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DES COMTOIS PARMI
LES VAINQUEURS DE LA
BASTILLE (loi de 1832)
Les Indignés Comtois à la Bastille le 14 Juillet 1789...
Bref rappel historique :
La prise de la Bastille, est l'évènement par lequel a commencé la
Révolution Française de 1789. Le Peuple excédé par les restrictions,
les abus du pouvoir royal et religieux se révolte.
Le 14 juillet, les émeutiers, évalués à un millier d'individus, se
trouvent sans commandement ni armes lourdes ; la garnison qui défend
la Bastille était, elle, semble-t-il, composée de 82 vétérans et de
32 gardes suisses. Plus tard, en 1790, les participants à cette
insurrection ayant vocation à recevoir le titre de Vainqueurs de la
Bastille ne seront plus que 954 ; recensés à nouveau en 1832, seuls
630 seront retenus pour recevoir cette distinction, dont seulement
deux femmes.
On comptera plus de 80 morts chez les assaillants confrontés à une
forte résistance. Tout bascule avec l'arrivée de deux détachements
de gardes françaises ; ces soldats professionnels chargés de veiller
sur la capitale prennent le parti des émeutiers, ils vont leur
assurer la victoire. Le symbole de l'arbitraire royal est tombé. Le
soir même, le citoyen Pierre PALLOY, entreprend avec quelques autres
insurgés, la démolition du bâtiment. Il recevra le surnom de
"démolisseur de la Bastille".
On peut être surpris de nombre important de Comtois ayant pris par à
cette action d'éclat. J'ai pu en dénombrer 57 mais l'histoire n'a
pas retenu cette qualité chez tous les individus cités...
Qui d'entre nos lecteurs va pouvoir dénicher parmi ces héros, un
très illustre ancêtre parmi ses aïeux ?
Comtois Vainqueurs de la Bastille
ADENOT (ou ADNOT) Louis-Philippe, né à Lons le Saunier en 1739, blessé à
la Bastille. Gendarme à la 35° division, 21.10.1792, brigadier le 13.02.1793.
Congédié pour infirmité le 25.06.1793.
ARNAY Joseph, (on le trouve aussi en tant qu'Arné). Né à Dole le
08.11.1762, fils d'Adam et de Claudine PECLE (ou BECLE), époux de Marie ROSIERE,
deux enfants Jeannette et Joseph. Menuisier. Il s'engage aux gardes françaises
le 06.04.1785. Grenadier à la compagnie de Ruffeville le 31.10.1785. En 1789,
sergent des Gardes Françaises. Il sera blessé ce jour là. Signalement : taille 5
pieds. 6 pouces, cheveux et sourcils très blonds ; teint coloré, un peu marqué
de petite vérole, yeux gris bleu, nez large et gros, bouche grande, menton
long.. Monte le premier à l'assaut, saisit le marquis de LAUNAY, gouverneur de
la Bastille qui sera massacré malgré les efforts qu'il déploie pour le
soustraire à la fureur du peuple. Il deviendra sous-lieutenant des volontaires
de la Bastille, le 07.07.1790 et sous-lieutenant de la garde nationale
parisienne soldée le 24.08.1790, sous-lieutenant au 103° régiment d'infanterie
le 01.01.1792, lieutenant le 15.03.1792, capitaine le 31.08.1795. Surnuméraire,
se retire à Dole le 14.03.1796. Fait prisonnier de guerre à Alexandrie (Italie)
il fut rendu sur parole le 22.07.1799 et embarqque pour les scolonies le
07.12.1801. Il fait les campagnes du Rhin de l'an II à l'an V, d'Italie, an VII
et de l'Ouest Ans VIII et IX.ARNAY mourra à Saint-Domingue en 1798 âgé d'environ
36 ans. Une rue de Dole porte son nom.
BAUMGARDNER Jean, né le 18.10.1752 à Oderen (Territoire de Belfort) Fils
de Christian et de Marie TRISTIN. Sergent, faisait partie des Gardes Françaises
au moment des faits. Domicilié à Laon (02).
BERNARD Étienne, né le 11.01.1761 à Besançon (Doubs) en 1761, Fils de
Jean BERNARD cordonnier et de Marianne Françoise QUINTERNEH, ancien
adjudant-général. Domicilié à Landrecies (Nord),
BÉRODE Jean Pierre, domicilié à Nogna (Jura), faisait partie des Gardes
Françaises au moment des faits
BERSIN François Xavier, domicilié à Lure (Haute-Saône), ouvrier dans une
manufacture de tabac rue Saint-Paul à Paris au moment des faits.
BERTHELIEZ Claude, né en 1756 dans le Jura, domicilié à Tilloy (Nord),
profession : journalier. Faisait partie des Gardes Françaises au moment des
faits.
BIELMEN (ou BIELMANT) Pierre Joseph, né le 25.02.1767 à Besançon (Doubs)
où il est domicilié. Faisait partie des Gardes Françaises au moment des faits. A
obtenu une médaille en récompense.
BILLON (ou BILION ) Julien, né à Mérey lezVieilley (Doubs) Laboureur.
Garde-française du 17.03.1783 au 31.08.1789
BOISSON Claude Louis, né à Dramelay (Jura) domicilié à Chatonnay (Jura),
militaire au moment des faits.
BOUSSIN Jean, né le 08.03.1770 à La Vèze (Doubs). Fils de Pierre et de
Jeanne DUBEUL. Demeure au 22 rue Charmoul à Besançon (Doubs). Portier au château
des Tuileries. Faisait partie des Gardes Françaises au moment des faits.
BRULEY Louis Simon, domicilié à Besançon (Doubs). Faisait partie des
Gardes Françaises au moment des faits. A obtenu une médaille ne récompense.
Décédé en 1822.
BRUNO Étienne, né à Gray (Haute-Saône) en 1760. Servit 15 années dans la
ligne. Gendarme à la 35° division le 02.11.1792, brigadier le 13.02.1793.
COLETTE J.B., de Besançon (Doubs) pensionné pour ses blessures au siège
de la Bastille et à la retraite de Wissembourg duquel Hoche disait qu'il était
impossible d'inspirer plus d'intérêt et de mieux mériter de la République.
DECHAMBENOIT Joseph, domicilié à Luxeuil (Haute-Saône), Gendarme de
profession. Faisait partie des Gardes Françaises au moment des faits.
DELAISSEY (ou DELAISSE ) Thomas, né à Rurey (Doubs). Garde-française le
14.03.1776
DEMOLOMBE Joseph, né le 19.08.1769 à Byans (Doubs) où il est domicilié.
Profession : cultivateur. Faisait partie des Gardes Françaises au moment des
faits.
DEMONTROND Jean Baptiste, né à Montrond (Doubs) en 1730. Gendarme à la
35° division.
DESCHAMPS Claude François, né le 05.09.1760 à Rioz (Haute-Saône). Faisait
partie des Gardes Françaises au moment des faits. A obtenu la médaille d'or
communale en récompense.
DONEY Jean Claude, né le 19.08.1767 à Byans (Doubs). Vainqueur de la
Bastille. Faisait partie de la Garde Nationale au moment des faits. Réf. Centre
historique des Archives Nationales. Fut promu par la suited lieuteenant-colonel
de gendarmerie et membre de la Légion d'Honneur.
DUNAN Jean, né le 15.01.1768 à ? (Jura). Cultivateur de profession.
Militaire, fusilier au moment des faits. A obtenu une médaille en récompense.
ECHENOZ Claude Louis, né le 21.04.1769 à Besançon (Doubs) où il est
domicilié 17 rue Mauve. Gendarme de profession. Faisait partie des Gardes
Françaises au moment des faits. A obtenu une médaille en récompense.
EPAILLY Jean Joseph, né le 23.12.1766 à Petites-Chiettes (Jura).
Brigadier de gendarmerie. Faisait partie des Gardes Françaises au moment des
faits.
FOLLEY Joseph, né le 20.03.1765 à Citers (Haute-Saône). Fils de François
et de Françoise VIVIER. Faisait partie des Gardes Françaises au moment des
faits. En 1835, est journalier à Francheville (74). A obtenu une médaille en
récompense.
GACHOT Athanase, né le 01.01.1754 à Levier (Doubs) où il est domicilié.
GARNERET André, né le 01.02.1767 à Quenoche (Haute-Saône), domicilié 12
rue du Petit Chaumont à Besançon (Doubs). Militaire de profession : Capitaine.
Faisait partie des Gardes Françaises au moment des faits. A obtenu une médaille
en récompense. 1833 Capitaine en retraite à Besançon (Doubs) au 12 rue Petit
Chaumont.
GIRARD Joseph, né le 15.04.1766 à Dammartin les Templiers (Doubs),
domicilié à Champlive (Doubs). Fils de Michel et de Barbe GUERNAUD (?). Employé
de bureau de profession. Chasseur au 11° Régiment de Chasseurs à cheval au
moment des faits. Demande son admission à l'hôtel des Invalides.
GOISSET Pierre Victor, né le 16.05.1770 à Fraroz (Jura). Propriétaire
domicilié à Bonnevaux (Jura) en 1833. Fils de Claude Antide important négociant
de Pontarlier et Marie SERRETTE. Faisait partie des Gardes Françaises au moment
des faits.Pierre Victor GOISSET avait 2 sœurs, toutes les 2 qui furent Ursulines
à Pontarlier
GRÉMAUD Simon, né le 29.09.1764 à Buthiers (Haute-Saône). Fils de Jean
Baptiste, tailleur et de Françoise BÉDORA. En 1833, domicilié à Chaux les Boult
(Haute-Saône). Cultivateur de profession. faisait partie des Gardes Françaises
au moment des faits.
GUEUDIN (ou GUEUDAIN) Michel Étienne, né à Besançon (Doubs) le 15.12.1771
de Jacques et de Catherine AUBERTIN. Enfant de troupe ay bataillon e garnison du
roi du 08.05.1782 au 10.05.1786. Fut estropié par blessure de la jjambe gauche
au siège de la Bastille où il fut assez heureux de sauver son père,
sous-officier invalide.
GUILLAUMOT André, né le 28.12.1763 à Gigny (Jura. Domicilié à Saint-Amour
(Jura). Fils de Pierre (?) et de Jeanne CAILLON. Maréchal des logis de
gendarmerie de profession. Faisait partie des Gardes Françaises au moment des
faits. A obtenu une médaille en récompense;
GUYE Claude Louis, né le 17.06.1768 à Pontarlier (Doubs) où il est
domicilié, infirme en 1833. Faisait partie de la Garde Française au moment des
faits.
GUYON Antoine Laurent, né le 01.06.1767 à Besançon (Doubs) domicilié à
Paris, 3 rue Geoffroy-l'Asnier. Faisait partie des Gardes Françaises au moment
des faits. A obtenu une médaille en récompense.
GUYON Robert, né le 28.03.1767 à Villers-Robert (Jura) domicilié au
Deschaux (Jura). Faisait partie des Gardes Françaises au moment des faits.
HÉRARD André Éloi, né à École Valentin (Doubs) faisait partie des Gardes
Françaises au moment des faits. Habite en 1832 à École (Doubs)
HUGOT André, domicilié à Dole (Jura). Cultivateur de profession. Faisait
partie des Gardes Françaises au moment des faits.
HYTIER Hugues, né le 18.02.1756 à Mercey le Grand (Doubs) où il est
domicilié. Fils de Joseph et de Jeanne BASSE. Gendarme de profession. Faisait
partie de la Garde Nationale au moment des faits.
JACQUIER Jean Marie, né le 05.03.1767 à Publy-Binans (Jura) où il est
domicilié. Fils de Pierre et d'Élisabeth VAUCHER. Fut fait prisonnier à Mayence.
Cultivateur de profession. Faisait partie des Gardes Françaises au moment des
faits. En 1832, propriétaire à Publy-Binans (Jura).
JOUVART Jean Antoine (le cadet), né à Passavant la Rochère (Haute-Saône)
en 1762. Marchand de toile. Garde-française du 13.04.1782 au 31.08.1789
LAGARDE Antoine, né à l'Écluse, juridiction de Pontarlier (Doubs).
Laboureur. Garde-française du 30.10.1784 u 31.08.1789.
LAVENNE Joseph Marie, né le 03.09.1763 à Saint-Claude (Jura). Maçon de
profession. Faisait partie des Gardes Françaises au moment des faits. A obtenu
une médaille en récompense.
LEGER (Jeannin), né à Levier (Doubs) en 1765. Gendarme à la 35° division
le 26.08.1792. Brigadier le 21.03.1793.
LÉPINE François Joseph, né le 14.10.1761 à Pontarlier (Doubs) où il est
domicilié. Fils de Claude, maître menuisier et de Claudine BOUCHATON. Faisait
partie des Gardes Françaises au moment des faits. En 1932 demeure à Pontarlier
(Doubs)
LEROUX Jean Joseph, né à Chamblay (Jura) le 06.06.1769. Enrôlé le
18.04.1787, sert aux gardes-françaises jusqu'au 03.08.1789 Passe au 19°
chasseurs à cheval ; brigadier le 29.11.1792, maréchal des logis le 25.08.1793.
Passe aux grenadiers à cheval de la garde consulaire le 10.02.1800. Titulaire
d'une carabine d'honneur (le 20.10.1802 et légionnaire de droit le 24.09.1803.
Retraité le 01.05.1808. Rentré au corps le 06.05.1815. Congédié le 3 août.
LESTRAIT (ou LEXTRAIT) Bastien (ou Sébastien), né à Gray (Haute-Saône) en
1761. Gendarme à la 35° division, 26.08.1792 ; au dépôt, 05.10.1793. À l'Hôtel
des Invalides (annexe de Versailles) jusqu'au 12.06.1801. Retiré à Paris.
MARNEUR Claude, né à Vy le Ferroux (Haute-Saône). Soldat au Régiment
d'Auxonne-artillerie pendant 8 ans jusqu'en décembre 1784. Garde-française le
31.10.1785. Cononnier jusqu'au 31.08.1789.
MAY Joseph, né le 02.05.1763 à Busy (Doubs). Fils d'Henry MAY, laboureur
et de Claudine CAMBOLY, parrain LIDOINE François Joseph, marraine Jeanne Antoine
MAY. Faisait partie des Gardes Françaises au moment des faits. A obtenu une
médaille en récompense. En 1833, demeure à Bussy (Doubs).
MAGNIN Jean Baptiste, né à Arbecey (Haute-Saône) né et baptisé le
23.02.176, parrain DANCER Jean Baptiste, greffier de Haute Justice à
Combeaufontaine, marraine Pierrette MAGNIN, rectrice d'école à Scey sur Saône..
Fils de MAGNIN Nicolas François originaire d'Arbecey (Haute-Saône), recteur
d'école, veuf de Bénigne AMIOT et d'Anne Claude DANCER, fille de DANCER Bernard
et de Jeanne Claude CLERC. Gendarme à la 35° division le 6 septembre 1792 ;
absent sans congé le 21 mars 1793.
MELOT Claude Antoine, né le 08.09.1765 à Malbrans (Doubs). où il est
domicilié. Fils de .... et de Antoine DUPRES. Gendarme de profession. Faisait
partie des Gardes Françaises au moment des faits. A obtenu une médaille en
récompense. A fait les campagnes du Rhin et du Nord. Habite Malbrans (Doubs en
1832.
MEUNIER Pierre, né à Auxon (Doubs) en 1738. Gendarme à la 35° division,
26 août 1792, au dépôt le 11 brumaire de l'an II.
MIGONNEY Jean Baptiste, né le 14.02.1762 à Tarcenay (Doubs). Fils de Jean
Baptiste et de Françoise AUDRIT. Gendarme de profession. A combattu en Vendée
avec les 28° et 31° division de gendarmerie. Faisait partie des Gardes
Françaises au moment des faits. A obtenu une médaille en récompense.
MOTTET Joseph Henry, né le 24.10.1764 à Andelot les St Amour (Jura). Fils
de Denis et de Jeanne Gilet. En 1835, domicilié 6 place Saint-Jean à Lyon
(Rhône). Ouvrier fondeur de caractères de profession. Faisait partie des Gardes
Françaises au moment des faits. A obtenu une médaille en récompense.
MOUREAU Jean Louis, né le 05.01.1761 à Lombard (Jura) où il est domicilié
en 1834. Fils de Claude et de Jeanne CHAPOUTOT. En 1792, est maréchal des logis
à la 30° division de gendarmerie. A combattu à l'armée de la Moselle. Faisait
partie des Gardes Françaises au moment des faits. A obtenu une médaille en
récompense.
NICOT Jean Pierre, né le 22.02.1766 à Velleminfroy (Haute-Saône). Fils de
Pierre et de Marie MARTIN. Faisait partie des Gardes Françaises au moment des
faits. Domicilié à Mantes (Seine et Oise) en 1832.
ORSET Jean, né à Cubry (Haute-Saône) en 1750. Gendarme à la 35° division,
26 août 1792
OUDOT François, né à Ferrières lez Ray (Haute-Saône) en 1769.
Garde-française du 03.12.1783 au 31.08.1789.
PERTRAND Étienne, né à Dole (Jura) le 02.12.1756. Appointé à la Cie Hulin
le 06.01.1791, congédié le 31.12. suivant avec pension pour 18 ans 5 mois de
services.
PHILIPPON Jean Ignace, né le 01.08.1767 à Besançon (Doubs). Fils de Simon
et de Jeanne DEGUERRE. Sculpteur de profession. Faisait partie des Gardes
Françaises au moment des faits. A obtenu une médaille en récompense. En 1832,
domicilié 15 rue des Pierres à Bruxelles (Belgique).
PIONNIER Pierre, né en 1755 à Gray (Haute-Saône). Faisait partie des
Gardes Françaises au moment des faits. En 1832, habite Paris.
PLOYER François Joseph, né à Port-Lesney (Jura) le 07.04.1757. Gendarme à
la 35° division le 06.09.1792, démissionnaire le 03.02, pensionné le 30.09.1833.
PLOYER Jean Denis, né à La Chapelle sur Furieuse (Jura) en 1762. Il fut
un des premiers à monter à l’assaut, il s’empara d’un des drapeaux qui
pavoisaient cette forteresse et en fit hommage à ses concitoyens. Mort en 1850.
(Réf. Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la
Franche-Comté. A. ROUSSET. Tome I page 457 et tome VI page 487.
POTIER Pierre, né le 20.09.1759 à Kappelkinger (Moselle). Fils de
Christophe et de Marguerite MARCHAL. Militaire de profession : Capitaine.
Faisait partie des Gardes Françaises au moment des faits. Chevalier de la Légion
d'Honneur. En 1833, domicilié 9 rue de la Bouteille à Besançon (Doubs).
PYOT Étienne, né le 18.07.1763 à Montmirey le Château (Jura). Fils de
Nicolas et d'Annie BOULIOT. Militaire de profession : Caporal au moment des
faits. A obtenu une médaille en récompense. En 1833, il est officier retraité à
Montmirey. Décédé le 17.04.1833.
RENAUDIN Jean Baptiste. Militaire de profession : Lieutenant. En 1832,
domicilié 20 rue Saint Paul à Besançon (Doubs).
RENAULT Jean Louis, né à Metz (Moselle) le 25.08.1771.Fils de Michel,
maître teinturier et de Catherine BECOURT. En 1833 demeure à Besançon (Doubs)
ROBERT Jean Claude, né le 01.09.1765 à Chambornay lès Bellevaux
(Haute-Saône) où il est domicilié. Cultivateur de profession. Faisait partie des
Gardes Françaises au moment des faits. A obtenu une médaille en récompense.
ROMAND Augustin, né le 10.03.1765 à Soucia (Jura). Domicilié à Salins
(Jura). Faisait partie des Gardes Françaises au moment des faits.
ROMAND dit ROUMAND Augustin, né en 1749 à Thoiria (Jura). Faisait partie
de la Garde Nationale au moment des faits. En 1832, est manœuvre à Salins
(Jura).
SAILLARD Jean, né le 14.08.1760 à La Chaux de Dombief (Jura) Fils de
Pierre et de Jeanne SAILLARD ? Faisait partie des Gardes Françaises au moment
des faits. En 1832 est sergent à la retraite à La Chaux de Dombief (Jura).
SANSEIGNE Jean Claude, né à Orchamps Vennes (Doubs). Faisait partie des
Gardes Françaises au moment des faits. Domicilié à Grandfontaine (Doubs) en
1833.
SASSARD Jean Augustin, né le 08.03.1763 à Soucia (Jura) où il est
domicilié. Propriétaire. Faisait partie des Gardes Françaises au moment des
faits. A obtenu une médaille en récompense. Propriétaire domicilié à Soucia
(Jura en 1833. Décédé le 21.05.1833.
SIMONIN Charles François (le jeune), né à Faverney (Haute-Saône) le
11.10.1761. Soldat au Régiment de Lorraine-Infanterie de 1779 à 1786. Chasseur à
la Cie Hulin du 15.10.1789 au 10.08.1791. Lieutenant puis Capitaine à la 2° Cie
de canonniers volontaires de la section des Quinze-Vingt de 1792 à 1797, à la
91° demi brigade jusqu'en 1808. Retraité le 21.02.1816. Blessé 2 fois et fait
prisonnier à Caldiero le 30.10.1805
SIRE Pierre Jacques, né le 28.08.1757 à Quingey (Doubs). Faisait partie
des Gardes Françaises au moment des faits. A obtenu une médaille en récompense.
Domicilié à Vorges les Pins (Doubs) où il décédé le 30.03.1833.
TOUVEREY Pierre, né le 26.11.1767 à Serre (Doubs). Fils de Daubin et de
Françoise ENSEMBLE. gendarme en 1789. Faisait partie des Gardes Françaises au
moment des faits. Propriétaire cultivateur, domicilié à Montferrand (Doubs) en
1833..
VICHOT Claude, né à la Bretenière (Doubs). Faisait partie des Gardes
Françaises au moment des faits. En 1832, domicilié 18 rue des Sept Voies à
Paris.
VILLEMENOT Joseph, né à Champlite (Haute-Saône) en 1745. Gendarme à la
35° division le 21.114.1792, passé au dépôt le 21.03.1793.
VILLIARD Jean François, né le 22.03.1770 à Authoison (Haute-Saône). Fils
de François et de Jeanne MONIOTTE. Campagnes de 1792 et années suivantes du
Nord, de l'Ouest, de la Moselle, du Rhin, d'Italie, de Naples, de Hanovre, des
Côtes de l'Océan, à la Grande Armée en Allemagne et en Espagne. Blessé deux
fois. Légion d'Honneur le 14.03.1806. Retraité. Pensionné vainqueur de la
Bastille le 30.11.1833 domicilié 34 rue des Granges à Besançon (Doubs)..
VIVERGE Louis François Calixte, né le 14.10.1766 à Champvans (Jura)
Faisait partie des Gardes Françaises au moment des faits. En 1832, est
propriétaire à Champvans (Jura), cultivateur, vigneron de profession.
ZEDET Nicolas, né à Besançon (Doubs, en 1759. Jardinier. Garde-française
du 17.03.1783 au 31.08.1789.
On peut constater également que beaucoup d' étrangers ou nés à l'étranger
étaient présents et actifs ce jour là :
ALT Jean François et son épouse CHARLOT Rolande, nés à Dinant (Belgique),
BARTOLY, né en Italie en 1759, BRANCHAS (ou BRANCKAER), né à Bruxelles
(Belgique) en 1760, CARCANNO Antoine, né à Cauze (Milanais), CURTIUS (ou KREUTZ)
Pierre, d'origine allemande, DELANG (ou DELONG) né à Bréda (Hollande) le
24.10.1754, DUPAIX, né à Namur (Belgique), GILLES, né à Bruxelles en 1769,
GILLES, né à Namur (Belgique) en 1771, GIZZIN, né à Dusseldorf (Palatinat) en
1735, HERMAND (ou HERMANN) Jean, né à Webdelshein (Allemagne en 1749, KABERS, né
à Louvain (Belgique), KLUG, fabricant de chandelles en Prusse, LERICHE Emmanuel,
né à Berne (Suisse), OPHOFF, né à Bochum en Prusse, MELANI Pierre, né au
Piémont, REITMAYER Georges, né en Allemagne en 1750, SEMET (ou SEMFT Benoit, né
à Vienne (Autriche, en 1753... (liste non exhaustive)
D'autre part, parmi les patronymes cités certains sont surprenants pour des
révolutionnaires :
BANQUE, BEAUVALET, BIENASSIS, CHEVALIER, LEBARON, LECOMTE, LEDUC, LEMAIRE,
LEMOINE, LERICHE, LEVEQUE, MARECHAL, MONROY, SIRE...
Il y a même un LAFOREST, secrétaire aux menus plaisirs du roi,
D'autre noms bien connus actuellement : HOLLANDE, HUE, FILLION
ou encore LANDRU et 3 LECOQ...
FAGOTTÉ... pour un sans culotte !!! mais c'est un patronyme que l'on trouve en
Haute-Saône à Aubertans.
Puis, prédestinés : LACAMBE... en effet, il écrit de la main gauche précise-t-on
! SANTERRE Antoine Joseph : il avait de quoi s'indigner ???
Sur deux femmes dont le nom a été retenu, une d'elle est, à mes yeux,
particulièrement méritante, il s'agit de :
CHOQUIER née VIGNERON Marie, en 1766. En 1789, sa mère est marchande de vin à
Laval. Durant la prise de la Bastille, elle distribue du vin aux assaillants...
Un autre grand Comtois actif lors de cette période révolutionnaire est à
rappeler à notre mémoire :
MOMORO Antoine François.
Né à Besançon (Doubs, le 13.11.1755. Marié à Sophie FOURNIER, fille d’un
graveur-imprimeur.
Lui-même imprimeur.
Homme politique. "premier imprimeur de la liberté’’, il fut l’un des principaux
membres et l'un des plus radicaux du Club des Cordeliers. Théoricien de la
communauté humaine, il serait l'auteur de la devise ''Liberté, Égalité,
Indivisibilité ou la mort'' qui devient en 1848 ''Liberté, Égalité,
Fraternité''.
Il fut celui qui a contribué le plus à la diffusion de cette formule ; en effet,
c'est sur sa proposition que le Directoire du département de Paris décida, le
03.07.1793, d'inviter les principaux locataires et propriétaires de son ressort
à faire peindre, sur la façade de leur maison : ''Unité, indivisibilité de la
République ; Liberté, Égalité, Fraternité, ou la mort''.
Condamné à mort par le Tribunal Révolutionnaire de Paris et sur ordre de
ROBESPIERRE, comme complice d'une conspiration qui a existé contre la Liberté et
la Sûreté du Peuple en armant les citoyens les uns contre les autres, en
cherchant à dissoudre la Convention, assassiner ses membres et partisans. Il été
guillotiné à Paris le 24.03.1794.
Une famille comtoise, entre autres, eut maille à partir avec les
Révolutionnaires :
Marie Eléonore Alexandre, prince de Montbarrey (Jura), chevalier des ordres du
roi, Grand d'Espagne, ministre au département de la guerre, lors de la prise de
la Bastille, fut sur le point de devenir une des victimes de cette journée. On
le traîna, au milieu des baïonnettes, avec sa femme, à l'hôtel de ville de
Paris, en lui faisant un crime d'avoir été ministre. Là, les traitements les
plus indignes ne lui furent pas épargnés, et nulle protection n'aurait pu le
sauver, s'il ne se fût avisé de crier au peuple : "Vous voulez me tuer, et c'est
mon fils, le prince de Saint-Mauris, qui a opéré la révolution en Franche-Comté
!". Ces mots lui obtinrent la grâce. Il émigra ensuite et mourut à Constance en
1796. Ses biens lui furent confisqués et vendus nationalement. Son fils,
Alexandre Louis Marie François de Saint Mauris, fut condamné à mort par le
tribunal révolutionnaire de Paris et exécuté le 17 juin 1794.
Plus anecdotique et toujours lié à la Révolution, citons l'Abbé GAUFFRE :
GAUFFRE Jean Désiré Damien, né à Saint-Pierre de la Cluse (Doubs) le 25.09.1749)
: il étudie la théologie à Besançon, devient vicaire en chef à la Cluse puis
curé de St Pierre. Réfugié aux Verrières Suisses, il reprit son poste à La Cluze
et Mijoux en 1804. Mort en 1821, inhumé dans l'église des Fourgs dont il était
devenu le Curé.
On dit que l'expression « donner une gauffre » viendrait de ce prêtre qui aurait
giflé violemment un nommé JAUDON qui tentait de le faire arrêter et qui en
aurait gardé une trace indélébile... Le Curé GAUFFRE venait alors visiter les
malades et passait sur la place de Pontarlier lorsqu’on y guillotinait Dom
LASSUS.
Bibliographie :
- Centre Historique des Archives Nationales : RÉCOMPENSES HONORIFIQUES -
VAINQUEURS DE LA BASTILLE F id III 29 à 321. Inventaire-index par Monique Mayeur
secrétaire de documentation.
Les vainqueurs de la Bastille - Joseph DURIEUX. Librairie ancienne, Honoré
CHAMPION, éditeur - 1911
- Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la
Franche-Comté. A. ROUSSET. Département du Jura tome IV- 1855 – page 283
http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/pdf/sm/F1dII29-32 1
VainqBastille.pdf
Rémy DEMOLY

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