l’accouchement des femmes les Raisons : ‘’En ce que suivent les principes de leur Religion, ne croyant pas le baptême absolument nécessaire, et ne pouvant pas ondoyer les enfants parce qu’il n’est libre aux ministres de baptiser : et même dans les temples, quand il arrive que les enfants sont en péril de vie, l’absence des dits ministres ou l’éloignement des temples cause souvent leur mort sans qu’ils aient reçu le baptême…’’. ‘’C’est pourquoi voulont et nous plaît qu’aucune personne, de quelque sexe que ce soit, faisant profession de la religion prétendue réformée ne puisse dorénavant se mêler d’accoucher dans notre royaume, pays et terres de notre obéissance, des femmes, tant de la religion catholique que de la RPR, leur faisant très expresse défense de s’y immiscer à peine de 3.000 livres d’amende et poursuites extraordinaires’’.
Une deuxième déclaration de juin 1680 défend aux catholiques d’embrasser la Religion Prétendue Réformée. ‘’ Défendons aux ministres de la dite Religion Prétendue Réformée de recevoir ci-après aucun catholique à partir de la religion réformée et tant à ceux qu’aux anciens des consistoires, de les souffrir dans leurs temples ou assemblées, à peine aux dits ministres d’être privés pour toujours de faire aucune fonction de leur ministère dans notre royaume’’.
Une nouvelle déclaration du 18 mai 1682 interdit à tous gens de mer et de métiers, de la Religion Prétendue Réformée domiciliés dans le Royaume d’en sortir pour s’aller établir dans les pays étrangers’’. Le zèle que nous témoignons par nos édits pour la Religion Catholique et Romaine et les soins que nous sommes obligés de prendre pour y amener nos sujets qui sont dans l’erreur,, ont reçu et reçoivent tous les jours de la bonté Divine toute les bénédictions et tout le succès que nous pouvons espérer par le nombre infini de conversions qui se font dans toutes les provinces du Royaume ; mais comme dans une grande multitude, il est impossible qu’il n’y en ait de plus obstinés les uns que les autres,… et même par un esprit de cabale ils leur inspirent de se retirer avec leurs familles de notre royaume….’’
Les peines en conséquence, faites pour dissuader : ‘’à peine des galères à perpétuité, contre les chefs des dites familles et d’amende arbitraire, (qui ne pourra être inférieure à 3.000 livres) contre ceux qui seront convaincus d’avoir contribué à leur sortie ou autrement…..’’.
Une autre déclaration royale suit : ‘’Tous mahométans et idolâtres qui voudront se faire chrétiens, ne pourront être instruits et faire profession d’autre religion que de la catholique, apostolique et romaine.’’ Bien d’autres textes, déclarations suivront ; puis viendra la révocation de l’Edit de Nantes.
Mais en janvier 1686, on s’occupe de l’éducation des enfants protestants. Tout est prévu : ayant ordonné par notre Edit de Fontainebleau du mois d’octobre dernier que les enfants qui naîtraient de nos sujets qui font profession de la Religion Prétendue Réformée seraient élevés dans la religion catholique apostolique et romaine, nous estimons à présent nécessaire de procurer avec la même application le salut de ceux qui étaient nés avant cette loi, et de suppléer de cette sorte au défaut de leurs parents qui se trouvent encore malheureusement engagés dans l’hérésie. Nous voulons et nous plait que dans huit jours après la publication faite à notre présent Edit tous les enfants de nos sujets qui font encore profession de la dite Religion Prétendue Réformée depuis l’âge de cinq ans jusqu’à celui de seize accomplis, sont mis à la diligence de nos procureurs et de ceux de nos sujets ayant haute justice, entre les mains de leurs aïeux, aïeules, oncles ou autres parents catholiques (s’ils veulent bien s’en charger) pour être élevés par leurs soins dans la religion catholique et instruits dans les exercices convenables, à leurs conditions et à leur sexe. Voulons qu’en cas que ces enfants n’ayant point d’aïeuls ou parents catholique, on que leurs pères et leurs mères ayant des raisons légitimes pour empêcher que l’éducation de leurs enfants ne leur soient confiées, ils soient mis entre les mains de telles personnes catholiques qui seront nommées par les juges pour être élevés, ainsi que ci-dessus expliqué’’.
Enfin, le 12 octobre 1686 : ‘’Ceux de nos sujets et autres quels qu’ils soient qui se trouveront prévenus et coupable d’avoir directement ou indirectement favorisé ou contribué à l’évasion et retraite des nouveaux convertis hors de notre royaume, soit en les conduisant eux-mêmes soit en leur indiquant des routes. Et des guides pour les en faire sortir, soient punis de mort sans rémission au lieu de la peine des galères.’’.
Un siècle et quelques années plus tard, tombait la guillotine, au nom de la Liberté…
Le deux août 1699, un arrêt du Parlement de Besançon défend à peine arbitraire et de châtiments exemplaires à tous les échevins, prud’hommes, communautés et autres d’admettre aucun étranger pour habitants ou résidents dans les villes et villages du Comté de Bourgogne sans apporter attestations suffisantes qu’ils sont nés de parents catholiques et ont toujours vécu catholiquement, et pour recevoir à leur service soit pour officiers, agents, serviteurs, domestiques ou ouvriers aucun hérétiques, ni de les admettre dans leurs amodiation ou recettes de biens soit principaux fermiers, receveurs, agents, facteurs, associés ou cautions ; …….. La Cour fait défense à peine arbitraire ou de punition exemplaire à tous les hérétiques de résider audit Comté, sous quelque prétexte que ce soit et de sorti du dit Comté de Bourgogne dans quinze jours après la publication du dit arrêt.
Divers autres décrets :
Pour nos recherches concernant les ascendances antérieures à 1601 et dont les actes faisaient état d’origine ‘’de Savoye’’, il serait souhaitable de connaître de façon précise les limites d’alors concernant le Bugey, le Valromey et la Savoinie de Gex – de la ….. la Bresse.
Ces territoires proches de nos limites Comtoises actuelles ont été conquis par Henri IV sur la Savoie et font partie de la France depuis le Traité de Lyon en 1601. C’est d’ailleurs grâce à ces acquisitions que nos armées ont pu éviter la Suisse et ses coûteux péages lors des conflits ultérieurs.
______________________
Enfin, et toujours dans l’esprit de la recherche des origines et de l’orthographe du nom, il nous faut rappeler que ia déclaration du 4 septembre 1696 et les règlements faits pour la Franche-Comté est trop considérable pour n’y pas porter l’attention qu’elle mérite. En effet, par l’article 335 du titre des qualités des personnes tiré de l’édit (1656) de Philippe IV, roi d’Espagne, il suffit de prouver une possession plus que centenaire pour être maintenu dans la noblesse, et 339 du titre des qualités des personnes, tirés les règlements du 13 mars 1619 et 30 juillet 1629, les amandes ordonnées contre les usurpateurs qui étaient arbitraires auparavant n’ont été fixées qu’à cinquante livres et au-dessous, par la raison que les qualités de noble, noble homme, écuyer, messire et chevalier, il y en a plusieurs autres qu’il est défendu de prendre, entre autres les titres d’illustre, d’éminent, puissant, haut et généreux seigneur, sont étroitement défendus à toutes personnes.
‘’Nul ne peut prendre le titre de marquis, comte, vicomte, baron ou autres semblables sans une concession expresse, ou une possession plus que centenaire.
Au terme de l’article 330 les anoblis et tous autres ne peuvent prendre le DE avant leurs noms et signer autrement que des noms propres de leurs familles’’
Je laisse cette citation à votre appréciation !
_______________________
Nombreuses sont les démarches de contestation, de séparation et de réforme de l’église Romaine depuis les temps les plus reculés.
Il n’est pas question ici, de porter un jugement quelconque ni une appréciation ou une critique sur la Réforme et ses partisans. Qu’il nous soit simplement permis de rappeler dans le contexte des recherches généalogiques qui est notre seul objectif que le mouvement de la Réforme en Franche-Comté s’est fait en fonction des critères nés de la Paix d’Augsbourg qui ont permis la formation d’identités Luthériennes en Principauté de Montbéliard mais aussi, pour les branches alliées aux régions alsaciennes, selon les critères ‘’Cujus régio éjus religio’’. (La Religion du Prince) ;
L’installation du pouvoir royal de Louis XIV, tant en Franche-Comté qu’en Alsace a compliqué un peu le schéma et la Religion Calviniste étant puissamment installée à Genève aussi bien qu’en Allemagne, il a fermement invité la population luthérienne à ne pas quitter Montbéliard et supprimé tout espoir pour les quelques Protestants Calvinistes qui existaient en Franche-Comté d’y subsister librement et d’y tenir des offices*.
Aussi les chemins de l’émigration Protestante ont-ils été plus nombreux vers la Suisse et l’Allemagne que l’inverse.
Aucune des recherches entreprises par nos soins n’ont révélé de souches Protestantes en Franche-Comté pour les familles qui nous intéressent. Tous les actes que nous avons pu trouver concernant les DEMOLY sont d’origine catholique. La tradition ne révèle rien d’autre d’ailleurs.
Les alliances avec des Familles Protestantes sont limitées semble-t-il aux branches de Velesmes-Paris.………………………….
(contemporains…)
…………….. recherches Rémy DEMOLY :
On pourra également noter à ce chapître Religions – protestants : que DÉMOLY Marie née le 04.07.1852, petite fille de DEMOLY Louis de Sellières (39) baptisée catholique, est signalée protestante lors de son décès en 1893. Son père, DEMOLY Jacques Louis, était l'époux d'une strasbourgeoise protestante qui avait semble-t-il élevé ses enfants dans cette religion. Idem pour le fils de : C.4.1.4. : DÉMOLY Pierre Antoine, né à Échavannes (70) le 09.07.1823. Journalier, époux de Catherine ABRAM, ménagère, née à Sancey le Grand (25) vers 1826, ménagère, décédée le 07.08.1859, âgée de 33 ans (certainement lors de l’accouchement compte tenu de la date de décès de son fils Auguste Henri), d’où : DEMOLY Pierre Henri, né à ? le 27.07.1857, baptisé le 03.08.1857 au temple d’Allenjoie par le Pasteur. DEMOLY Auguste Eugène, âgé de 10 jours, décès le 14.08.1859 à Blidah (Algérie), hôpital militaire, famille domiciliée à Oued El Halleug, annexe de Blidah.
DÉMOLY Pierre Antoine s’est marié pour la seconde fois le 25.05.1871 à Birtouta, commune de Chébli (Alger) avec Geneviève GROSJEAN, née le 08.04.1821 à Quers (70), fille de GROSJEAN Jean Baptiste, journalier décédé à Blida (Algérie) le 12.11.1864 et de feue Thérèse LAMBOLEY, décédée à Douera (Algérie) le 09.04.1855.
________________________
L es Athées, les Agnostiques…….. :
… paroles prêtées à Jésus :
Évangile selon Matthieu 10,34,37 :N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive…
Évangile selon Luc 19,26,27 : Quand à mes ennemis, ces gens qui ne voulaient pas que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez les devant moi. ________________________
Tout Amour semé, tôt ou tard, fleurira… Raoul Follereau
Quand on boîte dans sa tête, on a besoin de béquilles ! (entendu un jour en 2004 sur Radio Libertaire).
Si Dieu existe, l’homme est esclave. Si l’homme est libre, Dieu n’existe pas. Je défie qui que ce soit de sortir de ce cercle. Et maintenant, choisissons ! Michel Bakounine Dieu est une création humaine alors que le contraire reste à prouver… Serge Gainsbourg
19 février 1619 : "Allons allègrement mourir en philosophe !" a déclaré Cesare Vanini avant son exécution. On lui a alors tranché la langue puis on l'a brûlé vif. Au cours de son procès devant le parlement de Toulouse, il s'est pourtant défendu d'être hérétique et a affirmé sa foi en la sainte Trinité. Mais ses ouvrages parlaient contre lui… … Ecrire des blasphèmes passe encore. Mais répandre la mauvaise parole, voilà qui ne peut être pardonné !
Aboul-Ala al-Maari (Syrie – Maara – 11° siècle) : Les habitants de la terre se divisent en deux, Ceux qui ont un cerveau et pas de religion Et ceux qui ont une religion mais pas de cerveau.
1953 - Eisenhower, Président des U.S.A. : La France est décadente parce que la moitié des Français sont athées…
‘’Lorsque les Blancs sont venus en Afrique, nous avions la terre et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts, les Blancs avaient la terre et nous la Bible’’.
Jomo Kenyatta
Extrait de La Terre de Saint-Claude de Dom Benoit , page 552, Tome II, chapitre XL : 1581 – Un concile de France constate que l’invasion de l’hérésie est ordinairement accompagnée du déchaînement de la magie ; il remarque qu’au XVI° siècle les ravages de l’hérésie protestante ont été suivis d’un étrange développement des arts occultes et ordonne aux tribunaux ecclésiastiques d’informer et de sévir contre les coupables. « « De même que presque toutes les hérésies, ce sont les paroles du concile, ont abouti à la magie et au règne de Satan, ainsi nous avons à déplorer qu’en ce royaume, dans la plupart des lieux par l’effet de la licence des hérésies, les maléfices s’exercent avec une incroyable audace et mettent en péril les mariages, la vie et la fortune des hommes. Désirant porter remède, autant que nous le pouvons à un si grand mal, nous prescrivons que l’excommunication soit renouvelée tous les dimanches contre les magiciens, les athées et les libertins, et qu’en outre on informe contre eux et qu’on les punisse selon la rigueur des canons, en invoquant, s’il est besoin, le secours du bras séculier.
Nota : avons-nous besoin d’observer que le mot de libertin avait au XVI° siècle un autre sens que de nos jours ? Maintenant, il désigne les hommes d’une vie dissolue, qu’elles que soient leurs doctrines ; alors il se disait de certains sectaires protestants qui, professant le panthéisme ou l’athéisme, faisaient fi de toute religion et de toute morale, et s’appliquait généralement à tous les impies qui s’attribuaient toute licence de penser et d’agir.
Le Franc-Comtois PROUDHON a écrit :
…Et quand je me rappelle que ce mot païen, paganus, signifie paysan ; que le paganisme, la paysannerie, c’est-à-dire le culte des divinités champêtres, le panthéisme rural, est le dernier nom sous lequel le panthéisme a été vaincu et écrasé par son rival ; je songe que le christianisme a condamné la nature en même temps que l’humanité, je me demande si l’Église, à force de prendre le contre-pied des religions déchues, n’a pas fini par prendre le contre-pied du sens commun et des bonnes mœurs….
Selon Jean-Louis BAUCARNOT :
… Poutant, les choses ont radicalement changé pour les habitants des pagi, anciens villages gallo-romains, que l’on appelait donc des pagani, mot que l’on peut traduire indifféremment par ‘’paysans’’ ou par ‘’païens’’, deux termes alors synonimes, mais que l’histoire va se charger de dissocier. Ces ‘’païens’’ qui adoraient les sources, les rivières et les dieux des vents et des eaux, vont être convertis. Le christianisme arrive…
‘’On nous a promis des paradis et menacés d’enfers, aussi faux les uns que les autres, insultes effrontées à l’intelligence et au bon sens que nous avons eu tant de difficultés à faire naître.
L’esprit humain ne manque pas d’ennemis, mais celui-là (dieu) est l’un des plus obstinés et corrosifs’’.
José Saramago prix Nobel de Littérature 1998. (Le Monde 21.09.2001.
Extraits de : L’Église de France des origines au XVI° siècle de Paul Lesourd et Claude Paillat – Presse de la Cité
…Seuls, des peuples germaniques ayant envahi l’Empire romain d’Occident, les Francs avaient résisté à la contagion arienne et avaient conservé leur paganisme. Ils constituaient dans une Europe occidentale arienne un îlot païen, qui tôt ou tard allait abandonner son paganisme. La propagande arienne était active et efficace. Si les Francs y cédaient, ils assuraient le triomphe définitif de l’arianisme et le catholicisme submergé serait contraient de rentrer dans les catacombes. L’heure était grave. L’Épiscopat catholique des Gaules était anxieux, inquiet. Pour détourner les populations encore païennes de cet arianisme en vogue, tout était mis en œuvre. On fabriqua des légendes, on christianisa des sources sacrées, on mit des statues de saints là où se trouvaient les divinités païennes. Il fallait frapper les imaginations et r »épandre au loin la réputation des miracles opérés par le Dieu des catholiques. Mais plus que tout cela, ce qui importait, c’était la conversion du grand chef, de Clovis, dont le prestige était immense………
…Le
pontificat de Clément VI se caractérisa par l’extension de la
centralisation du gouvernement de l’Église, l’aggravation de la
fiscalité et sa meilleure organisation, l’accroissement du luxe
à la cour pontificale et l’essor donné à la peinture, à la
sculpture et à l’architecture.
Texte de Rémy DEMOLY
''A force d'être déçu par les autres, je finirai par croire en moi... Frédéric DARD''
C’est l’homme qui invente ses dieux ! …. Inventons le Dieu de l’Égalité, de la Fraternité, de la Liberté et je serai son premier serviteur… Mais ce Dieu là est tout inventé, il existe, nous le cotoyons chaque jour : il s’agit de l’Homme !
C’est par l’instruction générale et civique, par l’exemple donné à son prochain que l’homme saura prendre son destin en charge sans avoir la hantise de la punition infligée par un Dieu quelconque dans un autre monde communautaire, de contemplation, de soumission, ou peuplé de mille vierges…….
Loin de dédaigner les croyants qui préfèrent la foi qui rassure que la raison qui inquiète, je ne les trouve ni grotesques ni méprisables, mais pourquoi faut-il qu’ils préfèrent les fables tranquillisantes des enfants aux évidences implacables des adultes. Je ressentirais même une certaine compassion pour ces gens mystifiés mais je retiens difficilement une violente colère contre les suborneurs qui avec obstination trompent leurs adeptes et leur font vénérer un Dieu intolérant, belliqueux, violent.
Des millénaires d’imposition d’un Dieu unique ont ravagé le monde, assassinats, conflits, massacres, guerres… Des millions d’êtres humains ont été tués, torturés, brûlés vifs au nom de Dieu ! L’histoire en témoigne et ‘’la fête continue’’ !.
Par contre, je ne rencontre pas la même clémence de la part des déistes qui regardent et traitent l’athée d’antisocial, d’amoral, d’hérétique, d’incarnation du démon… Citons saint Bernard de Clairvaux qui écrivait, aveuglé par sa foi : ‘’La meilleure des solutions est de les tuer’’ ou encore ‘’la mort du païen est une gloire pour le chrétien’’…
L’Athée est condamné parce qu’il utilise la raison, l’intelligence, le raisonnement alors que le croyant adopte sans réflexion la révélation, le dogme et l’inféodation, la servilité absolue….
Notre organisation, notre vie, nos actions ne procèdent pas d’une révélation quelconque, elles doivent être régulées, imaginées, mises en pratique d’une manière pragmatique et intelligente afin de bénéficier à l’ensemble de l’humanité, sans exception. Les hommes doivent imaginer et décider de leurs lois, les faire appliquer humainement sans avoir recours à de faux prétextes imposés par une puissance extra-terrestre.
L’être humain, c’est certain a besoin d’être guidé, conseillé, mais il possède suffisamment d’intelligence, de morale et de sens pratique pour s’autogérer et agir dans le sens du bien de l’humanité.
Les détracteurs des Athées assèneront toutefois cet argument : Si Dieu n’existe pas alors tout est permis… Non, certainement pas et ce n’est que par l’évolution intelligente et raisonnée de l’homme que chacun pourra apporter sa pierre à l’édifice de l’humanité et permettre à ses frères humains d’accepter qu’il y ait une fin, qu’il y ait une mort et par-là de vivre pleinement le temps de vie qui leur est dévolu. Je n’ai nul besoin d’une religion quelle qu’elle soit pour me conduire en homme, ne pas voler, ne pas tuer, aimer mon prochain comme moi-même…..
Ces commandements de l’Église que bien des croyants suivent uniquement par crainte d’un châtiment ultérieur, font partie de ma manière naturelle de vivre et de penser.
Si tous ces Saints hommes, Clercs, Diacres, Rabbins, mollahs, Ulémas, Bonzes, Gourous, ces religieux ou sectateurs de tous poils, monothéistes ou adorateurs fétichistes et autres usant d’‘’ismes’’ sans valeur, dévastateurs et contraignants avaient consacré leur temps et leur énergie tout simplement à ‘’l’homme’’ sans tous ces mensonges, fioritures, prières et décorum peut-être serions-nous parvenus à une civilisation plus exemplaire, plus juste, sans être idéale bien entendu, l’Utopie est là…Que tous ces fous de Dieu n’ont-ils opté pour l’amour du prochain, la bonté, la compréhension, la Paix ?
DÉMOLY Rémy, votre serviteur !
Pour les âmes vaillantes, l’Utopie n’a jamais que quelques années d’avance. Christiane TAUBIRA.
C’est pas parce qu’on n’aime pas le Coran, qu’on doit finir chrétien ! Hubert Félix Thiéfaine
Antoine-François MOMORO, fils de Jacques MOMORO. Né à Besançon en 1755, décapité par ordre de Robespierre le 24 mars1794. ‘’Premier imprimeur de la liberté’’, fut l’un des membres les plus radicaux du Club des Cordeliers. Théoricien de la communauté humaine, il est l’auteur de la devise tant galvaudée : Liberté, Egalité, Indivisibilité ou la Mort… devenue en 1848 Liberté Egalité Fraternité.
Pétition du Club des Cordeliers le 21 juin 1791 :
… Aucun individu dans l’Etat ne doit raisonnablement posséder assez de richesses, assez de prérogatives pour pouvoir corrompre les agents de l’administration politique. ……. Il ne doit exister aucun emploi dans l’Etat qui ne soit accessible à tous ses membres …… Plus un emploi est important, plus sa durée doit être courte et passagère.
Au Nom de Dieu - paroles et musique de Pierre PERRET.
les Francs-Maçons
De la création de l’homme par lui-même, naît l’homme perfectionné, le Fils de l’Homme. Oswald Wirth
La franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes - Oswald Wirth :
……A la lumière des extraits qui précèdent, la Franc-Maçonnerie moderne, nous apparaît comme une association d’hommes choisis, dont la moralité a pu être éprouvée, si bien que, se sentant parfaitement sûrs les uns des autres, ils peuvent pratiquer entre eux une fraternité sincère et sans réserve.
Ces hommes, reconnus bons, loyaux et probes, sont tenus d’éviter avec le plus grand soin tout ce qui risquerait de les diviser. Il leur est spécialement interdit de se chercher chicane quant à leurs convictions intimes, tant religieuses que politiques, leur vertu caractéristique devant être, en toute chose la TOLÉRANCE.
Or, pour être tolérant, il est indispensable d’acquérir des idées larges et de s’élever au-dessus de l’étroitesse de tous les préjugés. La Franc-Maçonnerie s’efforce, en conséquence, d’émanciper les esprits ; elle s’applique, en particulier, à les affranchir des erreurs qui entretiennent la méfiance et la haine parmi les hommes. Ceux-ci, à ses yeux ne doivent être estimés qu’en raison de la valeur effective qu’ils tiennent de leurs qualités intellectuelles et morales, toute autre distinction de croyance, de race, de nationalité, de fortune, de rang ou de positions sociales, devant s’effacer au sein des réunions maçonniques…
…….. Ce qui fascinait par-dessus tout dans l’institution, c’est la pratique de l’égalité. On savait que, sous l’égide du niveau maçonnique les plus grands seigneurs fraternisaient sans réserve avec ce que l’on appelait alors les gens du commun. Au sein des Loges se trouvait donc réalisé l’idéal d’une vie plus parfaite. Les castes s’y effaçaient l’individu n’y étant plus apprécié qu’en tant qu’Homme, c’est-à-dire en raison de sa valeur réelle, abstraction faite de ses conditions de naissance…..
… que la plupart des humains, prennent leur rôle au sérieux : ils croient comme on dit familièrement, ‘’que les choses sont arrivées’’. Grimés et affublés de costumes assortis, ils prennent le langage, le ton, les gestes, le maintien du personnage qu’ils ont à représenter, puis ils jouent avec une telle conviction, qu’ils oublient totalement qu’à la chute du rideau les acteurs jettent masques et oripeaux pour redevenir eux-mêmes…….
De Benjamin Franklin, homme d’Etat héros de l’Indépendance américaine qui dirigeait la loge des ‘’Neufs sœurs’’ du Grand-Orient de France après 1778 :
‘’L’honneur descendant transmis à une prospérité qui n’a pu avoir aucune part à le gagner, est non seulement illogique et absurde, mais souvent néfaste pour cette postérité qu’il rend orgueilleuse, dédaigneuse, incapable de travaux utiles et qu’il voue ainsi à la bassesse, à la servilité et à la misère, ce qui est le cas de beaucoup parmi ceux que l’on nomme ‘’nobles’’ en Europe d’aujourd’hui’’.
DÉMOLY Etienne, (AO.1.2.5.), né le 18.04.1767 à Sellières, Jura –Fils de DÉMOLY Jean Joseph Notaire Royal et Contrôleur et de Marie Josèphe REGAUD. Capitaine au 30° Régiment de ligne, 1er Bataillon. Franc-maçon, faisait partie de loge « La vraie Fraternité » à l’Orient de Strasbourg (source : bibliothèque du Grand Orient de France, rue Cadet à Paris).
‘’La Franc-maçonnerie, c’est l’homme, libre de sa pensée et de sa conscience, qui se forme à lui-même sa morale et se l’impose comme un impératif catégorique… (cité par Antonio Cohen et Michel Dumenisl de Grammont, anciens grands-maîtres de la Grande Loge de France, in La Franc-maçonnerie Écossaise Figuière Éditeur Paris 1934).
(Extraits de : Le drapeau noir, l’équerre et le compas. Léo Campion).
‘’Si les Maçons anarchistes sont une infime minorité, la vocation libertaire de la Maçonnerie est indéniable’’ Léo CAMPION
--------------------------
Pierre Joseph PROUDHON, Franc-Maçon, se glorifiait de ‘’quinze quartiers de roture’’ et proclamait que ‘’Dieu, c’est le mal’’ et que ‘’la propriété c’est le vol’’, il fut initié le 8 janvier 1847 à la Loge Sincérité, Paraite Union et Constante Amitié de Besançon.… nous pouvons affirmer aujourd’hui que Proudhon était, avant même son initiation, Maçon d’esprit sinon de fait, puisqu’il possédait cet esprit maçonnique, si difficile pourtant à acquérir.N’écrivait-il pas, le 17 mai 1846, huit mois avant son admission, à Karl Marx : ‘’Donnons au monde l’exemple d’une tolérance savante et prévoyante ; mais, parce que nous sommes à la tête d’un mouvement, ne nous faisons pas les chefs d’une nouvelle intolérance ; ne nous posons pas en apôtres d’une nouvelle religion, fût-elle la religion de la logique, la religion de la raison’’…
--------------------------
‘’La société est composée de deux grandes classes : ceux qui ont plus de dîners que d’appétit et ceux qui ont plus d’appétit que de dîners’’ Frère Sébastien CHAMFORT. --------------------
BAKOUNINE (Franc-Maçon, Anarchiste) a écrit entre autres :
-‘’Ceux qui sont unis par une pensée vivante, par une volonté et par une grande passion communes, sont réellement Frères même lorsqu’il ne se connaissent pas’’. - ‘’Le dernier terme, le but suprême de tout développement humain, c’est la Liberté’’. - ‘’Tout pouvoir politique, quelles que soient son origine et sa forme, tend nécessairement au despotisme’’. - ‘’Tant qu’il n’y aura point d’égalité économique et sociale, l’égalité politique » sera un mensonge’’.
(Quand on voit, plus de cent ans après, où le marxisme a abouti : fascisme rouge de Staline ou de Mao, d’une part ; socialisme réformiste incrusté dans le régime capitaliste de l’autre ; on mesure, avec le recul, la lucidité et la sagesse de Michel Bakounine).
____________
les Bons Cousins Charbonniers
Démoly Nicolas figure sur une liste de membres de ‘’BONS COUSINS’’, de la Chambre d’Honneur de St-Désiré de Lons le Saunier (39) en date du 12 juillet 1812.
Ce Démoly négociant, (serait horloger) à Lons le Saunier (39). Toutefois, sachant que le patronyme COMBETTE figure également sur ces listes, il pourrait s’agir de Jean Nicolas DEMOLY dont le beau-frère était un COMBETTE.
|
||||||||||||||